vendredi 26 mai 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2302502 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | LE VERGER |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 9 mai 2023, M. B A, représenté par Me Le Verger, demande au juge des référés :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;
2°) de suspendre, en application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, l'exécution de la décision du préfet d'Ille-et-Vilaine du 21 avril 2022 portant refus de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour ;
3°) d'enjoindre au préfet d'Ille-et-Vilaine de lui délivrer, sans délai, un récépissé de demande de titre de séjour assorti d'une autorisation de travail ;
4°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, à verser à son avocate contre sa renonciation à percevoir la part contributive de l'État au titre de l'aide juridictionnelle.
Il soutient que :
- la condition tenant à l'urgence est satisfaite, dès lors que le refus de délivrance d'un récépissé porte une atteinte grave et immédiate à sa situation administrative et personnelle ; cette décision le maintient en situation de précarité administrative et fait obstacle à ce qu'il puisse travailler, alors qu'il bénéficie d'une promesse d'embauche pour un emploi à la Cooperl Arc Atlantique, et ainsi subvenir aux besoins de sa famille, alors qu'il a trois enfants mineurs, à charge ;
- il existe un doute sérieux sur la légalité de la décision en litige, dès lors qu'elle méconnaît les dispositions de l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; il a déposé un dossier de demande de titre de séjour et lui a été délivrée une attestation de dépôt ne valant pas droit au séjour, le 21 avril 2022 ; il a sollicité la délivrance d'un récépissé, par courrier du 10 mars 2023, portant également transmission des pièces demandées le 27 février précédent pour actualiser son dossier de demande de titre de séjour ; celui-ci est complet et il est encore en cours d'instruction.
Par un mémoire en défense, enregistré le 25 mai 2023, le préfet d'Ille-et-Vilaine conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- la condition tenant à l'urgence n'est pas satisfaite : M. A ne démontre pas avoir vainement tenté de démarches auprès des autorités consulaires albanaises pour obtenir un visa l'autorisant à travailler ; il n'a pas déféré aux mesures d'éloignement édictées à son encontre et n'a pas respecté son assignation à résidence, ce qui démontre une absence de volonté d'intégration ;
- M. A ne soulève aucun moyen propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision de non remise d'un récépissé de demande de titre de séjour ; il s'est maintenu irrégulièrement sur le territoire français et n'a pas déféré aux mesures d'éloignement ; il ne justifie pas de la complétude de son dossier de demande ; son formulaire de demande ne précise notamment pas le fondement de sa demande d'admission au séjour et ne précise pas s'il a des enfants ; sa demande de titre de séjour est purement dilatoire et aucun récépissé ne devait donc être délivré.
Vu :
- la requête au fond n° 2302500, enregistrée le 9 mai 2023 ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Thielen, première conseillère, pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 25 mai 2023 :
- le rapport de Mme Thielen ;
- les observations de Me Zaegel, substituant Me Le verger, représentant M. A, qui conclut aux mêmes fins que la requête, par les mêmes moyens qu'elle développe ;
- les observations de M. C, représentant le préfet d'Ille-et-Vilaine, qui persiste dans ses conclusions écrites, par les mêmes arguments qu'il développe ;
- les explications de M. A.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant albanais né le 14 août 1990, est entré en France, selon ses déclarations, le 18 décembre 2016, accompagné de son épouse et de son enfant, né le 11 avril 2012. Deux autres enfants sont nés de leur union sur le territoire français, les 7 novembre 2017 et 15 septembre 2020. Il a sollicité son admission au titre de l'asile, rejetée par décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides du 15 mai 2017, confirmée par décision de la Cour nationale du droit d'asile du 13 février 2018. Il a fait l'objet de deux obligations de quitter le territoire français, avec délai de départ volontaire de trente jours puis sans délai, cette seconde mesure ayant été assortie d'une interdiction de retour d'un an et d'une mesure d'assignation à résidence, par deux arrêtés du préfet d'Ille-et-Vilaine des 23 mai 2018 et 17 septembre 2020, non contesté s'agissant du premier et dont la légalité a été validée, s'agissant du second, par jugement du tribunal n° 2004021 du 23 septembre 2020. Il a sollicité, le 17 janvier 2022, la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement des dispositions des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Lui a été remise, le 21 avril 2022, une attestation de dépôt de demande de titre de séjour, précisant qu'elle ne vaut pas droit au séjour. Par la présente requête, M. A, qui a saisi le tribunal d'un recours en annulation contre cette décision en tant qu'elle révèle un refus de délivrance d'un récépissé, demande au juge des référés d'en suspendre l'exécution dans l'attente du jugement au fond.
Sur l'aide juridictionnelle :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 modifiée relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence, () l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président () ".
3. M. A justifie avoir déposé une demande d'aide juridictionnelle. Il y a par suite lieu, en application des dispositions précitées, de prononcer son admission provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions aux fins de suspension :
4. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ".
En ce qui concerne l'urgence :
5. L'urgence justifie que soit prononcée la suspension d'un acte administratif lorsque l'exécution de celui-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés d'apprécier concrètement, compte tenu des justifications fournies par le requérant, si les effets de l'acte litigieux sur la situation de ce dernier ou, le cas échéant, des personnes concernées, sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l'exécution de la décision soit suspendue. L'urgence doit être appréciée objectivement et compte tenu de l'ensemble des circonstances de l'espèce.
6. Il résulte de l'instruction que le refus de récépissé opposé par le préfet d'Ille-et-Vilaine a pour objet et effet de maintenir M. A dans une situation de précarité administrative, le temps de l'examen de sa demande de titre de séjour, alors même que son dossier a été enregistré et mis à l'instruction. Dans ces circonstances, et alors même que l'intéressé était précédemment en situation irrégulière, n'aurait pas déféré à de précédentes mesures d'éloignement, n'aurait pas davantage sollicité la délivrance d'un visa de type D l'autorisant à travailler et serait, le cas échéant, en mesure de justifier de l'existence de ses démarches administratives en cas de contrôle d'identité, la condition tenant à l'urgence doit être regardée comme satisfaite.
En ce qui concerne le doute sérieux quant à la légalité de la décision :
7. Aux termes de l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger admis à souscrire une demande de délivrance ou de renouvellement de titre de séjour se voit remettre un récépissé qui autorise sa présence sur le territoire pour la durée qu'il précise. Ce document est revêtu de la signature de l'agent compétent ainsi que du timbre du service chargé, en vertu de l'article R. 431-20, de l'instruction de la demande. / () ".
8. Il résulte de ces dispositions qu'en dehors du cas d'une demande à caractère abusif ou dilatoire, l'étranger qui sollicite la délivrance ou le renouvellement d'une carte de séjour a le droit, s'il a été admis à déposer un dossier de demande et s'il a déposé un dossier complet, d'obtenir, dès cet instant, un récépissé de sa demande qui vaut autorisation provisoire de séjour, ainsi qu'autorisation de travail dans les cas listés aux termes de l'article R. 431-14 du même code. Seuls l'incomplétude du dossier ou le caractère abusif ou dilatoire de la demande peuvent légalement justifier un refus d'enregistrement d'un dossier de demande de délivrance ou de renouvellement de titre de séjour. Le caractère abusif ou dilatoire de la demande doit s'apprécier compte tenu d'éléments circonstanciés. À cet égard, le simple fait que l'étranger ait précédemment fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français qu'il n'a pas exécutée ne suffit pas à le caractériser.
9. Il est en l'espèce constant que le dossier de demande de titre de séjour déposé par M. A le 17 janvier 2022, sollicitant son admission au séjour au titre des dispositions des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, a été enregistré et est encore en cours d'instruction.
10. Si le préfet d'Ille-et-Vilaine allègue à cet égard, dans ses écritures en défense, que M. A n'apporte pas la preuve que son dossier aurait été complet, il est toutefois constant qu'il lui a délivré une attestation d'enregistrement et a mis ce dossier à l'instruction, reconnaissant par là-même son caractère complet. Le préfet d'Ille-et-Vilaine ne saurait à ce titre faire valoir que le formulaire de demande ne préciserait pas le fondement de la demande d'admission au séjour ou le nombre d'enfants de l'intéressé, le fondement en cause étant explicitement précisé dans le courrier de demande de titre de séjour, et au demeurant indiqué dans l'attestation de dépôt, et le nombre d'enfants étant indiqué tant dans le formulaire que dans le courrier d'accompagnement. Il résulte par ailleurs de l'instruction que les pièces dont la transmission a été demandée par courrier du 27 février 2023 avaient déjà été jointes au courrier initial de demande de titre de séjour. À supposer que le timbre fiscal portant acompte sur droit de visa de régularisation et les photographies d'identité n'aient effectivement pas été joints au dossier initial, il résulte de l'instruction que les pièces en cause ont été transmises par courrier du 10 mars 2023.
11. Si le préfet d'Ille-et-Vilaine fait également valoir, dans ses écritures en défense, qu'il ne serait pas tenu de délivrer un récépissé à M. A, dès lors que celui-ci s'est précédemment vu refuser l'admission au séjour au titre de l'asile et a déjà fait l'objet de deux obligations de quitter le territoire français, ces seules circonstances ne sauraient suffire, par elles-mêmes et ainsi qu'il a été dit au point 8, à établir le caractère abusif ou dilatoire de la demande d'admission au séjour. En tout état de cause, à supposer que le préfet d'Ille-et-Vilaine entende opposer le caractère abusif ou dilatoire de cette nouvelle demande, il lui appartenait seulement, s'il s'y croyait fondé, de lui opposer, pour ce motif, un refus d'enregistrement de son dossier. Il ne peut en revanche, dès lors que M. A a été admis à souscrire une demande de délivrance d'un titre de séjour, refuser de lui délivrer un récépissé, la circonstance que la délivrance de ce document emporte abrogation, implicite mais nécessaire, des mesures d'éloignement édictées en 2018 et 2020, restant sans incidence.
12. Dans ces circonstances, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile est propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision en litige, portant refus de délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour.
13. Il résulte de tout ce qui précède que M. A est fondé à demander que l'exécution de la décision du préfet d'Ille-et-Vilaine du 21 avril 2022, soit suspendue, jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur sa légalité par une formation collégiale du tribunal, en tant qu'elle porte refus de délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour.
Sur les conclusions aux fins d'injonction :
14. Il résulte de l'instruction que le titre de séjour dont M. A a sollicité la délivrance le 17 janvier 2022 n'est pas mentionné parmi ceux pour lesquels le récépissé est assorti d'une autorisation de travail, en application des dispositions de l'article R. 431-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. S'il reste loisible au préfet d'Ille-et-Vilaine d'assortir le récépissé qui doit être délivré à M. A d'une autorisation de travail, la présente ordonnance ne saurait impliquer qu'il lui soit enjoint de la faire.
15. La présente ordonnance implique seulement qu'il soit enjoint au préfet d'Ille-et-Vilaine de délivrer à M. A un récépissé de demande de titre de séjour, dans un délai de huit jours à compter de sa notification.
Sur les frais liés au litige :
16. M. A ayant obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire et sous réserve de son admission définitive à l'aide juridictionnelle, son avocate peut se prévaloir des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi susvisée du 10 juillet 1991.
17. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'État une somme de 800 euros, à verser à Me Le Verger, avocate de M. A, au titre des frais exposés à raison de la présente instance et non compris dans les dépens, sous réserve que celle-ci renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État au titre de l'aide juridictionnelle.
18. Dans le cas où l'aide juridictionnelle ne serait pas accordée à M. A par le bureau d'aide juridictionnelle, la somme de 800 euros lui sera versée.
O R D O N N E :
Article 1er : M. A est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Article 2 : L'exécution de la décision du préfet d'Ille-et-Vilaine portant non délivrance à M. A d'un récépissé de demande de titre de séjour est suspendue, jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur sa légalité par une formation collégiale du tribunal.
Article 3 : Il est enjoint au préfet d'Ille-et-Vilaine de délivrer à M. A un récépissé de demande de titre de séjour dans un délai de huit jours à compter de la notification de la présente ordonnance.
Article 4 : Sous réserve de l'admission définitive de M. A à l'aide juridictionnelle et sous réserve que Me Le Verger renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État, ce dernier versera à Me Le Verger, avocat de M. A, une somme de 800 euros en application des dispositions du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991. Dans le cas où l'aide juridictionnelle ne serait pas accordée à M. A par le bureau d'aide juridictionnel1e, la somme de 800 euros lui sera versée.
Article 5 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 6 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A, à Me Le Verger et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Copie en sera transmise, pour information, au préfet d'Ille-et-Vilaine.
Fait à Rennes, le 26 mai 2023.
Le juge des référés,
signé
O. ThielenLa greffière,
signé
P. Lecompte
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
4
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026