jeudi 21 septembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2302652 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 3ème Chambre |
| Avocat requérant | JEANNETEAU |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 17 mai 2023, M. B A, représenté par Me Jeanneteau, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 30 décembre 2022 par lequel le préfet du Finistère a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être reconduit ;
2°) d'enjoindre au préfet du Finistère, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour d'une durée d'un an dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, ou, à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa demande dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir et, dans l'attente, de lui délivrer, dans un délai de cinq jours, une autorisation provisoire de séjour ;
3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 500 euros, à verser à son conseil au titre des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- l'arrêté attaqué a été signé par une autorité incompétente ;
S'agissant de la décision portant refus de délivrance d'un titre de séjour :
- cette décision est entachée d'une erreur de droit dans l'application des dispositions de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors que la volonté d'exercer une activité professionnelle ainsi que la production d'un contrat de travail ou une promesse d'embauche ne constituent pas des conditions requises pour obtenir le titre de séjour sollicité ;
- elle est entachée d'une erreur de fait et d'appréciation, dès lors que son comportement ne constitue pas une menace pour l'ordre public ;
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation, dès lors qu'il remplit les conditions prévues par l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives à l'âge, au caractère réel et sérieux du suivi de la formation dans laquelle il est inscrit et à la nature de ses liens avec sa famille restée à l'étranger ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- cette décision méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
S'agissant de la décision fixant le pays de destination :
- cette décision méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire en défense, enregistré le 13 juin 2023, le préfet du Finistère conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 23 mai 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 17 août 2023.
M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 30 mars 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le décret n°2020-1717 du 28 décembre 2020 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme C,
- et les conclusions de M. Blanchard, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. M. B A, ressortissant guinéen né le 13 juin 2004, est entré en France, selon ses déclarations, le 12 juin 2019, à l'âge de quatorze ans. Par un jugement en assistance éducative du 10 juin 2020, le juge des enfants du tribunal judiciaire de Brest a confié l'intéressé aux services de l'aide sociale à l'enfance du Finistère jusqu'au 13 juin 2022, date de sa majorité. Par un jugement du 22 février 2022, le tribunal judiciaire de Brest a accordé au conseil départemental du Finistère une délégation totale de l'autorité parentale à l'égard de M. A. Le 20 avril 2022, ce dernier a déposé une demande d'admission au séjour sur le fondement de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par un arrêté du 30 décembre 2022, dont M. A demande l'annulation, le préfet du Finistère a rejeté sa demande de titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi.
Sur la légalité externe de l'arrêté attaqué :
2. L'arrêté attaqué a été signé par M. Christophe Marx, secrétaire général de la préfecture du Finistère qui avait reçu, par un arrêté préfectoral du 26 juillet 2022, régulièrement publié le 28 juillet suivant au recueil des actes administratifs de la préfecture du Finistère, délégation en toutes matières, les décisions afférentes à la situation administrative des étrangers ne faisant pas partie de celles expressément exclues de cette délégation. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de cet arrêté doit être écarté.
Sur la légalité interne de l'arrêté attaqué :
En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :
3. Aux termes de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Dans l'année qui suit son dix-huitième anniversaire ou s'il entre dans les prévisions de l'article L. 421-35, l'étranger qui a été confié au service de l'aide sociale à l'enfance ou à un tiers digne de confiance au plus tard le jour de ses seize ans se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale" d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Cette carte est délivrée sous réserve du caractère réel et sérieux du suivi de la formation qui lui a été prescrite, de la nature des liens de l'étranger avec sa famille restée dans son pays d'origine et de l'avis de la structure d'accueil ou du tiers digne de confiance sur son insertion dans la société française. ". Aux termes de l'article L. 421-35 du même code : " Les étrangers âgés de seize à dix-huit ans qui déclarent vouloir exercer une activité professionnelle se voient délivrer l'un des titres de séjour suivants : / 1° Une carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale" s'ils remplissent les conditions prévues aux articles () L. 423-22 (). ".
4. Lorsqu'il examine une demande de titre de séjour de plein droit portant la mention " vie privée et familiale ", présentée sur le fondement de ces dispositions, le préfet vérifie tout d'abord que l'étranger est dans l'année qui suit son dix-huitième anniversaire ou entre dans les prévisions de l'article L. 421-35 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, que sa présence en France ne constitue pas une menace pour l'ordre public et qu'il a été confié, depuis qu'il a atteint au plus l'âge de seize ans, au service de l'aide sociale à l'enfance. Si ces conditions sont remplies, il ne peut alors refuser la délivrance du titre qu'en raison de la situation de l'intéressé appréciée de façon globale au regard du caractère réel et sérieux du suivi de sa formation, de la nature de ses liens avec la famille restée dans le pays d'origine et de l'avis de la structure d'accueil sur l'insertion de cet étranger dans la société française. Le juge de l'excès de pouvoir exerce sur cette appréciation un entier contrôle.
5. En premier lieu, il ressort des dispositions combinées des articles L. 423-22 et L. 421-35 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, citées au point 3, que la délivrance d'une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " est subordonnée notamment à deux conditions alternatives constituées par l'âge auquel l'intéressé sollicite ce titre ou sa déclaration de vouloir exercer une activité professionnelle. Dans ces conditions, c'est sans commettre d'erreur de droit que le préfet du Finistère a examiné l'existence d'une volonté de l'intéressé d'exercer une activité professionnelle. Par suite, le moyen tiré de l'erreur de droit dans l'application des dispositions de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.
6. En deuxième lieu, pour refuser de délivrer à M. A une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " sur le fondement des dispositions de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le préfet du Finistère a estimé que l'intéressé ne remplissait pas la condition d'âge pour présenter sa demande de titre de séjour, qu'il ne justifiait pas du caractère réel et sérieux du suivi de la formation dans laquelle il était inscrit, ni de son insertion dans la société française, ni être dépourvu de tout lien avec son pays d'origine.
7. D'une part, il ressort des pièces du dossier que M. A a été scolarisé en classe de troisième pour l'année scolaire 2019-2020, puis, pendant deux ans, dans le cadre d'un certificat d'aptitude professionnelle (CAP) maçon et a conclu, dans ce cadre, des conventions relatives aux périodes de formation en milieu professionnel pour les périodes des 1er au
19 février 2021, 1er au 5 mars 2021, 12 au 23 avril 2021, 8 au 26 novembre 2021 et 21 au
18 mars 2022. Il ressort des bulletins de notes de l'intéressé, relatifs aux deux années de
CAP maçon, que ce dernier a cumulé 27 absences injustifiées entre le deuxième trimestre de l'année 2020-2021 et le deuxième trimestre de l'année 2021-2022 et que sa moyenne générale a considérablement diminué entre les premier et deuxième trimestre de cette même année. Si
M. A justifie les difficultés rencontrées par son état de santé et se prévaut de l'avis de la structure d'accueil du 1er avril 2022 qui indique qu'il a fait l'objet d'un suivi psychologique régulier pour faire face à " ses problèmes de santé liés au traumatisme de son parcours migratoire ", il n'apporte aucune précision permettant d'apprécier le retentissement de ces difficultés sur sa scolarité, alors au demeurant qu'il a refusé de solliciter un titre de séjour portant la mention " étranger malade " ainsi que l'y invitaient les services de la préfecture. En outre, le requérant ne justifie pas avoir achevé sa seconde année de CAP maçon, ni avoir poursuivi sa scolarité au titre de l'année 2022-2023. A cet égard, contrairement à ce que soutient l'intéressé, il ressort des pièces du dossier que M. A, sollicité par le préfet, le 19 septembre 2022, pour compléter son dossier sur sa situation scolaire à partir de septembre 2022, a expliqué, par courrier du 12 octobre 2022, n'avoir pas obtenu son diplôme de CAP maçon et avoir l'intention de se renseigner auprès de la Mission locale sur les formations pouvant l'intéresser. Par ailleurs, M. A ne conteste pas n'avoir obtenu aucun diplôme au titre de sa scolarité depuis son entrée sur le territoire français ainsi que le relève l'arrêté attaqué. D'autre part, si M. A se prévaut de l'avis de la structure d'accueil du 1er avril 2022 qui fait état de l'absence de tout contact avec sa famille, cette indication est fondée sur les seules déclarations de M. A et ne saurait suffire à établir la réalité de cette situation. Il ressort également des pièces du dossier que la structure d'accueil a émis un avis favorable sur l'insertion de M. A. Postérieurement à cet avis, toutefois, M. A a été interpellé pour des faits de vol, les 16 août et 18 octobre 2022, pour lesquels il a fait l'objet d'une convocation pénale le 12 mai 2023. Par suite, il résulte de ce qui précède, que le préfet du Finistère n'a pas fait une inexacte application des dispositions de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
8. En troisième lieu, après avoir constaté l'absence de caractère réel et sérieux de la formation suivie par M. A, le préfet a également relevé qu'il ne présentait pas de contrat de travail ou de promesse d'embauche. Le préfet doit ainsi être regardé comme ayant vérifié s'il pouvait obtenir le titre de séjour prévu par l'article L. 421-35 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et non par l'article L. 423-22 du même code. Le moyen d'erreur de droit soulevé doit, en conséquence, être écarté.
9. En quatrième lieu, il ressort des termes de l'arrêté attaqué qu'il a retenu que M. A était défavorablement connu des services de police pour des faits de vol simple commis les 16 août et 18 octobre 2022, ce qui corroborait l'insuffisante insertion du requérant dans la société française. A supposer que l'exactitude matérielle de ces faits ne soit pas établie, le préfet du Finistère aurait pris la même décision de refus de titre de séjour en se fondant sur le motif tiré de l'absence de justification du caractère réel et sérieux de la formation suivie par M. A. Par suite, le moyen tiré d'une erreur de fait doit être écarté.
10. En cinquième lieu, il ressort des termes de l'arrêté attaqué que s'il a relevé que M. A était défavorablement connu des services de police pour des faits de vol simple commis les 16 août et 18 octobre 2022, il ne l'a fait que pour apprécier l'insertion de l'intéressé dans la société française qui constitue une condition de délivrance du titre de séjour prévue par les dispositions de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dans ces conditions, le préfet du Finistère n'a pas opposé au requérant l'existence d'un comportement constitutif d'une menace à l'ordre public. Par suite, le moyen tiré de l'erreur d'appréciation quant à l'existence d'un comportement constitutif d'une menace pour l'ordre public doit être écarté comme inopérant.
En ce qui concerne le moyen commun aux décisions attaquées :
11. Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".
12. En premier lieu, M. A soutient être le père d'une petite fille née en France le 28 juin 2022 et s'occuper de son enfant qui réside en France. Toutefois, il n'assortit cette allégation d'aucune pièce justificative alors que l'arrêté attaqué relève son absence de contribution à l'entretien et à l'éducation de son enfant et que le préfet, par courrier du
19 septembre 2022, lui a demandé d'en justifier dans le cadre de l'instruction de sa demande de titre de séjour. Par ailleurs, si le requérant fait valoir que l'arrêté attaqué compromet ses perspectives professionnelles, cette allégation n'est assortie d'aucun élément circonstancié. Dans ces conditions, M. A n'est pas fondé à soutenir que les décisions portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours portent une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations précitées de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
13. En second lieu, M. A ne peut utilement se prévaloir des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales à l'encontre de la décision fixant le pays de destination, qui constitue une décision distincte de celle portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français.
14. Il résulte de tout ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 30 décembre 2022. Ses conclusions à fin d'annulation doivent donc être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction et celles présentées au titre des articles L.761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au préfet du Finistère.
Délibéré après l'audience du 7 septembre 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Christine Grenier, présidente,
Mme Marie Thalabard, première conseillère,
Mme Caroline Pellerin, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 septembre 2023.
La rapporteure,
signé
C. CLa présidente,
signé
C. GrenierLa greffière,
signé
I. Le Vaillant
La République mande et ordonne au préfet du Finistère en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026