mardi 11 juillet 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2302856 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | OQTF 6 sem |
| Avocat requérant | BATON |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 26 mai 2023, présentée par M. A C, alors placé en rétention administrative à Rennes-Saint-Jacques-de-la-Lande (Ille-et-Vilaine) et par un mémoire enregistré le 19 juin 2023, présenté par Me Bâton, il est demandé au tribunal, dans le dernier état des écritures :
1°) d'annuler l'arrêté du 25 mai 2023 par lequel le préfet de la Seine-Maritime lui fait obligation de quitter sans délai le territoire français, a fixé le pays de destination de sa reconduite d'office et lui fait interdiction de revenir sur le territoire français pour une durée de six mois ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Seine-Maritime de lui délivrer un titre de séjour en qualité de parent d'enfant français ou subsidiairement, de réexaminer sa situation et de procéder à l'effacement de son nom du fichier SIS dans un délai de huit jours à compter du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l'État le versement d'une somme de 1 000 euros sur le fondement des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- l'arrêté attaqué est entaché d'incompétence ;
- il est insuffisamment motivé et n'a pas été précédé d'un examen complet de sa situation ;
- la décision portant obligation de quitter le territoire français méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et celles de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant et elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- elle méconnaît les dispositions du 5° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en ce qu'il ne constitue pas une menace pour l'ordre public ;
- la décision le privant de délai de départ volontaire est illégale en ce qu'il ne risquait pas de se soustraire à l'exécution d'une mesure d'éloignement eu égard à ses liens étroits avec son fils et la mère de ce dernier alors en outre qu'il n'a fait l'objet d'aucune condamnation et ne constitue donc pas un risque de trouble à l'ordre public ;
- la décision fixant le pays de renvoi méconnaît les dispositions de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les stipulations des articles 33 de la convention de Genève et 2 d) de la directive 2011/95 du 13 décembre 2011, au regard des risques encourus en cas de retour en Côte d'Ivoire ;
- elle doit être annulée par voie de conséquence de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français ;
- la décision portant interdiction de retour méconnaît son droit au respect de sa vie privée et familiale ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile qui ne prévoit pas une durée de six mois pour les mesures d'interdiction de retour.
Par ordonnance du 27 mai 2023, reçue au greffe du tribunal le même jour, le juge des libertés et de la détention du tribunal judiciaire de Rennes a mis fin à la rétention administrative de M. C.
Par un mémoire en défense, enregistré le 29 mai 2023, le préfet de la Seine-Maritime conclut au rejet de la requête.
Le préfet fait valoir que les moyens soulevés par M. C ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention de Genève ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- la directive 2011/95 UE du Parlement européen et du Conseil du 13 décembre 2011;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 et notamment son article 19-1 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Kolbert, président,
- les observations de Me Baton, avocate commise d'office, représentant M. C, et celles de M. C.
Le préfet de la Seine-Maritime n'était pas représenté.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience, en application de l'article R. 776-26 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. M. C, ressortissant ivoirien, déclare être entré en France en novembre 2017 sans établir qu'il l'a fait de manière régulière. Après l'échec des procédures de transferts de l'intéressé vers l'Italie diligentées par les préfets des Hauts-de-Seine et du Val-d'Oise, la demande d'asile qu'il a formée a été instruite par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides qui l'a rejetée par décision du 31 décembre 2019. Il a alors également fait l'objet, par deux arrêtés du 27 novembre 2020 et 4 février 2022 de mesures d'obligation de quitter le territoire français assorties d'interdiction de retour, auxquelles il n'a pas déféré. Contrôlé dans le cadre d'un voyage ferroviaire le 24 mai 2023, il a été placé en retenue administrative et le préfet de la Seine-Maritime a alors décidé, par un arrêté du 25 mai 2023 pris sur le fondement du 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de l'obliger à quitter le territoire français sans délai vers la Côte d'Ivoire et de lui interdire de revenir en France pendant six mois. C'est l'arrêté attaqué.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
En ce qui concerne la décision d'obligation de quitter le territoire français :
2. En premier lieu, le préfet de la Seine-Maritime établit, par la production de son arrêté du 30 janvier 2023, régulièrement publié au recueil des actes de la préfecture, que Mme B D, cheffe du bureau de l'éloignement et signataire de l'arrêté attaqué, disposait à cet effet d'une délégation de signature. Cet arrêté n'est donc pas entaché d'incompétence.
3. En deuxième lieu, il ressort de l'examen de l'arrêté attaqué qu'il comporte les considérations de droit et de fait qui en constituent le support et que par suite, il est suffisamment motivé. Cette motivation révèle en outre que le préfet a procédé à un examen complet de la situation du requérant au regard de ses différents refus de déférer aux mesures d'éloignement ainsi que, en l'état des informations qu'il a pu recueillir auprès de lui au cours de son audition, s'agissant de sa situation familiale et que par suite, cet arrêté n'est pas entaché d'une erreur de droit à cet égard.
4. En troisième lieu, la décision obligeant M. C à quitter le territoire français n'ayant pas été prise sur le fondement du 5° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le moyen tiré de ce qu'il ne constitue pas une menace pour l'ordre public présente un caractère inopérant.
5. En quatrième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale () 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui " et aux termes de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ".
6. Si M. C justifie être le père d'un enfant, né le 13 août 2021 de sa relation avec une compatriote, qui réside à Villiers-le-Bel (Val-d'Oise), il n'établit ni la poursuite d'une vie commune avec cette dernière ni, par la production de quelques facturettes de faible montant, déjà anciennes et ne comportant aucune indication de l'identité de l'auteur des paiements, de ce qu'il contribuerait effectivement à l'entretien et à l'éducation de cet enfant, nonobstant l'attestation faiblement circonstanciée fournie par la mère de l'enfant. Dans ces conditions, alors qu'il se maintient irrégulièrement sur le territoire, se dérobant systématiquement aux obligations de quitter le territoire dont il fait l'objet, et en dépit de la présence en France de plusieurs membres de sa famille, il n'établit pas que l'arrêté attaqué porte à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte excessive en méconnaissance des stipulations précitées de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, qu'il méconnaîtrait l'intérêt supérieur de son fils mineur ou qu'il procéderait d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.
En ce qui concerne la décision supprimant tout délai de départ volontaire :
7. Aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " () l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants () 1° Le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public ; () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet ". Aux termes de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : 1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; 2° L'étranger s'est maintenu sur le territoire français au-delà de la durée de validité de son visa ou, s'il n'est pas soumis à l'obligation du visa, à l'expiration d'un délai de trois mois à compter de son entrée en France, sans avoir sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; () 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, qu'il a refusé de communiquer les renseignements permettant d'établir son identité ou sa situation au regard du droit de circulation et de séjour ou a communiqué des renseignements inexacts, qu'il a refusé de se soumettre aux opérations de relevé d'empreintes digitales ou de prise de photographie prévues au 3° de l'article L. 142-1, qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale ou qu'il s'est précédemment soustrait aux obligations prévues aux articles L. 721-6 à L. 721-8, L. 731-1, L. 731-3, L. 733-1 à L. 733-4, L. 733-6, L. 743-13 à L. 743-15 et L. 751-5 () ".
8. En premier lieu, M. C n'ayant pas démontré l'illégalité de la décision l'obligeant à quitter le territoire français, le moyen tiré de cette illégalité, invoquée par voie d'exception à l'appui de ses conclusions contre la décision ne lui accordant aucun délai de départ volontaire, doit être écarté.
9. En second lieu, il ressort des pièces du dossier et notamment des auditions de M. C que l'intéressé a reconnu avoir asséné une gifle à sa concubine à l'époque de leur vie commune et qu'en outre il s'est systématiquement soustrait à l'exécution des mesures d'éloignement dont il a fait l'objet. Alors même qu'ils n'ont donné lieu à aucune condamnation pénale, ces faits caractérisent suffisamment la menace à l'ordre public et le risque de soustraction à l'exécution de l'obligation de quitter le territoire qui le concerne et justifient ainsi légalement la décision du préfet de le priver de départ volontaire. Une telle mesure n'est pas davantage, pour les motifs exposés au point 6 ci-dessus, entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur la situation personnelle de M. C.
10. Il résulte de ce qui précède que M. C n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision le privant de tout délai de départ volontaire.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
11. Aux termes de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 ". Aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ".
12. En premier lieu, M. C n'ayant pas démontré l'illégalité de la décision l'obligeant à quitter le territoire français, le moyen tiré de cette illégalité, invoquée par voie d'exception à l'appui de ses conclusions contre la décision fixant le pays de destination, doit être écarté.
13. En second lieu, M. C ne produit aucun élément permettant d'établir la réalité et l'existence des risques qu'il soutient personnellement encourir en cas de retour en Côte d'Ivoire où il soutient être sous la menace de groupes mafieux. Dans ces conditions, le moyen tiré de ce que la décision contestée méconnaîtrait les dispositions et stipulations citées au point précédent doit être écarté. Au surplus, alors que sa demande d'asile a été définitivement rejetée, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 33 de la convention de Genève protégeant les demandeurs d'asile d'un refoulement présente un caractère inopérant, de même, pour le même motif que celui tiré de la méconnaissance de la directive du 13 décembre 2011.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour :
14. Aux termes de l'article L.612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour.
Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 () ".
15. Alors que M. C a fait l'objet d'une obligation de quitter sans délai le territoire français, et eu égard aux conditions de son séjour en France, notamment les refus systématiques de déférer aux mesures d'éloignement pris à son encontre, le moyen tiré de ce que l'édiction et la durée de la mesure d'interdiction de retour prise à l'encontre de M. C serait tout à la fois entachée d'une erreur de droit d'une erreur manifeste d'appréciation et disproportionnée doit être écarté.
16. Il résulte de ce qui précède que les conclusions tendant à l'annulation de l'arrêté du 25 mai 2023 du préfet de la Seine-Maritime doivent être rejetées.
Sur les conclusions aux fins d'injonction :
17. Le présent jugement de rejet n'impliquant aucune mesure d'exécution, les conclusions aux fins d'injonction présentées par M. C doivent également être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
18. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge de l'État, qui n'est pas partie perdante, le versement à M. C de quelque somme que ce soit au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de M. C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A C et au préfet de la Seine-Maritime.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 11 juillet 2023.
Le président,
signé
E. Kolbert La greffière,
signé
A. Gauthier
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Maritime en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026