vendredi 9 juin 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2302926 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | Eloignement urgent |
| Avocat requérant | LE BIHAN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 1er juin 2023, Mme A D, représentée par Me Le Bihan, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du préfet d'Ille-et-Vilaine du 30 mai 2023 portant obligation de quitter le territoire français sans délai et décidant une interdiction de retour sur le territoire de deux ans ;
2°) d'annuler l'arrêté du préfet d'Ille-et-Vilaine du 30 mai 2023 l'assignant à résidence pour une durée de quarante-cinq jours à Chantepie, avec remise de son passeport, astreinte à se présenter deux fois par semaine à la police, et astreinte à demeurer à son domicile entre 18 h et 21 h ;
3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 800 euros en application des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- les arrêtés sont entachés d'incompétence ;
L'arrêté portant obligation de quitter le territoire français :
- est entaché d'une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale au regard des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- méconnaît les stipulations du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
La décision de refus d'octroi d'un délai de départ volontaire :
- méconnaît l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
La décision d'interdiction de retour :
- méconnaît l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
La décision fixant le pays d'éloignement :
- méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
L'arrêté portant assignation à résidence :
- est illégal par voie d'exception.
Par un mémoire en défense, enregistré le 5 juin 2023, le préfet d'Ille-et-Vilaine conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par la requérante ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention de New York relative aux droits de l'enfant ;
- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Radureau, vice-président, pour statuer sur les recours dont le jugement relève des dispositions des articles L. 614-5 et L. 614-7 à 13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Radureau ;
- les observations de Me Le Bihan, représentant Mme D, assistée d'une interprète en géorgien, qui indique que le document de notification de l'arrêté lui faisant obligation de quitter le territoire français mentionne une interdiction de retour sur le territoire d'une année alors que l'arrêté mentionne une durée d'interdiction de retour sur le territoire de deux ans et qu'il y a donc lieu de retenir la date d'une année d'interdiction de retour sur le territoire et soutient que le préfet a en particulier méconnu l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et commis une erreur manifeste dans l'appréciation de sa situation en raison de la présence de sa famille sur le territoire depuis 8 ans et en particulier de ses trois filles dont l'une majeure, arrivée en France avant l'âge de 13 ans, dispose d'un titre de séjour et de ses deux autres filles nées en 2005 et 2015 respectivement scolarisées en 1ère Pro métiers de l'accueil et en cours élémentaire 1ère année ;
- le préfet d'Ille-et-Vilaine, représenté par M. C, qui indique que la requérante se maintient irrégulièrement sur le territoire alors qu'elle a déjà fait l'objet de deux arrêtés portant obligation de quitter le territoire français, n'a pas sollicité de titre de séjour, ne maîtrise pas la langue française, ne justifie d'aucune insertion et les autres membres de sa famille en particulier son mari, sa mère et ses sœurs font également l'objet d'obligations de quitter le territoire français.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience, en application de l'article R. 776-26 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Mme D, ressortissante géorgienne, est entrée irrégulièrement en France en juillet 2015, accompagnée de son époux, M. F, et de ses enfants. Elle a sollicité son admission au séjour au titre de l'asile, mais sa demande a été rejetée par une décision du 31 janvier 2019 de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides, confirmée par la Cour nationale du droit d'asile par une décision du 6 juin 2019. Par un arrêté du 23 avril 2019 le préfet des Côtes-d'Armor a fait obligation à Mme D de quitter le territoire dans un délai de trente jour. Par un nouvel arrêté du 11 octobre 2021 le préfet des Côtes-d'Armor lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire d'un an. Se maintenant toujours irrégulièrement sur le territoire le préfet d'Ille-et-Vilaine a, par un arrêté du 30 mai 2023, dont la requérante demande l'annulation, fait obligation à Mme D de quitter le territoire français sans délai et décidé une interdiction de retour sur le territoire d'une durée de deux ans.
Sur l'aide juridictionnelle :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 modifiée relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence, () l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président () ".
3. Mme D justifie avoir déposé une demande d'aide juridictionnelle. Il y a par suite lieu, en application des dispositions précitées, de prononcer son admission provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
En ce qui concerne la compétence de l'auteur des arrêtés :
4. Mme E B, adjointe au chef de bureau de la lutte contre l'immigration irrégulière, placée sous l'autorité de la directrice des étrangers en France de la préfecture d'Ille-et-Vilaine, a reçu, par arrêté préfectoral du 23 mars 2023, régulièrement publié, délégation de signature aux fins de signer notamment les décisions attaquées. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence doit être écarté.
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
5. En premier lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale () 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ". Pour l'application de ces stipulations, l'étranger qui invoque la protection due à son droit au respect de sa vie privée et familiale en France doit apporter toute justification permettant d'apprécier la réalité et la stabilité de ses liens personnels et familiaux en France au regard de ceux qu'il a conservés dans son pays d'origine.
6. Il ressort des pièces du dossier que Mme D a déjà fait l'objet le 23 avril 2019 et le 11 octobre 2021 de deux mesures d'éloignement auxquelles elle s'est soustraite. Si elle invoque la présence de membres de sa famille en France ainsi que celle de ses trois enfants dont l'aînée, devenue majeure, dispose désormais d'un titre de séjour, il est constant qu'elle n'a pas présenté de demande de titre de séjour et justifie seulement à l'audience que ses deux enfants mineurs sont scolarisés en classe de 1ère pro métiers de l'accueil et de cours élémentaire 1ére année, sans présenter aucun autre élément se rapportant à leur situation. Il est constant qu'elle ne parle pas le Français et ne justifie d'aucune activité ou ressources pas plus que d'une intégration particulière. Par ailleurs si elle invoque la présence de membres de sa famille en France, il ressort des débats de l'audience et n'est pas contesté que son mari, sa mère et ses deux sœurs qui séjournent irrégulièrement sur le territoire font également l'objet de mesures d'éloignement. Dans ces circonstances, eu égard aux conditions de séjour de l'intéressée et à l'absence d'éléments sérieux de nature à établir l'intensité, la réalité et la stabilité de ses liens personnels et familiaux en France au regard de ceux qu'elle a conservés dans son pays d'origine, l'administration n'a pas, en prenant la décision attaquée, porté au droit de la requérante au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des buts poursuivis par cette décision. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être rejeté. Pour les mêmes motifs, le moyen tiré de l'erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de la décision sur sa situation personnelle doit être écarté.
En ce qui concerne le délai de départ volontaire :
7. Aux termes de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision. L'autorité administrative peut accorder, à titre exceptionnel, un délai de départ volontaire supérieur à trente jours s'il apparaît nécessaire de tenir compte de circonstances propres à chaque cas () ". Aux termes de l'article L. 612-2 du même code : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : / 1° Le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public / () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet ". Aux termes de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : () 4° L'étranger a explicitement déclaré son intention de ne pas se conformer à son obligation de quitter le territoire français ; / 5° L'étranger s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement ; () 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, ()".
8. Il ressort des pièces du dossier que la requérante a déclaré, lors de son audition par les services de police le 30 mai 2023, son intention de ne pas retourner dans son pays d'origine, s'est soustraite aux deux précédentes décisions portant obligation de quitter le territoire français et ne conteste pas ne pas être en mesure de présenter des garanties de représentation. Dans ces conditions, alors que Mme D se trouvait dans la situation mentionnée au 4°, 5° et 8° de l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et ne fait valoir aucune circonstance particulière, le préfet d'Ille-et-Vilaine en refusant de lui accorder un délai de départ volontaire n'a pas entaché la décision attaquée d'une erreur d'appréciation.
En ce qui concerne l'interdiction de retour sur le territoire français :
9. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11. ". Aux termes de l'article L. 613-7 du même code : " L'autorité administrative peut à tout moment abroger l'interdiction de retour. () ".
10. Il résulte de ces dispositions que, lorsque le préfet prend, à l'encontre d'un étranger, une décision portant obligation de quitter le territoire français ne comportant aucun délai de départ, ou lorsque l'étranger n'a pas respecté le délai qui lui était imparti pour satisfaire à cette obligation, il appartient au préfet d'assortir sa décision d'une interdiction de retour sur le territoire français, sauf dans le cas où des circonstances humanitaires y feraient obstacle. Seule la durée de cette interdiction de retour doit être appréciée au regard des quatre critères énumérés à l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, à savoir la durée de la présence de l'étranger sur le territoire français, la nature et l'ancienneté de ses liens avec la France, l'existence ou non d'une précédente mesure d'éloignement et, le cas échéant, la menace pour l'ordre public que constitue sa présence sur le territoire.
11. Ainsi que précédemment exposé, la requérante s'est déjà soustraite à deux mesures d'éloignement, a déjà fait l'objet, le 11 octobre 2021, d'une interdiction de retour sur le territoire d'une durée d'une année et ne justifie ni de liens personnels intenses et stables sur le territoire français, ni de motifs exceptionnels. Il s'ensuit que le préfet d'Ille-et-Vilaine n'a entaché d'aucune erreur manifeste d'appréciation la décision faisant interdiction à Mme D de revenir en France pendant une durée deux ans.
12. Si comme le soutient la requérante l'arrêté en litige est assorti d'une interdiction de retour sur le territoire de deux années alors que le document intitulé " Notification d'une obligation de quitter le territoire français assortie d'une interdiction de retour en France " mentionne une durée " d' un an ", cette circonstance n'a pas été de nature à affecter la légalité ou la durée de l'interdiction de retour en France prononcée par le préfet d'Ille-et-Vilaine dès lors que l'arrêté attaqué, qui décide une durée d'interdiction de retour en France de deux années, a été notifié à la requérante ainsi que cela ressort de sa signature manuscrite portée sur chaque page de cet arrêté. Par suite le moyen tiré d'une erreur dans la durée d'interdiction de retour sur le territoire doit être écarté.
En ce qui concerne le pays de renvoi :
13. Si la requérante invoque une méconnaissance des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, elle ne présente aucun élément au soutien de ce moyen concernant les risques auxquels elle pourrait être exposée en cas de retour dans son pays d'origine. Par suite ce moyen ne peut qu'être écarté.
Sur l'arrêté d'assignation à résidence :
14. Il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de l'illégalité de l'arrêté portant obligation de quitter le territoire français, invoqué par voie d'exception, doit être écarté.
15. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de Mme D doit être rejetée, y compris les conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D É C I D E :
Article 1er : Mme D est admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme A D et au préfet d'Ille-et-Vilaine.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 9 juin 2023.
Le magistrat désigné,
signé
C. RadureauLa greffière,
signé
P. Lecompte
La République mande et ordonne au préfet d'Ille-et-Vilaine en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026