vendredi 9 juin 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2303004 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | Eloignement urgent |
| Avocat requérant | THEBAULT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 6 juin 2023 à 12h11, M. D A, alors placé en rétention administrative à Rennes-Saint-Jacques-de-la-Lande (Ille-et-Vilaine), représenté par Me Thebault, demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 2 juin 2023 par lequel le préfet de la Loire-Atlantique a déterminé le pays de renvoi pour l'exécution de l'interdiction définitive du territoire français prononcée par jugement du tribunal correctionnel de Saint-Nazaire du 2 mars 2021 et confirmée par arrêt de la Cour d'appel de Rennes du 2 juillet 2021.
Il soutient que :
- l'arrêté a été pris par une personne incompétente, à défaut de justifier d'une délégation de signature ;
- il est insuffisamment motivé ;
- il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation et méconnaît les dispositions de l'article L. 741-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que les stipulations de l'article 31-2 de la convention de Genève dès lors qu'il a déposé une demande d'asile en Italie ;
- il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation et méconnaît les dispositions de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, les stipulations de l'article 33 de la convention de Genève ainsi que l'article 2 d) de la directive 2011/95 (UE) du Parlement européen et du Conseil du 13 décembre 2011 ;
- sa vie est menacée en cas de retour en Tunisie.
Par ordonnance du 7 juin 2023, reçue au greffe du tribunal le même jour, le juge des libertés et de la détention a prolongé la rétention de M. A pour un délai maximum de vingt-huit jours.
Par un mémoire en défense, enregistré le 9 juin 2023, le préfet de la Loire-Atlantique conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention de Genève du 28 juillet 1951 et le protocole signé à New York le 31 janvier 1967 relatifs au statut des réfugiés ;
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la directive n° 2011/95 (UE) du Parlement européen et du Conseil du 13 décembre 2011 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Tourre, première conseillère, pour statuer sur les recours dont le jugement relève des dispositions des articles L. 614-5 et L. 614-7 à 13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Tourre,
- les observations de Me Thebault, avocate commise d'office, représentant M. A, qui développe les moyens soulevés dans la requête, en précisant que l'intéressé ayant indiqué qu'il avait déposé une demande d'asile en Italie, le règlement Dublin s'appliquait ; elle ajoute que M. A est retourné en France pour récupérer son passeport afin de déposer cette demande d'asile en Italie ; que la décision attaquée contrevient aux stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales dès lors que l'intéressé a été condamné, lors des événements liés à la révolution tunisienne en 2011, à une peine de dix ans d'emprisonnement pour des faits qu'il n'avait pas commis et qu'il s'est évadé ;
- et les explications de M. A, assisté d'un interprète en langue arabe, qui confirme qu'il n'a jamais déposé de demande d'asile en France depuis son arrivée en 2013 et qui précise qu'il avait l'intention de déposer une telle demande en Italie, mais qu'il ne l'a pas fait car il lui manquait son passeport, d'où son voyage en France dans le but de le récupérer.
Le préfet de la Loire-Atlantique n'était ni présent ni représenté.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience, en application de l'article R. 776-26 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. M. A est un ressortissant tunisien, né en 1990. Il a notamment été condamné pour des faits de vol le 2 mars 2021 par le tribunal correctionnel de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) à huit mois d'emprisonnement. Cette condamnation a été assortie d'une peine complémentaire d'interdiction définitive du territoire français. Par un arrêt du 2 juillet 2021, la Cour d'appel de Rennes a confirmé cette condamnation ainsi que la peine complémentaire d'interdiction définitive du territoire français. Si M. A a formé un pourvoi contre cet arrêt le 2 juillet 2021, la Cour de cassation a, par ordonnance du 15 décembre 2021, déclaré l'intéressé déchu de son pourvoi, en raison de l'absence de dépôt dans le délai légal d'un mémoire exposant ses moyens de cassation. M. A a, par ailleurs, été condamné pour des faits de maintien irrégulier sur le territoire français, après placement en rétention ou assignation à résidence, d'un étranger ayant fait l'objet d'une interdiction judiciaire du territoire le 14 février 2023 par le tribunal correctionnel de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) à six mois d'emprisonnement. Par un arrêté du 2 juin 2023, dont le requérant demande l'annulation, le préfet de la Loire-Atlantique a fixé le pays de destination pour l'exécution de cette interdiction judiciaire du territoire français.
2. En premier lieu, par arrêté du 30 janvier 2023 du préfet de la Loire-Atlantique, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture du même jour, Mme C B, adjointe à la cheffe de bureau du contentieux et de l'éloignement et signataire de l'arrêté attaqué, a reçu délégation pour prendre la décision attaquée. Le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de l'acte attaqué doit donc être écarté.
3. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 721-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative fixe, par une décision distincte de la décision d'éloignement, le pays à destination duquel l'étranger peut être renvoyé en cas d'exécution d'office d'une décision portant obligation de quitter le territoire français, d'une interdiction de retour sur le territoire français, d'une décision de mise en œuvre d'une décision prise par un autre État, d'une interdiction de circulation sur le territoire français, d'une décision d'expulsion, d'une peine d'interdiction du territoire français ou d'une interdiction administrative du territoire français ". Aux termes du dernier alinéa de l'article L. 721-4 du même code : " () Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 ".
4. Il résulte de ces dispositions qu'aussi longtemps que la personne condamnée n'a pas obtenu de la juridiction qui a prononcé la condamnation pénale le relèvement de sa peine d'interdiction du territoire français, l'autorité administrative est tenue de pourvoir à son exécution en édictant à son encontre une décision motivée fixant son pays de destination, sous réserve qu'une telle décision n'expose pas l'intéressé à être éloigné à destination d'un pays dans lequel sa vie ou sa liberté serait menacée, ou d'un pays où il serait exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. La désignation du pays de renvoi, qui n'est pas prise pour l'exécution d'une décision portant obligation de quitter le territoire français, a le caractère d'une mesure de police soumise notamment aux dispositions des articles L. 121-1 et L. 122-1 du code des relations entre le public et l'administration et devant être motivée en application du 1° de l'article L. 211-2 de ce même code.
5. L'arrêté attaqué vise les dispositions des articles L. 721-3 à 5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales dont il fait application. Cette décision mentionne également que M. A a été condamné le 2 mars 2021 à une peine complémentaire d'interdiction définitive du territoire français prononcée par le tribunal judiciaire de Saint-Nazaire, qui a été confirmée par un arrêt du 2 juillet 2021 de la Cour d'appel de Rennes. Elle précise que si l'intéressé a déclaré avoir formé un pourvoi en cassation, il ne produit aucun justificatif de cette saisine et qu'en tout état de cause, un pourvoi en cassation n'aurait pas d'effet suspensif. Le préfet mentionne enfin que M. A n'établit pas être exposé à des peines ou traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en cas de retour dans son pays d'origine et qu'il n'a pas engagé de procédure en France afin de se voir reconnaître le statut de réfugié. Ainsi l'arrêté attaqué comporte les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation de cet arrêté manque en fait et doit être écarté. Pour les mêmes motifs, à le supposer soulevé, le moyen tiré d'un défaut d'examen approfondi de la situation du requérant ne peut qu'être écarté.
6. En troisième lieu, les stipulations de l'article 31-2 de la convention de Genève du 28 juillet 1951 relative au statut des réfugiés et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile impliquent nécessairement que l'étranger qui sollicite la reconnaissance de la qualité de réfugié soit autorisé à demeurer provisoirement sur le territoire jusqu'à ce qu'il ait été statué sur sa demande. Aux termes de l'article L. 741-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Tout étranger présent sur le territoire français et souhaitant demander l'asile se présente en personne à l'autorité administrative compétente qui enregistre sa demande et procède, dans des conditions fixées par décret en Conseil d'État, à la détermination de l'État responsable en application du règlement (UE) n° 604/2013 du Parlement européen et du Conseil, du 26 juin 2013, établissant les critères et mécanismes de détermination de l'État membre responsable de l'examen d'une demande de protection internationale introduite dans l'un des États membres par un ressortissant de pays tiers ou un apatride, ou en application d'engagements identiques à ceux prévus par le même règlement ".
7. D'une part, il ne ressort ni des pièces du dossier ni de ses déclarations à l'audience que M. A aurait manifesté le souhait de demander l'asile en France. D'autre part, si l'intéressé soutient dans sa requête qu'il est demandeur d'asile en Italie, qu'il l'a mentionné à plusieurs reprises et que le préfet de la Loire-Atlantique, en ne s'assurant pas qu'il avait présenté une telle demande auprès d'un autre État membre, a méconnu le règlement Dublin III, il a toutefois admis à l'audience ne pas avoir demandé l'asile en Italie mais en avoir uniquement eu l'intention. Au surplus, il ressort des pièces du dossier que, postérieurement à la décision attaquée, la consultation du système d'information " Eurodac " a révélé que M. A n'avait pas présenté une telle demande en Italie. Dans ces conditions, les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 31 de la convention de Genève et de l'article L. 741-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et doivent être écartés. Pour les mêmes motifs, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation dont serait entaché l'arrêté fixant le pays de renvoi doit être écarté.
8. En quatrième lieu, aux termes de l'article 33 de la convention de Genève du 28 juillet 1951 : " 1. Aucun des États contractants n'expulsera ou ne refoulera, de quelque manière que ce soit, un réfugié sur les frontières des territoires où sa vie ou sa liberté serait menacée en raison de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un certain groupe social ou de ses opinions politiques. \ 2. Le bénéfice de la présente disposition ne pourra toutefois être invoqué par un réfugié qu'il y aura des raisons sérieuses de considérer comme un danger pour la sécurité du pays où il se trouve ou qui, ayant été l'objet d'une condamnation définitive pour un crime ou délit particulièrement grave, constitue une menace pour la communauté dudit pays ". Aux termes de l'article 2 d) de la directive n° 2011/95 (UE) du Parlement européen et du Conseil du 13 décembre 2011 concernant les normes relatives aux conditions que doivent remplir les ressortissants des pays tiers ou les apatrides pour pouvoir bénéficier d'une protection internationale, à un statut uniforme pour les réfugiés ou les personnes pouvant bénéficier de la protection subsidiaire, et au contenu de cette protection : " Aux fins de la présente directive, on entend par : / () d) " réfugié ", tout ressortissant d'un pays tiers qui, parce qu'il craint avec raison d'être persécuté du fait de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de ses opinions politiques ou de son appartenance à un certain groupe social, se trouve hors du pays dont il a la nationalité et qui ne peut ou, du fait de cette crainte, ne veut se réclamer de la protection de ce pays, ou tout apatride qui, se trouvant pour les raisons susmentionnées hors du pays dans lequel il avait sa résidence habituelle, ne peut ou, du fait de cette crainte, ne veut y retourner et qui n'entre pas dans le champ d'application de l'article 12 () ". Enfin, aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ". Aux termes du dernier alinéa de l'article L. 721-4 du même code : " () Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 ".
9. En se bornant à soutenir que sa vie est menacée en cas de retour en Tunisie dès lors qu'il aurait été condamné, lors des événements liés à la révolution tunisienne en 2011, à une peine de dix ans d'emprisonnement pour des faits qu'il n'avait pas commis et qu'il se serait évadé, M. A n'établit pas qu'il risquerait d'être personnellement et directement exposé, en cas de retour dans son pays d'origine, à des traitements prohibés par les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, alors au demeurant qu'il n'a formulé aucune demande d'asile. Par suite, les moyens tirés de la violation des stipulations et dispositions de l'article 33 de la convention de Genève, de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, de la directive n° 2011/95 (UE) du 13 décembre 2011 ainsi que de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne peuvent qu'être écartés. M. A n'est pas davantage fondé à soutenir que le préfet de la Loire-Atlantique a commis une erreur manifeste d'appréciation au regard des conséquences de la décision sur sa situation personnelle pour l'application de ces textes.
10. Il résulte de tout ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 2 juin 2023 par lequel le préfet de la Loire-Atlantique a déterminé le pays de renvoi pour l'exécution de l'interdiction définitive du territoire français prononcée par jugement du tribunal correctionnel de Saint-Nazaire du 2 mars 2021 et confirmée par arrêt de la Cour d'appel de Rennes du 2 juillet 2021.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. D A et au préfet de la Loire-Atlantique.
Lu en audience publique le 9 juin 2023.
La magistrate désignée,
signé
L. Tourre La greffière d'audience,
signé
J. Jubault
La République mande et ordonne au préfet de la Loire-Atlantique en ce qui le concerne et à tous huissiers commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026