LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA35-2303201

Tribunal Administratif de Rennes — Décision N° TA35-2303201

vendredi 28 juillet 2023

JuridictionTribunal Administratif de Rennes
SectionTribunal Administratif de Rennes
N° DossierTA35-2303201
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
FormationOQTF 6 sem
Avocat requérantSOCIETE D'AVOCATS CLAISSE & ASSOCIES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 8 juin 2023 au tribunal administratif de Nantes, renvoyée par une ordonnance du président de cette juridiction du 15 juin 2023 au tribunal de céans, et des mémoires, enregistrés les 29 juin et 19 juillet 2023, M. D A, représenté par Me Thébault, avocate commise d'office, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 6 juin 2023 par lequel le préfet de l'Yonne l'a obligé à quitter le territoire français sans délai de départ volontaire, a fixé le Pakistan comme pays de renvoi et lui a interdit de retourner sur le territoire pendant six mois ;

2°) d'enjoindre au préfet de l'Yonne, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour dans un délai de trois jours à compter de la notification du jugement à intervenir, et, à titre subsidiaire, de procéder à un nouvel examen de sa situation et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente ;

3°) d'enjoindre au préfet de l'Yonne, de procéder ou de faire procéder au retrait des informations le concernant dans le système d'information Schengen dans un délai de trois jours à compter de la notification du jugement à intervenir ;

4°) de mettre à la charge de l'État le versement à Me Thébault de la somme de 2 000 euros sur le fondement des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

- sa requête n'est pas tardive ;

- il n'est pas justifié de la compétence de l'auteur de l'acte attaqué ;

- la décision litigieuse est entachée d'un défaut d'examen de sa situation ;

- elle méconnaît les dispositions de l'article R. 521-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile qui font obstacle au prononcé d'une mesure d'éloignement lorsque l'étranger a formulé une demande d'asile ;

- elle méconnaît les dispositions de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Par un mémoire en défense, enregistré le 5 juillet 2023, le préfet de l'Yonne conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que la requête de M. A est tardive et que les moyens soulevés par ce requérant ne sont pas fondés.

L'affaire, inscrite et appelée à l'audience du 5 juillet 2023, a été renvoyée à l'audience du 21 juillet 2023.

Par un courrier du 20 juin 2023, les parties ont été informées, en application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, que le magistrat désigné était susceptible de soulever d'office le moyen tiré de ce que la requête de M. A est désormais dépourvue d'objet par l'effet de la délivrance à l'intéressé le 21 juin 2023 d'une attestation de demande d'asile par laquelle le préfet d'Ille-et-Vilaine a, implicitement mais nécessairement, abrogé l'obligation de quitter le territoire sans délai en litige (non-lieu à statuer).

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991, et notamment son article 19-1 ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Vergne, président, pour statuer sur les recours dont le jugement relève des dispositions des articles L. 614-5 et L. 614-7 à 13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Vergne,

- les observations de Me Vaillant, substituant Me Thébault, représentant M. A, qui s'en rapporte à l'instruction écrite et qui fait valoir que : elle souscrit à l'analyse ayant conduit la juridiction à soulever le moyen d'ordre public tiré de ce que la délivrance d'une attestation de demande d'asile a nécessairement pour effet d'abroger implicitement la mesure d'éloignement litigieuse ; elle sollicite donc l'abrogation implicite de l'obligation de quitter le territoire du 6 juin 2023; à titre subsidiaire, elle insiste sur le moyen tiré de ce que la décision attaquée a été prise à l'issue d'un examen insuffisant et incomplet de sa situation, en conséquence d'une erreur de traduction ; s'agissant du moyen tiré de la violation de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, elle s'en rapporte aux écritures et à ce que M. A pourra déclarer lui-même à l'audience ;

- et les déclarations de M. A, assisté d'un interprète, qui expose que : il souhaite rester en France et y voir sa demande de titre de séjour examinée ; il a été victime d'un problème de traduction qui a fait que la demande d'asile qu'il a formulée devant les gendarmes n'a pas été prise en compte par eux et par l'autorité préfectorale.

Le préfet de l'Yonne n'était pas représenté.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience, en application de l'article R. 776-26 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. M. A, ressortissant pakistanais né en 1990, est entré irrégulièrement sur le territoire français en novembre 2022 à partir de l'Italie, selon ses déclarations. Interpellé dans le cadre d'une procédure de remise douanière, le 6 juin 2023, par les services de gendarmerie d'Auxerre, il a été placé en retenue administrative pour vérification de son identité et de son droit de séjour ou de circulation. Le préfet de l'Yonne, par un arrêté du 6 juin 2023, a constaté que M. A se trouvait en situation irrégulière, a décidé de l'obliger à quitter le territoire français sans délai, a fixé le Pakistan comme pays de destination d'une mesure d'éloignement forcé, et a interdit à l'intéressé de retourner en France pendant une durée de six mois. Le requérant demande l'annulation pour excès de pouvoir de cet arrêté préfectoral.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

Sur le non-lieu :

2. L'abrogation en cours d'instance de l'acte attaqué n'est une cause de non-lieu qu'à la double condition que cet acte n'ait reçu aucune exécution pendant la période où il était en vigueur et que la décision procédant à son abrogation soit devenue définitive.

3. Au cas particulier, si M. A s'est vu délivrer en cours d'instance, le 21 juin 2023, par le préfet d'Ille-et-Vilaine, une attestation de demande d'asile en procédure Dublin, cette délivrance d'une attestation de demande d'asile par un autre préfet que le préfet de l'Yonne auteur de la mesure d'éloignement litigieuse n'est pas devenue définitive à la date du présent jugement. Par suite, il ne peut être considéré que l'autorité administrative compétente aurait, implicitement mais nécessairement et par une décision devenue définitive, procédé à l'abrogation de l'arrêté du 6 juin 2023 obligeant M. A à quitter le territoire français et qu'il n'y aurait, dans ces conditions, plus lieu de statuer sur la requête.

Sur la légalité de l'arrêté attaqué :

4. En premier lieu, eu égard au caractère réglementaire des arrêtés de délégation de signature, soumis à la formalité de publication, le juge peut, sans méconnaître le principe du caractère contradictoire de la procédure, se fonder sur l'existence de ces arrêtés alors même que ceux-ci ne sont pas versés au dossier. Par un arrêté du 25 août 2022, régulièrement publié au recueil des actes administratifs spécial du 26 août 2022 de la préfecture, le préfet de l'Yonne a donné délégation à Mme B C, sous-préfète, secrétaire générale de la préfecture de l'Yonne à l'effet de signer tous arrêtés, décisions, circulaires, rapports, correspondances et documents relevant des attributions de l'État dans le département, à l'exception d'actes au nombre desquels ne figurent pas les décisions attaquées. Par suite, les moyens tirés de l'incompétence de la signataire des décisions querellées manquent en fait et doivent donc être écartés.

5. En deuxième lieu, il n'est pas établi que, comme le soutient le requérant, les informations transmises au préfet, recueillies au cours de son audition par les services de police d'Auxerre, au cours de laquelle M. A était assisté par un interprète en langue penjabi intervenant par téléphone et qui, selon les mentions portées au procès-verbal, " a procédé par téléphone à la traduction simultanée mot à mot du présent procès-verbal ", auraient été mal traduites et comporteraient des inexactitudes à l'origine d'un défaut d'examen de la situation réellement déclarée par M. A. L'erreur éventuelle de transcription du prénom et de la date de naissance du requérant, qui n'a pas été en capacité de produire des documents justificatifs de son identité, n'est pas établie. De même, alors que les déclarations de M. A portées au procès-verbal mentionnent " Je ne veux pas retourner dans mon pays car je suis très pauvre " et " J'aimerais [être] relâché au plus vite et que je puisse rester en France afin de continuer à travailler pour nourrir ma famille ", il n'est pas établi que le requérant aurait déclaré vouloir demander l'asile et que, en raison d'une erreur de traduction, ce motif de sa demande de titre de séjour n'aurait pas été pris en compte. Le moyen tiré d'un défaut d'examen complet de la situation du requérant ne peut, par suite, qu'être écarté.

6. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : () 1° L'étranger, ne pouvant justifier être entré régulièrement sur le territoire français, s'y est maintenu sans être titulaire d'un titre de séjour en cours de validité ; / () ". Il ressort des pièces du dossier que M. A se trouvait dans la situation où, en application des dispositions précitées, un étranger peut être obligé de quitter le territoire.

7. En quatrième lieu, aux termes de l'article R. 521-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsque l'étranger se présente en personne auprès de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, des services de police ou de gendarmerie ou de l'administration pénitentiaire, en vue de demander l'asile, il est orienté vers l'autorité compétente. / Il en est de même lorsque l'étranger a introduit directement sa demande auprès de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides, sans que sa demande ait été préalablement enregistrée par le préfet compétent. / Ces autorités fournissent à l'étranger les informations utiles en vue de l'enregistrement de sa demande d'asile et dispensent pour cela la formation adéquate à leurs personnels ".

8. Si les dispositions combinées des articles L. 521-1, L 521-7, L. 541-2, L. 542-2, R. 521-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et de l'article R. 521-4 de ce code, dont se prévaut le requérant, font obstacle à ce que l'étranger, qui a formé une première demande d'asile répondant aux conditions énoncées par ces dispositions ou clairement annoncé son intention de le faire, fasse l'objet d'une mesure d'éloignement, il ne ressort ni de l'examen du procès-verbal d'audition de M. A par les services de gendarmerie d'Auxerre ni d'aucune autre pièce du dossier, que l'intéressé aurait entendu solliciter l'asile politique en France avant l'intervention de la décision attaquée. À supposer que M. A entende se prévaloir d'une attestation de demande d'asile qui lui a été délivrée le 21 juin 2023 par le préfet d'Ille-et-Vilaine, la délivrance d'une telle attestation est en tout état de cause sans incidence sur la légalité de l'arrêté contesté pris le 6 juin 2023 par le préfet de l'Yonne, qui doit s'apprécier à la date à laquelle cet acte a été pris. Elle fait seulement obstacle à toute exécution de la mesure d'éloignement litigieuse tant que l'instance compétente en matière d'asile ne s'est pas prononcée conformément à la procédure applicable, ainsi que le prévoient les dispositions des articles L. 541-1 à L. 541-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile consacrant le bénéfice du droit au maintien sur le territoire pour les étrangers dont la demande d'asile est en cours d'examen. Enfin, si l'avocate du requérant, se prévalant de l'attestation de demande d'asile susmentionnée, demande à l'audience " l'abrogation implicite de l'obligation de quitter le territoire " du 6 juin 2023, et s'il résulte de l'article L. 243-2 du code des relations entre le public et l'administration que l'administration est tenue d'abroger expressément un acte non réglementaire non créateur de droits devenu illégal en raison de circonstances de droit ou de fait postérieures à son édiction, le juge administratif, en revanche, ne tient d'aucune disposition législative ou réglementaire, ni d'aucun principe général la faculté de prononcer l'abrogation d'un acte non réglementaire devenu illégal en raison de telles circonstances. Il résulte de ce qui précède que le moyen tiré par le requérant de l'impossibilité d'édicter une mesure d'éloignement à l'encontre d'un étranger demandeur d'asile doit être écarté.

9. En dernier lieu, aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants. "

10. M. A fait valoir qu'il a quitté le Pakistan avec son petit frère après l'assassinat de son père par des personnes souhaitant s'approprier ses terres et après des menaces de mort dont il a été lui-même l'objet en tant qu'héritier, contre lesquelles il n'a pas pu obtenir de protection. Toutefois, par son seul récit manuscrit, peu précis et circonstancié et qui n'est accompagné d'aucune pièce probante, le requérant, dont la demande d'asile n'a d'ailleurs été enregistrée que plus de six mois après son entrée irrégulière en France et postérieurement à la décision d'éloignement contestée, n'établit pas, en l'état du dossier, que son éloignement vers le Pakistan l'exposerait à des traitements inhumains ou dégradants et serait contraire aux stipulations précitées. Le moyen tiré de la méconnaissance de celles-ci ne peut, par suite, qu'être écarté. En tout état de cause, par l'effet de l'attestation de demande d'asile qui lui a été délivrée le 21 juin 2023, M. A, ainsi que le prévoient les dispositions des articles L. 541-1 à L. 541-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, bénéficie du droit de se maintenir sur le territoire jusqu'à ce que les autorités françaises compétentes statuent sur sa demande d'asile ou décident, en application des accords de Dublin, qu'il doit être transféré vers un autre État membre responsable de l'examen de cette demande.

11. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. A ne peut qu'être rejetée, y compris les conclusions aux fins d'injonction et celles présentées sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

D É C I D E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. D A et au préfet de l'Yonne.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 juillet 2023.

Le magistrat désigné,

signé

G.-V. VergneLa greffière d'audience,

signé

E. Fournet

La République mande et ordonne au préfet de l'Yonne en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions