mardi 27 juin 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2303330 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | Eloignement urgent |
| Avocat requérant | BERTHAUT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 22 juin 2023 à 15h44, M. A B, représenté par Me Berthaut, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler les arrêtés du 20 juin 2023 par lesquels, d'une part, le préfet des Côtes-d'Armor l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an et d'autre part, l'a assigné à résidence ;
3°) d'enjoindre au préfet de lui délivrer un titre de séjour dans le délai de huit jours à compter de la notification du jugement à intervenir ou à défaut, de procéder à un nouvel examen et de lui délivrer dans l'attente une autorisation provisoire de séjour ;
4°) de mettre à la charge de l'État le versement à son conseil de la somme de 1 300 euros sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative moyennant la renonciation de l'avocat à percevoir la contribution versée par l'État au titre de l'aide juridictionnelle.
Il soutient que :
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
- il n'est pas justifié de la compétence de la signataire de cette décision ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation et méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
En ce qui concerne la décision lui refusant un délai de départ volontaire :
- cette décision est illégale du fait de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation et méconnaît les dispositions des articles L. 612-6 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; le préfet s'est cru, à tort, en situation de compétence liée ;
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
- cette décision est illégale du fait de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français ;
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
- cette décision est illégale du fait de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation et méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et les dispositions de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
En ce qui concerne la décision l'assignant à résidence :
- il n'est pas justifié de la compétence du signataire de cette décision ;
- cette décision est insuffisamment motivée et est entachée d'un défaut d'examen complet de sa situation ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation quant aux modalités de cette assignation ;
En ce qui concerne les modalités de l'assignation à résidence :
- il n'est pas justifié de la compétence de l'auteur de ces modalités ;
- ces modalités sont insuffisamment motivées et sont entachées d'un défaut d'examen complet de sa situation ;
- elles sont entachées d'une erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 26 juin 2023, le préfet des Côtes-d'Armor conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 modifiée ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Gourmelon, première conseillère, pour statuer sur les recours dont le jugement relève des dispositions des articles L. 614-5 et L. 614-7 à 13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Gourmelon,
- les observations de Me Berthaut représentant M. B, qui développe les moyens de sa requête et explique que si le requérant n'a, jusqu'ici, pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour, il est susceptible de formuler prochainement une demande en ce sens, dès lors qu'il sera bientôt père d'un enfant français ; le préfet n'a pas procédé à un examen de tous les critères susceptibles de justifier une interdiction de retour sur le territoire français ; l'obligation de pointage à Saint-Brieuc est injustifiée, dès lors qu'il habite désormais à Guingamp, et excessive dans sa fréquence.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience, en application de l'article R. 776-26 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Sur l'aide juridictionnelle :
1. M. B justifiant avoir introduit une demande devant le bureau d'aide juridictionnelle, il y a lieu de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
2. Il ressort des pièces du dossier que, par arrêté du 12 juin 2023, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture du même jour, le préfet des Côtes d'Armor a donné délégation à M. David Cochu, secrétaire général de la préfecture, à l'effet de signer notamment les décisions d'éloignement avec ou sans délai de départ volontaire. Le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'obligation de quitter le territoire français doit donc être écarté.
3. L'arrêté litigieux énonce les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement, en exposant de manière précise la situation administrative de M. B depuis son entrée sur le territoire français, les conditions dans lesquelles il a été interpellé et auditionné par les services de police, l'obligation de quitter le territoire français dont il a déjà fait l'objet le 7 avril 2022, et les éléments déclarés par le requérant concernant sa relation de couple avec une ressortissante française, en relevant notamment que s'il a déclaré être le père de l'enfant à naître issu de cette relation, il n'a entrepris aucune démarche en vue d'une reconnaissance préalable et qu'il ne démontre, ni l'ancienneté de cette relation, ni être dépourvu d'attaches personnelles et familiales dans son pays d'origine. Si le requérant soutient que l'arrêté a été édicté immédiatement après son audition, ce qui ne l'a pas mis en mesure d'apporter des éléments sur sa relation avec sa compagne, aucune disposition n'imposait à l'autorité préfectorale d'accorder à M. B un délai supplémentaire pour ce faire. Ainsi, l'obligation de quitter le territoire français est suffisamment motivée.
4. Aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
5. Il ressort des pièces du dossier que M. B n'est entré sur le territoire français qu'en novembre 2021, à l'âge de 22 ans, et qu'il s'est maintenu depuis lors irrégulièrement en France, le requérant n'ayant pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour, et n'ayant pas déféré à la mesure d'éloignement prononcée à son encontre le 7 avril 2022 par le préfet de la Sarthe. S'il fait état de sa relation de concubinage avec Mme C, ressortissante française, et de la grossesse de cette dernière, l'ancienneté et la stabilité de cette relation ne peuvent être déterminées avec certitude, les seules pièces produites par le requérant consistant en des attestations d'hébergement établies par Mme C et sa mère, et un acte de reconnaissance préalable de l'enfant à naître dressé postérieurement à l'édiction de la décision litigieuse. Enfin, le requérant n'est pas dépourvu d'attaches dans son pays d'origine, où vit le reste de sa famille. Par suite, il n'est pas établi que la décision attaquée porte à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels cette décision a été prise et qu'elle méconnaît ainsi les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Il n'est pas davantage établi que le préfet des Côtes-d'Armor aurait commis une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de sa décision sur la situation personnelle de l'intéressé.
En ce qui concerne le refus de délai de départ volontaire :
6. L'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français opposée à M. B n'étant pas établie, le moyen tiré de l'illégalité, soulevé par exception, de cette décision, doit être écarté.
7. Aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. ". Aux termes de l'article L. 612-3 de ce code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : 1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour () / 5° L'étranger s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement (). ".
8. Il ressort de la motivation de l'arrêté litigieux que, pour décider de ne pas accorder à M. B de délai de départ volontaire, le préfet des Côtes-d'Armor a estimé qu'il existait un risque que l'intéressé se soustraie à l'obligation de quitter le territoire français, l'intéressé n'ayant entrepris aucune démarche pour régulariser sa situation administrative en France et n'ayant pas exécuté une précédente mesure d'éloignement prise par le préfet de la Sarthe le 7 avril 2022, que le préfet des Côtes-d'Armor a produite à l'instance. Si M. B soutient que le préfet aurait dû tenir compte de sa situation familiale, il ne démontre pas que cette situation serait de nature à remettre en cause l'appréciation portée par l'autorité préfectorale sur le risque qu'il se soustraie à la présente mesure d'éloignement. Par suite, le moyen tiré de ce que la décision litigieuse serait entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des articles L. 612-2 et L. 612 -3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté. Il n'est pas davantage établi que le préfet se serait estimé en situation de compétence liée pour refuser de lui accorder un délai de départ volontaire.
En ce qui concerne l'interdiction de retour sur le territoire français :
9. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français () ".
10. Il ressort de la motivation de l'arrêté litigieux que l'interdiction de retour sur le territoire national pour une durée d'un an faite à M. B a été prise au motif qu'il ne justifiait pas d'une ancienneté de liens sur le territoire français et qu'il avait déjà fait l'objet d'une mesure d'éloignement. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que le requérant entretient une relation avec une ressortissante française, et que cette dernière est enceinte, M. B ayant, le 23 juin 2023, procédé à la reconnaissance anticipée de l'enfant à naître. Dans ces circonstances, le requérant, qui avait évoqué cette circonstance lors de son audition, doit être regardé comme justifiant de circonstances humanitaires de nature à entacher la décision d'interdiction de retour sur le territoire national d'une erreur manifeste d'appréciation. Il est, par suite, et sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens, fondé à demander l'annulation de cette décision.
En ce qui concerne l'assignation à résidence :
11. L'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français sans délai n'étant pas établie, le moyen tiré de l'illégalité de cette décision, soulevé par voie d'exception, doit être écarté.
12. Aux termes de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut assigner à résidence l'étranger qui ne peut quitter immédiatement le territoire français mais dont l'éloignement demeure une perspective raisonnable, dans les cas suivants :1° L'étranger fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français, prise moins d'un an auparavant, pour laquelle le délai de départ volontaire est expiré ou n'a pas été accordé ( ) ".
13. La décision litigieuse vise les dispositions de l'article L. 731-1 précité, et relève que M. B fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français, et qu'il présente des garanties de représentation effectives. Il comporte, de manière suffisamment précise, l'énoncé des considérations de droit et de fait sur lesquelles le préfet des Côtes-d'Armor s'est fondé. Si le requérant soutient que le préfet a entaché sa décision d'un défaut d'examen, en ne prenant pas en compte sa situation familiale, il ressort des pièces du dossier, notamment du procès-verbal d'audition du 20 juin 2023, que M. B a déclaré vivre à Saint-Brieuc, et a seulement évoqué, en termes peu précis, la perspective d'un déménagement à Guingamp avec sa compagne. Ainsi, les moyens tirés de ce que la décision litigieuse serait insuffisamment motivée et serait entachée d'un défaut d'examen complet de sa situation doivent être écartés.
14. En se bornant à évoquer, en termes généraux, la dégradation des relations diplomatiques entre la France et l'Algérie, M. B, qui détient un passeport algérien, et dont la nationalité a été reconnue par le consulat d'Algérie ainsi qu'il ressort d'un courriel du 28 septembre 2022, n'établit pas que son éloignement vers son pays d'origine ne constituerait pas une perspective raisonnable. Il s'ensuit que le moyen tiré de ce que la décision litigieuse serait entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.
15. Le préfet, par la décision litigieuse, assigne M. B à résidence à l'adresse qu'il a déclarée lors de son audition par les services de police, son déménagement à Guingamp n'ayant été évoqué qu'à titre de projet. Le requérant ne démontre pas que l'obligation de pointage journalier au commissariat de police de Saint-Brieuc dont est assortie cette assignation serait disproportionnée, compte tenu de l'absence d'exécution à la précédente mesure d'éloignement dont il a fait l'objet. Par suite, le moyen tiré de ce que la décision d'assignation serait entachée d'une erreur manifeste d'appréciation en raison de la disproportion de l'obligation de pointage dont elle est assortie doit être écarté.
16. Il résulte de tout ce qui précède que M. B est seulement fondé à demander l'annulation de la décision du 20 juin 2023 par laquelle le préfet des Côtes-d'Armor lui a interdit le retour sur le territoire français pendant un an. Par suite, il y a lieu de rejeter le surplus des conclusions à fin d'annulation de la requête.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
17. Le présent jugement n'appelant aucune mesure d'exécution, les conclusions à fin d'injonction de la requête ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
18. M. B a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. Par suite, son avocat peut se prévaloir des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce et, sous réserve que l'avocat du requérant renonce à percevoir la part contributive de l'État, de mettre à la charge de l'État une somme de 1 000 euros à verser à Me Berthaut.
D É C I D E :
Article 1er : M. B est admis, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Article 2 : La décision du 20 juin 2023 interdisant à M. B le retour sur le territoire français pendant un an est annulée.
Article 3 : L'État versera à Me Berthaut la somme de 1 000 euros au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 sous réserve que Me Berthaut renonce à la part contributive de l'État à l'exercice de cette mission.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête de M. B est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au préfet des Côtes-d'Armor.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 juin 2023.
La magistrate désignée,
signé
V. GourmelonLa greffière d'audience,
signé
A. Gauthier
La République mande et ordonne au préfet des Côtes-d'Armor en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026