vendredi 7 juillet 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2303365 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | Eloignement urgent |
| Avocat requérant | BERTHET-LE FLOCH |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 26 juin 2023, M. D A B, représenté par Me Berthet-Le Floch, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 12 juin 2023 par lequel le préfet d'Ille-et-Vilaine a, décidé de son transfert aux autorités finlandaises ;
3°) d'enjoindre au préfet d'Ille-et-Vilaine d'enregistrer sa demande d'asile et de l'admettre au séjour ou, à défaut, de réexaminer sa situation, dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement ;
4°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 200 euros à verser à son avocat sur le fondement de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- il méconnaît l'article 4 du règlement UE n° 604/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 ;
- il méconnaît l'article 5 du même règlement ;
- il méconnaît l'article 23 du même règlement ;
- le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions de l'article 17 de ce règlement et de l'article 4 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
Par un mémoire en défense, enregistré le 28 juin 2023, le préfet d'Ille-et-Vilaine conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens invoqués dans la requête sont infondés.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la charte des droits fondamentaux du droit de l'Union européenne ;
- le règlement (UE) n° 604/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 modifiée ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Dayon, conseiller, pour statuer sur les recours dont le jugement relève des dispositions des articles L. 614-5 et L. 614-7 à 13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Dayon, magistrat désigné ;
- les observations de Me Berthet-Le Floch, représentant M. A B : elle rappelle qu'un précédent arrêté de transfert, du 20 avril 2023, a été annulé par un jugement n° 2302458 du 16 mai 2023, que la préfecture a pris un nouvel arrêté après réexamen portant transfert aux autorités finlandaises ; elle abandonne les moyens tirés de la méconnaissance des articles 4 et 5 du règlement UE n° 604/2013 ; elle invoque les moyens nouveaux tirés de l'insuffisance de motivation de l'arrêté au motif qu'il ne fait pas mention des cinq demandes d'asile présentées par le requérant depuis son arrivée sur le territoire de l'Union européenne (en Suède en 2017, en Allemagne en 2017 et 2022 et à Paris le 5 avril 2018), et de l'erreur de droit au motif que la Finlande n'est plus le pays responsable de la demande d'asile, cette mission pouvant avoir été transférée à la Suède et rappelle à cette occasion que la demande d'asile présentée en 2018 à Paris n'a fait l'objet d'aucune procédure d'après les pièces du dossier ; elle développe un nouveau moyen tiré du défaut d'examen réel et sérieux au motif que l'arrêté n'examine pas suffisamment les conséquences du renvoi pour M. A B vers la Finlande, où sa demande d'asile a été définitivement rejetée, elle précise à ce titre que la décision produite au titre de l'instance en finnois constitue une décision définitive rejetant sa demande compte tenu du délai survenu depuis l'introduction de cette demande au mois d'octobre 2015 ; elle argumente enfin sur le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 4 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne au motif que le transfert en Finlande implique un renvoi en Irak où il craint des traitements inhumains et dégradants en raison de son orientation sexuelle ;
- les explications de M. A B, assisté d'une interprète : il souhaite rester en France pour le traitement de sa demande d'asile ;
- les observations de M. C, représentant le préfet d'Ille-et-Vilaine : il explique que l'annulation prononcée par le jugement n° 2302458 est fondée sur l'absence de production en défense de la préfecture, il conclut au rejet de la requête et rappelle que le document en finnois est ancien et pouvait être traduit avant sa production.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience, en application de l'article R. 776-26 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Sur l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :
1. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'application des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président. () ". Aux termes de l'article 62 du décret du 19 décembre 1991 : " L'admission provisoire peut être prononcée d'office si l'intéressé a formé une demande d'aide juridictionnelle sur laquelle il n'a pas encore été définitivement statué ".
2. M. A B justifie avoir introduit une demande devant le bureau d'aide juridictionnelle. Il y a donc lieu de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
3. En premier lieu, l'arrêté litigieux vise les textes dont il est fait application, expose les circonstances de fait propres à la situation personnelle de M. A B, ainsi que les éléments sur lesquels le préfet s'est fondé pour estimer que l'examen de sa demande de protection internationale relevait de la responsabilité d'un autre État. En outre, l'arrêté se fonde sur la circonstance que M. A B n'établit pas, par la production de documents en langue finnoise, que sa demande a été définitivement rejetée et que son transfert emporterait éloignement vers son pays d'origine. Dès lors, cet arrêté comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision attaquée et permet ainsi au requérant d'en contester utilement le bien-fondé. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisante motivation ne peut qu'être écarté.
4. En deuxième lieu, il résulte de ce qui a été dit au point précédent que l'arrêté attaqué contient les motifs de droit et de fait qui en constituent le fondement de sorte que le préfet a procédé à un examen particulier de la situation personnelle de M. A B. A ce titre, le préfet d'Ille-et-Vilaine n'était pas tenu d'examiner les risques encourus par M. A B en cas d'éloignement vers l'Irak dès lors que l'arrêté attaqué n'a pas pour effet de procéder à une telle mesure d'éloignement mais seulement de le transférer vers les autorités finlandaises afin de procéder à l'examen de sa demande d'asile. Par suite, le moyen tiré du défaut d'un tel examen ne peut qu'être écarté.
5. En troisième lieu, aux termes de l'article 23 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 : " 1. Lorsqu'un État membre auprès duquel une personne visée à l'article 18, paragraphe 1, point b), c) ou d), a introduit une nouvelle demande de protection internationale estime qu'un autre État membre est responsable conformément à l'article 20, paragraphe 5, et à l'article 18, paragraphe 1, point b), c) ou d), il peut requérir cet autre État membre aux fins de reprise en charge de cette personne. / 2. Une requête aux fins de reprise en charge est formulée aussi rapidement que possible et, en tout état de cause, dans un délai de deux mois à compter de la réception du résultat positif Eurodac ( "hit" ), en vertu de l'article 9, paragraphe 5, du règlement (UE) n° 603/2013. / Si la requête aux fins de reprise en charge est fondée sur des éléments de preuve autres que des données obtenues par le système Eurodac, elle est envoyée à l'État membre requis dans un délai de trois mois à compter de la date d'introduction de la demande de protection internationale au sens de l'article 20, paragraphe 2. / 3. Lorsque la requête aux fins de reprise en charge n'est pas formulée dans les délais fixés au paragraphe 2, c'est l'État membre auprès duquel la nouvelle demande est introduite qui est responsable de l'examen de la demande de protection internationale () ". Aux termes de l'article 22 de ce règlement : " 1. L'État membre requis procède aux vérifications nécessaires et statue sur la requête aux fins de prise en charge d'un demandeur dans un délai de deux mois à compter de la réception de la requête () ". Aux termes de son article 25 : " 1. L'État membre requis procède aux vérifications nécessaires et statue sur la requête aux fins de reprise en charge de la personne concernée aussi rapidement que possible et en tout état de cause dans un délai n'excédant pas un mois à compter de la date de réception de la requête. Lorsque la requête est fondée sur des données obtenues par le système Eurodac, ce délai est réduit à deux semaines. / 2. L'absence de réponse à l'expiration du délai d'un mois ou du délai de deux semaines mentionnés au paragraphe 1 équivaut à l'acceptation de la requête, et entraîne l'obligation de reprendre en charge la personne concernée, y compris l'obligation d'assurer une bonne organisation de son arrivée ". Par ailleurs, il résulte des dispositions des articles 15, 18 et 19 du règlement (CE) de la Commission du 2 septembre 2003 susvisé que le réseau de communication " DubliNet " permet des échanges d'informations fiables entre les autorités nationales qui traitent les demandes d'asile et que les accusés de réception émis par un point d'accès national sont réputés faire foi de la transmission et de la date et de l'heure de réception de la requête ou de la réponse.
6. Par ailleurs, aux termes de l'article 29 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013, établissant les critères et mécanismes de détermination de l'État membre responsable de l'examen d'une demande de protection internationale introduite dans l'un des États membres par un ressortissant de pays tiers : " 1. Le transfert du demandeur ou d'une autre personne visée à l'article 18, paragraphe 1, point c) ou d), de l'État membre requérant vers l'État membre responsable s'effectue conformément au droit national de l'État membre requérant, après concertation entre les États membres concernés, dès qu'il est matériellement possible et, au plus tard, dans un délai de six mois à compter de l'acceptation par un autre État membre de la requête aux fins de prise en charge ou de reprise en charge de la personne concernée ou de la décision définitive sur le recours ou la révision lorsque l'effet suspensif est accordé conformément à l'article 27, paragraphe 3. () ; / 2. Si le transfert n'est pas exécuté dans le délai de six mois, l'État membre responsable est libéré de son obligation de prendre en charge ou de reprendre en charge la personne concernée et la responsabilité est alors transférée à l'État membre requérant. Ce délai peut être porté () à dix-huit-mois au maximum si la personne concernée prend la fuite. () ". La notion de fuite au sens de l'article 29 du règlement (UE) n° 604/2013 doit s'entendre comme visant le cas où un ressortissant étranger non admis au séjour se serait soustrait de façon intentionnelle et systématique au contrôle de l'autorité administrative en vue de faire obstacle à l'exécution d'une mesure d'éloignement le concernant.
7. II résulte de ces dispositions, combinées avec celles du règlement n° 1560/2003 modifié qui en porte modalités d'application, que si l'État membre sur le territoire duquel séjourne le demandeur d'asile a informé l'État membre responsable de l'examen de la demande, avant l'expiration du délai de six mois dont il dispose pour procéder au transfert de ce demandeur, qu'il n'a pu y être procédé du fait de la fuite de l'intéressé, l'État membre requis reste responsable de l'instruction de la demande d'asile pendant un délai de dix-huit mois, courant à compter de l'acceptation de la reprise en charge, dont dispose l'État membre sur le territoire duquel séjourne le demandeur pour procéder à son transfert.
8. Il ressort des pièces du dossier, notamment de la capture d'écran du logiciel Eurodac, que M. A B a entendu déposer une demande d'asile en Finlande le 10 octobre 2015, en Suède le 6 septembre 2017, en Allemagne le 19 septembre 2017 et le 3 novembre 2022 et en France le 5 février 2018 ainsi que le 23 février 2023. Il ressort des pièces du dossier en dernier lieu que les autorités allemandes ont sollicité, à la suite du dépôt d'une nouvelle demande d'asile le 3 novembre 2022, l'accord des autorités finlandaises aux fins de procéder au transfert de M. A B afin de permettre le traitement de sa demande par celles-ci. Cet accord a été transmis par les autorités finlandaises le 4 novembre 2022. Il ressort toutefois des pièces du dossier que M. A B a quitté le territoire allemand au plus tard le 4 février 2023 pour entrer sur le territoire français où il a présenté une nouvelle demande d'asile le 23 février 2023. Dès lors, il y a lieu de considérer que M. A B s'est soustrait à l'exécution de la mesure de transfert aux autorités finlandaises et avait pris la fuite au sens de l'article 29 du règlement du 26 juin 2013 précité. Dans ces conditions, le délai d'exécution de la mesure de transfert aux autorités finlandaises, dont le point de départ doit être fixé au 4 novembre 2022, a été porté de 6 à 18 mois, de sorte qu'à la date de la décision attaquée, les autorités finlandaises étaient compétentes pour instruire la demande d'asile de M. A B en exécution de leur accord du 4 novembre 2022. Par suite, le moyen tiré de ce que la décision serait entachée d'une erreur de droit doit être écarté.
9. Il ressort également des pièces du dossier que M. A B a présenté une demande d'asile auprès de la préfecture d'Ille-et-Vilaine le 23 février 2023. Le même jour, l'autorité administrative a procédé au relevé de ses empreintes et a obtenu un résultat positif Eurodac révélant que l'intéressé avait déjà sollicité l'asile auprès des autorités finlandaises le 10 octobre 2015. Or, il ressort des pièces du dossier, et notamment de l'accusé " DubliNet " versé aux débats par le préfet, qu'une demande aux fins de reprise en charge a été présentée aux autorités finlandaises le 24 février 2023 dans le délai de deux mois prévu par les dispositions précitées. Le préfet d'Ille-et-Vilaine verse également aux débats un courrier des autorités finlandaises en date du 28 février 2023 dans lequel celles-ci informent les autorités françaises de leur accord pour la prise en charge de la demande d'asile de M. A B. Il en résulte que, contrairement à ce que soutient M. A B, le préfet d'Ille-et-Vilaine établit que les autorités finlandaises ont accepté la demande tendant à sa reprise en charge et la régularité de la procédure de reprise en charge qu'il a initiée conformément aux dispositions de l'article 23 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de ces dispositions doit être écarté.
10. En quatrième lieu, aux termes de l'article 17 règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 : " 1. Par dérogation à l'article 3, paragraphe 1, chaque État membre peut décider d'examiner une demande de protection internationale qui lui est présentée par un ressortissant de pays tiers ou un apatride, même si cet examen ne lui incombe pas en vertu des critères fixés dans le présent règlement ". Aux termes de l'article 4 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ".
11. Il ressort des pièces du dossier que si M. A B soutient que, en cas de transfert vers la Finlande, il sera renvoyé en Irak, où il risque de subir des traitements inhumains et dégradants, l'arrêté en litige a seulement pour objet de le transférer vers la Finlande et non de l'éloigner vers l'Irak. En outre, M. A B ne démontre pas que sa demande d'asile en Finlande a fait l'objet d'une décision de rejet insusceptible de recours dès lors qu'il ne produit qu'un document en finnois en date du 1er septembre 2021 sans traduction. Par ailleurs, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'il y aurait de sérieuses raisons de croire qu'il existe en Finlande des défaillances systémiques dans la procédure d'asile et les conditions d'accueil des demandeurs d'asile et que les autorités finlandaises ne prendraient pas en considération les risques que M. A B pourrait courir en cas de renvoi en Irak. A ce titre, le requérant ne produit par ailleurs aucun élément propre à sa situation personnelle, de nature à établir les craintes dont il fait état quant au défaut de protection en Finlande ou en cas de retour en Irak. Par suite, les moyens tirés de ce que le préfet d'Ille-et-Vilaine aurait méconnu l'article 4 charte des droits fondamentaux de l'Union européenne et commis une erreur manifeste dans l'appréciation de sa situation au regard de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2016 doivent être écartés.
12. Il résulte de ce qui précède que les conclusions de M. A B tendant à l'annulation de l'arrêté du 12 juin 2023 par lequel le préfet d'Ille-et-Vilaine a décidé de son transfert aux autorités finlandaises doivent être rejetées.
Sur les conclusions aux fins d'injonction :
13. L'exécution du présent jugement n'implique aucune mesure d'exécution. Dès lors, les conclusions de la requête aux fins d'injonction doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
14. Les dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'une somme soit mise à ce titre à la charge de l'État, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance.
D E C I D E :
Article 1er : M. A B est admis, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : La requête de M. A B est rejetée.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. D A B et au préfet d'Ille-et-Vilaine.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 juillet 2023.
Le magistrat désigné,
signé
C. DayonLa greffière,
signé
A. Gauthier
La République mande et ordonne au préfet d'Ille-et-Vilaine en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026