jeudi 5 octobre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2303386 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 3ème Chambre |
| Avocat requérant | VERVENNE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 27 juin 2023, M. B A, représenté par Me Hannes Vervenne, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 13 février 2023 par lequel le préfet du Finistère lui refuse la délivrance d'un titre de séjour, l'oblige à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixe le pays de destination ;
2°) d'enjoindre au préfet du Finistère, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " étudiant " ou " vie privée et familiale ", dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, ou, à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa situation privée et familiale et de lui remettre, le temps de cet examen, une autorisation provisoire de séjour dans un délai de trois jours à compter de la notification du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l'État le versement au profit de son conseil d'une somme de 2 000 euros au titre des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et des articles 37 et 75 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
S'agissant de la décision refusant la délivrance d'un titre de séjour :
- elle a été signée, sur proposition du secrétaire général, alors que les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile prévoient que le préfet est la seule autorité compétente pour statuer sur les demandes de titre de séjour ;
- le préfet du Finistère a entaché sa décision d'une erreur de fait et d'une erreur de droit, en méconnaissance des dispositions de l'article 47 du code civil et de l'article L. 811-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'avis de la direction zonale de la police aux frontières rendu dans le cadre d'une enquête de minorité ne pouvant fonder la décision de refus de titre de séjour contestée ;
- le préfet du Finistère a méconnu l'article 1er du décret du 24 décembre 2015, la direction zonale de la police aux frontières n'étant pas une autorité étrangère habilitée à procéder aux vérifications utiles concernant l'authenticité de l'acte d'état civil produit ;
- le préfet a méconnu les dispositions de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors qu'il justifie suivre des études supérieures et disposer de ressources suffisantes ;
- le préfet a méconnu les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- la décision portant refus de délivrer un titre de séjour étant illégale, la décision portant obligation de quitter le territoire se trouve en conséquence privée de base légale ;
- la décision est insuffisamment motivée et ne repose sur aucun examen du risque d'atteinte aux stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
S'agissant de la décision fixant le pays de destination :
- les décisions portant refus de délivrance d'un titre de séjour et obligation de quitter le territoire français étant illégales, la décision fixant le pays à destination duquel il est susceptible d'être reconduit d'office se trouve en conséquence privée de base légale ;
- la décision est insuffisamment motivée et ne comporte pas un examen individuel et rigoureux sur l'absence de risques en cas de retour dans son pays d'origine.
Par un mémoire en défense, enregistré le 31 août 2023, le préfet du Finistère conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés par M. A n'est fondé.
M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 4 mai 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code civil ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le décret n° 2015-1740 du 24 décembre 2015 relatif aux modalités de vérification d'un acte de l'état civil étranger ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Le rapport de Mme Thalabard a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. B A, ressortissant burkinabé né le 2 octobre 2001 à Grand Bereby (Côte d'Ivoire), est entré irrégulièrement en France, selon ses déclarations, en juin 2018 et a été pris en charge, en juillet 2018, par les services de l'aide sociale à l'enfance, en qualité de mineur isolé. Le conseil départemental du Finistère a cependant mis fin à cette prise en charge le
22 décembre 2018, compte tenu notamment d'un avis défavorable émis par la direction zonale de la police aux frontières sur l'authenticité des documents d'identité produits par l'intéressé et des conclusions de l'enquête de minorité. M. A s'est néanmoins maintenu sur le territoire français. Le 30 juin 2022, il a sollicité son admission au séjour en qualité d'étudiant ou au titre de la vie privée et familiale. Par la présente requête, il demande l'annulation de l'arrêté du
13 février 2023 par lequel le préfet du Finistère lui refuse la délivrance d'un titre de séjour, l'oblige à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixe le pays de destination.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :
2. En premier lieu, la circonstance que la décision contestée soit intervenue, selon la mention portée dans l'arrêté préfectoral du 13 février 2023, " sur proposition du secrétaire général de la préfecture ", ne méconnaît aucun texte ou principe. Le secrétaire général de la préfecture disposait, en tout état de cause, d'une délégation de signature en vertu d'un arrêté du 26 juillet 2022 régulièrement publié. Le requérant ne saurait en conséquence utilement soutenir que la décision refusant de lui délivrer un titre de séjour est entachée d'un vice d'incompétence.
3. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui établit qu'il suit un enseignement en France ou qu'il y fait des études et qui justifie disposer de moyens d'existence suffisants se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "étudiant " d'une durée inférieure ou égale à un an. / En cas de nécessité liée au déroulement des études ou lorsque l'étranger a suivi sans interruption une scolarité en France depuis l'âge de seize ans et y poursuit des études supérieures, l'autorité administrative peut accorder cette carte de séjour sous réserve d'une entrée régulière en France et sans que soit opposable la condition prévue à L. 412-1. / Cette carte donne droit à l'exercice, à titre accessoire, d'une activité professionnelle salariée dans la limite de 60 % de la durée de travail annuelle. ". Selon l'article L. 412-1 de ce code : " Sous réserve des engagements internationaux de la France et des exceptions prévues aux articles
L. 412-2 et L. 412-3, la première délivrance d'une carte de séjour temporaire ou d'une carte de séjour pluriannuelle est subordonnée à la production par l'étranger du visa de long séjour mentionné aux 1° ou 2° de l'article L. 411-1. ".
4. Il n'est pas contesté que M. A est entré irrégulièrement sur le territoire français et ne disposait pas d'un visa de long séjour. Faute d'entrée régulière sur le territoire français, le requérant n'établit pas davantage remplir les conditions du deuxième alinéa de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour obtenir la délivrance d'un titre de séjour en qualité d'étudiant sans que la condition prévue par l'article L. 412-1 du même code lui soit opposable. Dans ces conditions, et alors qu'en tout état de cause, l'intéressé ne justifie pas même dans le cadre de la présente instance de la poursuite d'études supérieures en France à la date du dépôt de sa demande de titre de séjour, le préfet du Finistère pouvait, au seul motif de son entrée irrégulière sur le territoire français, refuser de lui délivrer un titre de séjour en qualité d'étudiant. Le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit donc être écarté.
5. En troisième lieu, d'une part, aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale" d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. / L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République. ". L'article R. 423-5 du même code précise : " Pour l'application de l'article L. 423-23, l'étranger qui invoque la protection due à son droit au respect de la vie privée et familiale en France doit apporter toute justification permettant d'apprécier : / 1° La réalité et la stabilité de ses liens personnels et familiaux effectifs en France ; / 2° La justification de ses attaches familiales dans son pays d'origine ; / 3° La justification de ses conditions d'existence en France ; / 4° La justification de son insertion dans la société française appréciée notamment au regard de sa connaissance des valeurs de la République. ".
6. D'autre part, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. () ".
7. M. A fait valoir qu'il est arrivé en France à l'âge de 17 ans, qu'il y réside depuis plus de cinq ans et que le centre de ses intérêts aussi bien personnels que familiaux s'y situe désormais. Il n'apporte, toutefois, aucune précision ou aucun justificatif au soutien de ses allégations dans le cadre de la présente instance. Il ne justifie ainsi nullement de l'intensité des liens sociaux et amicaux qu'il aurait noués sur le territoire français ainsi que de son insertion dans la société française. Il ne saurait davantage établir, par une simple affirmation générale, ne plus avoir de contact avec sa famille restée dans son pays d'origine. Les attestations produites, rédigées par les deux associations qui lui apportent un soutien financier, ne peuvent permettre de considérer que M. A dispose de ressources propres, suffisantes pour justifier de ses conditions d'existence en France. Au regard de ces éléments, le préfet du Finistère n'a pas porté au droit du requérant au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée en refusant de lui délivrer un titre de séjour. Par suite, le préfet, qui a suffisamment exposé les considérations de fait sur lesquelles il a fondé sa décision, n'a méconnu ni les stipulations de
l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ni les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
8. En dernier lieu, eu égard aux motifs exposés aux points 4 et 7, le préfet du Finistère était fondé à refuser de délivrer un titre de séjour à M. A sur le fondement des dispositions des articles L. 422-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dès lors, le requérant ne saurait utilement contester les mentions de la décision attaquée selon lesquelles il existerait un doute sérieux sur son identité et sur la véracité de son état civil, dès lors qu'il résulte de l'instruction que le préfet du Finistère aurait pris la même décision de refus de titre de séjour s'il ne s'était pas fondé sur le doute quant à l'état civil du requérant. Il s'ensuit que les moyens tirés de l'erreur de fait et de l'erreur de droit par méconnaissance de l'article 47 du code civil et de l'article L. 811-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 1er du décret du 24 décembre 2015, doivent être écartés.
9. Il résulte de ce qui précède que les conclusions présentées par M. A tendant à l'annulation de la décision du préfet du Finistère refusant de lui délivrer un titre de séjour doivent être rejetées.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
10. En premier lieu, et ainsi qu'il a été dit précédemment, la décision portant refus de délivrance d'un titre de séjour à M. A n'est pas entachée d'illégalité. Par suite, la décision lui faisant obligation de quitter le territoire français n'a pas été prise sur le fondement d'une décision illégale. Le moyen tiré d'une telle exception d'illégalité ne peut, dès lors, qu'être écarté.
11. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : () / 3° L'étranger s'est vu refuser la délivrance d'un titre de séjour. () ". Selon l'article L. 613-1 du même code : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée. / Dans le cas prévu au 3° de l'article L. 611-1, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'a pas à faire l'objet d'une motivation distincte de celle de la décision relative au séjour. Toutefois, les motifs des décisions relatives au délai de départ volontaire et à l'interdiction de retour édictées le cas échéant sont indiqués. ". Il résulte de la combinaison des dispositions précitées que la motivation de l'obligation de quitter le territoire français édictée en application des dispositions du 3° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile se confond avec celle du refus de titre de séjour dont elle découle nécessairement et n'implique pas, par conséquent, dès lors que ce refus est lui-même motivé et que les dispositions législatives qui permettent d'assortir le refus de séjour d'une obligation de quitter le territoire français ont été rappelées, de motivation spécifique. M. A ne conteste pas la motivation de la décision portant refus de titre de séjour. Par suite, il n'est pas fondé à soutenir que la décision par laquelle le préfet du Finistère l'a obligé à quitter le territoire français, qui cite les textes permettant d'assortir le refus de titre de séjour d'une obligation de quitter le territoire, n'est pas suffisamment motivée. En outre, contrairement à ce qui est soutenu par le requérant, l'obligation faite à un étranger de quitter le territoire français n'implique pas qu'il soit procédé à un examen préalable du risque d'atteinte à sa vie ou sa liberté dans les conditions prévues par l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, dès lors qu'une telle décision n'implique pas, par elle-même, un retour dans le pays d'origine. Il s'ensuit que le moyen tiré d'un défaut de motivation doit être écarté.
12. Il résulte de ce qui précède que les conclusions présentées par M. A tendant à l'annulation de la décision l'obligeant à quitter le territoire français doivent être rejetées.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
13. En premier lieu, comme précédemment développé, les décisions refusant la délivrance d'un titre de séjour à M. A et l'obligeant à quitter le territoire français n'étant pas entachées d'illégalité, celui-ci n'est pas fondé à soutenir que la décision fixant le pays à destination duquel il est susceptible d'être reconduit d'office est dépourvue de base légale.
14. En deuxième lieu, la décision contestée énonce les considérations de droit et de fait sur lesquelles elle se fonde. Cette décision cite notamment l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et mentionne que l'intéressé n'a apporté aucun élément permettant de considérer qu'il serait exposé à des peines ou traitements contraires à ces stipulations en cas de retour dans son pays d'origine. Le requérant, qui ne soutient pas qu'il aurait fait valoir des éléments dont il n'aurait pas été tenu compte et qui n'invoque aucune crainte en cas de retour dans son pays d'origine, n'est pas fondé à soutenir qu'une telle motivation serait insuffisante et qu'il n'aurait pas été procédé à un examen individuel rigoureux de sa situation.
15. Il résulte de ce qui précède que les conclusions présentées par M. A tendant à l'annulation de la décision fixant le pays de destination doivent être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
16. Le présent jugement, qui rejette les conclusions tendant à l'annulation de l'arrêté préfectoral contesté, n'implique aucune mesure particulière d'exécution. Les conclusions à fin d'injonction présentées par M. A ne peuvent dès lors être accueillies.
Sur les frais liés au litige :
17. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, la somme que le requérant demande au profit de son conseil au titre des dépenses exposées et non comprises dans les dépens. Les conclusions présentées à ce titre par M. A doivent dès lors être rejetées.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au préfet du Finistère.
Délibéré après l'audience du 21 septembre 2023 à laquelle siégeaient :
Mme Grenier, présidente,
Mme Plumerault, première conseillère,
Mme Thalabard, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 octobre 2023.
La rapporteure,
signé
M. Thalabard
La présidente,
signé
C. GrenierLa greffière,
signé
I. Le Vaillant
La République mande et ordonne au préfet du Finistère en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026