lundi 16 octobre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2303773 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 5ème Chambre |
| Avocat requérant | MARAL |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés respectivement les 13 juillet et 11 septembre 2023, Mme E D, représentée par Me Maral, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 30 juin 2023 par lequel le préfet d'Ille-et-Vilaine a rejeté sa demande de titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays de destination ;
2°) d'enjoindre au préfet d'Ille-et-Vilaine de lui délivrer un titre de séjour temporaire ou, à défaut, de procéder à un nouvel examen de sa situation dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la décision à intervenir sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'État le versement à son conseil d'une somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle lève le secret médical et soutient que :
En ce qui concerne le refus de séjour :
- le préfet doit justifier de la compétence du signataire ;
- la décision n'est pas motivée et souffre d'un défaut d'examen ;
- il n'est pas établi que le médecin de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) qui a dressé le rapport médical n'a pas siégé au sein du collège de médecins ;
- elle ne pourra pas bénéficier d'un traitement approprié à son état de santé en Géorgie et le préfet a méconnu l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
- la décision n'est pas motivée et souffre d'un défaut d'examen ;
- le préfet a pris sa décision en violation de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors qu'elle ne peut pas bénéficier d'un traitement approprié à son état de santé ;
- elle encourt des risques de subir des traitements inhumains ou dégradants en cas de retour en Géorgie ;
- la décision porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale ;
- le préfet n'a pas accordé une considération primordiale à l'intérêt supérieur de son enfant ;
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
- elle est fondée à exciper de l'illégalité de la décision de refus de séjour et de l'obligation de quitter le territoire français.
Par un mémoire en défense, enregistré le 25 juillet 2023, le préfet d'Ille-et-Vilaine conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Après levée par Mme D du secret médical, son entier dossier médical a été produit le 24 juillet 2023 par l'OFII et communiqué aux parties.
Un mémoire, enregistré le 1er septembre 2023, a été présenté par l'OFII et communiqué aux parties.
Mme D a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 28 septembre 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant, signée à New York le 26 janvier 1990 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Etienvre,
- et les observations de Me Maral, représentant Mme D.
Considérant ce qui suit :
1. Mme D est une ressortissante géorgienne née en 1995. Entrée en France le 14 août 2018 en compagnie de sa mère et de sa fille, A, elle a sollicité l'asile le 21 août 2018. Cette demande a été rejetée par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) le 29 mars 2019 et le recours formé contre cette décision a été rejeté par la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) le 21 juin 2019. Le préfet d'Ille-et-Vilaine a pris le 17 mai 2019 un arrêté portant obligation de quitter le territoire français. Par jugement du 9 juillet 2019, le tribunal administratif de Rennes a rejeté le recours en annulation formé contre cet arrêté. Le 28 novembre 2019, Mme D a demandé la délivrance d'un titre de séjour pour raisons de santé. Le 22 juin 2020, le préfet d'Ille-et-Vilaine a rejeté cette demande et a de nouveau obligé l'intéressée à quitter le territoire français. Par jugement du 1er avril 2021, le même tribunal a rejeté le recours en annulation de Mme D. L'appel de celle-ci a été également rejeté le 7 janvier 2022. Le 16 février 2023, Mme D a, une nouvelle fois, demandé la délivrance d'un titre de séjour en qualité d'étranger malade. Le 30 juin 2023, le préfet d'Ille-et-Vilaine a rejeté cette demande et décidé, à nouveau d'obliger Mme D à quitter le territoire français.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
En ce qui concerne le moyen commun aux décisions attaquées :
2. Par un arrêté du 23 mars 2023, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture d'Ille-et-Vilaine du même jour, le préfet de ce département a donné délégation à Mme C B, directrice des étrangers en France, délégation à l'effet de signer notamment les obligations de quitter le territoire français avec ou sans délai de départ volontaire, les décisions fixant le pays de renvoi, ainsi que les décisions d'assignation à résidence. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de cet arrêté doit être écarté.
En ce qui concerne les autres moyens :
S'agissant de la décision de refus de titre de séjour :
3. En premier lieu, l'arrêté attaqué mentionne qu'en ce qui concerne la demande de titre de séjour déposée par Mme D en qualité d'étranger malade, au vu des éléments soumis par l'intéressée et de l'avis du collège de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII), il y a lieu de considérer que son état de santé nécessite une prise en charge médicale et que le défaut de cette prise en charge pourrait entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité mais qu'eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays d'origine, Mme D peut bénéficier effectivement d'un traitement approprié. Par suite, l'arrêté attaqué comporte de manière suffisante l'énoncé des considérations de fait sur lesquelles le préfet s'est fondé pour refuser de délivrer le titre de séjour prévu à l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il ressort par ailleurs des pièces du dossier que le préfet a procédé, sur ce point, à un examen particulier de la situation personnelle de l'intéressée.
4. En deuxième lieu, le préfet d'Ille-et-Vilaine a produit l'avis émis le 6 avril 2023 par le collège de médecins de l'OFII duquel il résulte que le médecin qui a établi le rapport médical n'a pas siégé au sein de ce collège. Mme D n'est en conséquence pas fondée à soutenir que l'arrêté attaqué est entaché pour cette raison d'un vice de procédure.
5. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. () La décision de délivrer cette carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'État ". L'article R. 425-11 du même code prévoit : " Pour l'application de l'article
L. 425-9, le préfet délivre la carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " au vu d'un avis émis par un collège de médecins à compétence nationale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. / L'avis est émis dans les conditions fixées par arrêté du ministre chargé de l'immigration et du ministre chargé de la santé au vu, d'une part, d'un rapport médical établi par un médecin de l'office et, d'autre part, des informations disponibles sur les possibilités de bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans le pays d'origine de l'intéressé () ". Enfin, aux termes de l'article 6 de l'arrêté du 27 décembre 2016 pris notamment pour l'application de l'ancien article R. 313-22 désormais codifié à l'article
R. 425-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Au vu du rapport médical mentionné à l'article 3, un collège de médecins désigné pour chaque dossier dans les conditions prévues à l'article 5 émet un avis, conformément au modèle figurant à l'annexe C du présent arrêté, précisant : / a) si l'état de santé de l'étranger nécessite ou non une prise en charge médicale ; / b) si le défaut de cette prise en charge peut ou non entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité sur son état de santé ; / c) si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont le ressortissant étranger est originaire, il pourrait ou non y bénéficier effectivement d'un traitement approprié ; / d) la durée prévisible du traitement. / Dans le cas où le ressortissant étranger pourrait bénéficier effectivement d'un traitement approprié, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, le collège indique, au vu des éléments du dossier du demandeur, si l'état de santé de ce dernier lui permet de voyager sans risque vers ce pays. () / L'avis émis à l'issue de la délibération est signé par chacun des trois médecins membres du collège ".
6. Sous réserve des cas où la loi attribue la charge de la preuve à l'une des parties, il appartient au juge administratif, au vu des pièces du dossier, et compte tenu, le cas échéant, de l'abstention d'une des parties à produire les éléments qu'elle est seule en mesure d'apporter et qui ne sauraient être réclamés qu'à elle-même, d'apprécier si l'état de santé d'un étranger nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité, sous réserve de l'absence d'un traitement approprié dans le pays de renvoi. La partie qui justifie d'un avis du collège de médecins du service médical de l'OFII qui lui est favorable doit être regardée comme apportant des éléments de fait susceptibles de faire présumer l'existence ou l'absence d'un état de santé de nature à justifier la délivrance ou le refus d'un titre de séjour. Dans ce cas, il appartient à l'autre partie, dans le respect des règles relatives au secret médical, de produire tous éléments permettant d'apprécier l'état de santé de l'étranger et, le cas échéant, l'existence ou l'absence d'un traitement approprié dans le pays de renvoi. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si l'état de santé d'un étranger justifie la délivrance d'un titre de séjour dans les conditions ci-dessus rappelées, se détermine au vu de ces échanges contradictoires.
7. Pour rejeter la demande de Mme D, le préfet d'Ille-et-Vilaine a estimé que si l'état de santé de l'intéressée nécessitait une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité, pour autant, celle-ci pouvait bénéficier dans son pays d'origine d'un traitement approprié à son état de santé.
8. Mme D soutient le contraire et prétend qu'en cas de retour en Géorgie, elle ne pourra bénéficier d'aucun traitement substitutif rénal par dialyse, d'aucune transplantation rénale et du traitement médicamenteux qui lui est prescrit.
9. Il ressort toutefois des pièces du dossier qu'à la date de l'arrêté attaqué, Mme D, qui souffrait d'une insuffisance rénale chronique, bénéficiait seulement d'une hémodialyse. Si Mme D soutient que ce traitement n'est pas disponible en Géorgie, le seul rapport de l'organisation mondiale pour la santé qu'elle produit date de 2016. Comme le tribunal l'a, au demeurant, déjà relevé dans son jugement du 9 juillet 2019, l'intéressée a déclaré au cours de son entretien à l'OFPRA qu'elle bénéficiait de dialyses dans son pays d'origine depuis la naissance de son enfant. L'OFII n'est enfin pas contesté quand celui-ci déclare que les patients en hémodialyse chronique sont accueillis au Centre national d'urologie A. Tsulukidze, Tbilissi. Si Mme D prétend également qu'elle ne peut pas bénéficier en Géorgie d'une transplantation rénale, les pièces du dossier révèlent qu'aucune greffe de rein n'était envisagée à la date de l'arrêté attaqué compte-tenu de l'instabilité de la pathologie psychiatrique affectant l'intéressée. Si, enfin, celle-ci soutient que les médicaments Tercian et Bisoce ne sont pas disponibles en Géorgie, les seules fiches de présentation de ces produits médicamenteux ne l'établissent pas. S'agissant du médicament Kayexalate, le seul courrier établi par la société Sanofi le 7 avril 2021 ne permet pas davantage d'établir que ce produit n'était pas non plus disponible en Géorgie le 30 juin 2023. En tout état de cause, il ne ressort pas des pièces du dossier que le défaut de prise de ce médicament, utilisé pour éliminer le potassium dans le sang, pourrait entraîner pour Mme D des conséquences d'une exceptionnelle gravité.
S'agissant de l'obligation de quitter le territoire français :
10. En premier lieu, l'arrêté attaqué mentionne les considérations de droit et de fait sur lesquelles le préfet s'est fondé et il ressort des pièces du dossier que le préfet a procédé à un examen particulier de la situation personnelle de la requérante.
11. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : () 9° L'étranger résidant habituellement en France si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé du pays de renvoi, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié () ".
12. Pour les motifs exposés au point 9, Mme D n'est pas fondée à soutenir que le préfet a pris sa décision en violation des dispositions précitées.
13. En troisième lieu, Mme D n'est pas davantage fondée à soutenir qu'elle subirait des traitements inhumains ou dégradants au sens de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales faute de pouvoir disposer en Géorgie d'un traitement approprié à son état de santé.
14. En quatrième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet, compte-tenu notamment des conditions dans lesquelles Mme D a séjourné depuis son entrée en France, a porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale alors même que sa mère réside en France.
15. En cinquième et dernier lieu, aux termes de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ". Il résulte de ces dispositions que dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant.
16. Il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet, compte-tenu notamment de l'âge de la fille de Mme D, née en 2015, n'a pas accordé, en prenant la décision attaquée, une attention primordiale à l'intérêt supérieur de cet enfant.
S'agissant de la décision fixant le pays de destination :
17. Mme D n'est pas fondée, compte-tenu de ce qui a été dit précédemment, à exciper de l'illégalité de la décision de refus de séjour et de l'obligation de quitter le territoire français.
Sur les conclusions aux fins d'injonction :
18. Le présent jugement, qui rejette les conclusions aux fins d'annulation, n'impliquant aucune mesure d'exécution, les conclusions aux fins d'injonction de Mme D ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les conclusions tendant au bénéfice des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 :
19. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge de l'État, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, le versement d'une somme au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
20. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de Mme D doit être rejetée.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de Mme D est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme E D et au préfet d'Ille-et-Vilaine.
Délibéré après l'audience du 2 octobre 2023, à laquelle siégeaient :
M. Etienvre, président,
M. Terras, premier conseiller,
Mme Le Berre, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 16 octobre 2023.
Le président-rapporteur,
signé
F. Etienvre
L'assesseur le plus ancien,
signé
F. Terras
La greffière d'audience,
signé
I. Loury
La République mande et ordonne au préfet d'Ille-et-Vilaine en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026