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AccueilJurisprudence administrativeN° TA35-2304711

Tribunal Administratif de Rennes — Décision N° TA35-2304711

lundi 4 septembre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Rennes
SectionTribunal Administratif de Rennes
N° DossierTA35-2304711
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
FormationEloignement urgent
Avocat requérantMARAL

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 31 août 2023, M. F A alias C, alors placé en rétention administrative à Rennes-Saint-Jacques-de-la-Lande (Ille-et-Vilaine), demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 29 août 2023 par lequel le préfet de la Loire-Atlantique lui fait obligation de quitter le territoire français sans délai de départ volontaire, fixe le pays de destination et décide une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de trois ans.

Il soutient que :

- l'arrêté est entaché d'incompétence ;

- il est insuffisamment motivé et n'a pas fait l'objet d'un examen particulier ;

- il méconnaît le droit d'être entendu ;

- il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation ;

- l'obligation de quitter le territoire français méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la décision refusant un délai de départ volontaire est dépourvue de base légale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;

- elle est insuffisamment motivée et entachée d'une erreur manifeste d'appréciation en l'absence de risque de fuite et en raison de ses garanties de représentation ;

- la décision fixant le pays de destination est dépourvue de base légale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;

- elle est insuffisamment motivée ;

- la décision portant interdiction de retour sur le territoire est dépourvue de base légale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;

- elle est insuffisamment motivée et n'examine pas tous les critères fixés par l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle méconnaît l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les circonstances humanitaires dont il justifie.

Par un mémoire en défense, enregistré le 1er septembre 2023, le préfet de la Loire-Atlantique conclut au rejet de la requête.

Le préfet fait valoir qu'aucun des moyens soulevés par M. A n'est fondé.

Vu :

- l'ordonnance du 1er septembre 2023 par laquelle le juge des libertés et de la détention a prolongé la rétention de M. A pour un délai maximum de vingt-huit jours ;

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;

- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Radureau, président, pour statuer sur les recours dont le jugement relève des dispositions des articles L. 614-5 et L. 614-7 à 13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Radureau,

- les observations de Me Maral, avocate commise d'office, représentant M. A qui a repris les éléments exposés dans les écritures.

- les explications de M. A, assisté d'une interprète en langue arabe.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience, en application de l'article R. 776-26 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. M. A, né le 25 mai 1986 à Sidi Lakhdar (Algérie) de nationalité algérienne également connu sous l'alias F C, de nationalité marocaine, a fait l'objet de deux précédentes obligations de quitter le territoire français prises par le préfet de la Loire-Atlantique le 6 août 2019 et le 11 septembre 2020. À l'issue de son incarcération au centre pénitentiaire de Nantes sous l'identité de F C, le préfet de la Loire-Atlantique a par un arrêté du 29 août 2023 fondé sur le 1° de l'article L. 611-1 code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, fait obligation à M. A de quitter le territoire français sans délai, fixé le pays d'éloignement et prononcé une interdiction de retour sur le territoire d'une durée de trois ans. Le requérant demande l'annulation de cet arrêté du 29 août 2023.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne le moyen commun aux décisions attaquées :

2. En premier lieu, les décisions attaquées ont été signées par Mme E D, adjointe à la cheffe du bureau du contentieux et de l'éloignement. Par un arrêté du 30 janvier 2023 régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture, le préfet de la Loire-Atlantique a donné délégation à Mme B, cheffe du bureau du contentieux et de l'éloignement, ainsi qu'à son adjointe, à l'effet de signer, notamment, les décisions portant obligation de quitter le territoire français, refusant un délai de départ volontaire, fixant le pays de renvoi ou portant interdiction de retour sur le territoire français, et les décisions d'assignation à résidence, en cas d'absence ou d'empêchement d'agents dont il n'est pas établi qu'ils n'étaient ni absents ni empêchés à la date de l'acte attaqué. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de l'ensemble des décisions attaquées doit être écarté.

3. En deuxième lieu, l'arrêté litigieux vise notamment les articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, ainsi que les articles du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dont le préfet a fait application et qui constituent la base légale des décisions qu'il contient. Le préfet a examiné l'ensemble des éléments de droit et de fait se rapportant à la situation de M. A dont il avait connaissance et en particulier concernant sa situation administrative, personnelle, familiale de nature à fonder l'obligation de quitter le territoire français, de ne pas lui accorder de délai de départ volontaire, de fixer le pays d'éloignement et de décider une interdiction de retour sur le territoire. Ainsi, cet arrêté, qui n'avait pas à mentionner tous les éléments de fait relatifs à la situation du requérant, énonce les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement, de manière suffisamment circonstanciée pour mettre le requérant en mesure d'en discuter utilement les motifs. En conséquence, les moyens tirés du défaut d'examen particulier et de l'insuffisance de motivation des décisions attaquées doivent être écartés.

4. En troisième lieu, selon la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne le droit d'être entendu fait partie intégrante du respect des droits de la défense, principe général du droit de l'Union. Ce droit se définit comme celui de toute personne de faire connaître, de manière utile et effective, son point de vue au cours d'une procédure administrative avant l'adoption de toute décision susceptible d'affecter de manière défavorable ses intérêts. Il ne saurait cependant être interprété en ce sens que l'autorité nationale compétente serait tenue, dans tous les cas, d'entendre l'intéressé lorsque celui-ci a déjà eu la possibilité de présenter son point de vue de manière utile et effective. Par ailleurs, une atteinte au droit d'être entendu n'est susceptible d'affecter la régularité de la procédure à l'issue de laquelle une décision faisant grief est prise que si la personne concernée a été privée de la possibilité de présenter des éléments pertinents qui auraient pu avoir une influence sur le contenu de la décision. Si M. A soutient que le préfet de la Loire-Atlantique a méconnu le principe du respect des droits de la défense, il a été entendu par la police le 18 juillet 2023 à la maison d'arrêt de Nantes sur son droit au séjour avant la fin de son incarcération prévue le 30 août 2023. Il a notamment indiqué qu'il vivait en concubinage avec une personne habitant à Saint-Nazaire, ce qui a conduit la police à la rechercher mais sans succès, et la rubrique " autres éléments à communiquer " du formulaire retraçant cette audition, ne comporte aucun élément que le requérant aurait entendu faire valoir avant qu'il ne soit statué sur son droit au séjour. Il ne ressort pas des pièces du dossier que l'intéressé aurait eu des éléments nouveaux à faire valoir qui auraient conduit le préfet à prendre une décision différente à son égard. Par suite, le moyen tiré de la violation du doit d'être entendu doit être écarté.

En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :

5. Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale. ".

6. Si M. A soutient qu'il entretiendrait une relation avec une ressortissante de nationalité française résidant à Saint-Nazaire avec laquelle il serait marié religieusement et qui serait enceinte de trois semaines, il ne verse aucun élément concernant l'identité de cette personne et la réalité de cette relation. S'il invoque la durée de sa présence sur le territoire elle n'est pas plus clairement établie alors que le préfet retient une arrivée sur le territoire en 2017. M. A ne justifie cependant d'aucune insertion particulière. Au contraire, ainsi que cela résulte des termes de l'arrêté attaqué qui détaille les condamnations prononcées à l'encontre de M. A, sa présence sur le territoire a été de nature à troubler l'ordre public. Il a ainsi fait l'objet entre juin 2018 et juillet 2022 de six condamnations dont deux à des peines de six mois d'emprisonnement, à une peine de huit mois d'emprisonnement et enfin la dernière en date du 1er juillet 2022 à dix-huit mois de prison pour des faits de violence ou en lien avec des produits stupéfiants. Dans ces circonstances, eu égard aux conditions de séjour de M. A, et alors qu'il est célibataire et sans enfant et a vécu dans son pays d'origine jusqu'à l'âge de 31 ans, la décision du préfet de la Loire-Atlantique ne peut être regardée comme portant une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale en méconnaissance des stipulations précitées de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ni comme entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle. Par suite ces moyens doivent être écartés.

7. Il résulte de ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision du 29 août 2023 l'obligeant à quitter le territoire français.

En ce qui concerne la décision portant refus de délai de départ volontaire :

8. Aux termes de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision. L'autorité administrative peut accorder, à titre exceptionnel, un délai de départ volontaire supérieur à trente jours s'il apparaît nécessaire de tenir compte de circonstances propres à chaque cas () ". Aux termes de l'article L. 612-2 du même code : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : / 1° Le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public / () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet ". Aux termes de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : 1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; () ; / 4° L'étranger a explicitement déclaré son intention de ne pas se conformer à son obligation de quitter le territoire français ; / 5° L'étranger s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement ; () 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, qu'il a refusé de communiquer les renseignements permettant d'établir son identité ou sa situation au regard du droit de circulation et de séjour ou a communiqué des renseignements inexacts, qu'il a refusé de se soumettre aux opérations de relevé d'empreintes digitales ou de prise de photographie prévues au 3° de l'article L. 142-1, qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale ou qu'il s'est précédemment soustrait aux obligations prévues aux articles L. 721-6 à L. 721-8, L. 731-1, L. 731-3, L. 733-1 à L. 733-4, L. 733-6, L. 743-13 à L. 743-15 et L. 751-5 ".

9. En premier lieu, il résulte de ce qui a été dit que le requérant n'établit pas que la décision lui faisant obligation de quitter le territoire qui lui a été opposée serait entachée d'illégalité. Par suite, le moyen, invoqué par voie d'exception, tiré de l'illégalité de cette décision à l'appui des conclusions d'annulation dirigées contre le refus de délai de départ volontaire doit être écarté.

10. En deuxième lieu, pour refuser d'accorder un délai de départ volontaire à M. A, le préfet de la Loire-Atlantique a précisément exposé en quoi l'intéressé entrait dans le champ d'application des dispositions des 1° et 3° de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et des dispositions des 1°, 4°, 5° et 8° de l'article L. 612-3 du même code.

11. En troisième lieu, il ressort des pièces du dossier que M. A ne fait valoir aucune circonstance particulière, qu'il s'est soustrait à deux reprises aux mesures d'éloignement prononcées à son encontre, qu'il n'a pas sollicité de titre de séjour, qu'il a manifesté son intention de ne pas se conformer à une mesure d'éloignement et qu'il ne justifie pas de garanties de représentation. Il suit de là que le préfet pouvait, pour un seul de ces motifs, lui refuser l'octroi d'un délai de départ volontaire sur le fondement de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, M. A n'est pas fondé à soutenir que la décision refusant de lui accorder un délai de départ volontaire méconnaît les dispositions précitées du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Pour les mêmes raisons, la décision attaquée ne procède pas d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ou sa " vie privée et familiale " .

12. Il résulte de ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision refusant de lui accorder un délai de départ volontaire.

En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :

13. En premier lieu, il résulte de ce qui a été dit que le requérant n'établit pas que la décision lui faisant obligation de quitter le territoire qui lui a été opposée serait entachée d'illégalité. Par suite, le moyen, invoqué par voie d'exception, tiré de l'illégalité de cette décision à l'appui des conclusions d'annulation dirigées contre la décision fixant le pays d'éloignement doit être écarté.

14. En deuxième lieu, la décision fixant le pays de destination comporte les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Par suite le moyen tiré du défaut de motivation de cette décision doit être écarté.

15. Il résulte de ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision fixant le pays de destination.

En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :

16. En premier lieu, il résulte de ce qui a été dit que le requérant n'établit pas que la décision lui faisant obligation de quitter le territoire qui lui a été opposée serait entachée d'illégalité. Par suite, le moyen, invoqué par voie d'exception, tiré de l'illégalité de cette décision à l'appui des conclusions d'annulation dirigées contre la décision fixant une interdiction de retour sur le territoire doit être écarté.

17. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour () ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français () ".

18. La décision attaquée qui mentionne les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, indique les raisons pour lesquelles M. A peut faire l'objet d'une interdiction de retour sur le territoire français en tenant compte de la durée de sa présence sur le territoire mais également de l'illégalité de sa situation sur le territoire depuis l'année 2018, de son comportement qui constitue une menace pour l'ordre public, de l'absence d'attaches sur le territoire alors qu'il a vécu jusqu'à l'âge de 31 ans dans son pays d'origine et enfin de ce qu'il a déjà fait l'objet de deux mesures d'éloignement par des arrêtés en date du 6 août 2019 et du 11 septembre 2020. Cette motivation révèle qu'il a été procédé à un examen particulier de la situation de M. A.

19. En troisième lieu, si M. A indique qu'il justifie de circonstances humanitaires, il ressort de la décision que le préfet a bien noté que le requérant invoquait une relation de concubinage avec une ressortissante française mais que cela n'était pas établi. Dans ces conditions, le préfet de la Loire-Atlantique pouvait légalement prononcer à l'encontre du requérant une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de trois ans. Dès lors, l'intéressé n'est pas fondé à soutenir que le préfet de la Loire-Atlantique aurait méconnu les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ni entaché sa décision d'une erreur d'appréciation en prononçant à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de trois ans.

20. En quatrième lieu, les moyens tirés de la violation de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'erreur manifeste d'appréciation doivent être écartés pour les mêmes motifs que ceux mentionnés au point 6 du présent jugement.

21. Il résulte de ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français.

22. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. A doit être rejetée.

D É C I D E :

Article 1er : La requête de M. A alias C est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. F A alias C et au préfet de la Loire-Atlantique.

Lu en audience publique le 4 septembre 2023.

Le magistrat désigné,

signé

C. RadureauLa greffière,

signé

P. Lecompte

La République mande et ordonne au préfet de la Loire-Atlantique en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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