mardi 5 septembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2304723 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | Eloignement urgent |
| Avocat requérant | THEBAULT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 1er septembre 2023, M. B A, représenté par Me Thébault, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du préfet des Côtes-d'Armor du 30 août 2023 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays à destination duquel il pourra être renvoyée d'office et décidant une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'une année ;
2°) d'annuler l'arrêté du préfet des Côtes-d'Armor du 30 août 2023 l'assignant à résidence pour une durée de quarante-cinq jours à Saint-Brieuc ;
3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision l'obligeant à quitter le territoire français est entachée d'incompétence ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen de sa situation personnelle en l'absence de réponse à sa demande de titre de séjour " vie privée et familiale " déposée en février 2019 ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation des conséquences sur sa situation et méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît l'article L. 611-3 5° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le refus de lui accorder un délai de départ volontaire méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'interdiction de retour sur le territoire est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 4 septembre 2023, le préfet des Côtes-d'Armor conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Radureau, président, pour statuer sur les recours dont le jugement relève des dispositions des articles L. 614-5 et L. 614-7 à 13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Radureau ;
- les observations de Me Thébault, représentant M. A qui après s'être désisté du moyen tiré l'incompétence de l'auteur de l'arrêté a repris les éléments mentionnés dans la requête et indiqué qu'elle renonçait à solliciter l'aide juridictionnelle ;
- les explications de M. A, assisté d'une interprète en langue mongole.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience, en application de l'article R. 776-26 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. M. A né le 13 février 1977 de nationalité mongole, déclare être entré en France en novembre 2014. M. A a sollicité, le 11 décembre 2014, son admission au séjour au titre de l'asile mais cette demande a été rejetée par une décision de l'Office français de protection des réfugiés et des apatrides (OFPRA) du 17 juin 2015, confirmée par une décision de la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) du 16 février 2016. Par un arrêté du 23 mars 2016, le préfet de Mayenne l'a obligé à quitter le territoire français. M. A a ensuite sollicité, le 3 juin 2016, la délivrance d'un titre de séjour en raison de son état de santé mais il a fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français le 15 septembre 2016. Par la suite, M. A a déposé une nouvelle demande de titre de séjour le 1er mars 2017. Par un arrêté du 16 avril 2018, le préfet des Côtes-d'Armor a rejeté se demande, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans le délai d'un mois et a fixé le pays de destination. Par un jugement n° 1805110-1805113 du 1er juillet 2023 le tribunal a rejeté sa requête. Par deux arrêtés du 30 août 2023 dont le requérant demande l'annulation, le préfet des Côtes-d'Armor, d'une part, l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et lui a interdit le retour sur le territoire français pour une durée d'un an et, d'autre part, l'a assigné à résidence pour une durée de quarante-cinq jours.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
2. En premier lieu, l'arrêté comporte l'ensemble des motifs de droit et les considérations de fait qui en constituent le fondement et mentionne en particulier les éléments se rapportant à sa situation personnelle, administrative et familiale. Contrairement à ce que soutient M. A, sans d'ailleurs apporter aucun élément précis, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet des Côtes-d'Armor n'aurait pas statué sur une demande de titre de séjour qu'il aurait présenté " en 2019 ". En revanche le préfet des Côtes-d'Armor mentionne clairement dans l'arrêté attaqué et ainsi que rappelé au point 1, l'ensemble des demandes de titre de séjour dont il a été saisi et dont le requérant a d'ailleurs contesté le rejet. Il résulte de la motivation de l'arrêté attaqué et des pièces du dossier que le préfet des Côtes-d'Armor a procédé à un examen particulier de la situation de M. A. Par suite ce moyen doit être écarté.
3. En deuxième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".
4. M. A se prévaut de la présence en France de sa fille, née d'une relation avec une compatriote, dont il s'occupe depuis sa naissance et de sa capacité à s'intégrer s'il disposait d'un titre de séjour l'autorisant à travailler. Cependant si M. A invoque la présence de sa fille sur le territoire, qui serait née le 5 juin 2020 à Saint-Brieuc, et présente une attestation rédigée en termes généraux sur sa participation à son entretien et à son éducation, ce document n'est pas suffisant pour établir la nature et l'intensité des relations qu'il entretiendrait avec sa fille, laquelle vit actuellement avec sa mère dont il est séparé. Malgré l'ancienneté de son séjour sur le territoire national, les deux autres attestations versées par M. A au dossier, ne suffisent pas à établir la nature et l'ancienneté de son activité professionnelle. Le requérant ne justifie pas plus disposer d'une qualification particulière ou de ressources lui permettant d'assurer ses conditions d'existence alors même qu'il ne dispose pas d'un logement à son nom. Par ailleurs, en dépit de la durée de sa présence en France, dont le caractère continu n'est pas établi, M. A ne maîtrise pas le français et ne justifie pas de liens d'une particulière intensité sur le territoire ou d'attaches familiales, autre que sa fille et son ancienne conjointe dont il est séparé et qui séjourne également irrégulièrement sur le territoire et n'a ainsi pas vocation à y demeurer. Dans ces conditions, le requérant ne démontre pas que la décision l'obligeant à quitter le territoire français attaquée porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard du but en vue duquel elle a été prise en méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Pour les mêmes motifs, M. A n'est pas fondé à soutenir que la décision attaquée serait entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation.
5. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : / () / 5° L'étranger qui est père ou mère d'un enfant français mineur résidant en France, à condition qu'il établisse contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant dans les conditions prévues par l'article 371-2 du code civil depuis la naissance de celui-ci ou depuis au moins deux ans ; / () ". M. A ne justifie pas que sa fille aurait la nationalité française et en tout état de cause, n'apporte aucun élément précis concernant sa contribution à son entretien et à son éducation. Par suite ce moyen ne peut qu'être écarté.
6. Il résulte de ce qui précède que M. A n'est pas fondé à solliciter l'annulation de la décision l'obligeant à quitter le territoire français.
En ce qui concerne la décision portant refus de délai de départ volontaire :
7. Aux termes de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision. L'autorité administrative peut accorder, à titre exceptionnel, un délai de départ volontaire supérieur à trente jours s'il apparaît nécessaire de tenir compte de circonstances propres à chaque cas () ". Aux termes de l'article L. 612-2 du même code : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : / () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet ". Aux termes de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : () / 4° L'étranger a explicitement déclaré son intention de ne pas se conformer à son obligation de quitter le territoire français ; / 5° L'étranger s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement ; () ".
8. Pour refuser d'accorder un délai de départ volontaire à M. A, le préfet des Côtes-d'Armor a indiqué en quoi l'intéressé entrait dans le champ d'application des dispositions du 3° de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et des dispositions des 4° et 5° de l'article L. 612-3 du même code et il ne ressort ni des termes de la décision en litige ni des autres pièces du dossier que le préfet des Côtes-d'Armor n'aurait pas pris en compte les éléments portés à sa connaissance concernant la situation de M. A, préalablement à l'édiction de la décision portant refus de délai de départ volontaire. Le préfet a ainsi pu légalement décidé de ne pas accorder de délai de départ volontaire à M. A. Par suite et pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 4, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, doit être écarté.
9. Il résulte de ce qui précède que M. A n'est pas fondé à solliciter l'annulation de la décision lui refusant un délai de départ volontaire.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
10. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. ". Aux termes de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français () ". Il résulte de ces dispositions que, lorsque le préfet prend, à l'encontre d'un étranger, une décision portant obligation de quitter le territoire français ne comportant aucun délai de départ, ou lorsque l'étranger n'a pas respecté le délai qui lui était imparti pour satisfaire à cette obligation, il appartient au préfet d'assortir sa décision d'une interdiction de retour sur le territoire français, sauf dans le cas où des circonstances humanitaires y feraient obstacle. Seule la durée de cette interdiction de retour doit être appréciée au regard des quatre critères énumérés à l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, à savoir la durée de la présence de l'étranger sur le territoire français, la nature et l'ancienneté de ses liens avec la France, l'existence ou non d'une précédente mesure d'éloignement et, le cas échéant, la menace pour l'ordre public que constitue sa présence sur le territoire.
11. L'arrêté litigieux, qui n'assortit l'obligation de quitter le territoire français d'aucun délai de départ volontaire, écarte les circonstances humanitaires permettant de ne pas prononcer d'interdiction de retour dans une telle hypothèse et fixe à un an la durée de cette interdiction. M. A n'établit, par les éléments versés au dossier, aucune circonstance humanitaire faisant obstacle au prononcé d'une telle interdiction. La décision attaquée précise que le requérant ne justifie pas de l'ancienneté de ses liens avec la France, ou de ses liens familiaux et personnels en France et qu'il a fait l'objet de précédentes mesures d'éloignement auxquelles il s'est soustrait, de sorte que la durée d'un an d'interdiction de retour sur le territoire français n'est pas entachée d'une erreur manifeste d'appréciation et ne méconnaît pas les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Par suite ce moyen doit être écarté.
12. M. A n'est pas fondé à solliciter l'annulation de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an.
13. M. A n'a présenté aucun moyen dirigé contre l'arrêté l'assignant à résidence.
14. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation des arrêtés du 30 août 2023 doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
15. Les dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'État, qui n'est pas dans la présente instance, la partie perdante, la somme que le requérant demande au titre des dépenses exposées et non comprises dans les dépens.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au préfet des Côtes-d'Armor.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 septembre 2023.
Le magistrat désigné,
signé
C. RadureauLa greffière,
signé
P. Lecompte
La République mande et ordonne au préfet des Côtes-d'Armor en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026