LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA35-2304984

Tribunal Administratif de Rennes — Décision N° TA35-2304984

vendredi 13 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Rennes
SectionTribunal Administratif de Rennes
N° DossierTA35-2304984
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation1ère Chambre
Avocat requérantSOCIETE D'AVOCATS MARION LEROUX SIBILLOTTE ENGLISH

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. G... visant à annuler le retrait de son autorisation de transfert de licence IV (débit de boissons). Le préfet des Côtes-d'Armor était compétent pour retirer l'autorisation initiale, motivant sa décision par la proximité de l'établissement avec un hébergement collectif de la jeunesse, contrairement à la réglementation. Le tribunal a appliqué les dispositions du code de la santé publique, notamment l'article L. 3335-1, qui permet au préfet de réglementer l'implantation des débits de boissons à proximité de certains établissements.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 14 septembre 2023, M. A... G... et la SARL Le Jobar, alors représentés par Me Leroux, demandent au tribunal :

1°) d’annuler la décision du 5 septembre 2023 par laquelle le préfet des Côtes-d’Armor a retiré l’autorisation préfectorale de transfert de licence IV de débit de boissons qu’il leur avait accordée le 9 mai 2023 ;

2°) de mettre à la charge de l’État la somme de 3 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :
- l’arrêté est entaché d’un vice d’incompétence ;
- il est dépourvu de toute motivation ;
- il méconnaît les dispositions des articles L. 3325-1 et suivants du code de la santé publique ;

Par un mémoire en intervention, enregistré le 26 septembre 2023, Mme B... C... et M. et Mme F... E..., représentés par Me Collet, demandent que le tribunal rejette la requête des requérants et à ce qu’il soit mis à leur charge la somme de 2 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que le bar est à l’origine de graves nuisances sonores et qu’il se situe à quelques mètres d’un hébergement collectif de la jeunesse.

Par un mémoire en défense, enregistré le 8 novembre 2024, le préfet des Côtes-d'Armor conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les moyens soulevés par les requérants ne sont pas fondés.

Par un courrier enregistré le 2 janvier 2025, la SARL Le Jobar a informé le tribunal qu’il avait fait l’objet d’une liquidation judiciaire, le 16 octobre 2024, et que le liquidateur judiciaire n’entendait pas poursuivre la procédure.

Par un courrier enregistré le 11 février 206, Me Leroux a informé le tribunal qu’il n’intervenait plus au soutien des intérêts de M. G....

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code des relations entre le public et l’administration ;
- le code de la santé publique ;
- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de M. Terras,
- les conclusions de M. Grondin, rapporteur public,
- et les observations de M. G....


Considérant ce qui suit :

Après avoir recueilli l’avis favorable des deux maires concernés, le préfet des Côtes-d’Armor a, par une décision du 9 mai 2023, autorisé le transfert de la licence IV située au lieudit « La Gare » à Saint-Père-Marc-en-Poulet, vers l’établissement « Le Jobar » situé 5, rue des Promenades à Saint-Brieuc. Alors que l’exploitation de l’établissement a démarré le 9 juin 2023, le préfet des Côtes-d'Armor, saisi par des riverains se plaignant des nuisances générées par son fonctionnement, après avoir notifié son intention d’y procéder, a, par décision du 5 septembre 2023, notifié à M. G... le retrait de l’autorisation préfectorale accordée le 9 mai 2023. La SARL Le Jobar et M. G... demandent au tribunal l’annulation de cette décision.

Sur l’intervention de Mme C... et M. et Mme E... :

Mme C... et M. et Mme E... sont voisins de l’établissement « Le Jobar » et ont saisi le préfet d’une demande de retrait de l’autorisation de transfert de la licence IV. Ils justifient ainsi d’un intérêt suffisant au maintien de la décision en litige. Aussi, leur intervention est recevable.

Sur le désistement de la SARL Le Jobar :

Par courrier enregistré le 2 janvier 2023, la SARL Le Jobar a informé le tribunal qu’elle avait fait l’objet d’une liquidation judiciaire en date du 16 octobre 2024, et que le liquidateur judiciaire n’entendait pas poursuivre la procédure. Elle doit ainsi être regardée comme déclarant se désister de sa requête. Ce désistement est pur et simple, et rien ne s’oppose à ce qu’il en soit donné acte.

Sur les conclusions de M. G... à fin d’annulation :

En premier lieu, l’arrêté en litige a été signé par Mme D... H..., sous-préfète, directrice de cabinet de la préfecture des Côtes-d’Armor. Par un arrêté du 9 décembre 2024, librement accessible et publié au recueil des actes administratifs du 12 juin 2023, Mme H... dispose d’une délégation de signature à l’effet de signer, tous arrêtés, décisions, circulaires, rapports, correspondances et documents administratifs relevant des attributions du cabinet. Par suite, le moyen tiré de l’incompétence de la signataire de l’acte manque en fait et doit être écarté.

En deuxième lieu, la décision du 5 septembre 2023 vise l’arrêté du 22 juin 2020 relatif aux zones protégées en matière de débits de boissons et débits de tabac dans le département et mentionne le courrier du préfet des Côtes-d'Armor du 31 juillet 2023 informant le gérant de la SARL de son intention de retirer sa décision du 9 mai 2023 ainsi que les observations orales formulées par M. G... lors d’un entretien en préfecture. Par suite, dès lors que la société requérante a été avertie, avant l'intervention de l'arrêté ordonnant la fermeture du débit de boissons qu'elle exploitait, que l'implantation d'un débit de boissons à proximité d’un foyer de l’enfance était regardée par l'administration comme contraire à la réglementation, la motivation de l'arrêté litigieux doit être regardée comme suffisante.

En troisième et dernier lieu, aux termes de l’article L. 3335-1 et suivants du code de la santé publique : « Le représentant de l'Etat dans le département peut prendre des arrêtés pour déterminer sans préjudice des droits acquis, les distances auxquelles les débits de boissons à consommer sur place ne peuvent être établis autour des édifices et établissements suivants dont l'énumération est limitative : (…) / 2° Etablissements d'enseignement, de formation, d’hébergement collectif ou de loisirs de la jeunesse/ (…) ».

Il ressort des pièces du dossier que, par un arrêté du 22 juin 2020 relatif aux zones protégées en matière de débits de boissons et débits de tabac dans le département des Côtes-d'Armor, pris sur le fondement de ces dispositions, le préfet a décidé que les débits de boissons à consommer sur place de troisième et quatrième catégorie ne pouvaient pas être établis autour, notamment, des établissements d’enseignement, de formation, d’hébergement collectif ou de loisirs de la jeunesse, en deçà d’une distance de 125 mètres pour les communes de plus de 5 000 habitants.

En l’espèce, il ressort des pièces du dossier que l’établissement « Le Jobar » est implanté à Saint-Brieuc, commune de plus de 40 000 habitants, et est situé à moins de 125 mètres d’un foyer d’accueil de mineurs, géré par le département des Côtes-d’Armor, ayant vocation à offrir un hébergement d’urgence. Il répond ainsi aux caractéristiques des établissements visés au 2° de l’arrêté précité. Dès lors, le préfet des Côtes-d'Armor n’a pas commis d’erreur de droit en retirant l’autorisation précédemment accordée.

Il résulte de l’ensemble ce qui précède que les conclusions à fin d’annulation de la requête doivent être rejetées.


Sur les frais liés au litige :

Les dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative s’opposent à ce qu’il soit fait droit aux conclusions présentées à ce titre par Mme C... et M. et Mme E..., qui n’ont pas la qualité de partie à l’instance.

Elles font également obstacle à ce que la somme que M. G... demande au titre des frais non compris dans les dépens qu’il a exposés, soit mise à la charge de l’État, qui n’est pas partie perdante dans la présente instance.


D É C I D E :


Article 1er : L’intervention de Mme C... et de M. et Mme E... est admise.

Article 2 : Il est donné acte du désistement d’instance de la SARL Le Jobar.

Article 3 : La requête de M. G... est rejetée.

Article 4 : Les conclusions présentées par Mme C... et M. et Mme E... sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. A... G..., à Mme B... C... et M. et Mme F... E..., à la SARL Le Jobart et au ministre de l’intérieur.

Copie en sera adressée au préfet des Côtes-d'Armor.

Délibéré après l’audience du 27 février 2026, à laquelle siégeaient :

M. Bouchardon, président,
M. Terras, premier conseiller,
M. Louvel, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 mars 2026.

Le rapporteur,

signé

F. Terras
Le président,

signé

L. BouchardonLa greffière,

signé

P. Lecompte

La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA44Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2606980

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante camerounaise, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert vers la Norvège, responsable de sa demande d'asile en vertu du règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal a jugé que la décision de transfert était suffisamment motivée, le préfet ayant visé le règlement et indiqué que Mme B... détenait un visa norvégien périmé depuis moins de six mois. Il a également estimé que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation, incluant sa vulnérabilité, et que les moyens tirés de la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ainsi que de l'erreur manifeste d'appréciation n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.

01/06/2026

TA44Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2606981

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C..., un ressortissant libyen, qui contestait le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil pour demandeur d'asile. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant la décision suffisamment fondée en droit et en fait. Il a également estimé que l'OFII n'avait pas commis d'erreur de droit en refusant l'accueil au seul motif que M. C... avait présenté une demande de réexamen, et que le requérant n'avait pas démontré que sa vulnérabilité ou la dignité humaine avaient été méconnues. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 551-15, et la directive 2013/33/UE.

01/06/2026

TA44Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2606983

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante burkinabée, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert vers la Belgique pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a jugé que la décision de transfert était suffisamment motivée, en application de l'article L. 572-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et a écarté les moyens tirés de la méconnaissance des articles 4, 5, 21 et 3 du règlement (UE) n°604/2013. La solution retenue confirme la légalité de la procédure de détermination de l'État responsable, fondée sur le visa délivré par les autorités belges.

01/06/2026

TA44Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2606985

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. E..., ressortissant érythréen, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert vers la Suisse, pays responsable de l'examen de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation, la violation des droits à l'information et à l'entretien individuel, ainsi que l'existence de défaillances systémiques en Suisse. Il a jugé que la décision était suffisamment motivée et que la situation personnelle de l'intéressé ne justifiait pas l'application de la clause discrétionnaire de l'article 17 du règlement. En conséquence, la demande d'annulation et les conclusions accessoires ont été rejetées.

01/06/2026

← Retour aux décisions