jeudi 19 octobre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2305394 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | CABINET D'AVOCATS COUDRAY |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 4 octobre 2023, le syndicat national des sapeurs-pompiers professionnels et des personnels administratifs, techniques et spécialisés (SNSPP-PATS) des SDIS de France demande au juge des référés :
1°) de suspendre, en application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, l'exécution des arrêtés nos 2023-969 et 2023-970 du 25 septembre 2023 par lesquels la présidente du centre de gestion de la fonction publique territoriale d'Ille-et-Vilaine (CDG 35) a annulé les deux arrêtés nos 2023-932 et 2023-933 du 11 septembre 2023 portant liste nominative des candidats admissibles, respectivement, au concours externe et au concours interne de capitaine de sapeurs-pompiers professionnels - session 2023.
2°) de mettre à la charge du CDG 35 la somme de 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- il justifie de son intérêt à agir contre les arrêtés en litige, qui portent atteinte aux intérêts, financiers et moraux, de ses adhérents, que son objet social lui donne pour mission de défendre ;
- la condition tenant à l'urgence est satisfaite, dès lors que les arrêtés en litige préjudicient de manière grave et immédiate à ces intérêts ;
- il existe un doute sérieux sur la légalité des arrêtés en litige, dès lors que :
* ils ne sont pas motivés ;
* les dysfonctionnements allégués ne sont pas établis ; aucune enquête n'a été diligentée.
Par un mémoire en défense, enregistré le 18 octobre 2023, le CDG 35, représenté par la Selarl Cabinet Coudray, conclut, à titre principal, au non-lieu à statuer, à titre subsidiaire, au rejet de la requête et en tout état de cause à ce que soit mise à la charge du syndicat national des sapeurs-pompiers professionnels et des personnels administratifs, techniques et spécialisés (SNSPP-PATS) des SDIS de France la somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir que l'exécution de la décision en litige a d'ores et déjà été suspendue par le juge des référés et, en toute hypothèse, à titre subsidiaire, que la requête est irrecevable, que la condition tenant à l'urgence n'est pas satisfaite et que les moyens soulevés ne sont pas propres à faire naître un doute sérieux quant à la légalité de la décision en litige.
Vu :
- la requête au fond n° 2305393, enregistrée le 4 octobre 2023 ;
- l'ordonnance du juge des référés nos 2305160, 2305167, 2305169, 2305230, 2305233, 2305237 et 2305257 du 17 octobre 2023 ;
- les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Thielen, première conseillère, pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 19 octobre 2023 :
- le rapport de Mme Thielen ;
- les observations de Me Roquet, représentant le CDG 35, qui persiste dans ses conclusions écrites, par les mêmes moyens et arguments.
Le syndicat national des sapeurs-pompiers professionnels et des personnels administratifs, techniques et spécialisés (SNSPP-PATS) des SDIS de France n'était pas représenté.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
Sur les conclusions aux fins de suspension :
1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ".
2. Aux termes d'une convention conclue avec la direction générale de la sécurité civile et de la gestion des crises, le centre de gestion de la fonction publique territoriale d'Ille-et-Vilaine (CDG 35) est l'organisateur des concours de capitaine de sapeur-pompier professionnel pour les années 2022 et 2023. Par deux arrêtés nos 2022-1013 et 2022-1014 du 26 octobre 2022, le CDG 35 a ouvert, pour l'ensemble du territoire national, au titre de l'année 2023, les concours interne et externe de capitaine de sapeurs-pompiers professionnels. Le nombre de postes ouverts a été fixé à 162 pour la voie interne et 244 pour la voie externe.
3. Deux arrêtés nos 2023-709 et 2023-711 du 25 mai 2023 ont fixé les listes des candidats admis à concourir, à hauteur de 1 364 candidats externes et 993 candidats internes. Les épreuves écrites des deux concours se sont déroulées le 1er juin 2023, et par deux arrêtés, n° 2023-932 et n° 2023-933 du 11 septembre 2023, la présidente du CDG 35 a publié les listes des candidats déclarés admissibles, pour chacun des deux concours. Les candidats admissibles, au nombre de 501 pour le concours externe et de 378 pour le concours interne, ont reçu leurs convocations pour les épreuves d'admission, orales et sportives, devant avoir lieu en octobre et novembre 2023.
4. Les jurys des deux concours ont décidé à l'unanimité de leurs membres respectifs, le 20 septembre 2023, d'annuler les épreuves d'admissibilité. Par deux arrêtés nos 2023-969 et 2023-970 du 25 septembre 2023, la présidente du CDG 35 a annulé les deux arrêtés nos 2023-932 et 2023-933 du 11 septembre 2023 portant liste nominative des candidats admissibles, respectivement, au concours externe et au concours interne de capitaine de sapeurs-pompiers professionnels - session 2023.
5. Le syndicat national des sapeurs-pompiers professionnels et des personnels administratifs, techniques et spécialisés (SNSPP-PATS) des SDIS de France a saisi le tribunal d'un recours en annulation contre les deux arrêtés nos 2023-932 et 2023-933 du 25 septembre 2023 et, dans l'attente du jugement au fond, demande au juge des référés d'en suspendre l'exécution.
6. Aux termes de l'ordonnance susvisée nos 2305160, 2305167, 2305169, 2305230, 2305233, 2305237 et 2305257 du 17 octobre 2023, le juge des référés a suspendu l'exécution tant des délibérations des jurys des concours externe et interne de capitaine de sapeurs-pompiers professionnels - session 2023 du 20 septembre 2023, que des arrêtés nos 2023-969 et 2023-970 du 25 septembre 2023, par lesquels la présidente du CDG 35 a annulé les deux arrêtés nos 2023-932 et 2023-933 du 11 septembre 2023 portant liste nominative des candidats admissibles à ces deux concours, jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur leur légalité par une formation collégiale du tribunal.
7. Dans ces circonstances, la requête en référé suspension du syndicat national des sapeurs-pompiers professionnels et des personnels administratifs, techniques et spécialisés (SNSPP-PATS) des SDIS de France est devenue sans objet en cours d'instance. Il n'y a dès lors plus lieu d'y statuer.
Sur les frais liés au litige :
8. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de laisser à la charge de chaque partie les frais d'instance exposés et non compris dans les dépens.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions du syndicat national des sapeurs-pompiers professionnels et des personnels administratifs, techniques et spécialisés (SNSPP-PATS) des SDIS de France présentées au titre de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Les conclusions présentées par le CDG 35 au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée au syndicat national des sapeurs-pompiers professionnels et des personnels administratifs, techniques et spécialisés (SNSPP-PATS) des SDIS de France et au centre de gestion de la fonction publique territoriale d'Ille-et-Vilaine.
Fait à Rennes, le 19 octobre 2023.
Le juge des référés,
signé
O. ThielenLa greffière d'audience,
signé
A. Gauthier
La République mande et ordonne au préfet d'Ille-et-Vilaine en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026