mercredi 25 octobre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2305485 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Avocat requérant | SELARL VALADOU - JOSSELIN & ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 9 octobre 2023, M. C A demande au juge des référés :
1°) de suspendre l'exécution de la décision du 20 septembre 2023 par laquelle la présidente de l'université de Bretagne Sud a mis fin à l'issue de sa période d'essai à son emploi comme enseignant contractuel à l'école nationale supérieure d'ingénieurs de Bretagne (ENSIBS) à Lorient ;
2°) d'enjoindre à l'ENSIBS de le réintégrer dans son emploi.
Il soutient que :
- la décision contestée est entachée de vices de forme et de procédure ;
- elle est entachée d'une absence ou insuffisance de motivation ;
- elle est entachée d'erreurs de droit, d'inexactitude matérielle et d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- elle est enfin entachée d'un détournement de pouvoir et de procédure.
Par un mémoire, enregistré le 20 octobre 2023, l'université de Bretagne Sud, représentée par la Selarl Valadou-Josselin et Associés, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mis à la charge de M. A le versement d'une somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que la condition d'urgence n'est pas remplie et qu'aucun des moyens soulevés n'est propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée.
Vu la requête au fond n° 2305484.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Etienvre, président, pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 24 octobre 2023 :
- le rapport de M. Etienvre,
- les observations de M. A et celles de M. C B,
- et les observations de Me Allaire, représentant l'université de Bretagne Sud.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. A a été recruté par contrat signé avec l'université de Bretagne Sud en qualité d'enseignant sur le site de Lorient à l'ENSIBS pour la période du 6 septembre 2023 au 31 août 2024. L'article 4 de ce contrat prévoyait une période d'essai d'un mois. Par courrier du 26 septembre 2023, la présidente de l'université de Bretagne Sud a informé M. A de ce qu'il était mis fin à son emploi à l'issue de la période d'essai le 5 octobre 2023. M. A demande au juge des référés notamment de suspendre, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, l'exécution de cette décision.
2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ".
3. À l'appui de sa requête, M. A soutient que le directeur de l'ENSIBS est compétent quant à son recrutement, que le syndicat UBS l'a informé qu'il ne pouvait pas être mis fin à son contrat sans motif grave, qu'il ne peut être mis fin à son emploi par le seul directeur de l'ENSIBS alors qu'il a été recruté par concours par une commission de spécialités composée de six professeurs d'université, que sa direction ne lui a rien reproché, que sa mission reste entière, qu'il demeure le professeur idoine pour être le responsable des travaux pratiques.
4. Toutefois aucun des moyens ainsi soulevés ne parait de nature, en l'état de l'instruction, à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision du 20 septembre 2023 dont M. A demande la suspension. En particulier, aucune disposition législative ou réglementaire n'imposait qu'elle soit motivée et au vu des pièces produites par l'université de Bretagne Sud, il ne résulte pas de l'instruction que la décision soit entachée d'inexactitude matérielle ou qu'elle ne soit pas motivée dans l'intérêt du service ou même entachée d'un détournement de pouvoir. Par suite, et sans qu'il y ait lieu de se prononcer sur l'urgence, la requête de M. A doit être rejetée.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A et à l'université de Bretagne Sud.
Fait à Rennes, le 25 octobre 2023.
Le juge des référés,
signé
F. EtienvreLa greffière,
signé
J. Jubault
La République mande et ordonne à la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026