LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA35-2305622

Tribunal Administratif de Rennes — Décision N° TA35-2305622

vendredi 27 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Rennes
SectionTribunal Administratif de Rennes
N° DossierTA35-2305622
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
FormationMSS 1ère chambre M. BLANCHARD Antoine

Résumé IA

**Sujet principal** : Opposition à une contrainte émise par Pôle Emploi (France Travail) pour recouvrer un indu d'Allocation de Solidarité Spécifique (ASS). **Juridiction** : Tribunal Administratif de Rennes. **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il estime que le requérant avait effectivement atteint les conditions (âge et durée d'assurance) pour une retraite à taux plein dès le 1er janvier 2022, ce qui entraînait l'arrêt de son droit à l'ASS. Le recouvrement de l'indu versé entre janvier 2022 et janvier 2023 est donc justifié. **Textes appliqués** : L'article L. 5421-4 du code du travail, qui prévoit la cessation du versement de l'ASS lorsque le bénéficiaire remplit les conditions pour une pension de vieillesse à taux plein.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 13 octobre 2023 et 30 janvier 2026, M. A... C... forme opposition à la contrainte émise à son encontre le 10 octobre 2023 par Pôle Emploi pour le recouvrement de la somme de 7 122,57 euros correspondant à un indu d’allocation de solidarité spécifique.

Il soutient que c’est à tort que Pôle Emploi a considéré qu’il pouvait faire valoir ses droits à la retraite à partir de janvier 2022, alors que la caisse d'assurance retraite et de la santé au travail des Pays de la Loire lui a indiqué qu’il pouvait le faire à partir de janvier 2023.


Par des mémoires en défense, enregistrés les 25 avril 2025 et 15 janvier 2026, France Travail conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que :
- la requête n’est pas recevable, dès lors qu’elle n’a pas été précédée d’une médiation ;
- pour le surplus, les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code du travail ;
- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. B... en application de l’article R. 222-13 du code de justice administrative.


Le magistrat désigné a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l’audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Le rapport de M. B... a été entendu au cours de l’audience publique.

La clôture de l’instruction a été prononcée à l’issue de l’audience, en application de l’article R. 772-9 du code de justice administrative.



Considérant ce qui suit :


Aux termes de l’article L. 5421-4 du code du travail, applicable à l’allocation de solidarité spécifique (ASS) en vertu de l’article L. 5421-2 : « Le revenu de remplacement cesse d'être versé : 1° Aux allocataires ayant atteint l'âge prévu à l'article L. 161-17-2 du code de la sécurité sociale justifiant de la durée d'assurance, définie au deuxième alinéa de l'article L. 351-1 du code de la sécurité sociale, requise pour l'ouverture du droit à une pension de vieillesse à taux plein (…) ».

En l’espèce, M. C..., alors bénéficiaire de l’ASS, a été informé par un courrier du 24 février 2021 de la caisse d'assurance retraite et de la santé au travail des Pays de la Loire qu’il pourrait faire valoir son droit à une pension de vieillesse à taux plein le 1er janvier 2023. Il est toutefois constant que cette date était erronée et que M. C... a atteint le 1er janvier 2022 l’âge et la durée d’assurance lui ouvrant le droit à une pension de vieillesse à taux plein. Il a d’ailleurs reçu, en août 2025, un rappel de pension de retraite pour la période antérieure au 1er janvier 2023. Dès lors que le requérant avait, par application du 1° de l’article L. 5421-4 du code de travail, perdu à compter du 1er janvier 2022 le bénéfice de l’ASS, c’est à bon droit que Pôle Emploi, devenu France Travail, a mis à sa charge la somme de 7 122,57 euros, correspondant au montant d’ASS indûment versé entre le 1er janvier 2022 et le 31 janvier 2023 et aux frais de la signification de la contrainte.

Il résulte de ce qui précède que l’opposition formée par M. C... contre la contrainte émise à son encontre le 10 octobre 2023 par Pôle Emploi pour le recouvrement de la somme de 7 122,57 euros doit être rejetée, sans qu’il soit besoin d’examiner la recevabilité de la requête.


D É C I D E :


Article 1er : La requête de M. C... est rejetée.



Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A... C... et à France Travail.


Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 mars 2026.


Le magistrat désigné,


signé


B...
La greffière


signé


P. Lecompte

La République mande et ordonne au ministre du travail et des solidarités, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 516229

Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.

01/06/2026

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 515333

Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de Mme A..., magistrate, qui demandait le report et l'encadrement de ses auditions par l'inspection générale de la justice (IGJ) dans le cadre d'une enquête administrative. La requérante invoquait une atteinte grave à ses droits de la défense, à sa dignité et à l'indépendance juridictionnelle. Le juge a estimé que l'audition prévue du 4 au 7 mai 2026, qui ne préjugeait pas de l'issue de l'enquête ni d'éventuelles poursuites disciplinaires, n'était pas susceptible de porter une atteinte manifestement disproportionnée à ses droits. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, la condition d'urgence n'étant pas retenue comme caractérisant une illégalité grave.

03/05/2026

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 509298

Le Conseil d'État rejette la requête de M. A... pour défaut d'intérêt à agir, les circonstances invoquées (qualité de citoyen, d'usager ou de professionnel) n'étant pas suffisamment directes et certaines pour contester la nomination du président du conseil d'administration de l'OFII. La portée de cette décision est de rappeler la rigueur du contrôle de l'intérêt à agir en matière de nominations aux emplois publics.

09/04/2026

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 507528

Le Conseil d'État refuse d'admettre le pourvoi de La Poste contre l'ordonnance ayant suspendu la révocation de M. B..., estimant qu'aucun moyen sérieux n'est soulevé.

09/04/2026

← Retour aux décisions