LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA35-2306054

Tribunal Administratif de Rennes — Décision N° TA35-2306054

lundi 5 février 2024

JuridictionTribunal Administratif de Rennes
SectionTribunal Administratif de Rennes
N° DossierTA35-2306054
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation5ème Chambre
Avocat requérantBAUDET

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés respectivement les 13 novembre 2023 et 11 janvier 2024, M. A B, représentée par Me Baudet, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 9 juin 2023 par lequel le préfet des Côtes-d'Armor a rejeté sa demande de titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi ;

2°) d'enjoindre au préfet des Côtes-d'Armor de lui délivrer un titre de séjour dans un délai de 48 heures à compter de la notification du jugement à intervenir, et ce sous astreinte de 200 euros par jour de retard ou, à titre subsidiaire, de procéder à un nouvel examen de sa situation et de lui délivrer dans l'attente une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail dans un délai de 48 heures à compter de la notification du jugement à intervenir, et ce sous astreinte de 200 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'État le versement à son conseil d'une somme de 1 800 euros sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

En ce qui concerne le refus de séjour :

- la décision a été prise par une personne n'ayant pas compétence ;

- elle est insuffisamment motivée et souffre d'un défaut d'examen ;

- elle a été prise au terme d'une procédure irrégulière en l'absence de saisine de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) ;

- la commission du titre de séjour n'a pas été consultée ;

- l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile a été méconnu ;

- le préfet a commis une erreur d'appréciation en ne lui délivrant pas la carte de séjour temporaire prévue à l'article L. 423-23 de ce code ;

- le préfet a commis une erreur manifeste en refusant de l'admettre exceptionnellement au séjour.

En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :

- la décision a été prise par une personne n'ayant pas compétence ;

- elle est insuffisamment motivée et souffre d'un défaut d'examen ;

- il est fondé à exciper de l'illégalité du refus de séjour ;

- le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation dès lors que la décision contrevient au 3° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la décision porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale ;

- il encourt des risques en cas de retour en Arménie ;

- le préfet a commis une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de cette décision sur sa situation personnelle.

Par un mémoire, enregistré le 13 décembre 2023, le préfet des Côtes-d'Armor conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés.

M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par décision du 28 septembre 2023.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Etienvre,

- et les observations de Me Kibgé, substituant Me Baudet, représentant M. B.

Considérant ce qui suit :

1. M. B est un ressortissant arménien né en 1981. Entré irrégulièrement en France, selon ses déclarations, le 7 juin 2005, il a sollicité l'asile le 13 octobre 2005. Sa demande a été rejetée par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) le 27 juillet 2006 et son recours a été rejeté par la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) le 15 décembre 2008. M. B a néanmoins bénéficié d'une carte de séjour en qualité d'étranger malade du 31 août 2010 au 6 juillet 2017. Le 9 juillet 2018, le préfet des Côtes-d'Armor a refusé de renouveler ce titre de séjour et l'a obligé à quitter le territoire français. Interpelé le 24 avril 2021 pour conduite d'un véhicule sans permis de conduire et sans assurance, le préfet des Côtes-d'Armor l'a de nouveau obligé à quitter sans délai le territoire français par arrêté du 25 avril 2021. Par jugement du 15 octobre 2021, le tribunal administratif de Rennes a annulé cet arrêté pour incompétence de son signataire. Le 17 décembre 2021, le même préfet a de nouveau refusé de délivrer à M. B un titre de séjour et l'a obligé à quitter le territoire français. Cet arrêté a été de nouveau annulé par le tribunal administratif de Rennes par des jugements des 17 janvier et 25 mars 2022. Le 12 mai 2023, M. B a demandé la délivrance d'une carte de séjour temporaire. Par arrêté du 9 juin 2023, le préfet des Côtes-d'Armor a rejeté cette demande et a obligé M. B à quitter le territoire français dans le délai de trente jours.

Sur les conclusions aux fins d'annulation :

2. Il ressort des pièces du dossier que par l'arrêté attaqué, le préfet a seulement refusé de délivrer à M. B une carte de séjour temporaire mention " vie privée et familiale " sur le fondement de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et a omis d'examiner, comme cela lui était demandé, si l'intéressé ne pouvait pas être également admis au séjour en qualité d'étranger malade sur le fondement de l'article L. 425-9 du même code. Par suite, le requérant est fondé à soutenir que le préfet a entaché son arrêté d'un défaut d'examen et à demander, en conséquence, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens soulevés, l'annulation de l'ensemble des décisions contestées.

Sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte :

3. L'annulation de l'arrêté attaqué implique seulement qu'il soit enjoint au préfet des Côtes-d'Armor de procéder, dans le délai d'un mois, à compter de la notification du présent jugement, à un nouvel examen de la demande de titre de séjour de M. B.

Sur les conclusions tendant au bénéfice des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 :

4. M. B a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle. Par suite, son avocate peut se prévaloir des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, et sous réserve que Me Baudet, avocate de M. B, renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État, de mettre à la charge de l'État le versement à Me Baudet de la somme de 1 500 euros.

D É C I D E :

Article 1er : L'arrêté du 9 juin 2023 par lequel le préfet des Côtes-d'Armor a rejeté la demande de titre de séjour de M. B, l'a obligé à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi est annulé.

Article 2 : Il est enjoint au préfet des Côtes-d'Armor de procéder, dans le délai d'un mois à compter de la notification du jugement, à un nouvel examen de la demande de titre de séjour de M. B.

Article 3 : L'État versera à Me Baudet une somme de 1 500 euros en application des dispositions du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que Me Baudet renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État.

Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, à Me Baudet et au préfet des Côtes-d'Armor.

Délibéré après l'audience du 22 janvier 2024, à laquelle siégeaient :

M. Etienvre, président,

M. Terras, premier conseiller,

Mme Le Berre, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 février 2024.

Le président-rapporteur,

Signé

F. Etienvre

L'assesseur le plus ancien,

Signé

F. TerrasLa greffière,

Signé

E. Douillard

La République mande et ordonne au préfet des Côtes-d'Armor en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions