jeudi 7 décembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2306451 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Eloignement urgent |
| Avocat requérant | LE BIHAN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 29 novembre 2023, M. B D, représenté par Me Le Bihan, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 19 octobre 2023 par lequel le préfet d'Ille-et-Vilaine a refusé de lui délivrer un titre de séjour et l'oblige à quitter le territoire français dans un délai de trente jours ;
2°) d'annuler l'arrêté du 28 novembre 2023 par lequel le préfet d'Ille-et-Vilaine l'a assigné à résidence pour une durée de quarante-cinq jours ;
3°) d'enjoindre au préfet d'Ille-et-Vilaine de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " sur le fondement de l'article L. 423-23 ou de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement ou, à défaut, d'enjoindre au préfet d'Ille-et-Vilaine de réexaminer sa situation dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement ;
4°) d'enjoindre au préfet de lui délivrer dans un délai de huit jours à compter de la notification du jugement un récépissé de demande de délivrance d'un titre de séjour l'autorisant à travailler ;
5°) de mettre à la charge de l'État le versement d'une somme de 1 800 euros, au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, en cas d'admission à l'aide juridictionnelle, ou sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, si sa demande d'aide juridictionnelle est rejetée.
Il soutient que :
S'agissant de l'arrêté du 19 octobre 2023 :
- la compétence de son signataire n'est pas établie ;
- la décision lui refusant un titre de séjour n'a pas été précédée d'un examen complet de sa situation le préfet n'ayant pas statué sur la demande de titre de séjour " étudiant " qu'il avait présentée à titre subsidiaire ;
- les décisions lui refusant un titre de séjour et celle l'obligeant à quitter le territoire français ne sont pas suffisamment motivées ;
- l'arrêté du 19 octobre 2023 méconnaît l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- cet arrêté méconnaît l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- l'obligation de quitter le territoire méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa vie personnelle ;
- la décision fixant le pays de renvoi devra être annulée par voie de conséquence ;
S'agissant de l'arrêté du 28 novembre 2023 :
- la compétence de son signataire n'est pas établie ;
- il n'est pas suffisamment motivé et n'a pas été précédé d'un examen complet de sa situation ;
- il doit être annulé, par voie de conséquence, de l'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire.
Par un mémoire en défense, enregistré le 30 novembre 2023, le préfet d'Ille-et-Vilaine conclut au rejet de la requête.
Le préfet fait valoir qu'aucun des moyens soulevés par M. D n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 modifiée ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Albouy, premier conseiller, pour statuer sur les recours dont le jugement relève des dispositions des articles L. 614-5 et L. 614-7 à 13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Albouy,
- les explications de M. D assisté d'une interprète en langue géorgienne.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience, en application de l'article R. 776-26 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. M. D est un ressortissant géorgien, né en 2001. Il est entré en France le 9 août 2018, accompagné de ses parents également de nationalité géorgienne. Ceux-ci ont sollicité l'asile. Toutefois leurs demandes ont été rejetées par des décisions de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) du 24 mai 2019. Leurs recours devant la Cour nationale du droit d'asile ont été rejetés le 24 mai 2019. Le 1er août 2022, M. D a déposé une demande de titre de séjour auprès des services de la préfecture d'Ille-et-Vilaine. Par le premier arrêté attaqué, du 19 octobre 2023, le préfet d'Ille-et-Vilaine a refusé de faire droit à cette demande, a décidé d'obliger M. D à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et à fixer la Géorgie comme pays de destination. Par le second arrêté attaqué, du 28 novembre 2023, le préfet d'Ille-et-Vilaine a décidé de l'assigner à résidence pour une durée de quarante-cinq jours.
2. M. D justifiant du dépôt d'une demande auprès du bureau d'aide juridictionnelle, il y a lieu, en raison de l'urgence, de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Sur l'étendue du litige :
3. Aux termes de l'article R. 776-17 du code de justice administrative : " Lorsque l'étranger est placé en rétention ou assigné à résidence () / () lorsque le requérant a formé des conclusions contre la décision relative au séjour notifiée avec une obligation de quitter le territoire, il est statué sur cette décision dans les conditions prévues à la sous-section 1 ou à la sous-section 2 de la section 2, selon le fondement de l'obligation de quitter le territoire. () ".
4. L'obligation de quitter le territoire français édictée à l'encontre de M. D est fondée sur le 3° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dès lors, en application de l'article R. 776-17 du code de justice administrative, il doit être statué sur la décision relative au séjour l'accompagnant dans les conditions prévues à l'article L. 614-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et à la sous-section 1 de la section 2 du chapitre VI du titre VII du livre VII du code de justice administrative. Par suite, il y a lieu de renvoyer à une formation collégiale du tribunal les conclusions de la requête tendant à l'annulation du refus de titre de séjour et les conclusions accessoires présentées à fin d'injonction et au titre des frais d'instance.
Sur le surplus des conclusions de la requête :
En ce qui concerne les conclusions en annulation de l'obligation de quitter le territoire français et de la décision fixant le pays de renvoi :
5. Aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : / () 3° L'étranger s'est vu refuser la délivrance d'un titre de séjour, le renouvellement du titre de séjour, du document provisoire délivré à l'occasion d'une demande de titre de séjour ou de l'autorisation provisoire de séjour qui lui avait été délivré ou s'est vu retirer un de ces documents ; () ".
6. En premier lieu, par un arrêté du 9 octobre 2023, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture d'Ille-et-Vilaine du même jour, le préfet d'Ille-et-Vilaine a donné délégation à Mme C A, directrice des étrangers en France et signataire de l'arrêté attaqué du 19 octobre 2023, pour signer notamment les décisions portant obligation de quitter le territoire avec ou sans délai de départ volontaire et les décisions fixant le pays de renvoi. Par suite le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de la décision portant obligation de quitter le territoire, de la décision relative au délai de départ volontaire et de la décision fixant le pays de renvoi, doit être écarté.
7. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée. Dans le cas prévu au 3° de l'article L. 611-1, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'a pas à faire l'objet d'une motivation distincte de celle de la décision relative au séjour. Toutefois, les motifs des décisions relatives au délai de départ volontaire et à l'interdiction de retour édictées le cas échéant sont indiqués. ".
8. L'arrêté attaqué mentionne l'ensemble des motifs de fait et de droit au regard desquels le préfet d'Ille-et-Vilaine a décidé d'obliger M. D à quitter le territoire français dans un délai de trente jours. Le préfet y fait expressément application des dispositions du 3° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et expose les motifs pour lesquels il refuse de délivrer à M. D un titre de séjour. Il y examine ensuite les liens privés et familiaux du requérant en France et en Géorgie et en conclut que son éloignement ne porte pas une atteinte grave et disproportionnée au respect de sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Si M. D conteste le constat figurant dans l'arrêté litigieux, selon lequel sa mère, Mme G, se maintient irrégulièrement sur le territoire français, et fait valoir qu'elle a sollicité le réexamen de sa demande d'asile et a également déposé une demande de titre de séjour sur le fondement de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, à le supposer même comme établi, le caractère erroné de la mention relative à la situation administrative de Mme G ne priverait pas de motivation la décision portant obligation de quitter le territoire. Par suite, le moyen tiré du caractère insuffisant de la motivation de cette décision doit être écarté.
9. En troisième lieu, les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile sont inopérants en tant qu'ils sont soulevés directement à l'appui des conclusions en annulation de l'obligation de quitter le territoire.
10. En quatrième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale () 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
11. M. D est arrivé en France le 9 août 2018, à l'âge de 17 ans, accompagné de ses parents. Ceux-ci ont divorcé et son père est reparti vivre en Géorgie. M. D a été scolarisé, a obtenu, en 2021, un certificat d'aptitude professionnelle " électricien ", puis a été inscrit jusqu'à la classe de première en lycée professionnel afin de préparer un baccalauréat " métiers de l'électricité et de ses environnements connectés ". Il a toutefois arrêté ses études avant d'obtenir ce dernier diplôme, en raison, selon ses déclarations à l'audience, de problèmes familiaux. Ces éléments sont insuffisants à établir que le centre des intérêts de sa vie privée serait désormais situé en France. S'il a également fait valoir lors de l'audience, au titre de ses liens familiaux, que sa mère souffre de troubles psychologiques et qu'elle a besoin de lui à ses côtés, aucun document de nature médicale ne vient confirmer l'état de santé de Mme G et en préciser la gravité. Il n'est pas davantage établi que la mère de M. D aurait vocation à rester sur le territoire français et l'arrêté attaqué n'interdit pas au requérant d'y revenir afin de lui rendre visite. Par ailleurs, M. D ne démontre pas qu'il serait dépourvu de toute famille en Géorgie, où il a vécu jusqu'à l'âge de 17 ans. Par suite, il n'apparaît pas comme ayant en France des liens d'une ancienneté, d'une nature et d'une intensité telles qu'en l'obligeant à quitter le territoire français le préfet d'Ille-et-Vilaine aurait porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale ou pris une décision aux conséquences d'une exceptionnelle gravité. Dès lors, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et de libertés fondamentales, ainsi que celui tiré de l'existence d'une erreur manifeste d'appréciation, doivent être écartés.
12. Il résulte de ce qui précède que les conclusions de la requête de M. D tendant à l'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire et de la décision fixant le pays de renvoi doivent être rejetées.
En ce qui concerne les conclusions en annulation de l'arrêté d'assignation à résidence :
13. Aux termes de l'article L. 730-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut, dans les conditions prévues au présent titre, assigner à résidence l'étranger faisant l'objet d'une décision d'éloignement sans délai de départ volontaire ou pour laquelle le délai de départ volontaire imparti a expiré et qui ne peut quitter immédiatement le territoire français. ". Aux termes de l'article L. 731-1 du même code : " L'autorité administrative peut assigner à résidence l'étranger qui ne peut quitter immédiatement le territoire français mais dont l'éloignement demeure une perspective raisonnable, dans les cas suivants : / 1° L'étranger fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français, prise moins d'un an auparavant, pour laquelle le délai de départ volontaire est expiré ou n'a pas été accordé ; / () ".
14. En premier lieu, par un arrêté du 9 octobre 2023, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture d'Ille-et-Vilaine du même jour, le préfet d'Ille-et-Vilaine a donné délégation à Mme F E, cheffe du bureau de la lutte contre l'immigration irrégulière et signataire de l'arrêté attaqué, pour signer notamment les arrêtés d'assignation à résidence. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de l'arrêté attaqué doit être écarté.
15. En second lieu, l'arrêté attaqué mentionne l'ensemble des circonstances de fait et motifs de droit au regard desquels le préfet d'Ille-et-Vilaine a décidé d'assigner à résidence M. D et en a fixé les modalités de contrôle. Le préfet y vise ainsi les textes dont il fait application, notamment l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il rappelle que l'intéressé a fait l'objet d'un arrêté portant obligation de quitter le territoire français du 19 octobre 2023, notifié le 23 octobre 2023, qui lui accordait un délai de départ volontaire désormais expiré, et souligne que la mise à exécution de cette mesure d'éloignement demeure une perspective raisonnable. À défaut pour M. D d'établir qu'un élément porté à la connaissance des services de la préfecture était de nature à faire obstacle à l'exécution de la mesure d'éloignement, le préfet d'Ille-et-Vilaine n'était pas tenu de motiver spécifiquement son appréciation. Cet arrêté précise ensuite, les modalités de contrôle assortissant l'assignation à résidence en application de l'article R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, le moyen tiré du caractère insuffisant de la motivation de l'arrêté du 28 novembre 2023 doit être écarté. Il en est de même de celui tiré d'un défaut d'examen préalable de la situation du requérant, à l'appui duquel aucune autre argumentation n'est présentée.
16. Il résulte des points 14 et 15 ainsi que du rejet des conclusions en annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire, que les conclusions de la requête de M. D tendant à l'annulation de l'arrêté du 28 novembre 2023 portant assignation à résidence doivent également être rejetées.
D É C I D E :
Article 1er : M. D est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Article 2 : Les conclusions de la requête de M. D, dirigées contre le refus de titre de séjour en date du 19 octobre 2023, les conclusions accessoires à fin d'injonction qui s'y rattachent, ainsi que la demande présentée sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ou de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, sont renvoyées devant la formation collégiale de ce tribunal.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête de M. D est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. B D et au préfet d'Ille-et-Vilaine.
Rendu publique par mise à disposition au greffe le 7 décembre 2023.
Le magistrat désigné,
signé
E. Albouy
La greffière,
signé
P. Lecompte
La République mande et ordonne au préfet d'Ille-et-Vilaine en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026