mardi 21 mai 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2400618 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 5ème Chambre |
| Avocat requérant | CALONNE DU TEILLEUL |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, un mémoire et des pièces, enregistrés les 2 février, 12 et 22 avril 2024, M. D C, représenté par Me Calonne du Teilleul, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 29 janvier 2024 par lequel le préfet des Côtes-d'Armor l'a expulsé du territoire français et a refusé le renouvellement de son titre de séjour ;
2°) d'annuler l'arrêté du 29 janvier 2024 par lequel le préfet des Côtes-d'Armor a fixé le pays de renvoi ;
3°) d'enjoindre au préfet des Côtes d'Armor de réexaminer sa situation dans un délai de 15 jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard et, dans l'attente, de lui délivrer un récépissé valant autorisation de travail ;
4°) de mettre à la charge de l'État le versement à son conseil d'une somme de 2 000 euros sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
En ce qui concerne la décision refusant le renouvellement de son titre de séjour :
- elle est entachée d'un défaut d'examen réel et sérieux de sa situation ;
- le préfet aurait dû saisir la commission du titre de séjour conformément à l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la décision méconnait l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- elle méconnait l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
En ce qui concerne la décision d'expulsion :
- elle est entachée d'un défaut d'examen réel et sérieux de sa situation ;
- elle méconnait les articles L. 631-1, L. 631-2 et L. 631-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est entachée d'une erreur d'appréciation ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation
- elle méconnaît l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :
- elle est entachée d'un défaut d'examen réel et sérieux de sa situation ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant.
Par un mémoire en défense, enregistré le 23 février 2024, le préfet des Côtes-d'Armor conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par M. C ne sont pas fondés.
M. C a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 28 mars 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Etienvre,
- et les conclusions de M. Desbourdes, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. M. C, ressortissant marocain né le 6 avril 1989 à Hay Hassani (Maroc), est entré en France le 4 février 2019 sous couvert d'un visa de type " C " valable du 20 février 2019 au 5 avril 2019. Il s'est marié à une ressortissante française le 19 octobre 2019, Mme A E, née en 1992. Le couple a eu une fille née le 2 juin 2020 atteinte d'un autisme sévère, de troubles de l'oralité et de constipation chronique. M. C a alors bénéficié de divers titres de séjour en qualité de " conjoint de français ", valables du 13 août 2020 au 12 août 2021 puis du 13 août 2021 au 12 août 2023. Il a fait l'objet d'une condamnation par le tribunal judiciaire de Saint-Brieuc le 1er décembre 2022 à 18 mois d'emprisonnement avec sursis probatoire de 2 ans pour des faits de violence conjugale et à l'obligation d'indemniser la victime, à l'obligation de suivre un stage contre les violences conjugales, à ne pas entrer en contact avec la victime, à ne pas paraitre à son domicile, à ne pas détenir d'arme, au retrait de l'exercice de l'autorité parentale. Cette condamnation a été confirmée par la cour d'appel de Rennes par un arrêt du 6 juillet 2023 qui, au surplus, a prononcé le retrait total de l'autorité parentale. Le 29 juin 2023, M. C a sollicité le renouvellement de son titre de séjour en qualité de " parent d'enfant français ". Le 29 janvier 2024, le préfet des Côtes-d'Armor a pris un arrêté par lequel il refuse le renouvellement de titre de séjour de M. C et prononce son expulsion et un second arrêté fixant le pays de renvoi.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
En ce qui concerne le moyen commun à l'ensemble des décisions attaquées :
2. Il ressort des pièces du dossier que le préfet a procédé, avant de prendre chacun des deux arrêtés attaqués, à un examen particulier de la situation personnelle de l'intéressé.
En ce qui concerne les autres moyens :
S'agissant de la décision d'expulsion :
3. En premier lieu, aux termes de l'article L. 631-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut décider d'expulser un étranger lorsque sa présence en France constitue une menace grave pour l'ordre public, sous réserve des conditions propres aux étrangers mentionnés aux articles L. 631-2 et L. 631-3. ".
4. Il ressort des pièces du dossier que M. C a été condamné par le tribunal judiciaire de Saint-Brieuc le 1er décembre 2022 à 18 mois d'emprisonnement avec sursis probatoire de 2 ans pour des faits de violences conjugales commis du 1er octobre 2020 au 24 août 2022 et à l'obligation d'indemniser la victime, à l'obligation de suivre un stage contre les violences conjugales, à ne pas entrer en contact avec la victime, à ne pas paraitre à son domicile, à ne pas détenir d'arme, au retrait de l'exercice de l'autorité parentale. Cette condamnation a été confirmée par la cour d'appel de Rennes par un arrêt du 6 juillet 2023 qui, au surplus, a prononcé le retrait total de l'autorité parentale.
5. Si M. C conteste le fait que sa présence en France constitue une menace grave pour l'ordre public, Mme A E a toutefois fait état, comme l'a relevé la cour d'appel, aux termes de déclarations précises, constantes et circonstanciées, tout au long de la procédure pénale, de violences commises à son encontre dès le mois d'octobre 2020. Elle a ainsi fait état de gifles, de coups de poing à plusieurs reprises, de crachats au visage, de griffures notamment au niveau du visage ou du bras, de gestes violents tels que mettre la main sur le nez ou la bouche pour l'empêcher de respirer, d'un gros coup de poing au visage, de jets d'objets dans sa direction lors d'un séjour au Maroc en juillet 2022 ou d'avoir été bousculée contre une porte peu de temps après une opération chirurgicale. Mme E a également dénoncé des insultes récurrentes (" sale pute ") sur son physique (" les gros ça pue "), des propos humiliants, du dénigrement et des menaces (" faire sauter sa cervelle avec une kalach "). Comme le relève la cour d'appel, les déclarations de Mme E ont été confortées par d'autres éléments convergents :
- les déclarations modérées de sa sœur, Mme B E qui a indiqué avoir vu à plusieurs reprises M. C crier sur sa sœur, une fois " pousser sa femme comme si c'était un objet " et l'insulter pour des broutilles et vu frapper sa fille à plusieurs reprises lorsqu'elle pleurait ;
- un certificat médical du 25 août 2022 mentionnant chez Mme E un état de stress, des crises d'angoisse et d'insomnie ;
- des photographies de lésions chez Mme E ;
- de messages échangés entre Mme E et son mari.
6. La cour d'appel a également relevé que Mme E s'était confiée sur les violences qu'elle subissait non seulement à sa sœur mais aussi à un voisin en janvier 2022 et retenu qu'aucun élément ne permettait de corroborer la version des faits donnée par M. C quant à l'existence d'un complot et estimé que ses explications ne résistaient pas à l'analyse des éléments relevés.
7. Au vu de ces différents éléments, M. C doit être regardé comme s'étant livré, pendant presque deux années, à des faits de violence conjugale sur la personne de Mme A E.
8. Par ailleurs, si M. C conteste la radicalisation de sa pratique religieuse, les déclarations de Mme E selon lesquelles son époux exigeait d'elle des relations sexuelles lorsque lui seul le souhaitait, conduisant à des rapports contraints l'ayant blessée, considérait qu'une femme n'a pas le droit de refuser la fornication de son mari en islam lorsque celui-ci en a envie et aurait refusé que leur fille, souffrant d'un syndrome autistique prenne son traitement médical ainsi que celles selon lesquelles la pratique de l'islam de son mari avait fortement évolué depuis le début de leur religion, ce dernier se revendiquant comme salafiste et lui ayant demandé de se convertir à l'islam et de lire le coran pour pouvoir se marier religieusement arguant du fait " qu'il lui était interdit d'être marié à une mécréante " dès lors qu'il s'était mis à porter des tenues traditionnelles, n'écoutait plus de musique, écoutait des prêches d'imans radicalisés, tenait un discours de haine sur les juifs et les filles s'habillant en jupe, les homosexuels, niait l'existence de la Shoah, et tenait des propos ambigus concernant les attentats terroristes sont tellement précises et circonstanciées que les faits répétés de violences conjugale dont M. C a été déclaré coupable doivent regardés comme s'inscrivant dans un contexte de pratique religieuse rigoriste chez celui-ci basé sur des préceptes (infériorité de la femme par rapport à l'homme) et une conception des droits de la femme représentant une menace grave pour l'ordre public. Au vu de ces éléments, le préfet des Côtes-d'Armor a pu, sans erreur d'appréciation ni erreur de droit, estimer que M. C était au nombre des personnes pouvant être expulsées par application de l'article L. 631-1 précité du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
9. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 631-2 du même code en vigueur depuis le 28 janvier 2024 : " Ne peut faire l'objet d'une décision d'expulsion que si elle constitue une nécessité impérieuse pour la sûreté de l'Etat ou la sécurité publique et sous réserve que l'article L. 631-3 n'y fasse pas obstacle : / 1° L'étranger qui est père ou mère d'un enfant français mineur résidant en France, à condition qu'il établisse contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant dans les conditions prévues par l'article 371-2 du code civil depuis la naissance de celui-ci ou depuis au moins un an ; / () / Par dérogation au présent article, peut faire l'objet d'une décision d'expulsion en application de l'article L. 631-1 l'étranger mentionné aux 1° à 4° du présent article lorsque les faits à l'origine de la décision d'expulsion ont été commis à l'encontre de son conjoint, d'un ascendant ou de ses enfants ou de tout enfant sur lequel il exerce l'autorité parentale ". Aux termes de l'article L. 631-3 du même code : " Ne peut faire l'objet d'une décision d'expulsion qu'en cas de comportements de nature à porter atteinte aux intérêts fondamentaux de l'Etat, dont la violation délibérée et d'une particulière gravité des principes de la République énoncés à l'article L. 412-7, ou liés à des activités à caractère terroriste, ou constituant des actes de provocation explicite et délibérée à la discrimination, à la haine ou à la violence contre une personne déterminée ou un groupe de personnes : / () / 4° L'étranger qui réside régulièrement en France depuis plus de dix ans et qui est père ou mère d'un enfant français mineur résidant en France, à condition qu'il établisse contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant dans les conditions prévues par l'article 371-2 du code civil depuis la naissance de celui-ci ou depuis au moins un an ; / () / Par dérogation au présent article, l'étranger mentionné aux 1° à 5° peut faire l'objet d'une décision d'expulsion en application des articles L. 631-1 ou L. 631-2 lorsque les faits à l'origine de la décision d'expulsion ont été commis à l'encontre de son conjoint, d'un ascendant ou de ses enfants ou de tout enfant sur lequel il exerce l'autorité parentale ".
10. Il ressort des pièces du dossier que M. C est entré sur le territoire en 2019 et que dès lors il ne peut se prévaloir des dispositions du 4° de l'article L. 631-3 précité puisqu'il ne remplit pas la condition de résidence régulière depuis plus de dix ans sur le territoire français. S'il est père d'une enfant française, M. C a été condamné par le tribunal judiciaire de Saint-Brieuc le 1er décembre 2022, confirmé par la cour d'appel de Rennes le 6 juillet 2023, pour des faits de violence conjugale sur la mère de son enfant. Ainsi, il ne peut également se prévaloir de la dérogation prévue à l'article L. 631-2 du même code dès lors que les faits à l'origine de la décision d'expulsion ont été commis à l'encontre de son conjoint. Dans ces conditions, la circonstance qu'il soit père d'un enfant mineur ne pouvait faire obstacle à ce qu'il fasse l'objet d'une décision d'expulsion, quand bien même la menace grave qu'il représente pour l'ordre public ne pourrait être regardée comme une nécessité impérieuse pour la sécurité publique.
11. En troisième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde de droits de l'hommes et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale () ".
12. Il ressort des pièces du dossier que M. C n'a plus le droit de prendre contact avec la mère de sa fille. Celui-ci n'établit, par ailleurs, pas avoir des relations stables et d'une particulière intensité en France outre la présence de sa fille qu'il voit certains weekends et dont il s'est rendu coupable devant elle de violences conjugales sur sa mère. Dans ces conditions, le préfet des Côtes-d'Armor n'a pas porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des buts en vue desquels il a pris la décision attaquée et n'a, dès lors, pas pris sa décision en méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
13. En quatrième et dernier lieu, aux termes de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ".
14. Si M. C justifie qu'il effectue des virements mensuels à son ancienne épouse, qu'il finance une thérapie pour l'autisme de sa fille, qu'il la prend en charge certains après-midis pendant les weekends et que son ancienne belle-mère, son ancienne épouse et une psychomotricienne font état de la nécessité de sa présence pour le développement de sa fille en raison de son autisme, ces circonstances sont toutefois récentes à la date de la décision attaquée. De même, la circonstance qu'il a été condamné pour violence conjugale sur son ancienne épouse mère de sa fille devant laquelle il a réalisé de tels faits de violences verbales et physiques alors qu'elle souffre d'un lourd handicap notamment émotionnel ne permet nullement d'établir qu'il est dans l'intérêt de l'enfant de rester auprès de son père. Dans ces conditions, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant doit être écarté.
S'agissant de la décision fixant le pays de renvoi :
15. En premier lieu, pour les motifs exposés au point 12, le préfet n'a pas davantage porté au droit de M. C, en fixant le Maroc comme pays de renvoi, une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale ni commis sur ce point une erreur manifeste d'appréciation et ce alors même que le préfet aurait commis une erreur de droit en estimant qu'il ne pouvait être regardé comme contribuant à l'entretien et l'éducation de sa fille compte-tenu du retrait de son autorité parentale, cette circonstance n'ayant aucune influence sur l'appréciation par le préfet de la vie privée et familiale de M. C en France et l'existence ou non, par la décision en cause, d'une atteinte disproportionnée à cette vie privée et familiale.
16. En second lieu, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant peut être écarté pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 14.
S'agissant de la décision refusant le renouvellement du titre de séjour :
17. La décision d'expulsion étant fondée, le préfet des Côtes-d'Armor était tenu de refuser le renouvellement du titre de séjour de M. C. L'ensemble des moyens soulevés s'avèrent dès lors inopérants.
Sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte :
18. Le présent jugement, qui rejette les conclusions aux fins d'annulation, n'impliquant aucune mesure d'exécution, les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte de M. C ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
19. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge de l'État, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, le versement au conseil de M. C d'une somme au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de M. C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. D C et au préfet des Côtes-d'Armor.
Délibéré après l'audience du 6 mai 2024, à laquelle siégeaient :
M. Etienvre, président,
M. Terras, premier conseiller,
Mme Le Berre, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 mai 2024.
Le président-rapporteur,
Signé
F. Etienvre
L'assesseur le plus ancien,
Signé
F. Terras
La greffière,
Signé
E. Douillard
La République mande et ordonne au préfet des Côtes-d'Armor, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026