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AccueilJurisprudence administrativeN° TA35-2401266

Tribunal Administratif de Rennes — Décision N° TA35-2401266

mardi 10 février 2026

JuridictionTribunal Administratif de Rennes
SectionTribunal Administratif de Rennes
N° DossierTA35-2401266
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantGOURLAOUEN

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Rennes a été saisi par M. B... d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet d’Ille-et-Vilaine de faire droit à sa demande de regroupement familial pour son épouse. En cours d’instance, le préfet a accordé le regroupement familial, conduisant M. B... à se désister de ses conclusions principales. Le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance. Sur le fondement de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, l’État a été condamné à verser 1 000 euros à l’avocate du requérant, sous réserve de renonciation à l’aide juridictionnelle.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :


Par une requête, enregistrée le 6 mars 2024, et un mémoire, enregistré le 21 mai 2024, M. A... B..., représenté par Me Carole Gourlaouen, demande au tribunal :

1°) d’annuler la décision du préfet d’Ille-et-Vilaine rejetant implicitement sa demande de regroupement familial au bénéfice de son épouse, enregistrée le 6 février 2023 ;

2°) d’enjoindre au préfet d’Ille-et-Vilaine de faire droit à cette demande sous trois jours sous astreinte de cent euros par jour de retard ou, subsidiairement, de réexaminer cette demande ;

3°) de mettre à la charge de l’État le versement à son conseil de la somme de 2 000 euros sur le fondement des dispositions des articles 37 et 75 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique et de l’article L. 761-1 du code de justice administrative moyennant renonciation de l’avocat à percevoir la contribution versée par l’État au titre de l’aide juridictionnelle.


Par un mémoire, enregistré le 16 janvier 2026, M. B... doit être regardé comme se désistant de ses conclusions à fin d’annulation et d’injonction mais comme maintenant ses conclusions au titre des frais liés au litige.

Il fait valoir qu’en exécution d’une décision du 2 mai 2024, son épouse est entrée en France et a obtenu un visa long séjour valable du 13 avril 2025 au 12 avril 2026.


Par un mémoire en défense, enregistré le 20 janvier 2026, le préfet d'Ille-et-Vilaine fait savoir que le regroupement familial accordé le 2 mai 2024 n’a pas été remis en cause.


M. B... a été admis au bénéfice de l’aide juridictionnelle totale par une décision du 25 avril 2024.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : / 1 donner acte des désistements ; (...) / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; / (…). ».

2. Par un mémoire, enregistré le 16 janvier 2026, M. B... doit être regardé comme se désistant des conclusions à fin d’annulation et d’injonction de sa requête. Ce désistement est pur et simple ; rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

3. Il ressort des pièces du dossier que ce désistement d’instance a été motivé par la circonstance que, postérieurement à l’introduction de l’instance, le préfet d’Ille-et-Vilaine a fait droit à sa demande de regroupement familial. Dans ces conditions, il y a lieu de mettre à la charge de l’État, au profit du conseil du requérant, la somme de 1 000 euros sur le fondement des dispositions de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, sous réserve de la renonciation de son conseil à percevoir la part contributive de l’État au titre de cette aide.



O R D O N N E :



Article 1er : Il est donné acte du désistement des conclusions à fin d’annulation et d’injonction de la requête de M. B....

Article 2 : L’État versera à Me Gourlaouen une somme de 1 000 euros sur le fondement de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, sous réserve que celle-ci renonce à la contribution de l’État au titre de l’aide juridictionnelle.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... et au préfet d’Ille-et-Vilaine.


Fait à Rennes, le 10 février 2026.


Le président,


signé


P. Vennéguès


La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

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