vendredi 26 avril 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2402275 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | Eloignement urgent |
| Avocat requérant | BERTHAUT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 20 et le 24 avril 2024, Mme C B épouse D, représentée par Me F demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler l'arrêté du 18 avril 2024 par lequel le préfet d'Ille-et-Vilaine l'a obligée à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel elle pourra être reconduite d'office et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an ;
2°) d'annuler l'arrêté du 18 avril 2024 par lequel le préfet d'Ille-et-Vilaine l'a assignée à résidence ;
3°) d'enjoindre au préfet d'Ille-et-Vilaine, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour dans un délai de trois jours à compter de la notification du jugement à intervenir et, à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa situation et de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour ;
4°) d'enjoindre l'effacement de son signalement au fichier de non-admission Schengen dans un délai de trois jours à compter de la notification du jugement à intervenir ;
5°) de mettre à la charge de l'État la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la requête est recevable ;
- s'agissant de l'obligation de quitter le territoire français :
- elle est entachée d'incompétence ;
- elle est insuffisamment motivée en droit et en fait et est entachée d'un défaut d'examen réel et sérieux de sa situation notamment au regard des critères de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- le préfet a méconnu les droits de la défense ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- s'agissant de l'interdiction de retour sur le territoire français :
- elle porte atteinte disproportionnée à son droit de mener une vie privée et familiale normale et est disproportionnée en méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- s'agissant de l'assignation à résidence :
- elle est entachée d'incompétence ;
- elle est insuffisamment motivée en droit et en fait et est entachée d'un défaut d'examen réel et sérieux de sa situation ;
- le préfet a méconnu les droits de la défense ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation et méconnaît l'article R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Par un mémoire en défense, enregistré le 23 avril 2024, le préfet d'Ille-et-Vilaine conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- la requête est irrecevable en méconnaissance de l'article R. 412-1 du code de justice administrative ;
- elle est irrecevable en méconnaissance de l'article R. 414-2 du code de justice administrative ;
- les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Villebesseix, conseillère, pour statuer sur les recours dont le jugement relève des dispositions des articles L. 614-5 et L. 614-7 à 13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Villebesseix,
- les observations de Me Le Vaillant, substituant M. F, représentant Mme B, qui indique avoir entendu dans le mémoire en réplique renoncer aux conclusions à fin d'admission au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ; elle reprend pour le reste ses écritures qu'elle développe ;
- les observation de M. E représentant le préfet d'Ille-et-Vilaine, qui confirme l'intégralité de ses écritures.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience, en application de l'article R. 776-26 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B, épouse D, née le 1er décembre 1986, de nationalité tunisienne, déclare être entrée en France le 7 ou le 8 novembre 2021, sous couvert d'un visa de court séjour espagnol valable de 3 novembre 2021 au 31 août 2022. Par un arrêté du 18 avril 2024, le préfet d'Ille-et-Vilaine l'a obligée à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel elle pourra être reconduite d'office et a pris à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an. Par un second arrêté du 18 avril 2024 le préfet d'Ille-et-Vilaine l'a assignée à résidence. Mme B conteste ces deux décisions.
S'agissant de l'obligation de quitter le territoire français :
2. En premier lieu, l'arrêté litigieux a été signé par Mme G A, adjointe à la cheffe de bureau de lutte contre l'immigration irrégulière en vertu d'un arrêté du 25 mars 2024, régulièrement publié le même jour, lui donnant délégation à cet effet en cas d'absence ou d'empêchement de la cheffe du bureau de lutte contre l'immigration irrégulière. Il ne ressort pas des pièces du dossier que la cheffe du bureau de la lutte contre l'immigration irrégulière n'était ni empêchée ni absente au moment de la signature de l'arrêté portant obligation de quitter le territoire en litige. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de sa signataire doit être écarté.
3. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée. Elle est édictée après vérification du droit au séjour, en tenant notamment compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France et des considérations humanitaires pouvant justifier un tel droit. ".
4. En l'espèce, l'arrêté du 18 avril 2024 vise les dispositions applicables dont notamment l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et mentionne les considérations de fait sur lesquelles le préfet d'Ille-et-Vilaine s'est fondé pour édicter sa décision. Cet arrêté reprend les éléments relatifs à sa situation personnelle dont notamment l'état de santé de son fils. Le préfet ne pouvait indiquer que Mme B bénéficiait d'un contrat de travail à durée indéterminée alors qu'il ressort des pièces du dossier et notamment du procès-verbal d'audition qu'elle a déclaré être sans emploi. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation doit être écarté.
5. En troisième lieu, comme il a été dit au point précèdent, Mme B a indiqué être sans emploi au cours de son audition et si elle soutient bénéficier d'un contrat à durée indéterminée depuis un an et sept mois, elle ne produit aucune pièce permettant d'en justifier, de sorte qu'il ne peut être reproché au préfet de ne pas avoir tenu compte de cette circonstance. Par ailleurs, si elle fait valoir que son fils est malade et nécessite un suivi médical dont il ne peut bénéficier dans son pays d'origine, il ressort des pièces du dossier que le préfet a tenu compte de cette circonstance puisqu'il en fait état dans son arrêté. Par suite, le moyen tiré du défaut d'examen particulier de sa situation au regard des critères de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.
6. En quatrième lieu, s'il ressort des pièces du dossier que Mme B a indiqué lors de son audition que son fils souffrait d'une pathologie cardiaque et faisait l'objet d'un suivi médical pour cette raison, elle a également précisé ne pas avoir, à la date de la décision litigieuse, déposé de demande de titre de séjour sur le fondement de l'article L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Si les pièces qu'elle produit démontrent que son fils s'est vu prescrire du Kerlone, un métabloquant, il ressort de la lecture de ces documents que son état est stable et il n'apparaît pas que cet enfant ferait l'objet d'un suivi médical régulier en raison de sa pathologie dont il ne pourrait pas bénéficier dans son pays d'origine ou que le médicament qui lui est prescrit ne serait pas disponible en Tunisie ou ne pourrait pas être remplacé par un autre. Dans ces conditions, Mme B n'est pas fondée à soutenir que le préfet d'Ille-et-Vilaine a commis une erreur manifeste d'appréciation ou méconnu les dispositions de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
7. En cinquième lieu, il ressort des pièces du dossier que la requérante a pu s'exprimer sur sa situation administrative et personnelle au cours de son audition aux fins de vérification du droit de circulation ou de séjour réalisée par un officier de police judiciaire le 18 avril 2024 avant l'édiction de la mesure d'éloignement. Dans ces conditions, elle n'est pas fondée à soutenir que son droit à être entendu aurait été méconnu.
8. En sixième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. () ".
9. En l'espèce, Mme B soutient qu'elle a déplacé le centre de ses attaches en France et se prévaut de son arrivée en 2021 accompagnée de son mari et de ses enfants qui sont scolarisés, du fait qu'elle est hébergée par son cousin de nationalité française, de son intégration professionnelle et de l'état de santé de son fils. Comme il a été dit au point 6, elle ne démontre pas que son fils ne pourrait pas bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine. Par ailleurs, si elle indique exercer un emploi, elle ne le démontre pas. Il n'est en outre pas contesté que son époux n'est pas en situation régulière. Dans ces conditions, elle n'établit pas que la cellule familiale ne pourrait pas se reconstituer en Tunisie, pays dans lequel elle a vécu l'essentiel de son existence et où résident, selon ses déclarations, ses parents, sa sœur et son frère. Par suite, la requérante n'est pas fondée à soutenir que la décision litigieuse méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
10. En septième lieu, aux termes du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait d'institutions publiques ou privées de protection sociale, les tribunaux des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ". Il résulte de ces stipulations, qui peuvent être utilement invoquées à l'appui d'un recours pour excès de pouvoir, que, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant.
11. En l'espèce, il n'est pas démontré que les enfants de la requérante ne pourront pas poursuivre leur scolarité en Tunisie ni que son fils ne pourra pas y bénéficier d'un traitement approprié pour sa pathologie. Dans ces conditions, dès lors que la décision litigieuse n'a pas pour effet de séparer les enfants d'un de leur parent, qui ont, tous deux, vocation à retourner dans leur pays d'origine, Mme B n'est pas fondée à soutenir que le préfet a méconnu l'article 3 paragraphe 1 de la convention internationale des droits de l'enfant.
S'agissant de l'interdiction de retour sur le territoire français :
12. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder cinq ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français, et dix ans en cas de menace grave pour l'ordre public. ". Aux termes de l'article L. 612-10 de ce code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. ".
13. En l'espèce, comme il a été dit au point 9, la présente mesure n'a pas pour effet de séparer Mme B de son mari et de ses enfants dès lors que la cellule familiale a vocation à se reconstituer en Tunisie. Ainsi, compte tenu de son arrivée récente et de l'absence d'attaches à l'exception de son cousin en France, même si elle n'a pas fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement et ne constitue pas une menace pour l'ordre public, l'interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an ne porte pas une atteinte disproportionnée à son droit de mener une vie privée et familiale normale et ne méconnaît pas l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
S'agissant de l'assignation à résidence :
14. En premier lieu, l'arrêté portant assignation à résidence a également été signé par Mme A qui, comme il a été dit au point 2, a reçu délégation à cet effet en vertu d'un arrêté du 25 mars 2024. Par suite, le moyen tiré du vice d'incompétence doit être écarté.
15. En deuxième lieu, cette décision vise les textes dont le préfet a fait application dont notamment l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et comporte la mention des considérations de fait qui en constituent le fondement. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation doit être écarté.
16. En troisième lieu, il ne ressort ni des termes de l'arrêté ni des autres pièces du dossier que le préfet n'aurait pas procédé à un examen réel et sérieux de sa situation au regard des informations dont il disposait sur sa situation professionnelle avant d'édicter cette décision.
17. En quatrième lieu, pour les mêmes motifs que ceux évoqués au point 7, la requérante n'est pas fondée à soutenir que son droit à être entendu a été méconnu.
18. En cinquième lieu, aux termes de l'article R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative qui a ordonné l'assignation à résidence de l'étranger en application des articles L. 731-1, L. 731-3, L. 731-4 ou L. 731-5 définit les modalités d'application de la mesure : 1° Elle détermine le périmètre dans lequel il est autorisé à circuler muni des documents justifiant de son identité et de sa situation administrative et au sein duquel est fixée sa résidence ; 2° Elle lui désigne le service auquel il doit se présenter, selon une fréquence qu'elle fixe dans la limite d'une présentation par jour, en précisant si l'obligation de présentation s'applique les dimanches et les jours fériés ou chômés ; 3° Elle peut lui désigner une plage horaire pendant laquelle il doit demeurer dans les locaux où il réside. ".
19. Selon ses termes, l'arrêté du 18 avril 2024 portant assignation à résidence oblige Mme B à une présentation les mardi et jeudi à 16 h non fériés et non chômés à la gendarmerie de la Chavagne, à demeurer à son domicile entre 18 h et 21 h chaque jour sauf à justifier d'une difficulté particulière faisant obstacle au respect de cette sujétion et à ne pas sortir du périmètre de la commune de Chavagne sans autorisation préfectorale sous forme de sauf-conduit qu'il lui est loisible de solliciter sauf pour consulter un avocat et se rendre à toute convocation de justice ou des services de gendarmerie. Si l'intéressée fait valoir que cette décision ne tient pas compte du fait qu'elle occupe un emploi, elle a indiqué au cours de son audition n'exercer aucune profession et ne produit aucune pièce permettant de démontrer qu'elle travaille. Elle ne produit ainsi aucun élément de nature à établir l'impossibilité d'exécuter cette mesure et l'existence de contraintes faisant obstacle aux opérations de pointage. Dans ces conditions, Mme B n'est pas fondée à soutenir que cette décision méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, l'article 3 paragraphe 1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant et l'article R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Elle n'est pas davantage fondée à soutenir que cette décision est entachée d'erreur manifeste d'appréciation.
20. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin de statuer sur les fins de non-recevoir opposées en défense, que les conclusions à fin d'annulation de la requête de Mme B sont rejetées ainsi que, par voie de conséquence, celles à fin d'injonction et celles présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme C B épouse D et au préfet d'Ille-et-Vilaine.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 avril 2024.
La magistrate désignée,
signé
J. Villebesseix
Le greffier,
signé
N. Josserand
La République mande et ordonne au préfet d'Ille-et-Vilaine en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026