vendredi 21 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2403324 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | Eloignement urgent |
| Avocat requérant | SELARL TESSIER HERVE AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaire enregistrés les 14 et 19 juin 2024, M. E H alias B A, représenté par la Selarl Tessier Hervé Avocat, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 13 juin 2024 du préfet d'Ille-et-Vilaine portant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée de trois ans ;
2°) d'annuler l'arrêté du 13 juin 2024 du préfet d'Ille-et-Vilaine portant assignation à résidence ;
3°) d'enjoindre au préfet d'Ille-et-Vilaine de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir sous astreinte de 100 euros par jour de retard jusqu'à ce que l'autorité administrative ait statué sur sa situation administrative ;
4°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- sa véritable identité est E H, né le 5 juillet 1998 à Biskra en Algérie ;
- l'obligation de quitter le territoire français sans délai assortie d'une interdiction de retour de trois ans est entachée d'incompétence ;
- elle est entachée d'un vice de procédure et d'une méconnaissance du respect du contradictoire du fait de l'absence d'interprète ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; outre qu'il dispose de liens familiaux sur le territoire français, il est en couple, sa conjointe résidant à Rennes qui est enceinte de six mois, le terme de la grossesse étant fixé au mois de septembre 2024 ;
- la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée de trois ans est entachée d'illégalité par voie d'exception de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ; il ne lui a été opposé aucun motif d'une éventuelle menace à l'ordre public et alors qu'il dispose de liens familiaux sur le territoire français, il est en couple, sa conjointe résidant à Rennes qui est enceinte de six mois, le terme de la grossesse étant fixé au mois de septembre 2024 ;
- l'assignation à résidence est entachée d'un vice de procédure du fait de l'absence d'interprète ;
- elle porte manifestement atteinte à sa vie privée et familial ; en effet, une telle assignation à résidence à plus d'une heure de Rennes, alors qu'il ne dispose ni de véhicule, ni de ressources, empêche ce dernier de pouvoir être présent aux côtés de sa conjointe enceinte ;
- elle est particulièrement restrictive puisqu'outre la distance, il est empêché de quitter la commune de la Guerche-de-Bretagne, ce qui portent une atteinte grave et manifestement illégale au droit au respect de sa vie privée et familiale ;
Par un mémoire en défense, enregistré le 19 juin 2024, le préfet d'Ille-et-Vilaine conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par M. H alias A ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Descombes, président, pour statuer sur les recours dont le jugement relève des dispositions des articles L. 614-5 et L. 614-7 à 13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Descombes,
- les observations de Me Tessier, représentant M. H alias A, qui reprend ses écritures en les développant et soutient en outre que l'obligation de quitter le territoire français et surtout la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée de trois ans, en tant qu'elle lui interdira de revoir son fils à naître pendant près de trois ans méconnait les stipulations du 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- les explication de M. H alias A et celles de Mme C F ;
- et les observations de M. I représentant le préfet d'Ille-et-Vilaine.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience publique en application de l'article R. 776-26 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. M. B A qui fait valoir à présent s'appeler M. E H, ressortissant marocain né en mai 1999, est entré en France selon ses déclarations en 2020. Connu du Fichier Automatisé des Empreintes Digitales (FAED) sous différentes identités, il a fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français sans délai de départ volontaire assorti d'une interdiction de retour en France d'un an, édicté le 20 octobre 2021 par la préfecture de Loire Atlantique. Le 10 novembre 2021, il a été assigné à résidence par la préfecture d'Ille-et-Vilaine et le 31 mai 2022 a fait l'objet d'un procès-verbal de carence par la gendarmerie nationale pour non-respect de ses obligations de pointage. Le 10 avril 2024, il a été à nouveau assigné à résidence par la préfecture de Loire Atlantique et a fait l'objet d'un procès-verbal de carence par la police aux frontières de Nantes pour non-respect de ses obligations de pointage le 29 avril 2024. Par un arrêté du 13 juin 2024, le préfet d'Ille-et-Vilaine lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, fixé le pays de destination, fait interdiction de retour sur le territoire national pendant une durée trois ans et, par un arrêté du même jour, l'a assigné à résidence. M. H alias A demande l'annulation de ces deux arrêtés.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
2. En premier lieu, le préfet d'Ille-et-Vilaine a donné délégation, selon un arrêté du 29 avril 2024, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture le même jour, à Mme J G, cheffe du bureau de la lutte contre l'immigration irrégulière, référente régionale, et signataire de l'arrêté attaqué, aux fins de signer, notamment, les décisions d'éloignement. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de la décision attaquée doit être écarté.
3. En deuxième lieu, les conditions de notification d'un acte administratif étant sans incidence sur sa légalité, M. H alias A ne peut utilement invoquer la circonstance, à la supposer établie, que la décision lui aurait été notifiée en l'absence de tout interprète.
4. En troisième lieu, le requérant soutient que son droit d'être entendu a été méconnu dès lors qu'il n'a pas pu présenter des observations en présence d'un interprète en langue arabe avant que ne soit pris à son encontre l'arrêté attaqué. Il ressort des pièces du dossier qu'il a été mis en mesure, le 13 juin 2024, de présenter ses observations au cours d'une audition par les services de police de la circonscription de police nationale de Rennes en présence de son avocat. M. H alias A ne précise pas les éventuelles informations pertinentes tenant à sa situation personnelle qu'il aurait été empêché de porter à la connaissance de l'administration et qui, si elles avaient pu être communiquées à temps, auraient été de nature à faire obstacle à la décision qu'il conteste. Il n'établit pas plus qu'il aurait sollicité l'assistance d'un interprète alors qu'il a déclaré comprendre les propos de l'officier de police judiciaire qui a mené l'audition. Par suite, les moyens tirés du non-respect du contradictoire et de la méconnaissance du droit d'être entendu doivent être écartés.
5. En quatrième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance ".
6. M. H alias A fait valoir qu'il est en couple avec Mme F, de nationalité française qui réside à Rennes et est enceinte de six mois, le terme de la grossesse étant fixé au mois de septembre 2024. Il précise qu'il a reconnu l'enfant à naître par une reconnaissance anticipée de paternité en date du 11 avril 2024. Toutefois, alors que Mme F présente à l'audience indique que leur relation n'a débutée qu'en janvier 2023, M. H alias A n'établit pas la réalité et l'intensité de leur vie commune en déclarant qu'il est sans domicile fixe et en se bornant à produire une attestation d'hébergement de Mme D pour une durée de seulement deux mois à son domicile à Nantes. Ainsi il n'établit pas l'intensité et l'ancienneté des liens qui le lient à sa conjointe. Dès lors, la seule circonstance que sa conjointe serait enceinte de ses œuvres, ne sauraient suffire pour permettre d'estimer qu'il aurait établi le centre de ses intérêts privés et familiaux en France alors qu'il ne ressort pas des pièces du dossier qu'il serait isolé dans son pays d'origine et qu'il déclare n'avoir aucune famille en France. Par ailleurs, il ne justifie d'aucune insertion d'une particulière intensité dans la société française. Par suite, M. H alias A n'est pas fondé à soutenir que le préfet aurait commis une erreur manifeste d'appréciation en prenant la décision contestée, ni que celle-ci porterait une atteinte à son droit au respect de sa vie privée et familiale, ni qu'elle méconnaitrait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
7. En dernier lieu, aux termes du 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ".
8. M. H alias A ne peut utilement se prévaloir des stipulations précitées pour son enfant à naître.
9. Il en résulte que M. H alias A n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée de trois ans :
10. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour ". Aux termes de l'article L. 612-10 de ce code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11. ".
11. Pour interdire M. H alias A de retour sur le territoire français pour une durée de trois ans, le préfet s'est fondé sur l'entrée récente de l'intéressé sur le territoire français, sur la nature et l'ancienneté de ses liens avec la France et sur la circonstance qu'il s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement et n'a pas respecté, par deux fois, ses obligations de pointage. Toutefois, si le requérant a bien fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement qu'il n'a pas exécutée, il démontre entretenir une liaison avec Mme C F qui est enceinte de ses œuvres et dont il a reconnu l'enfant à naître. En outre, il n'est ni établi, ni sérieusement soutenu en défense que le comportement de l'intéressé représenterait une menace à l'ordre public. Dans ces conditions particulières, le préfet a entaché sa décision d'une erreur d'appréciation de la situation du requérant en fixant la durée de l'interdiction de retourner sur le territoire français à trois ans. Le moyen invoqué à cet égard doit être accueilli. Il y a lieu, par suite, et sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens dirigés à l'encontre de cette décision, d'annuler l'interdiction de retour sur le territoire français en litige.
12. Il résulte de ce qui précède, et sans qu'il soit besoin de statuer sur les autres moyens de la requête, que M. H alias A est seulement fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 13 juin 2024 en tant qu'il porte interdiction de retourner sur le territoire français pour une durée de trois ans.
En ce qui concerne l'arrêté d'assignation à résidence :
13. En premier lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposé au point 3, M. H alias A ne peut utilement invoquer la circonstance que la décision lui aurait été notifiée en l'absence de tout interprète.
14. En deuxième lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposé au point 4, les moyens tirés du non-respect du contradictoire et de la méconnaissance du droit d'être entendu doivent être écartés.
15. En troisième lieu, selon l'article L. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger assigné à résidence en application du présent titre se présente périodiquement aux services de police ou aux unités de gendarmerie. () ". Aux termes de l'article R. 733-1 de ce même code : " L'autorité administrative qui a ordonné l'assignation à résidence de l'étranger en application des articles L. 731-1, L. 731-3, L. 731-4 ou L. 731-5 définit les modalités d'application de la mesure : / 1° Elle détermine le périmètre dans lequel il est autorisé à circuler muni des documents justifiant de son identité et de sa situation administrative et au sein duquel est fixée sa résidence ; / 2° Elle lui désigne le service auquel il doit se présenter, selon une fréquence qu'elle fixe dans la limite d'une présentation par jour, en précisant si l'obligation de présentation s'applique les dimanches et les jours fériés ou chômés () ".
16. Si une décision d'assignation à résidence doit comporter les modalités de contrôle permettant de s'assurer du respect de cette obligation et notamment préciser le service auquel l'étranger doit se présenter et la fréquence de ces présentations, ces modalités de contrôle sont divisibles de la mesure d'assignation à résidence elle-même. Il en résulte qu'une illégalité entachant les seules modalités de contrôle de la mesure n'est pas de nature à justifier l'annulation de la décision d'assignation à résidence dans sa totalité.
17. En l'espèce, la simple circonstance que M. H alias A qui se déclare sans domicile fixe ait obtenu un rendez-vous à la Croix-Rouge le 21 juin 2024 pour un entretien en vue de se voir attribuer un éventuel logement, n'est pas de nature à lui permettre de justifier d'un domicile à Rennes. Par suite, il n'est pas fondé à soutenir que le préfet aurait entaché sa décision d'une erreur d'appréciation en fixant sa résidence sur la commune de la Guerche-de-Bretagne. En revanche en lui imposant de se rendre plus de trois fois par semaine à la brigade de gendarmerie de La Guerche-de-Bretagne et en lui interdisant de sortir du périmètre de cette commune pour se rendre à Rennes où réside sa conjointe enceinte, le préfet d'Ille-et-Vilaine a entaché sa décision d'une erreur d'appréciation dans la fixation des modalités de présentation de l'intéressé au regard des dispositions de l'article R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et porté une atteinte excessive à sa liberté d'aller et venir.
18. Il résulte de ce qui précède que M. H alias A est seulement fondé à demander l'annulation de l'arrêté portant assignation à résidence en date du 13 juin 2024 en tant seulement qu'il fixe les modalités de présentation de l'intéressé, en lui imposant de se rendre plus de 3 fois par semaine à la brigade de gendarmerie de La Guerche-de-Bretagne et en lui interdisant de sortir du périmètre de cette commune pour se rendre à Rennes où réside sa conjointe.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
19. Le présent jugement, qui annule la décision portant interdiction de retour sur le territoire français et qui annule partiellement l'arrêté portant assignation à résidence en tant qu'il fixe les modalités de présentation de M. H alias A, n'implique pas qu'une autorisation provisoire de séjour soit délivrée à l'intéressé.
Sur les frais liés au litige :
20. Il n'y pas a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit à la demande présentée par M. H alias A au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
DÉCIDE :
Article 1er : L'arrêté du 13 juin 2024 du préfet d'Ille-et-Vilaine est annulé en tant qu'il porte interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de trois ans.
Article 2 : L'arrêté du 13 juin 2024 du préfet d'Ille-et-Vilaine portant assignation à résidence est annulé en tant qu'il fixe les modalités de présentation de l'intéressé, en lui imposant de se rendre plus de trois fois par semaine à la brigade de gendarmerie de La Guerche-de-Bretagne et en lui interdisant de sortir du périmètre de cette commune pour se rendre à Rennes où réside sa conjointe.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. B H alias A, à la Selarl Tessier Hervé Avocat et au préfet d'Ille-et-Vilaine.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 juin 2024.
Le magistrat désigné,
signé
G. Descombes La greffière d'audience,
signé
J. Jubault
La République mande et ordonne au préfet d'Ille-et-Vilaine, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice, à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026