vendredi 12 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2403511 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Avocat requérant | MARIE |
Vu :
- la requête n° 2403503 ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général de la fonction publique ;
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le décret n° 88-145 du 15 février 1988 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Plumerault, première conseillère, pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 9 juillet 2024 :
- le rapport de Mme Plumerault,
- les observations de Me Marie, représentant Mme A, qui reprend les mêmes termes que les écritures qu'elle développe, insiste sur l'urgence de la situation de la requérante qui se trouve confrontée à des difficultés financières du fait de la perte de son emploi, souligne l'intérêt général à la maintenir dans son emploi eu égard à ses qualités professionnelles reconnues, expose que les contrats de Mme A ont été renouvelés sans discontinuer depuis le 1er septembre 2018, que l'absence d'entretien préalablement à la décision en litige l'a privée d'une garantie mais surtout a eu une influence sur le sens de la décision prise dès lors que ses services sont irréprochables, que ce sont seulement ses arrêts de travail qui fondent la décision et qu'elle aurait pu fournir des éléments sur son état de santé pour rassurer le maire, que la désorganisation alléguée du service en raison de ses arrêts de travail n'est pas établie, qu'elle a pu être remplacée sans difficulté, qu'elle doit bénéficier d'un traitement adapté à son état de santé, que ses malaises sont rares et qu'aucun risque d'absence prolongée ne peut être suspecté, qu'elle subit une discrimination en raison de son état de santé, insiste sur le détournement de pouvoir dès lors que la décision permet à la commune de ne pas conclure de contrat à durée indéterminée comme elle devrait le faire à compter du 1er septembre 2024, date à laquelle Mme A aura six ans de services effectifs comme titulaire de contrats de droit public, peu importe à cet égard que les contrats soient à temps non complet, souligne que les faits de harcèlement moral tels que la requérante les a décrits dans son dépôt de plainte ne sont pas sérieusement contestés ;
- les observations de Me Cazo, représentant la commune de Réminiac, qui reprend les mêmes termes que les écritures qu'il développe, souligne le défaut d'urgence dès lors que Mme A va pouvoir, dès lors qu'elle a été privée involontairement de son emploi, percevoir une allocation d'aide au retour à l'emploi, insiste sur le fait que le premier contrat d'accompagnement dans l'emploi signé entre la commune et Mme A est un contrat de droit privé et que les autres contrats à durée déterminée de droit public sont à temps non complet, de telle sorte que la requérante ne remplit pas la condition de six ans de services effectifs comme titulaire de contrats de droit public, souligne qu'il était difficile de la convoquer à un entretien préalable dès lors qu'elle était en arrêt maladie, qu'il ne s'agit pas en tout état de cause d'une formalité substantielle, que le non-renouvellement du contrat de Mme A a été décidé pour des raisons évidentes d'organisation du service dès lors qu'elle fait des malaises imprévisibles, sur le temps du service et que son inaptitude temporaire reconnue par la médecine du travail ne comporte pas de terme, expose que le harcèlement moral, qui suppose une répétition de faits sur une longue période, n'est pas avéré, que la décision n'est entachée d'aucun détournement de pouvoir dès lors que ce n'est pas l'état de santé en lui-même de Mme A qui la fonde mais la désorganisation du service qui en résulte, fait valoir qu'en cas d'injonction, aucune astreinte n'est nécessaire ;
- et les explications de Mme A.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A a été recrutée, le 29 août 2016, par la commune de Réminiac dans le cadre d'un contrat d'accompagnement dans l'emploi de deux ans en qualité d'agent spécialisé des écoles maternelles et agent d'entretien polyvalent et de garderie. Elle a ensuite bénéficié de contrats à durée déterminée de droit public à temps non complet à compter du 31 août 2018, en qualité d'adjoint technique de 2ème classe affectée à l'école Henri Matisse pour une durée de 12 mois, renouvelé le 27 août 2019 pour un an. Elle a ensuite conclu un nouveau contrat sur le fondement des dispositions du 1° de l'article 3-3 de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 pour la période du 1er septembre au 31 décembre 2020 afin de faire face à un accroissement temporaire d'activité. Le 18 décembre 2020, La commune a, sur le fondement des dispositions du 3° de l'article 3-3 de cette loi, conclu un nouveau contrat prenant effet au 1er janvier 2021 pour une durée de trois ans par lequel Mme A est recrutée en qualité d'agent contractuel à temps non complet, renouvelé pour la période du 1er janvier 2024 au 31 août 2024. Par un courrier en date du 24 mai 2024, le maire de la commune de Réminiac a informé Mme A du non-renouvellement de son contrat à son échéance. Mme A demande, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1, la suspension de l'exécution de cette décision.
Sur l'aide juridictionnelle :
2. Aux termes du premier alinéa de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 : " Dans les cas d'urgence, () l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président ".
3. Mme A justifiant avoir déposé une demande d'aide juridictionnelle, il y a lieu, par suite, de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Sur les conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
4. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ".
En ce qui concerne l'urgence :
5. L'urgence justifie que soit prononcée la suspension d'un acte administratif lorsque l'exécution de celui-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés d'apprécier concrètement, compte tenu des éléments fournis par le requérant, si les effets de l'acte litigieux sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l'exécution de la décision soit suspendue.
6. La décision dont la suspension est demandée, qui prive Mme A de son emploi et de sa rémunération, alors qu'elle était employée par la commune depuis huit ans et qu'elle élève seule un enfant à charge, préjudicie de manière suffisamment grave et immédiate à sa situation pour que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative soit regardée comme remplie, la circonstance que Mme A pourrait prétendre au bénéfice de l'allocation d'aide au retour à l'emploi n'étant pas de nature, dans les circonstances de l'espèce, à retirer à cette situation son caractère d'urgence.
En ce qui concerne le doute sérieux quant à la légalité de la décision litigieuse :
7. En premier lieu, aux termes du I de l'article 3-1 de la loi du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale désormais repris à l'article L. 332-23 du code général de la fonction publique : " Les collectivités et établissements mentionnés à l'article 2 peuvent recruter temporairement des agents contractuels sur des emplois non permanents pour faire face à un besoin lié à : / 1° Un accroissement temporaire d'activité, pour une durée maximale de douze mois, compte tenu, le cas échéant, du renouvellement du contrat, pendant une même période de dix-huit mois consécutifs () " et aux termes de son article 3-3 désormais repris aux articles L. 332-8 et L. 332-9 du code général de la fonction publique : " Par dérogation au principe énoncé à l'article 3 de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 précitée et sous réserve de l'article 34 de la présente loi, des emplois permanents peuvent être occupés de manière permanente par des agents contractuels dans les cas suivants : / () 3° Pour les communes de moins de 1 000 habitants et les groupements de communes regroupant moins de 15 000 habitants, pour tous les emplois () / Les agents ainsi recrutés sont engagés par contrat à durée déterminée d'une durée maximale de trois ans. Ces contrats sont renouvelables par reconduction expresse, dans la limite d'une durée maximale de six ans. / Si, à l'issue de cette durée, ces contrats sont reconduits, ils ne peuvent l'être que par décision expresse et pour une durée indéterminée ". Aux termes du II de l'article 3-4 de la même loi désormais repris à l'article L. 332-10 du code général de la fonction publique : " Tout contrat conclu ou renouvelé pour pourvoir un emploi permanent en application de l'article 3-3 avec un agent qui justifie d'une durée de services publics de six ans au moins sur des fonctions relevant de la même catégorie hiérarchique est conclu pour une durée indéterminée. / La durée de six ans mentionnée au premier alinéa du présent II est comptabilisée au titre de l'ensemble des services accomplis auprès de la même collectivité ou du même établissement dans des emplois occupés sur le fondement des articles 3 à 3-3, à l'exception de ceux qui le sont au titre du II de l'article 3. Elle inclut, en outre, les services effectués au titre du deuxième alinéa de l'article 25 s'ils l'ont été auprès de la collectivité ou de l'établissement l'ayant ensuite recruté par contrat. /Pour l'appréciation de cette durée, les services accomplis à temps non complet et à temps partiel sont assimilés à des services effectués à temps complet. / Les services accomplis de manière discontinue sont pris en compte, sous réserve que la durée des interruptions entre deux contrats n'excède pas quatre mois. () /Lorsqu'un agent remplit les conditions d'ancienneté mentionnées aux deuxième à quatrième alinéas du présent II avant l'échéance de son contrat en cours, les parties peuvent conclure d'un commun accord un nouveau contrat, qui ne peut être qu'à durée indéterminée. En cas de refus de l'agent de conclure un nouveau contrat, l'agent est maintenu en fonctions jusqu'au terme du contrat à durée déterminée en cours ".
8. Il résulte des dispositions précitées de l'article 3-4 de la loi du 26 janvier 1984 que les six années de service, permettant de prétendre à l'octroi d'un contrat de travail à durée indéterminée, doivent avoir été effectuées dans le cadre de contrats signés en application des articles 3 à 3-3 de la loi du 26 janvier 1984, lesquels sont des contrats de droit public. Or il résulte des dispositions de l'article L. 5134-24 du code du travail, qu'un contrat d'accompagnement dans l'emploi est un contrat de travail de droit privé. Par suite, les 24 mois de services accomplis par Mme A en exécution de son contrat signé le 29 août 2016 ne peuvent être comptabilisés pour apprécier la condition des six années de service, prévue à l'article 3-4 de la loi du 26 janvier 1984. Par suite, le moyen tiré de l'erreur de droit au motif que le renouvellement du dernier contrat de Mme A, le 22 décembre 2023, aurait dû être à durée indéterminée n'est pas propre, dès lors qu'elle ne remplissait pas, à cette date, la condition de six années de services effectifs comme titulaire de contrats de droit public, à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision en litige.
9. En deuxième lieu, si Mme A soutient que la décision de non-renouvellement de contrat procèderait de la volonté de la commune de ne pas lui permettre de bénéficier d'un contrat à durée indéterminée, il ressort des pièces du dossier que cette décision est justifiée par la circonstance que ses absences prolongées et ses arrêts de travail entraînent une désorganisation du service. Un tel motif étant tiré de l'intérêt du service, les moyens tirés de l'erreur manifeste d'appréciation, du détournement de pouvoir et du caractère discriminatoire de cette décision, ne sont, par suite, pas davantage de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de cette décision.
10. En troisième lieu, le moyen tiré de ce que les agissements du maire seraient constitutifs de harcèlement moral n'est pas, en l'état de l'instruction, de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision litigieuse.
11. Toutefois, aux termes de l'article 38-1 du décret du 15 février 1988 relatif aux agents contractuels de la fonction publique territoriale : " I.- Lorsqu'un agent contractuel a été engagé pour une durée déterminée susceptible d'être renouvelée en application des dispositions législatives ou réglementaires qui lui sont applicables, l'autorité territoriale lui notifie son intention de renouveler ou non l'engagement au plus tard : / -huit jours avant le terme de l'engagement pour l'agent recruté pour une durée inférieure à six mois ; / -un mois avant le terme de l'engagement pour l'agent recruté pour une durée égale ou supérieure à six mois et inférieure à deux ans ; / -deux mois avant le terme de l'engagement pour l'agent recruté pour une durée égale ou supérieure à deux ans ; / -trois mois avant le terme de l'engagement pour l'agent dont le contrat est susceptible d'être renouvelé pour une durée indéterminée en application des dispositions législatives ou réglementaires applicables/ () La notification de la décision finale doit être précédée d'un entretien lorsque le contrat est susceptible d'être reconduit pour une durée indéterminée ou lorsque la durée du contrat ou de l'ensemble des contrats conclus sur emploi permanent conformément à l'article L. 332-8 du code général de la fonction publique est supérieure ou égale à trois ans () ".
12. Le contrat de Mme A, à échéance du 31 décembre 2023, a été conclu sur le fondement du 3° de l'article 3-3 de la loi du 26 janvier 1984 pour une durée de trois ans et renouvelé pour une durée d'un an jusqu'au 31 août 2024, date à laquelle au surplus elle cumule six années de services effectifs sous contrats de droit public. Mme A entrait ainsi dans le champ d'application des dispositions précitées de l'article 38-1 du décret du 15 février 1988. Il est constant que le maire de Réminiac, avant de prendre la décision litigieuse, n'a pas procédé à l'entretien préalable prescrit par ces dispositions.
13. Une irrégularité affectant le déroulement d'une procédure administrative préalable, suivie à titre obligatoire ou facultatif, n'est de nature à entacher d'illégalité la décision prise que s'il ressort des pièces du dossier qu'elle a été susceptible d'exercer, en l'espèce, une influence sur le sens de la décision prise ou qu'elle a privé les intéressés d'une garantie.
14. D'une part, il résulte de ces dispositions que la décision de ne pas renouveler le contrat d'un agent doit être précédée d'un entretien notamment dans le cas où l'ensemble des contrats conclus pour répondre à un besoin permanent est supérieure ou égale à trois ans. Toutefois, hormis le cas où une telle décision aurait un caractère disciplinaire, l'accomplissement de cette formalité, s'il est l'occasion pour l'agent d'interroger son employeur sur les raisons justifiant la décision de ne pas renouveler son contrat et, le cas échéant, de lui exposer celles qui pourraient justifier une décision contraire, ne constitue pas pour l'agent, eu égard à la situation juridique de fin de contrat sans droit au renouvellement de celui-ci, et alors même que la décision peut être prise en considération de sa personne, une garantie dont la privation serait de nature par elle-même à entraîner l'annulation de la décision de non renouvellement.
15. D'autre part, il appartient au juge de rechercher si le défaut d'entretien préalable a été susceptible d'exercer une influence sur le sens de la décision prise. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier qu'à la date du 3 juillet 2020, le maire de Réminiac avait informé Mme A de l'intention de la commune, eu égard à ses compétences professionnelles et son service irréprochable, de renouveler automatiquement son contrat en durée indéterminée à la date du 30 août 2024. Dans ces circonstances, l'absence d'entretien préalable a fait perdre à Mme A une opportunité de connaître précisément les raisons circonstanciées du non-renouvellement de son contrat et de pouvoir faire valoir les éléments favorables à ce renouvellement. Le défaut d'entretien préalable a, par suite, été susceptible d'exercer, en l'espèce, une influence sur le sens de la décision prise. Dès lors, le moyen tiré du vice de procédure est, en l'état de l'instruction, propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision en litige.
16. Il résulte de tout ce qui précède que les conditions d'application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative sont réunies. Il y a lieu, par suite, de suspendre l'exécution de la décision litigieuse.
Sur les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte :
17. Eu égard à ses motifs, la suspension prononcée implique seulement mais nécessairement que le maire de la commune de Réminiac réexamine la situation de Mme A, dans un délai qu'il y a lieu de fixer à un mois à compter de la notification de la présente ordonnance. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les frais liés au litige :
18. En vertu des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, le tribunal ne peut pas faire bénéficier la partie tenue aux dépens ou la partie perdante du paiement par l'autre partie des frais qu'elle a exposés à l'occasion du litige soumis au juge. Les conclusions présentées à ce titre par la commune de Réminiac doivent, dès lors, être rejetées.
19. Mme A ayant obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire et sous réserve de son admission définitive à l'aide juridictionnelle, son avocate peut se prévaloir des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi susvisée du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la commune de Réminiac une somme de 1 500 euros, à payer à Me Marie, avocate de Mme A, au titre des frais exposés à raison de la présente instance et non compris dans les dépens, sous réserve que cette avocate renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État au titre de l'aide juridictionnelle. Dans le cas où l'aide juridictionnelle ne serait pas accordée à Mme A par le bureau d'aide juridictionnelle, la somme de 1 500 euros lui sera versée.
O R D O N N E :
Article 1er : Mme A est admise, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Article 2 : L'exécution de la décision du 24 mai 2024 par laquelle le maire de la commune de Réminiac a décider de ne pas renouveler le contrat à durée déterminée de Mme A est suspendue.
Article 3 : Il est enjoint au maire de la commune de Réminiac de réexaminer la situation de Mme A, dans un délai d'un mois à compter de la notification de la présente ordonnance.
Article 4 : La commune de Réminiac versera à Me Marie la somme de 1 500 euros au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve de l'admission définitive de Mme A à l'aide juridictionnelle et de la renonciation de cette avocate à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État au titre de l'aide juridictionnelle. Dans le cas où l'aide juridictionnelle ne serait pas accordée à Mme A par le bureau d'aide juridictionnelle, la somme de 1 500 euros lui sera versée.
Article 5 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 6 : Les conclusions de la commune de Réminiac présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 7 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A et à la commune de Réminiac.
Fait à Rennes, le 12 juillet 2024.
Le juge des référés,
signé
F. Plumerault La greffière d'audience,
signé
E. Fournet
La République mande et ordonne au préfet u Morbihan en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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01/06/2026
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01/06/2026