mardi 17 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2403631 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 5ème Chambre |
| Avocat requérant | MARAL |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 1er juillet 2024, Mme C A, représentée par Me Maral, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 3 juin 2024 du préfet d'Ille-et-Vilaine portant refus de délivrance d'un titre de séjour, obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, fixation du pays de destination et interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée d'un an ;
2°) d'enjoindre au préfet d'Ille-et-Vilaine, dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir et sous astreinte de 50 euros par jour de retard, de lui délivrer un titre de séjour temporaire ou, à défaut, de réexaminer sa situation et de supprimer le signalement effectué aux fins de non admission dans le système d'information Schengen ;
3°) de mettre à la charge de l'État le versement à son conseil d'une somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
En ce qui concerne le refus de séjour :
- il est entaché d'un vice d'incompétence ;
- il est insuffisamment motivé ;
- il n'est pas établi que le médecin de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) qui a dressé le rapport médical n'a pas siégé au sein du collège de médecins ;
- la décision n'a pas été précédée d'un examen complet de sa situation personnelle ;
- elle ne pourra pas bénéficier d'un traitement approprié à son état de santé en Guinée et le préfet a méconnu l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
- elle est illégale par exception d'illégalité du refus de séjour ;
- elle révèle un défaut d'examen complet de sa situation ;
- elle méconnait l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le préfet n'a pas tenu compte de l'intérêt supérieur de ses enfants.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :
- elle est illégale par exception d'illégalité du refus de séjour et de l'obligation de quitter le territoire français ;
- elle méconnait l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
En ce qui concerne l'interdiction de retour :
- elle est illégale par exception d'illégalité des décisions précédentes ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle méconnait les dispositions de l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense enregistré le 19 juillet 2024, le préfet d'Ille-et-Vilaine conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Après levée par Mme A du secret médical, son entier dossier médical a été produit le 8 juillet 2024 par l'OFII et communiqué aux parties.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant, signée à New York le 26 janvier 1990 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Terras,
- les observations de Me Maral, représentant Mme A.
Considérant ce qui suit :
1. Mme C A, ressortissante guinéenne née le 21 mars 1986 entrée en France le 9 avril 2022 sans visa, a sollicité une demande d'asile ainsi que pour son fils mineur qui a été rejetée par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) le 8 juillet 2022, rejet confirmé par la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) le 25 avril 2023. Le 28 août 2023, elle a présenté une première demande de titre de séjour pour raison de santé sur le fondement de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui lui a été refusée par un arrêté du 3 juin 2024 qui l'oblige également à quitter le territoire français, fixe le pays de destination et assortit ces décisions d'une interdiction de retour sur le territoire français d'un an. Mme A demande au tribunal l'annulation de ces décisions.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
En ce qui concerne le refus de séjour :
2. La signataire de l'arrêté litigieux, Mme D B, directrice des étrangers en France de la préfecture d'Ille-et-Vilaine, avait reçu délégation, par un arrêté du 29 avril 2024 publié le même jour, à l'effet de signer tout acte relevant de la police des étrangers. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte doit être écarté.
3. La décision litigieuse mentionne qu'au vu des éléments soumis par l'intéressée et de l'avis du collège de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII), il y a lieu de considérer que son état de santé nécessite une prise en charge médicale mais que le défaut de cette prise en charge ne devrait pas entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qu'elle peut voyager sans risque vers son pays d'origine. Par suite, la décision litigieuse comporte de manière suffisante l'énoncé des considérations de fait sur lesquelles le préfet s'est fondé pour refuser de délivrer le titre de séjour prévu à l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
4. Le préfet d'Ille-et-Vilaine a produit l'avis émis le 12 décembre 2023 par le collège de médecins de l'OFII duquel il résulte que le médecin qui a établi le rapport médical n'a pas siégé au sein de ce collège, contrairement à ce que soutient Mme A. Par suite, le moyen tiré d'un vice de procédure doit être écarté.
5. Il ressort de la motivation de l'arrêté contesté que le préfet a procédé, sur ce point, à un examen particulier de la situation personnelle de l'intéressée.
6. Aux termes de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. () / La décision de délivrer cette carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'État () ".
7. Sous réserve des cas où la loi attribue la charge de la preuve à l'une des parties, il appartient au juge administratif, au vu des pièces du dossier, et compte tenu, le cas échéant, de l'abstention d'une des parties à produire les éléments qu'elle est seule en mesure d'apporter et qui ne sauraient être réclamés qu'à elle-même, d'apprécier si l'état de santé d'un étranger nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité, sous réserve de l'absence d'un traitement approprié dans le pays de renvoi. La partie qui justifie d'un avis du collège de médecins du service médical de l'OFII qui lui est favorable doit être regardée comme apportant des éléments de fait susceptibles de faire présumer l'existence ou l'absence d'un état de santé de nature à justifier la délivrance ou le refus d'un titre de séjour. Dans ce cas, il appartient à l'autre partie, dans le respect des règles relatives au secret médical, de produire tous éléments permettant d'apprécier l'état de santé de l'étranger et, le cas échéant, l'existence ou l'absence d'un traitement approprié dans le pays de renvoi. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si l'état de santé d'un étranger justifie la délivrance d'un titre de séjour dans les conditions ci-dessus rappelées, se détermine au vu de ces échanges contradictoires.
8. Il ressort des pièces des dossiers et notamment de l'avis du collège de médecins de l'OFII que, si l'état de santé de Mme A, qui présente un stress post-traumatique et souffre d'une hépatite B, nécessite une prise en charge médicale dont le défaut ne devrait pas entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité. Les pièces médicales produites par Mme A, si elles font état d'une nécessaire prise en charge médicale de la requérante, ne remettent cependant pas en cause l'appréciation de l'OFII sur le défaut d'une telle prise en charge. Le moyen doit être écarté.
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
9. En mentionnant le 3° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en précisant que le défaut de prise en charge de l'état de santé de Mme A ne devrait pas entraîner de conséquences d'une exceptionnelle gravité, en rappelant en détail la situation personnelle de l'intéressée, notamment que si elle est mère d'un enfant mineur né en 2017, pour lequel elle n'a pas fourni de certificat de scolarité, la décision n'a pas pour conséquence de rompre l'unité familiale, qu'elle ne justifie pas de liens personnels ou familiaux sur le territoire ni d'une insertion quelconque, le préfet a suffisamment motivé en fait et en droit la décision contestée.
10. Il ressort de cette motivation que le préfet a procédé à un examen suffisant de la situation personnelle de l'intéressée.
11. Ainsi qu'il a été précédemment exposé, Mme A n'établit pas l'illégalité du refus de titre de séjour. Le moyen, soulevé par voie d'exception, de l'illégalité de cette décision à l'appui des conclusions d'annulation de l'obligation de quitter le territoire français doit par suite être écarté.
12. Mme A ne peut davantage se prévaloir d'une méconnaissance de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales à l'encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire français, qui n'a pas pour objet de fixer le pays à destination duquel il sera éloigné. Le moyen présenté en ce sens doit être écarté comme inopérant.
13. Il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet, compte-tenu notamment des conditions dans lesquelles Mme A a séjourné depuis son entrée récente en France, a porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale alors même que sa mère réside en France. Le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit, par suite, être écarté.
14. Aux termes du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ". Il résulte de ces dispositions que dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant.
15. Il ne ressort pas des pièces du dossier que le fils de la requérante, né le 4 avril 2017, ne pourrait pas accompagner sa mère en Guinée et y poursuivre sa scolarité. Par suite, en prenant la mesure d'éloignement contestée, le préfet, n'a pas méconnu les stipulations précitées de la convention internationale des droits de l'enfant.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
16. Eu égard à ce qui a été précédemment exposé, la requérante ne peut exciper de l'illégalité du refus de séjour et de l'obligation de quitter le territoire pour contester la décision litigieuse.
17. Aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements dégradants ".
18. Si Mme A craint pour sa vie en cas de retour en Guinée, elle ne l'établit pas en se bornant à évoquer les troubles psychologiques dont elle souffre qui seraient en rapport avec les sévices dont elle aurait été victime dans son pays d'origine, alors que tant l'OFPRA que la CNDA ont estimé, chacun, que ses déclarations sont demeurées insuffisamment circonstanciées et personnalisées pour apprécier la réalité des faits allégués, le fait générateur de son départ de la Guinée, ainsi que l'existence de ses craintes personnelles et actuelles de persécutions, en cas de retour dans son pays. Le moyen doit ainsi être écarté.
En ce qui concerne l'interdiction de retour sur le territoire français :
19. La décision en litige, qui rappelle que Mme A ne présente pas une menace pour l'ordre public et qu'elle ne s'est pas soustraite à une précédente mesure d'éloignement, s'appuie toutefois sur l'absence d'ancienneté de ses liens avec la France et l'absence de liens familiaux et personnels et est ainsi suffisamment motivée. Le moyen tiré du défaut de motivation doit, par suite, être écarté.
20. Eu égard à ce qui a été précédemment exposé, la requérante ne peut exciper de l'illégalité du refus de séjour, de l'obligation de quitter le territoire et de la décision fixant le pays de renvoi pour contester la décision litigieuse.
21. Aux termes de l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsque l'étranger n'est pas dans une situation mentionnée aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative peut assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder cinq ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour (), l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 () ".
22. Compte tenu de la durée et des conditions de séjour en France de Mme A telles qu'elles ont été exposées précédemment, le préfet n'a pas entaché sa décision d'une erreur d'appréciation en fixant à un an l'interdiction de retour sur le territoire français. Le moyen tiré de l'existence d'une telle erreur doit, dès lors, être écarté.
23. Pour les motifs exposés au point 13, le moyen tiré de ce qu'en prenant une interdiction de retour sur le territoire français d'un an, le préfet aurait méconnu l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et commis une erreur manifeste d'appréciation, doit être écarté.
24. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par Mme A doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction sous astreinte et celles présentées en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme C A et au préfet d'Ille-et-Vilaine.
Copie en sera adressée à l'Office français de l'immigration et de l'insertion.
Délibéré après l'audience du 3 septembre 2024, à laquelle siégeaient :
M. Tronel, président,
M. Terras, premier conseiller,
Mme Le Berre, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 17 septembre 2024.
Le rapporteur,
Signé
F. Terras
Le président,
Signé
N. Tronel
La greffière,
Signé
E. Douillard
La République mande et ordonne au préfet d'Ille-et-Vilaine, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026