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AccueilJurisprudence administrativeN° TA35-2404405

Tribunal Administratif de Rennes — Décision N° TA35-2404405

vendredi 13 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Rennes
SectionTribunal Administratif de Rennes
N° DossierTA35-2404405
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantSOCIETE D'AVOCATS IPSO FACTO

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Rennes statue par ordonnance sur un recours en excès de pouvoir contre une décision implicite de l'ANAH rejetant une demande de subvention « MaPrimeRénov' ». Constatant que la requérante conclut au non-lieu à statuer suite au versement partiel de la subvention, le tribunal donne acte de son désistement pur et simple. Il condamne néanmoins l'ANAH, sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, à verser à la requérante la somme de 800 euros au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :


Par une requête, enregistrée le 25 juillet 2024, Mme B... A..., représentée par Me A... (SCP IPSO FACTO AVOCATS), demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision implicite du 3 juin 2024 par laquelle l'Agence nationale de l'habitat (ANAH) a rejeté son recours administratif préalable obligatoire dirigé contre la décision du 2 février 2024 portant rejet de sa demande de subvention « MaPrimeRénov' » ;

2°) d’enjoindre à l’Agence nationale de l’habitat de lui verser la subvention d’un montant de 800 euros, dans un délai d’un mois à compter de la notification du jugement à intervenir ;

3°) de mettre à la charge de l’Agence nationale de l’habitat la somme de 1 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


Par un mémoire en défense, enregistré le 5 février 2026, l'Agence nationale de l'habitat conclut au non-lieu à statuer.


Par un mémoire, enregistré le 7 mars 2026, Mme B... A..., représentée par Me A... (SCP IPSO FACTO AVOCATS), conclut au non-lieu à statuer et maintient ses conclusions présentées au titre des frais liés au litige.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.




Considérant ce qui suit :

Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) peuvent, par ordonnance : / 1° Donner acte des désistements (…) / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens (…). ».

Par un mémoire, enregistré le 7 mars 2026, Mme A... conclut au non-lieu à statuer, dès lors que l’Agence nationale lui a versé, au mois de janvier 2025, une subvention d’un montant de 400 euros. Ce faisant, la requérante doit être regardée comme se désistant de ses conclusions à fin d’annulation et d’injonction. Ce désistement étant pur et simple, rien ne s’oppose à ce qu’il en soit donné acte.

Dans les circonstances de l’espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l’ANAH une somme de 800 euros à verser à Mme A... sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.



O R D O N N E :



Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de Mme A....

Article 2 : L’Agence nationale de l’habitat versera à Mme A... une somme de 800 euros au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A... et à l’Agence nationale de l’habitat.



Fait à Rennes, le 13 mars 2026.



Le président du tribunal,


signé


A. Poujade



La République mande et ordonne au ministre de la ville et du logement et au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique en ce qui les concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

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