mardi 15 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2404574 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 5ème Chambre |
| Avocat requérant | NOHE-THOMAS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 1er août et 18 septembre 2024, Mme E B A, représentée par Me Nohe-Thomas, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté 1er juillet 2024 par lequel le préfet du Finistère a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination, l'a interdite de retour sur le territoire pendant un an, l'a obligée à remettre son passeport aux services de la police nationale de Brest et à s'y présenter une fois par semaine ;
2°) d'enjoindre au préfet du Finistère : à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " dans un délai d'un mois à compter de la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard et, dans l'attente, de lui accorder une autorisation provisoire de séjour dans un délai de 8 jours à compter de la notification de ladite décision ; à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation et lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler dans un délai d'une semaine à compter de la décision à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
Sur le refus de titre de séjour :
- il est insuffisamment motivé ;
- il est entaché d'un défaut d'examen de sa situation particulière ;
- il méconnaît l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- il méconnaît l'article L. 435-1 de ce code ;
- il méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation.
Sur l'obligation de quitter le territoire français :
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen de sa situation particulière ;
- elle est illégale à raison de l'illégalité du refus de titre de séjour ;
- elle méconnaît l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
Sur la fixation du pays de renvoi :
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen de sa situation particulière ;
- elle est illégale à raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle méconnaît l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Sur l'interdiction de retour sur le territoire français :
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est illégale à raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Sur l'obligation de se présenter aux services de la gendarmerie :
- elle est illégale à raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- l'obligation de se présenter une fois par semaine aux services de gendarmerie est disproportionnée.
Par un mémoire en défense, enregistré le 17 septembre 2024, le préfet du Finistère, conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par Mme B A ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. Tronel a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
Sur le moyen tiré de l'insuffisance motivation, commun au refus de titre de séjour, à l'obligation de quitter le territoire français, à la décision fixant le pays de destination et à l'interdiction de retour sur le territoire français :
1. Dans son arrêté du 1er juillet 2024 dont Mme B A demande l'annulation, outre le rappel des règles de droit applicables, le préfet du Finistère indique que l'intéressée, de nationalité congolaise née le 4 septembre 1988, également connue sous l'alias Mme C D de nationalité angolaise née le 4 septembre 1980, a déclaré sans le justifier être entrée en France le 8 septembre 2019 après plusieurs séjour en Grèce, que sa demande d'asile a été définitivement rejetée par les instance d'instance d'asile, qu'elle a bénéficié d'une autorisation provisoire de séjour pour motif médical du 6 mai 2021 au 5 février 2022 et que le renouvellement de ce titre lui a été refusé par arrêté du 20 décembre 2022, assortie d'une mesure d'éloignement que l'intéressée n'a pas exécutée. Le préfet précise que Mme B A a déposé auprès de ses services le 1er février 2024, une nouvelle demande de délivrance d'un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " sur le fondement des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le préfet mentionne dans son arrêté que Mme B A est entrée en France depuis moins de cinq ans et s'y maintient irrégulièrement depuis le 23 mars 2023, date de la fin du départ volontaire qui lui avait été accordée par l'arrêté du 20 décembre 2022. Il indique que les deux attestations d'assurance, les deux échéanciers et les deux factures de gaz du mois de février 2023 sont insuffisants pour attester d'une communauté de vie ancienne et stable avec un ressortissant français avec qui elle a conclu un pacte civil de solidarité (PACS) le 13 novembre 2023. Le préfet précise que Mme B A ne dispose d'aucune autre attache familiale en France où elle ne justifie d'aucune intégration particulière ou de perspective d'embauche et que ses deux enfants mineurs vivent chez sa sœur en République démocratique du Congo. L'arrêté indique en outre que Mme B A n'apporte aucun élément permettant de considérer qu'elle serait exposée à des traitements contraires à l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en cas de retour dans son pays d'origine et qu'aucune pièce ou information portée à la connaissance des services préfectoraux ne s'oppose à ce qu'elle fasse l'objet, compte tenu de ses conditions de séjour en France, d'une mesure d'éloignement. L'arrêté mentionne enfin les critères retenus par le préfet pour prononcer une interdiction de retour sur le territoire français d'une année sur le fondement de l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, à savoir la durée de la présence en France de Mme B A, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, des éventuelles précédentes mesures d'éloignement et de l'absence de menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. Il résulte de ce qui précède que le préfet a suffisamment motivé en fait comme en droit les décisions précitées. Le moyen tiré de l'insuffisante motivation doit, par suite, être écarté.
Sur le moyen tiré du défaut d'examen de la situation particulière de Mme B A, commun au refus de titre de séjour, à l'obligation de quitter le territoire français et à la décision fixant le pays de destination :
2. Il ressort de la motivation exposée au point 1 que le préfet a procédé à un examen suffisamment circonstancié de la situation personnelle de Mme B A, en tenant compte en particulier des éléments d'information portées à sa connaissance, ainsi que de la durée de présence en France de l'intéressée et de la nature et de l'ancienneté des liens de celle-ci avec la France. Le moyen tiré du défaut d'un tel examen doit, par suite, être écarté.
Sur les moyens propres au refus de titre de séjour :
3. Aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui () dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. / L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République ".
4. A supposer, bien que Mme B A ne le justifie pas par des attestations rédigées après l'édiction de l'arrêté contesté pour les besoins de la cause et par conséquent dépourvues de toute valeur probante, que sa relation avec son compagnon aurait débuté en 2021, cette relation demeure relativement récente. Par suite, compte tenu des conditions de séjour de Mme B A en France telles qu'exposées au point 1, de son absence d'insertion dans la société française et de la présence de ses deux enfants mineurs dans son pays d'origine, en refusant de lui délivrer un titre de séjour, le préfet n'a pas fait une inexacte application des dispositions précitées de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le moyen tiré de la méconnaissance de cet article doit, en conséquence, être écarté.
5. Aux termes du premier alinéa de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1 ".
6. Compte de ses conditions de séjour en France telles que précédemment exposées, Mme B A ne justifie d'aucune considération humanitaire ou de motifs exceptionnels justifiant son admission au séjour sur le fondement des dispositions précitées de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour l'application duquel le préfet du Finistère n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation. Le moyen présenté en ce sens par Mme B A doit, par suite, être écarté.
7. Pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 4, les moyens tirés de ce qu'en refusant de lui délivrer un titre de séjour, le préfet du Finistère a porté une atteinte disproportionnée au droit de l'intéressée au respect de sa vie privée et familiale garanti par les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et a manifestement mal apprécié les conséquences de sa décision sur sa situation personnelle doivent également être écartés.
Sur les moyens propres à l'obligation de quitter le territoire français :
8. Mme B A n'établissant pas l'illégalité du refus du titre de séjour, le moyen soulevé par la voie de l'exception de l'illégalité de ce refus à l'appui des conclusions d'annulation de l'obligation de quitter le territoire français ne peut, dès lors, qu'être écarté.
9. Aux termes de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est () édictée après vérification du droit au séjour, en tenant notamment compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France et des considérations humanitaires pouvant justifier un tel droit ".
10. Le syndrome dépressif dont souffre Mme B A, qui ne soutient pas qu'elle disposerait d'un droit au séjour en raison de son état de santé, ne caractérise pas, en soi, une considération humanitaire au sens de ces dispositions. Par suite, le moyen tiré de ce qu'elle ne pouvait pas faire l'objet d'une mesure d'éloignement à raison d'une telle considération que le préfet aurait dû prendre en compte doit être écarté.
11. Pour les motifs exposés au point 4, les moyens tirés de ce qu'en l'obligeant à quitter le territoire français, le préfet du Finistère a porté une atteinte disproportionnée au droit de l'intéressée au respect de sa vie privée et familiale garanti par les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et a manifestement mal apprécié les conséquences de sa décision sur sa situation personnelle doivent également être écartés.
Sur les moyens propres à la décision fixant le pays de destination :
12. Mme B A n'établissant pas l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français, le moyen soulevé par la voie de l'exception de l'illégalité de cette décision à l'appui des conclusions d'annulation de la décision fixant le pays de destination ne peut, dès lors, qu'être écarté.
13. D'une part, Mme B A, dont la demande d'asile a été rejetée par les instances d'asile, ne fournit aucun élément circonstancié sur les persécutions dont elle soutient avoir fait l'objet dans son pays d'origine. Si certaines pièces médicales font état de violences physiques, de viols, d'attaques au couteau et de différentes tortures, ce n'est que pour rapporter les propos de l'intéressée sans que des constatations médicales attestent de la réalité de ses sévices. D'autre part, un article de presse datant du 10 octobre 2023 faisant état, d'une manière générale, d'une faible couverture médicale de la santé mentale en République démocratique du Congo et un rapport ancien de l'organisation suisse d'aide aux réfugiés portant sur les soins psychiatriques dans ce pays datant du mois de mai 2013 ne suffisent pas à établir que Mme B A ne disposerait pas d'un traitement approprié à son état de santé dans son pays d'origine. Il résulte de ce qui précède que doit être écarté le moyen tiré de ce qu'en fixant la République démocratique du Congo comme pays de destination, le préfet a méconnu les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales au motif que Mme B A craint d'y être persécutée et ne pourra pas y être soignée.
Sur les moyens propres à l'interdiction de retour sur le territoire français :
14. Mme B A n'établissant pas l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français, le moyen soulevé par la voie de l'exception de l'illégalité de cette décision à l'appui des conclusions d'annulation de l'interdiction de retour sur le territoire français ne peut, dès lors, qu'être écarté.
15. Pour les motifs exposés au point 4, le moyen tiré de ce qu'en l'interdisant de retour sur le territoire français pendant une année, le préfet du Finistère a porté une atteinte disproportionnée au droit de l'intéressée au respect de sa vie privée et familiale garanti par les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et a manifestement mal apprécié les conséquence de sa décision sur sa situation personnelle doit être écarté.
Sur les moyens propres à la décision fixant des mesures de surveillance :
16. Aux termes de l'article L. 721-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger auquel un délai de départ volontaire a été accordé peut, dès la notification de la décision portant obligation de quitter le territoire français, être astreint à se présenter à l'autorité administrative ou aux services de police ou aux unités de gendarmerie pour y indiquer ses diligences dans la préparation de son départ. Cette décision est prise pour une durée qui ne peut se poursuivre au-delà de l'expiration du délai de départ volontaire ".
17. Les mesures auxquelles un étranger est susceptible d'être astreint sur le fondement des dispositions précitées tendent à assurer que celui-ci accomplit les diligences nécessaires à son départ dans le délai qui lui est imparti et concourent à la mise en œuvre de l'obligation de quitter le territoire. Elles ne sont pas subordonnées à la caractérisation d'un risque de fuite. Par suite, le moyen tiré de ce qu'en l'obligeant à se présenter une fois par semaine aux services de la police nationale à Brest, le préfet du Finistère aurait pris une mesure disproportionnée, en l'absence de risque de fuite, ne peut qu'être écarté.
18. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de Mme B A doit être rejetée, y compris les conclusions d'injonction sous astreinte et celles présentées au titre des frais liés au litige.
DÉCIDE :
Article 1er : La requête de Mme B A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme E B A et au préfet du Finistère.
Délibéré après l'audience du 1er octobre 2024, où siégeaient :
M. Tronel, président,
M. Terras, premier conseiller,
Mme Le Berre, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 15 octobre 2024.
Le président rapporteur,
Signé
N. Tronel L'assesseur le plus ancien,
Signé
F. Terras
La greffière,
Signé
E. Douillard
La République mande et ordonne au préfet du Finistère en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026