Le Tribunal administratif de Rennes constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête en annulation d'une décision implicite de l'ANAH rejetant un recours contre le retrait d'une subvention MaPrimeRénov. Cette solution est adoptée car l'ANAH a, postérieurement à l'introduction du recours, octroyé aux requérants une prime du même montant, privant ainsi leur demande de son objet. La juridiction s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative qui permet une telle ordonnance de non-lieu à statuer.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 2 août 2024, M. C... A... et Mme B... A... doivent être regardés comme demandant au tribunal d’annuler la décision implicite du 19 mai 2024 de la directrice générale de l’Agence nationale de l’habitat (ANAH), portant rejet du recours administratif préalable obligatoire dirigé contre la décision du 19 février 2023 portant retrait total de la subvention « MaPrimeRénov » initialement accordée par une décision du 28 octobre 2022, pour un montant de 4 125 euros ;
Par un mémoire en défense, enregistré le 5 février 2026, l’Agence nationale de l’habitat conclut au non-lieu à statuer.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) peuvent, par ordonnance : 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête (…) ».
2. Par décision du 4 octobre 2024, postérieure à l’introduction de la requête et devenue définitive, la directrice générale de l’ANAH a procédé à une réévaluation de la situation des requérants et leur a octroyé une prime de transition énergétique « MaPrimeRénov' » d’un montant de 4 125 euros. Par suite, et en l’état de l’instruction, les conclusions à fin d’annulation présentées par M. et Mme A... sont devenues sans objet. Il n’y a donc pas lieu d’y statuer.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d’annulation de la requête de M. et Mme A....
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C... A..., à Mme B... A..., et l’Agence nationale de l’habitat.
Fait à Rennes, le 30 mars 2026.
Le président du tribunal,
signé
A. Poujade
La République mande et ordonne au ministre de la ville et du logement et au ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique en ce qui les concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.