mardi 10 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2405312 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 5ème Chambre |
| Avocat requérant | SOCIETE D'AVOCATS LE BOURHIS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 10 septembre 2024, Mme A B, représentée par Me Le Bourhis, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 24 avril 2023 du préfet d'Ille-et-Vilaine portant refus de délivrance d'un titre de séjour, obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixation du pays de destination ;
2°) d'enjoindre au préfet d'Ille-et-Vilaine, à titre principal, de lui accorder un titre de séjour " vie privée et familiale " dans le délai de trois jours à compter de la notification du jugement à intervenir, à titre subsidiaire, de procéder à un nouvel examen de sa situation et de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour ;
3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 2 000 € en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Elle soutient que :
- l'arrêté est insuffisamment motivé ;
- l'article 6 de l'arrêté du 27 décembre 2016 a été méconnu en ce que les mentions obligatoires ne figurent pas dans l'avis et qu'il n'est pas établi que le médecin qui a établi le rapport médical ne faisait pas partie du collège des médecins ayant rédigé l'avis ;
- il n'a pas été précédé d'un examen suffisant de sa situation personnelle ;
- le refus de titre de séjour méconnaît l'article L. 425-9 du code de l'entrée et de séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- l'obligation de quitter le territoire français méconnaît le 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et de séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- l'arrêté méconnaît l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- il méconnaît l'article 3 de la convention européenne des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 6 novembre 2024, le préfet d'Ille-et-Vilaine conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que la requête est tardive et que les moyens ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- l'arrêté du 27 décembre 2016 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Tronel,
- les observations de Me Vaillant, substituant Me Le Bourhis, représentant Mme B.
Mme B a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle par une décision du 28 septembre 2023.
Considérant ce qui suit :
1. En premier lieu, il ressort des pièces du dossier que l'arrêté du préfet d'Ille-et-Vilaine du 24 avril 2023, mentionne, outre les textes applicables, que Mme B, née en 1986 en République du Congo, est entrée en France le 6 juin 2021 selon ses déclarations. L'arrêté indique qu'en parallèle de sa demande d'asile rejetée par les instances d'asile, Mme B a déposé une demande de titre de séjour pour motif médical le 8 mars 2022. L'arrêté indique qu'au vu des éléments soumis aux services préfectoraux et de l'avis du collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII), l'état de santé de Mme B nécessite une prise en charge médicale dont le défaut ne devrait pas entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qu'il lui permet de voyager sans risque vers son pays d'origine. L'arrêté précise par ailleurs que Mme B a déclaré lors de sa demande de titre de séjour être célibataire et mère de deux enfants majeurs qui résideraient, selon ses déclarations, au Maroc. Il indique en outre que l'intéressée ne justifie d'aucune insertion quelconque en France et ne démontre pas être dépourvue d'attaches familiales dans son pays d'origine. Enfin, l'arrêté rappelle que les craintes exprimées par Mme B en cas de retour en République du Congo n'ont pas été retenues par les instances d'asile et que compte tenu de cet élément et de ceux portés à la connaissance de l'administration préfectorale, Mme B n'établit pas être exposée à des peines ou des traitements contraires à l'article 3 de la convention européenne des droits de l'homme et des libertés fondamentales en cas de retour en République du Congo. Il résulte de ce qui précède que l'arrêté est suffisamment motivé en droit comme en fait. Le moyen tiré de l'insuffisante motivation doit, par suite, être écarté.
2. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale" d'une durée d'un an. (). / La décision de délivrer cette carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'État. () ". Aux termes de l'article R. 425-11 du même code : " Pour l'application de l'article L. 425-9, le préfet délivre la carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale" au vu d'un avis émis par un collège de médecins à compétence nationale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. / L'avis est émis dans les conditions fixées par arrêté du ministre chargé de l'immigration et du ministre chargé de la santé au vu, d'une part, d'un rapport médical établi par un médecin de l'office et, d'autre part, des informations disponibles sur les possibilités de bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans le pays d'origine de l'intéressé. () ". Aux termes de l'article R. 425-12 du même code : " Le rapport médical () est établi par un médecin de l'Office français de l'immigration et de l'intégration () Sous couvert du directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration le service médical de l'office informe le préfet qu'il a transmis au collège de médecins le rapport médical. () ". L'article R. 425-13 de ce code dispose que : " Le collège à compétence nationale mentionné à l'article R. 425-12 est composé de trois médecins, il émet un avis dans les conditions de l'arrêté mentionné au premier alinéa du même article. La composition du collège et, le cas échéant, de ses formations est fixée par décision du directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. Le médecin ayant établi le rapport médical ne siège pas au sein du collège. Le collège peut délibérer au moyen d'une conférence téléphonique ou audiovisuelle. () ". Aux termes de l'article 5 de l'arrêté du 27 décembre 2016 pris pour l'application de ces dispositions : " Le collège de médecins à compétence nationale de l'office comprend trois médecins instructeurs des demandes des étrangers malades, à l'exclusion de celui qui a établi le rapport. () ". Enfin, aux termes de l'article 6 du même arrêté : " () un collège de médecins () émet un avis () précisant : a) si l'état de santé du demandeur nécessite ou non une prise en charge médicale ; / b) si le défaut de prise en charge peut ou non entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité sur son état de santé ; / c) si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé du pays dont le ressortissant étranger est originaire, il pourrait ou non y bénéficier effectivement d'un traitement approprié ; / d) la durée prévisible du traitement. / Dans le cas où le ressortissant étranger pourrait bénéficier effectivement d'un traitement approprié, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé du pays dont il est originaire, le collège indique, au vu des éléments du dossier du demandeur, si l'état de santé de ce dernier lui permet de voyager sans risque vers ce pays. / () / Le collège peut délibérer au moyen d'une conférence téléphonique ou audiovisuelle. / L'avis émis à l'issue de la délibération est signé par chacun des trois médecins membres du collège ".
3. Il ressort des pièces du dossier que l'avis du collège des médecins de l'OFII du 30 mai 2022, délivré dans le cadre de la demande de titre de séjour pour raisons médicales présentée par Mme B, comporte l'ensemble des mentions requises par les dispositions précitées et la signature des trois médecins. En outre, le médecin ayant rédigé le rapport médical, dont l'identité est clairement établie, ne siégeait pas. Les moyens tirés de l'incomplétude de l'avis délivré par l'OFII et de la présence dans le collège du médecin ayant établi le rapport, manquent en fait.
4. En troisième lieu, il résulte de la motivation de l'arrêté exposée au point 1 que le préfet a procédé à un examen suffisant de la situation personnelle de Mme B. Le moyen tiré du défaut d'un tel examen doit également être écarté.
5. En quatrième lieu, pour l'application des dispositions précitées du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sous réserve des cas où la loi attribue la charge de la preuve à l'une des parties, il appartient au juge administratif, au vu des pièces du dossier, d'apprécier si l'état de santé d'un étranger nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité, sous réserve de l'absence d'un traitement approprié dans le pays de renvoi, sauf circonstance humanitaire exceptionnelle. La partie qui justifie d'un avis du collège des médecins de l'OFII qui lui est favorable doit être regardée comme apportant des éléments de fait susceptibles de faire présumer l'existence ou l'absence d'un état de santé de nature à justifier la délivrance ou le refus d'un titre de séjour. Dans ce cas, il appartient à l'autre partie, dans le respect des règles relatives au secret médical, de produire tous éléments permettant d'apprécier l'état de santé de l'étranger et, le cas échéant, l'existence ou l'absence d'un traitement approprié dans le pays de renvoi, ainsi que l'effectivité de l'accès à ce traitement. Si le demandeur entend contester le sens de cet avis, il appartient à lui seul de lever le secret relatif aux informations médicales qui le concernent, afin de permettre au juge de se prononcer en prenant en considération l'ensemble des éléments pertinents, notamment l'entier dossier du rapport médical au vu duquel s'est prononcé le collège de médecins de l'OFII, en sollicitant sa communication, ainsi que les éléments versés par le demandeur au débat contradictoire.
6. Il ressort des pièces des dossiers et notamment de l'avis du collège de médecins de l'OFII que le défaut de prise en charge médicale nécessitée par l'état de santé de Mme B ne devrait pas entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité. Les pièces médicales produites par l'intéressée en lien avec un syndrome dépressif, à savoir le certificat médical destiné aux médecins de l'OFII, le certificat médical du 3 mars 2022 faisant état des propos rapportée par l'intéressée quant aux violences qu'elle aurait subies dans son pays d'origine, une attestation de suivi pôle de santé mentale et d'addictologies du centre hospitalier intercommunal de Redon-Carentoir du 6 décembre 2022, différentes prescriptions médicamenteuses et convocations à des consultations médicales, ne remettent pas en cause l'appréciation du collège des médecins de l'OFII sur les conséquences d'un défaut de soins. Le moyen tiré de ce que le refus de titre de séjour a été pris en méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être, par suite, écarté.
7. En cinquième lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point précédent, le moyen tiré de ce que l'obligation de quitter le territoire français méconnaît le 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et de séjour des étrangers et du droit d'asile dans sa rédaction alors en vigueur doit également être écarté.
8. En sixième lieu, si Mme B fait état, par les attestations produites, d'une volonté d'insertion, elle ne dispose d'aucun lien familial en France où, à la date de l'arrêté contesté, elle n'y demeurait que très récemment. La circonstance qu'elle craint d'être persécutée en cas de retour dans son pays d'origine ne peut être utilement invoquée à l'encontre des décisions refusant un titre de séjour et portant obligation de quitter le territoire français, lesquelles n'impliquent pas un tel retour. Compte tenu de la durée et de ses conditions de séjour en France, en refusant de lui délivrer un titre de séjour et en l'obligeant à quitter le territoire français, le préfet d'Ille-et-Vilaine n'a pas porté au droit de l'intéressée au respect de sa vie privée et familiale garanti par les stipulations de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme et des libertés fondamentales, une atteinte disproportionnée par rapport aux buts en vue desquels ces décisions ont été prises. Le moyen tiré de la méconnaissance de ces stipulations doit, en conséquence, être écarté.
9. En septième lieu, pour les mêmes motifs, le moyen tiré de ce que le préfet aurait manifestement mal apprécié les conséquences de ces décisions sur la situation personnelle de Mme B doit également être écarté.
10. En huitième lieu, au soutien de ses moyens tirés de la méconnaissance des articles 3 et 8 de la convention européenne des droits de l'homme et des libertés fondamentales invoqués à l'appui de ses conclusions d'annulation de la décision fixant le pays de destination, Mme B fait valoir, d'une part, qu'elle ne pourrait pas bénéficier en République du Congo d'un traitement approprié à son état de santé. D'autre part, elle fait également valoir qu'en raison de son orientation sexuelle, elle a été contrainte par un oncle de se marier à l'âge 14 ans. Elle a été violée et battue par son mari et a subi des violences de la part de sa belle-famille. Au cours de cette union, elle a donné naissance à deux enfants nés en 2001 et 2003. Son mari a quitté la République du Congo en 2003 et Mme B a fui chez ses parents. Recherchée par sa belle-famille, elle a été contrainte de retourner vivre chez elle. Sa belle-famille a en outre affirmé qu'elle participait à un mouvement politique. Mme B a alors échappé à plusieurs tentatives d'arrestations notamment en 2014 et 2015. Compte tenu des recherches constantes dont elle faisait l'objet, elle a fui au Sénégal au mois de janvier 2017 où elle a de nouveau subi des violences physiques et sexuelles. Elle a quitté le Sénégal en 2021 et est arrivée en France.
11. Cependant, d'une part, ainsi qu'il a été précédemment exposé, le défaut de soins ne devrait pas entraîner des conséquences exceptionnelles sur l'état de santé de Mme B. D'autre part, s'agissant des violences subies, le récit et les explications données aux instances d'asile n'ont pas permis à celles-ci d'établir l'ensemble des motifs présentés comme étant à l'origine de son départ du pays et les craintes en découlant en cas de retour en République du Congo. En outre, si selon les certificats médicaux des 3 mars 2022 et 9 octobre 2024, les violences dont se dit avoir été victime sont corroborées par son examen physique et son état mental altéré et à supposer que ces violences ont été commises en République du Congo comme l'indique l'attestation d'une psychologue du 3 octobre 2024 et pas seulement au Sénégal, aucune pièce du dossier ne permet de tenir pour établi qu'à la date à laquelle l'arrêté du préfet a été pris, soit dix ans après les faits, Mme B serait toujours exposée à des risques de violence par sa belle-famille, son oncle ou les autorités de son pays. Il résulte de ce qui précède qu'en fixant la République du Congo comme pays de destination, le préfet n'a ni méconnu les articles 3 et 8 de la convention européenne des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ni commis d'erreur manifeste d'appréciation quant aux conséquences de cette décision sur la situation personnelle de Mme B.
12. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de Mme B doit être rejetée, y compris les conclusions d'injonction et celles présentées au titre des frais liés au litige.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme C et au préfet d'Ille-et-Vilaine.
Délibéré après l'audience du 19 novembre 2024, où siégeaient :
M. Tronel, président,
M. Terras, premier conseiller,
Mme Thielen, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 10 décembre 2024.
Le président rapporteur,
Signé
N. Tronel L'assesseur le plus ancien,
Signé
F. Terras
La greffière,
Signé
E. Douillard
La République mande et ordonne au préfet d'Ille-et-Vilaine en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026