Le Tribunal administratif de Rennes a été saisi par M. B... d’un recours en excès de pouvoir contre la décision implicite de l’Agence nationale de l’habitat (ANAH) rejetant son recours préalable suite au retrait de sa demande de subvention « MaPrimeRénov' ». En cours d’instance, l’ANAH a octroyé à M. B... une prime de 4 000 euros par une décision du 28 octobre 2025, devenue définitive. Constatant que les conclusions à fin d’annulation étaient devenues sans objet, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance du 23 septembre 2024, le président du tribunal administratif de Paris a transmis, en application des dispositions de l’article R. 351-3 du code de justice administrative, la requête, enregistrée le 7 juillet 2024, présentée par M. A... B....
Par cette requête, enregistrée le 26 septembre 2024, au greffe du tribunal administratif de Rennes, M. B... demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision implicite née le 5 mai 2024 de la directrice de l'Agence nationale de l'habitat (ANAH) portant rejet de son recours administratif préalable obligatoire formé contre la décision du 16 février 2024 portant retrait de sa demande de subvention de transition énergétique « MaPrimeRénov' » ;
2°) d’enjoindre à l’Agence nationale de l’habitat de réexaminer sa demande dans un délai de quinze jours à compter du jugement à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard.
Par un mémoire en défense, enregistré le 20 janvier 2026, l’ANAH conclut au non-lieu à statuer sur la requête de M. B....
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents (…) de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) / 3 Constater qu’il n’y a pas lieu de statuer sur une requête ; (…). ».
2. Par décision du 28 octobre 2025, postérieure à l’introduction de la requête et devenue définitive, la directrice générale de l’ANAH a procédé à une réévaluation de la situation de la requérante et lui a octroyé une prime de transition énergétique « MaPrimeRénov' » d’un montant de 4 000 euros. Par suite, et en l’état de l’instruction, les conclusions à fin d’annulation présentées par M. B... sont devenues sans objet. Il n’y a donc pas lieu d’y statuer.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d’annulation de la requête de M. B....
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B... et à l'Agence nationale de l'habitat.
Fait à Rennes, le 9 février 2026.
Le président de la 3ème chambre,
signé
P. Vennéguès
La République mande et ordonne à la ministre de la transition écologique, de la biodiversité et des négociations internationales sur le climat et la nature en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.