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AccueilJurisprudence administrativeN° TA35-2405974

Tribunal Administratif de Rennes — Décision N° TA35-2405974

mardi 14 janvier 2025

JuridictionTribunal Administratif de Rennes
SectionTribunal Administratif de Rennes
N° DossierTA35-2405974
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation5ème Chambre
Avocat requérantCABINET DGR AVOCATS

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A, ressortissant égyptien, contestant l'arrêté préfectoral du 14 juin 2024 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le refus de titre de séjour était suffisamment motivé et que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'étaient pas fondés. Par conséquent, les décisions portant obligation de quitter le territoire, fixation du délai de départ volontaire, du pays de destination et interdiction de retour ont été maintenues.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 7 octobre 2024, M. B A, représenté par Me Roilette, demande au tribunal :

1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;

2°) d'annuler l'arrêté du 14 juin 2024 du préfet du Morbihan portant refus de titre de séjour, obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, fixation du pays de destination et obligation de remise de passeport et de présentation aux services de la police nationale deux fois par semaine ;

3°) d'enjoindre au préfet du Morbihan de procéder, dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir et sous astreinte de 200 € par jour de retard, au réexamen de sa situation et de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour ;

4°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 500 € en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

Il soutient que :

Sur le refus de titre de séjour :

- il est insuffisamment motivé ;

- il est entaché d'incompétence ;

- il est entaché d'inexactitude matérielle des faits, le requérant disposant à la date de l'arrêté attaqué le niveau A1 en français ;

- il méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation dans l'application de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Sur l'obligation de quitter le territoire :

- elle est illégale à raison de l'illégalité du refus de titre de titre de séjour, soulevée par voie d'exception ;

- elle est entachée d'une erreur de droit au regard de l'article L. 611-1 3° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation.

Sur la décision fixant le délai de départ volontaire à trente jours :

- elle est insuffisamment motivée ;

- elle est illégale à raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français, soulevée par voie d'exception ;

- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation dans l'application de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Sur la fixation du pays de destination :

- elle est illégale à raison de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français, soulevée par voie d'exception ;

- elle méconnaît l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle méconnaît l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Sur l'interdiction de retour sur le territoire français :

- elle est illégale à raison de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français, soulevée par voie d'exception ;

- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Par un mémoire en défense enregistré le 14 novembre 2024, le préfet du Morbihan conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les moyens ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de M. Tronel a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. M. A, ressortissant Egyptien né en 2006, est entré irrégulièrement sur le territoire français le 20 juin 2023, où il a été confié à l'aide sociale à l'enfance. Le 23 avril 2024, l'intéressé a sollicité son admission au séjour sur le fondement de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par un arrêté du 14 juin 2024, le préfet du Morbihan a refusé de délivrer à M. A un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi. Par la présente requête, M. A demande l'annulation de ces décisions.

Sur l'aide juridictionnelle :

2. Il n'y pas lieu d'admettre M. A au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne le refus de titre de séjour :

3. L'arrêté attaqué vise les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile applicables à M. A et fait état notamment de son arrivée irrégulière en France le 20 juin 2023, où il a été confié à l'aide sociale à l'enfance, ainsi que de sa demande d'admission au séjour en date du 23 avril 2024 sur le fondement des dispositions de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par ailleurs, l'arrêté litigieux souligne que l'intéressé n'atteste pas du caractère réel et sérieux de sa formation et ne peut garantir de réelles perspectives d'insertion par le travail en France. En outre, la décision rappelle que M. A, récemment arrivé sur le territoire, célibataire et sans enfant à charge, ne peut se prévaloir de liens personnels et familiaux anciens, intenses et stables en France, tandis que sa mère, ses deux frères et son oncle résident encore en Egypte. L'arrêté comporte ainsi, de manière non stéréotypée, les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Par conséquent, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit être écarté.

4. L'arrêté attaqué a été signé par Mme E D. Par un arrêté du 29 mai 2024, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture du Morbihan du même jour, le préfet de ce département a donné délégation à M. C F, directeur de la citoyenneté et de la légalité et, en cas d'absence et d'empêchement de ce dernier, à Mme E D, cheffe du bureau des étrangers et de la nationalité, à l'effet de signer notamment les décisions portant refus de séjour, celles portant obligation de quitter le territoire français avec et sans délai, les décisions de fixation du pays de destination, ainsi que les décisions d'interdiction de retour sur le territoire français. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de l'arrêté attaqué doit être écarté.

5. Aux termes de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " A titre exceptionnel, l'étranger qui a été confié à l'aide sociale à l'enfance ou à un tiers digne de confiance entre l'âge de seize ans et l'âge de dix-huit ans et qui justifie suivre depuis au moins six mois une formation destinée à lui apporter une qualification professionnelle peut, dans l'année qui suit son dix-huitième anniversaire, se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " ou " travailleur temporaire ", sous réserve du caractère réel et sérieux du suivi de cette formation, de la nature de ses liens avec sa famille restée dans le pays d'origine et de l'avis de la structure d'accueil ou du tiers digne de confiance sur l'insertion de cet étranger dans la société française. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. ".

6. Lorsqu'il examine une demande d'admission exceptionnelle au séjour en qualité de " salarié " ou de " travailleur temporaire ", présentée sur le fondement de ces dispositions, le préfet vérifie tout d'abord que l'étranger est dans l'année qui suit son dix-huitième anniversaire, qu'il a été confié à l'aide sociale à l'enfance entre l'âge de seize ans et dix-huit ans, qu'il justifie suivre depuis au moins six mois une formation destinée à lui apporter une qualification professionnelle et que sa présence en France ne constitue pas une menace pour l'ordre public. Il lui revient ensuite, dans le cadre du large pouvoir dont il dispose, de porter une appréciation globale sur la situation de l'intéressé, au regard notamment du caractère réel et sérieux du suivi de cette formation, de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine et de l'avis de la structure d'accueil sur l'insertion de cet étranger dans la société française. Il appartient au juge administratif, saisi d'un moyen en ce sens, de vérifier que le préfet n'a pas commis d'erreur manifeste dans l'appréciation ainsi portée.

7. Il ressort des pièces du dossier que M. A, s'il a été confié à l'aide sociale à l'enfance à l'âge de 17 ans, démontre seulement avoir été scolarisé entre 2023 et 2024 dans le cadre du dispositif " Action d'accueil et de remobilisation " de la Mission de lutte contre le décrochage scolaire au sein du lycée Bertrand Duguesclin à Auray et ne justifie pas avoir suivi une formation d'aux moins six mois destinée à lui apporter une qualification professionnelle. Il ne remplit dès lors pas la condition de formation professionnelle qualifiante exigée par les dispositions précitées de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et de séjour des étrangers et du droit d'asile.

8. Si M. A soutient que le préfet a commis une inexactitude matérielle des faits en relevant qu'il n'avait pas le " niveau A1 " en français et une erreur manifeste d'appréciation sur sa situation, au regard notamment de la promesse d'embauche pour un contrat d'apprentissage du 15 avril 2024, de sa maîtrise de la langue française attestée par l'attestation de réussite du 16 juin 2024 aux épreuves du diplôme d'études en langue française niveau A1 (DELF A1) et des appréciations positives formulée dans la note d'insertion de la direction de l'enfance et de la famille du département du Morbihan, il résulte de l'instruction que le préfet d'Ille-et-Vilaine aurait pris la même décision s'il s'était fondé sur la seule absence de suivi d'une formation professionnelle qualifiante d'au moins six mois.

9. Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale () ". Pour l'application de ces stipulations, l'étranger qui invoque la protection due à son droit au respect de sa vie privée et familiale en France doit apporter toute justification permettant d'apprécier la réalité et la stabilité de ses liens personnels et familiaux en France au regard de ceux qu'il a conservés dans son pays d'origine.

10. Il ressort des pièces du dossier que M. A est entré sur le territoire français le 20 juin 2023 et y a, à la date d'édiction de la décision contestée, séjourné moins d'un an. Si le requérant, célibataire et sans enfant à charge, allègue s'être créé des " attaches personnelles, fortes, intenses et stables en France ", il ne les démontre par aucun élément probant versé au dossier, tandis que sa mère, ses deux frères et son oncle vivent encore en Egypte. Dans ces circonstances, le préfet n'a pas méconnu les dispositions de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Le moyen doit, par suite, être écarté.

Sur la décision portant obligation de quitter le territoire :

11. L'illégalité du refus de délivrer un titré de séjour opposé à M. A n'étant pas établie, l'exception d'illégalité de cette décision, soulevée à l'appui de conclusions d'annulation dirigées contre la décision portant fixation du pays de renvoi, ne peut être qu'écartée.

12. Aux termes l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : / () 3° L'étranger s'est vu refuser la délivrance d'un titre de séjour, le renouvellement du titre de séjour, du document provisoire délivré à l'occasion d'une demande de titre de séjour ou de l'autorisation provisoire de séjour qui lui avait été délivré ou s'est vu retirer un de ces documents ; () ".

13. Il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet du Morbihan se serait cru en situation de compétence liée par le refus de titre de séjour qu'il a opposé à M. A pour prendre la décision l'obligeant à quitter le territoire français. Le moyen tiré d'une erreur de droit commise par le préfet dans l'application des dispositions précitées doit, par suite, être écarté.

14. Compte tenu des éléments exposés au point 10, le préfet du Morbihan, en édictant la mesure d'éloignement contestée, n'a pas porté aucune atteinte disproportionnée au droit de M. A au respect de sa vie privée et familiale. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.

Sur la décision fixant le délai de départ volontaire à trente jours :

15. La décision litigieuse rappelle les dispositions du 3° de l'article L. 611-1 et de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et précise que l'intéressé ne fait état d'aucune circonstance particulière justifiant l'octroi d'un délai supérieur de trente jours ou l'exposant à des traitements contraires à l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Le moyen tiré d'un défaut de motivation doit par conséquent être écarté.

16. L'illégalité des décisions portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français prises à l'encontre de M. A n'étant pas établie, l'exception d'illégalité de ces décisions, soulevée à l'appui de conclusions d'annulation dirigées contre la décision portant fixation du délai de départ volontaire à trente jours, ne peut être qu'écartée.

17. Aux termes de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision. / L'autorité administrative peut accorder, à titre exceptionnel, un délai de départ volontaire supérieur à trente jours s'il apparaît nécessaire de tenir compte de circonstances propres à chaque cas. / Elle peut prolonger le délai accordé pour une durée appropriée s'il apparaît nécessaire de tenir compte de circonstances propres à chaque cas. L'étranger est informé par écrit de cette prolongation. ".

18. Les conditions de l'arrivée en France de M. A en qualité de mineur et sa prise en charge par les services départementaux du Morbihan sont insuffisantes à établir que le préfet du Morbihan aurait commis une erreur manifeste d'appréciation en ne lui accordant pas un délai de départ volontaire supérieure à trente jours, un tel délai ne pouvant être octroyé qu'à titre exceptionnel en application de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées doit donc être écarté.

Sur la décision fixant le pays de destination :

19. L'illégalité des décisions portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français prises à l'encontre de M. A n'étant pas établie, l'exception d'illégalité de ces décisions, soulevée à l'appui de conclusions d'annulation dirigées contre la décision portant fixation du pays de renvoi, ne peut être qu'écartée.

20. Aux termes de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut désigner comme pays de renvoi : / 1° Le pays dont l'étranger a la nationalité, sauf si l'Office français de protection des réfugiés et apatrides ou la Cour nationale du droit d'asile lui a reconnu la qualité de réfugié ou lui a accordé le bénéfice de la protection subsidiaire ou s'il n'a pas encore été statué sur sa demande d'asile ; () ". Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale () ".

21. Ainsi qu'exposé au point 10, le préfet du Morbihan n'a pas porté aucune atteinte disproportionnée au droit de M. A au respect de sa vie privée et familiale en fixant l'Egypte comme pays renvoi, où résident plusieurs membres de sa famille et où le requérant a vécu la quasi-totalité de sa vie. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.

22. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. A, dirigées contre l'arrêté du préfet du Morbihan du 14 juin 2024, doivent être rejetées.

Sur les conclusions à fin d'injonction sous astreinte :

23. Le présent jugement, qui rejette les conclusions à fin d'annulation de la requête, n'implique aucune mesure d'exécution. Il y a lieu, par suite, de rejeter les conclusions de M. A à fin d'injonction sous astreinte.

Sur les frais liés au litige :

24. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que l'Etat, qui n'a pas la qualité de partie perdante, verse à M. A la somme que celui-ci réclame au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens.

D É C I D E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu d'admettre M. A au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.

Article 2 : La requête de M. A est rejetée.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au préfet du Morbihan.

Délibéré après l'audience du 10 décembre 2024, où siégeaient :

M. Tronel, président,

M. Terras, premier conseiller,

Mme Thielen, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 14 janvier 2025.

Le président rapporteur,

Signé

N. Tronel L'assesseur le plus ancien,

Signé

F. Terras

La greffière,

Signé

E. Douillard

La République mande et ordonne au préfet du Morbihan en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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