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AccueilJurisprudence administrativeN° TA35-2506691

Tribunal Administratif de Rennes — Décision N° TA35-2506691

jeudi 12 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Rennes
SectionTribunal Administratif de Rennes
N° DossierTA35-2506691
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme A... qui contestait le classement sans suite de sa demande de naturalisation par le préfet. La juridiction a retenu l'irrecevabilité manifeste de la requête car la requérante n'a pas régularisé, dans le délai imparti, la transmission de ses pièces jointes conformément à l'article R. 414-5 du code de justice administrative. Le rejet est prononcé sur le fondement de l'article R. 222-1 (4°) du même code, qui permet d'écarter les requêtes manifestement irrecevables non régularisées.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :


Par une requête, enregistrée le 2 octobre 2025, Mme C... B..., épouse A..., demande au tribunal d’annuler la décision du 22 septembre 2025 par laquelle le préfet d’Ille-et-Vilaine a classé sans suite sa demande de naturalisation.


Par un mémoire en défense, enregistré le 9 février 2026, le préfet d’Ille-et-Vilaine conclut au rejet de la requête.


Par un courrier du 8 octobre 2025, le tribunal a invité Mme A... à régulariser sa requête dans un délai de quinze jours, en présentant les pièces jointes conformément aux dispositions de l’article R. 414-5 du code de justice administrative.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.



Considérant ce qui suit :

Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) peuvent, par ordonnance : / (…) 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n’est pas tenue d’inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens (…). ».

Aux termes de l’article R. 414-5 du code de justice administrative : « (…) / Le requérant transmet chaque pièce par un fichier distinct, à peine d'irrecevabilité de sa requête. Cette obligation est applicable à la transmission des pièces jointes aux mémoires complémentaires, sous peine pour le requérant de voir ces pièces écartées des débats après invitation à régulariser non suivie d'effet. / Chaque fichier transmis au moyen de l'application mentionnée à l'article R. 414-1 porte un intitulé commençant par le numéro d'ordre affecté à la pièce qu'il contient par l'inventaire détaillé. Lorsque le requérant recourt à la génération automatique de l'inventaire permise par l'application, l'intitulé du fichier décrit également le contenu de cette pièce de manière suffisamment explicite. Chaque pièce transmise au moyen du téléservice mentionné à l'article R. 414-2 porte un intitulé décrivant son contenu de manière suffisamment explicite. / Les obligations fixées au précédent alinéa sont prescrites au requérant sous peine de voir la pièce écartée des débats après invitation à régulariser non suivie d'effet. ».

Par un courrier du 8 octobre 2025, le tribunal a invité Mme A... à régulariser sa requête dans un délai de quinze jours, en présentant les pièces jointes conformément aux dispositions de l’article R. 414-5 du code de justice administrative. La requérante a accusé réception de cette demande le 8 octobre 2025. La requête n’a toutefois pas été régularisée dans le délai qui lui était imparti à cette fin.

Il suit de là que la requête de Mme A... est manifestement irrecevable et peut être rejetée sur le fondement des dispositions du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative citées au point 1.



O R D O N N E :



Article 1er : La requête de Mme B..., épouse A... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C... B..., épouse A... et au préfet d’Ille-et-Vilaine.



Fait à Rennes, le 12 mars 2026.



Le président du tribunal,


signé


A. Poujade



La République mande et ordonne au préfet d’Ille-et Vilaine en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

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