Le Tribunal administratif de Rennes a rejeté la requête de M. B... qui demandait l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire de Chateaubourg pour l'extension du collège Saint-Joseph. La requête a été jugée manifestement irrecevable car M. B..., malgré une invitation du tribunal à régulariser sa demande dans un délai d'un mois, n'a pas produit l'acte attaqué (le permis de construire) comme l'exige l'article R. 412-1 du code de justice administrative. En application du 4° de l'article R. 222-1 du même code, le président de la 3ème chambre a donc rejeté la requête par ordonnance.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 11 décembre 2025, M. A... B... demande au tribunal d’annuler l’arrêté du 18 novembre 2025 par lequel le maire de la commune de Chateaubourg a délivré un permis de construire N° 035 068 25 V0048 relatif à l’extension du collège Saint-Joseph de Chateaubourg.
Par un courrier du 16 décembre 2025, le tribunal a invité M. A... B... à régulariser sa requête dans un délai d’un mois, en produisant la décision dont il demande l’annulation.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : / (…)
4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n’est pas tenue d’inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens (…). ».
Aux termes de l’article R. 412-1 du code de justice administrative : « La requête doit, à peine d’irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l’acte attaqué ou, dans le cas mentionné à l’article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation. / Cet acte ou cette pièce doit, à peine d’irrecevabilité, être accompagné d’une copie. »
Par un courrier du 16 décembre 2025, le tribunal a invité M. B... à régulariser sa requête dans un délai d’un mois, en produisant la décision dont il demande l’annulation. M. B... a accusé réception de cette demande le 19 décembre 2025. La requête n’a toutefois pas été régularisée dans le délai qui lui était imparti à cette fin.
Il suit de là que la requête de M. B... est manifestement irrecevable et ne peut qu’être rejetée sur le fondement des dispositions du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative citées au point 1.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....
Fait à Rennes, le 9 février 2026.
Le président de la 3ème chambre,
signé
P. Vennéguès
La République mande et ordonne au préfet d’Ille-et-Vilaine en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.