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AccueilJurisprudence administrativeN° TA35-2508730

Tribunal Administratif de Rennes — Décision N° TA35-2508730

mardi 3 février 2026

JuridictionTribunal Administratif de Rennes
SectionTribunal Administratif de Rennes
N° DossierTA35-2508730
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Rennes, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B... contestant le refus de France Travail de lui ouvrir ou de lui rétablir ses droits à l’allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE). Le juge a constaté que ce litige, relatif à une prestation relevant du régime conventionnel d’assurance chômage, ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative mais de celle du juge judiciaire, en application des articles L. 5312-1 et L. 5312-12 du code du travail. En conséquence, la requête a été rejetée comme portée devant un ordre de juridiction incompétent, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 25 décembre 2025, M. A... B... demande au tribunal d'annuler la décision du 15 décembre 2025 par laquelle France travail refuse l'ouverture ou la reprise de ses droits à l'allocation d’aide au retour à l'emploi (ARE) et qu’il soit enjoint à France travail de procéder à la reprise de ses droits ARE, avec effet à compter de la date de cessation du contrat.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code du travail ;
- le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : 2° Rejeter les requêtes ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative (...) ».

2. Aux termes de l’article L. 5312-1 du code du travail : « L'opérateur France Travail est une institution nationale publique dotée de la personnalité morale et de l'autonomie financière qui a pour mission de : (…) 4° Assurer, pour le compte de l'organisme gestionnaire du régime d'assurance chômage, le service de l'allocation d'assurance et de l'allocation des travailleurs indépendants et, pour le compte de l'Etat, le service des allocations de solidarité (…) ». Aux termes de l’article L. 5312-12 du même code : « Les litiges relatifs aux prestations dont le service est assuré par l'institution, pour le compte de l'organisme chargé de la gestion du régime d'assurance chômage ou de l'Etat sont soumis au régime contentieux qui leur était applicable antérieurement à la création de cette institution ». Les litiges relatifs à l’attribution, au calcul ou au versement de l’allocation d’aide au retour à l’emploi relevant du régime conventionnel d’assurance chômage, relevaient en conséquence de la compétence du juge judiciaire avant la création de l’institution nationale Pôle emploi, devenue France Travail. Il n’appartient donc qu’aux juridictions judiciaires de se prononcer sur ces litiges, même si le service de l’allocation d’aide au retour à l’emploi a été confié à Pôle emploi pour le compte de l’organisme gestionnaire de l’assurance chômage.

3. Il résulte de ce qui précède que les conclusions dirigées contre les décisions de France Travail relatives aux modalités de versement des allocations d’aide au retour à l’emploi ne sont pas au nombre de celles qui ressortissent à la compétence du juge administratif. Il y a lieu, dans ces conditions, en application du 2° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, de rejeter les conclusions de la requête de M. B... comme portées devant un ordre de juridiction incompétent pour en connaître.


O R D O N N E :


Article 1er : La requête de M. B... est rejetée comme portée devant un ordre de juridiction incompétent pour en connaître.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....


Fait à Rennes, le 3 février 2026.


Le président de la 1ère chambre,


signé


L. Bouchardon


La République mande et ordonne à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

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