Le Tribunal administratif de Rennes, statuant par ordonnance, rejette une requête d'un particulier relative à un litige avec un garage automobile concernant un certificat d'immatriculation. Le tribunal estime que cette affaire, portée initialement par une plainte au procureur de la République, ne relève pas de la compétence de l'ordre juridictionnel administratif. Il fonde sa décision sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de rejeter les requêtes manifestement incompétentes, et sur l'article 40 du code de procédure pénale, qui définit les attributions du parquet.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 28 janvier 2026, M. A... B... transmet au tribunal une plainte adressée au procureur de la République près le tribunal judiciaire de Fougères relative à un différend rencontré avec un garage automobile.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de procédure pénale ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 222‑1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) / 2° Rejeter les requêtes ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative ; (…) ».
2. Aux termes de l’article 40 du code de procédure pénale : « Le procureur de la République reçoit les plaintes et les dénonciations et apprécie la suite à leur donner conformément aux dispositions de l'article 40-1. ( …) ».
3. Si M. B... saisit le tribunal d’un différend avec un garagiste relativement à l’établissement d’un certificat d’immatriculation, il n’appartient pas à la juridiction administrative d’enregistrer des plaintes. Par suite, la requête de M. B... doit être rejetée comme étant portée devant un ordre de juridiction incompétent pour en connaître.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B... est rejetée comme portée devant un ordre de juridiction incompétent pour en connaître.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....
Fait à Rennes, le 4 mars 2026.
Le président de la 1ère chambre,
signé
L. Bouchardon
La République mande et ordonne à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.