Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant par ordonnance, rejette une requête en excès de pouvoir. Le sujet principal est l'irrecevabilité manifeste de la demande, car la requête ne contient ni conclusions précises ni argumentation juridique intelligible. La solution est le rejet sur le fondement de l'article R. 222-1, 4°, du code de justice administrative, relatif aux requêtes manifestement irrecevables.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 18 mars 2026, M. A... B... fait état, devant le tribunal, d’une « demande d’immunité fiscale totale » et d’une « demande d’immunité pénale partielle ».
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : / (…) 4° rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens (…) ».
Aux termes du premier alinéa de l’article R. 411-1 du même code : « La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties. Elle contient l’exposé des faits et moyens, ainsi que l’énoncé des conclusions soumises au juge. / L'auteur d'une requête ne contenant l'exposé d'aucun moyen ne peut la régulariser par le dépôt d'un mémoire exposant un ou plusieurs moyens que jusqu'à l'expiration du délai de recours. ».
La requête de M. B... ne comporte aucune conclusion, de nature à être portée devant le juge administratif. Elle ne comporte pas non plus d’argumentation juridique intelligible, susceptible d’être assimilée à un moyen au sens des dispositions citées au point précédent. Ainsi, cette requête est manifestement irrecevable et doit, à ce titre, être rejetée sur le fondement des dispositions précitées du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....
Fait à Rennes, le 19 mars 2026.
Le président de la 2ème chambre,
signé
T. Jouno
La République mande et ordonne au préfet du Finistère en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.