LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA35-2602276

Tribunal Administratif de Rennes — Décision N° TA35-2602276

mardi 31 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Rennes
SectionTribunal Administratif de Rennes
N° DossierTA35-2602276
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantCOIRIER

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Rennes, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de la société Coach In France comme étant manifestement irrecevable. Le sujet principal était le recours pour excès de pouvoir contre des décisions du rectorat retirant l'inscription de sept candidats à un examen. La juridiction a jugé que la société, en tant qu'organisme de formation, n'avait pas d'intérêt à agir pour contester des décisions individuelles ne concernant pas directement ses droits. La solution s'appuie sur les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative relatives au rejet des requêtes manifestement irrecevables.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :


Par une requête, enregistrée le 24 mars 2026, la société Coach In France, représentée par Me Coirier, demande au tribunal :

1°) d’annuler les décisions du 13 février 2026 par lesquelles la rectrice de l’académie de Rennes a retiré les inscriptions de M. B... J..., M. E... G... M. L... I..., M. A... D..., M. F... C..., M. M... et de M. K... H... à la session 2026 de l’examen du certificat de spécialisation « Animation-gestion de projets dans le secteur sportif » ;

2°) d’annuler la décision du 23 mars 2026 par laquelle la cheffe de bureau des examens professionnels de la division des examens et concours du rectorat de l’académie de Rennes a refusé d’instruire la demande d’inscription dérogatoire de ces sept candidats, à la session 2026 de l’examen du certificat de spécialisation « Animation-gestion de projets dans le secteur sportif » ;

3°) d’enjoindre à la rectrice de l’académie de Rennes ou à toute autre partie de réexaminer le dossier et de confirmer l’inscription des sept candidats à la mention de spécialisation « Animation-gestion de projets dans le secteur sportif », dans un délai d’un mois à compter du jugement à intervenir ;

4°) de mettre à la charge de l’académie de Rennes ou de toute autre partie défenderesse la somme de 2 500 euros au titre des frais de procédure.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.



Considérant ce qui suit :

Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) peuvent, par ordonnance : / (…) 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n’est pas tenue d’inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens (…). ».
Pour justifier de son intérêt à agir, la société requérante soutient qu’en tant qu’organisme de formation auprès des candidats au certificat de spécialisation, il lui appartient de procéder aux démarches administratives d’inscription auprès de l’académie de Rennes, conformément à la note relative à l’inscription aux baccalauréats professionnels, certificats d’aptitude professionnelle, brevets professionnels, certificats de spécialisation et brevets des métiers d’art du 28 octobre 2025 diffusée par l’académie, que cette démarche entre dans les missions d’accompagnement d’un centre de formation d’apprentis au sens des dispositions de l’article L. 6231-2 du code du travail, que tous les échanges liés aux inscriptions ont été réalisés entre la société Coach In France et l’académie de Rennes à l’exception des décisions de retrait qui ont été directement notifiées aux candidats, remettant ainsi en cause ses engagements contractuels avec l’académie. Elle soutient également que le rectorat a porté atteinte aux conditions dans lesquelles le centre de formation a effectué la sélection des candidats. Enfin, elle fait valoir que l’inscription aux certifications correspond à son objet social, dès lors que les statuts de la société ont pour objet des prestations de conseils et d’accompagnements en lien avec des activités de formation. Toutefois, les décisions attaquées procédant au retrait des inscriptions de sept candidats à la session 2026 de l’examen du certificat de spécialisation « Animation-gestion de projets dans le secteur sportif » ne portent pas atteinte aux droits de la société, qui n’a pas la qualité de candidate. Ainsi, la société Coach In France ne dispose pas d’un intérêt à agir pour contester la légalité de ces décisions.

Il suit de là que la requête de la société Coach In France est manifestement irrecevable et ne peut qu’être rejetée sur le fondement des dispositions du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative citées au point 1.


O R D O N N E :


Article 1er : La requête de la société Coach In France est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la société Coach In France.


Fait à Rennes, le 31 mars 2026.


Le président du tribunal,


Signé


A. Poujade


La République mande et ordonne au ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’espace en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Décisions similaires

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 516229

Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.

01/06/2026

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 515333

Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de Mme A..., magistrate, qui demandait le report et l'encadrement de ses auditions par l'inspection générale de la justice (IGJ) dans le cadre d'une enquête administrative. La requérante invoquait une atteinte grave à ses droits de la défense, à sa dignité et à l'indépendance juridictionnelle. Le juge a estimé que l'audition prévue du 4 au 7 mai 2026, qui ne préjugeait pas de l'issue de l'enquête ni d'éventuelles poursuites disciplinaires, n'était pas susceptible de porter une atteinte manifestement disproportionnée à ses droits. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, la condition d'urgence n'étant pas retenue comme caractérisant une illégalité grave.

03/05/2026

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 509298

Le Conseil d'État rejette la requête de M. A... pour défaut d'intérêt à agir, les circonstances invoquées (qualité de citoyen, d'usager ou de professionnel) n'étant pas suffisamment directes et certaines pour contester la nomination du président du conseil d'administration de l'OFII. La portée de cette décision est de rappeler la rigueur du contrôle de l'intérêt à agir en matière de nominations aux emplois publics.

09/04/2026

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 507528

Le Conseil d'État refuse d'admettre le pourvoi de La Poste contre l'ordonnance ayant suspendu la révocation de M. B..., estimant qu'aucun moyen sérieux n'est soulevé.

09/04/2026

← Retour aux décisions