lundi 19 septembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-1904349 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | VEDESI - SCP SCHMIDT VERGNON PELISSIER THIERRY EARD-AMINTHAS & TISSOT |
Vu les procédures suivantes :
I. Par une requête et un mémoire, enregistrés le 5 juillet 2019 et le 12 décembre 2019, la SCCV Cervens l'Oratoire sous le numéro 1904349, représentée par Me Eeard-Aminthas, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 7 mai 2019 par lequel le maire de la commune de Cervens a refusé de délivrer un permis de construire valant permis de démolir pour la réalisation d'un immeuble de 18 logement et garages ;
2°) d'enjoindre à la commune de Cervens de délivrer le permis de construire à la SCCV Cervens l'Oratoire dans un délai de 8 jours à compter de la notification du jugement et ce sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Cervens une somme de 2 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que l'unique motif de refus est entaché d'une erreur de fait dès lors que la rétention des eaux pluviales à l'aide d'une tranchée drainante est conforme à l'article UA 4.3 qui impose l'installation d'un système de rétention étanche.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 24 octobre 2019 et le 30 décembre 2019, la commune de Cervens, représentée par Me Gonnet, conclut au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge de la requérante la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que le moyen de la requête n'est pas fondé.
II. Par une requête et des mémoires du 18 mai 2020, du 26 octobre 2020 et du 3 décembre 2020, la SCCV Cervens l'Oratoire sous le numéro 2002758, représentée par Me Eeard-Aminthas, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 16 mars 2020 par lequel le maire de la commune de Cervens a refusé de délivrer un permis de construire valant permis de démolir pour la réalisation d'un immeuble de 18 logement et garages ;
2°) d'enjoindre à la commune de Cervens de délivrer le permis de construire à la SCCV Cervens l'Oratoire dans un délai de 15 jours à compter de la notification du jugement et ce sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Cervens une somme de 3 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'arrêté méconnaît l'article L. 424-3 du code de l'urbanisme ;
- il est entaché d'un détournement de pouvoir ;
- le projet n'est pas de nature à porter atteinte à l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme en ce qui concerne la desserte routière ; l'article R. 111-5 du code de l'urbanisme n'est pas applicable ;
- le projet est conforme à l'article UA11.3 du règlement du plan local d'urbanisme dès lors que la toiture est en tuile rouge et que les jacobines sont en zinc patiné de teinte gris moyen qui n'est pas de nature à remettre en cause l'harmonie des couvertures des toitures environnantes.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 28 septembre 2020 et le 20 novembre 2020, la commune de Cervens, représentée par Me Gonnet, conclut au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge de la requérante la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
-le rapport de Mme B ;
-les conclusions de Mme A ;
-et les observations de Me Malle, représentant la SCCV Cervens l'Oratoire et de Me Peyronnard, représentant la commune de Cervens.
Une note en délibéré, présentée pour la SCCV Cervens Oratoire a été enregistrée le 6 septembre 2022.
Considérant ce qui suit :
1. La SCCV Cervens Oratoire a déposé un permis de construire pour la réalisation d'un immeuble de 18 logements et garages sur les parcelles cadastrées section ZM n°176, 175 et 174 situées route de l'Oratoire à Cervens. Par un premier arrêté du 7 mai 2019, le maire de Cervens a refusé de délivrer le permis de construire sollicité valant permis de démolir. Le pétitionnaire a déposé une nouvelle demande le 23 décembre 2019 pour le même projet en modifiant uniquement le dispositif de gestion des eaux pluviales. Par un second arrêté du 16 mars 2020, le maire de Cervens a refusé une nouvelle fois le permis de construire sollicité. La SCCV Cervens l'Oratoire demande l'annulation des arrêtés du 7 mai 2019 et du 16 mars 2020.
Sur la jonction :
2. Les requêtes n°1904349 et n°2002758, qui ont été introduites par la même société, présentent à juger des questions semblables et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a, par suite, lieu de les joindre pour y statuer par un seul jugement.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne l'arrêté du 7 mai 2019 :
3. Aux termes de l'article UA4.3 relatif aux " eaux pluviales " : " La rétention préconisée s'effectue à l'échelle de la parcelle. / Toute construction, toute surface imperméable nouvellement créée (terrasse, toiture) doit être équipée d'un dispositif d'évacuation des eaux pluviales qui assure : / - La collecte des eaux pluviales (gouttières, réseaux), / - L'installation d'un système de rétention étanche. () ".
4. Pour refuser le permis de construire sollicité, le maire de Cervens a considéré que la rétention des eaux pluviales à l'aide d'une tranchée drainante méconnaissait les dispositions de l'article UA 4.3 du règlement du plan local d'urbanisme qui impose l'installation d'un système de rétention étanche.
5. Il ressort de la notice du dossier de permis de construire que les eaux pluviales feront l'objet d'une rétention, avec la création d'un volume suffisant en capacité et qui sera conforme aux exigences locales et qu'une note de calcul est jointe au permis. La notice explicative eaux pluviales (PC4) précise quant à elle que les eaux pluviales seront retenues avec une tranchée drainante permettant la rétention des 30,7 m2 nécessaire au projet positionné en périphérie Sud-Ouest et Nord-Ouest du bâtiment. Contrairement à ce qu'indique la commune dans ses écritures, le système d'évacuation des eaux pluviales du projet est une tranchée drainante et non une tranchée d'infiltration. Il ne ressort pas des pièces du dossier et notamment pas du seul schéma de principe de la notice explicative eaux pluviales mentionnant un géotextile que cette tranchée drainante ne serait pas étanche conformément à l'article UA 4.3 du règlement du plan local d'urbanisme. Si le volet eaux pluviales de l'annexe sanitaire du plan local d'urbanisme comporte une orientation technique avec une citerne étanche avec débit de fuite, il s'agit d'une simple orientation qui n'a pas pour effet d'interdire le recours aux techniques alternatives de gestion des eaux pluviales telle qu'une tranchée drainante. D'ailleurs, ces techniques alternatives sont évoquées en page 9 de cette même annexe où il est indiqué qu'elles peuvent permettre une intégration et une valorisation des eaux pluviales. Enfin, le syndicat des eaux des Moises et Voirons a donné un avis favorable au projet le 4 mars 2019. Ainsi, le maire de Cervens ne pouvait opposer comme motif de refus le caractère non étanche du système de rétention des eaux pluviales pour refuser le permis de construire.
6. Il résulte de ce qui précède que la SCCV Cervens l'Oratoire est fondée à demander l'annulation de l'arrêté du 7 mai 2019.
En ce qui concerne l'arrêté du 16 mars 2020 :
7. En premier lieu, aux termes de l'article L. 424-3 du code de l'urbanisme : " Lorsque la décision rejette la demande ou s'oppose à la déclaration préalable, elle doit être motivée. / Cette motivation doit indiquer l'intégralité des motifs justifiant la décision de rejet ou d'opposition, notamment l'ensemble des absences de conformité des travaux aux dispositions législatives et réglementaires mentionnées à l'article L. 421-6 () ".
8. Il ne résulte pas des dispositions précitées de l'article L. 424-3 qu'elles feraient par elles-mêmes obstacle au pouvoir du maire d'opposer, à la suite d'un premier refus de permis de construire reposant sur un motif entaché d'illégalité, un nouveau motif de nature à justifier légalement un tel refus. Dès lors, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 424-3 du code de l'urbanisme doit être écarté.
9. En deuxième lieu, aux termes de l'article R. 111-1 du code de l'urbanisme : " Le règlement national d'urbanisme est applicable aux constructions et aménagements faisant l'objet d'un permis de construire, d'un permis d'aménager ou d'une déclaration préalable ainsi qu'aux autres utilisations du sol régies par le présent code. / Toutefois : 1° Les dispositions des articles R. 111-3, R. 111-5 à R. 111-19 et R. 111-28 à R. 111-30 ne sont pas applicables dans les territoires dotés d'un plan local d'urbanisme ou d'un document d'urbanisme en tenant lieu. ". Aux termes de l'article R. 111-2 du même code : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales s'il est de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique du fait de sa situation, de ses caractéristiques, de son importance ou de son implantation à proximité d'autres installations. ". Aux termes de l'article R. 111-5 de ce code : " Le projet peut être refusé sur des terrains qui ne seraient pas desservis par des voies publiques ou privées dans des conditions répondant à son importance ou à la destination des constructions ou des aménagements envisagés, et notamment si les caractéristiques de ces voies rendent difficile la circulation ou l'utilisation des engins de lutte contre l'incendie. ".
10. D'une part, la commune de Cervens étant dotée d'un plan local d'urbanisme, approuvé le 18 décembre 2018, la SCCV Cervens l'Oratoire est fondée à soutenir que l'autorité compétente ne pouvait légalement se fonder sur les dispositions de l'article R. 111-5 du code de l'urbanisme pour refuser le permis de construire en litige.
11. D'autre part, la commune fait valoir en cours d'instance que l'arrêté méconnaît l'article UA3 du règlement du plan local d'urbanisme qui prévoit que peuvent être refusé ou n'être accepté que sous réserve de prescriptions spéciales si les accès présentent un risque pour la sécurité des usagers des voies publiques ou pour celle des personnes utilisant cet accès. Cette sécurité doit être appréciée compte tenu, notamment, de la position des accès, de leur configuration ainsi que de la nature et de l'intensité du trafic.
12. L'immeuble projeté de 18 logements est desservi par la route départementale n° 125 dite de l'Oratoire. Le gestionnaire de la voie a relevé dans différents avis que la route présente un tracé sinueux et que la visibilité est insuffisante car limitée à 30 mètres à droite et à 40 mètres à gauche et qu'un aménagement du carrefour était nécessaire. Si l'aménagement du carrefour de " type plateau traversant " a été envisagé pour améliorer la sécurité de la circulation dès la délivrance du certificat d'urbanisme du 8 novembre 2016, ces aménagements nécessitent des travaux sur le domaine public routier et les avis favorables rendus par le gestionnaire de la voirie sur ce projet ont toujours été conditionnés à la réalisation de cet aménagement afin de sécuriser la desserte du projet. Or, aucune convention de projet urbain partenarial n'a été conclu avec la commune de Cervens en vue de la création de cet aménagement et il ressort expressément du courrier de la commune du 27 janvier 2020 qu'elle n'envisage pas de faire ces travaux. Ainsi, l'aménagement de ce carrefour ne fait l'objet, à la date de la décision contestée, d'aucun projet dont la réalisation était sérieusement envisagée. La circonstance que le pétitionnaire a fait savoir qu'il était disposé à prendre en charge les travaux est sans incidence. En refusant le permis de construire au motif que le projet n'est pas desservi par une voie publique dans des conditions de nature à assurer la sécurité des usagers, et est dès lors, de nature à porter atteinte à la sécurité publique, le maire de la commune de Cervens n'a pas méconnu les dispositions précitées de l'article UA3 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune. Pour les mêmes motifs, le maire n'a pas commis d'erreur d'appréciation au regard de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme sur ce point.
13. En troisième lieu, le détournement de pouvoir allégué n'est pas établi.
14. En quatrième et dernier lieu, l'article UA 11.3 du règlement du plan local d'urbanisme prévoit que les matériaux de couverture doivent être en harmonie avec ceux des constructions à usage d'habitations environnantes.
15. La notice indique que l'immeuble projeté prévoit une couverture de toiture à tuiles rouges vieillies (en similitude d'aspect avec les bâtiments existants). La seule circonstance que de petites jacobines en façade Nord-Ouest et Sud-Est soient habillées de zinc patiné de teinte gris moyen ne saurait remettre en cause l'harmonie des matériaux de couverture des constructions existantes avoisinantes qui sont composées de tuiles rouges ou grises. Le maire ne pouvait donc fonder le refus du permis de construire sur la méconnaissance de l'article UA 11.3 du règlement et le moyen doit être accueilli.
16. Il résulte de tout ce qui précède que deux motifs de l'arrêté attaqué sont entachés d'illégalité. Toutefois, il résulte de l'instruction que l'autorité compétente aurait pris la même décision sur le fondement du seul motif tiré de la méconnaissance de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme et de l'article UC 3 du règlement du plan local d'urbanisme. Par suite, les conclusions à fin d'annulation de la requête n° 2002758 doivent être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte :
17. Aux termes de l'article L. 911-1 du code de justice administrative : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public () prenne une mesure d'exécution dans un sens déterminé, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision, cette mesure assortie, le cas échéant, d'un délai d'exécution ". Et aux termes de l'article L. 424-3 du code de l'urbanisme : " Lorsque la décision rejette la demande ou s'oppose à la déclaration préalable, elle doit être motivée. /Cette motivation doit indiquer l'intégralité des motifs justifiant la décision de rejet ou d'opposition, notamment l'ensemble des absences de conformité des travaux aux dispositions législatives et réglementaires mentionnées à l'article L. 421-6. / () ".
18. Lorsque le juge annule un refus d'autorisation ou une opposition à déclaration de travaux après avoir censuré l'ensemble des motifs que l'autorité compétente a énoncé dans sa décision conformément aux prescriptions de l'article L. 424-3 du code de l'urbanisme ainsi que, le cas échéant, les motifs qu'elle a pu invoquer en cours d'instance, il doit, s'il est saisi de conclusions à fin d'injonction, ordonner à l'autorité compétente de délivrer l'autorisation ou de prendre une décision de non-opposition. Il n'en va autrement que s'il résulte de l'instruction soit que les dispositions en vigueur à la date de la décision annulée, qui eu égard aux dispositions de l'article L. 600-2 du code de l'urbanisme demeurent applicables à la demande, interdisent de l'accueillir pour un motif que l'administration n'a pas relevé, ou que, par suite d'un changement de circonstances, la situation de fait existant à la date du jugement y fait obstacle.
19. Il résulte de ce qui a été au point 12 sur la sécurité publique que, par voie de conséquence du rejet des conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 16 mars 2020, les conclusions présentées par la SCCV Cervens l'Oratoire à fin d'injonction sous astreinte dans les deux requêtes doivent être rejetées.
Sur les frais de justice :
20. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de laisser à chacune des parties la charge de ces frais.
D E C I D E :
Article 1er : L'arrêté du 7 mai 2019 du maire de Cervens est annulé.
Article 2 : La requête n° 2002758 est rejetée.
Article 3 : Le surplus des conclusions présentées par la SCCV Cervens l'Oratoire est rejeté.
Article 4 : Les conclusions présentées par la commune de Cervens sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à la SCCV Cervens l'Oratoire et à la commune de Cervens.
Délibéré après l'audience du 5 septembre 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Jourdan, présidente,
Mme Barriol, première conseillère,
Mme Beauverger, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 septembre 2022.
La rapporteure,
E. B
La présidente,
D. JOURDAN
La greffière,
A. ZANON
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Savoie en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°1904349, 2002758
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026