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AccueilJurisprudence administrativeN° TA38-1905267

Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-1905267

lundi 5 décembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-1905267
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation2ème Chambre
Avocat requérantGAILLARD

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, des mémoires et des pièces complémentaires, enregistrés le 8 août 2019, le 5 septembre 2019, le 27 décembre 2021 et le 25 février 2022, M. D B et la société civile immobilière (SCI) ACCESS, représentés par Me Gaillard, demandent au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 28 mars 2019 par lequel le maire de la commune de Talloires-Montmin ne s'est pas opposé à la déclaration préalable de travaux présentée par MM. Comte portant sur la création d'une clôture par muret sur un terrain, cadastré section A1 n° 363, au 233 route de l'égalité sur le territoire de la commune, ainsi que la décision implicite rejetant leur recours gracieux ;

2°) de mettre à la charge de la commune de Talloires-Montmin une somme de 4 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :

- leur requête n'est pas tardive ;

- ils ont intérêt à agir en leur qualité de voisin immédiat du projet, dès lors que ce dernier portera atteinte aux conditions d'utilisation, d'occupation et de jouissance de leur bien ;

- le projet attaqué méconnaît frauduleusement les dispositions de l'article R. 431-35 du code de l'urbanisme ;

- le projet litigieux méconnaît les dispositions de l'article R. 431-36 du code de l'urbanisme

- le projet litigieux méconnaît l'article 7 UHp du règlement du plan local d'urbanisme ;

- le projet en litige méconnaît les dispositions de l'article 13 UHp du règlement du plan local d'urbanisme ;

- l'arrêté est illégal en ce que le projet aurait dû faire l'objet d'un permis de construire modificatif.

Par deux mémoires en défense, enregistrés le 2 novembre 2021 et le 14 janvier 2022, la commune de Talloires-Montmin, représentée par Me Duraz, conclut, à titre principal, à l'irrecevabilité de la requête, à titre subsidiaire, à son rejet au fond, à titre infiniment subsidiaire, à ce qu'il soit fait application des dispositions des articles L. 600-5 et L. 600-5-1 du code de l'urbanisme et, en tout état de cause, à ce qu'une somme de 3 000 euros soit mise à la charge des requérants, en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que :

- à titre principal, les requérants sont dépourvus d'intérêt à agir ;

- à titre subsidiaire, les moyens soulevés ne sont pas fondés.

Par des mémoires en défense, enregistrés le 30 novembre 2021 et le 18 janvier 2022, M. A Comte et M. C Comte, représentés par Me Jacques, concluent, à titre principal, à l'irrecevabilité de la requête, à titre subsidiaire, à son rejet au fond et, en tout état de cause, à ce qu'une somme de 3 000 euros soit mise à la charge des requérants, en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils font valoir que :

- à titre principal, les requérants sont dépourvus d'intérêt à agir ;

- à titre subsidiaire, les moyens soulevés ne sont pas fondés.

En application de l'article R. 611-11-1 du code de justice administrative, la clôture de l'instruction a été fixée au 28 mars 2022 par une ordonnance du même jour.

En application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, les parties ont été informées, par courrier du 7 novembre 2022, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office tiré de l'irrecevabilité de la requête en ce que l'arrêté de non-opposition à la déclaration de travaux présente un caractère superfétatoire et ne fait ainsi pas grief aux tiers. En effet, cette déclaration préalable relative à l'édification d'une clôture n'apparaît pas soit, en raison de son lieu d'implantation, du plan local d'urbanisme ou d'une délibération du conseil municipal en application des articles R. 421-2 et R. 421-12 du code de l'urbanisme, soumise à une formalité.

Par un mémoire, enregistré le 10 novembre 2022 M. B et la SCI ACCESS, représentés par Me Gaillard, déclarent se désister purement et simplement de leur requête.

Par un mémoire, enregistré le 10 novembre 2022, MM. Comte, représentés par Me Jacques, ont pris acte de ce désistement.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme E,

- et les conclusions de Mme Akoun, rapporteure publique.

Considérant ce qui suit :

1. Le 15 février 2019, M. A Comte et M. C Comte ont déposé une déclaration préalable de travaux portant sur la création d'une clôture par muret sur un terrain, cadastré section AI n° 363, au 233 route de l'égalité, au lieu-dit " Chenay en Bas " sur le territoire de la commune. Par un arrêté du 28 mars 2019, le maire de la commune de Talloires-Montmin ne s'est pas opposé à cette déclaration préalable. Le 21 mai 2019, reçu le 23 mai 2019 par la commune, M. B et la SCI ACCESS ont formé un recours gracieux à l'encontre de cet arrêté. Ce recours a été rejeté par une décision implicite du 23 juillet 2019. Par la présente requête, M. B et la SCI ACCESS demandent l'annulation de cet arrêté et de cette décision.

2. Toutefois, par un acte, enregistré le 10 novembre 2022, M. B et la SCI ACCESS ont déclaré se désister purement et simplement de leur requête. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

3. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas de lieu de faire droit aux conclusions de la commune de Talloires-Montmin et de MM. Comte présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement d'instance de M. B et de la SCI ACCESS.

Article 2 : Les conclusions de la commune de Talloires-Montmin et de MM. Comte présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. D B en application des dispositions de l'article R. 751-3 du code de justice administrative, à MM. Comte et à la commune de Talloires-Montmin.

Délibéré après l'audience du 14 novembre 2022, à laquelle siégeaient :

Mme Jourdan, présidente,

Mme Barriol, première conseillère,

Mme Beauverger, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 décembre 2022.

La rapporteure,

P. E

La présidente,

D. JOURDAN La greffière,

C. JASSERAND

La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Savoie en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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