jeudi 22 septembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-1905719 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | ALBERTIN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés le 29 août 2019 et le 11 août 2022, M. C B, représenté par Me Albertin, demande au tribunal :
1°) d'annuler les décisions du 27 juin 2019 par lesquelles le préfet de la Drôme a refusé de lui délivrer un titre de séjour et a abrogé le récépissé de sa demande de titre de séjour l'autorisant à travailler ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Drôme, si la décision contestée est annulée pour un motif de fond, de lui délivrer le titre de séjour sollicité lui permettant d'exercer en France une activité salariée, dans les trente jours qui suivront la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) d'enjoindre au préfet de la Drôme, si la décision contestée est annulée pour un motif de forme, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour sur le territoire français dans les quinze jours qui suivront la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre des articles L.761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi de du 10 juillet 1991 y compris dans l'hypothèse où le tribunal prononcerait un non-lieu à statuer sur les conclusions d'annulation.
Il soutient que :
- les décisions du 27 juin 2019 n'ont pas été retirées par le préfet de la Drôme ; l'exception de non-lieu à statuer doit être écartée ;
- la signature électronique n'est pas obligatoire dans télérecours ;
- le refus de délivrance du titre de séjour est entaché d'incompétence ;
- le refus de délivrance du titre de séjour méconnaît les articles L.312-1, L.312-2 et R.312-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile imposant la saisine de la commission du titre de séjour ;
-il est insuffisamment motivé ;
-il méconnaît l'article L.313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
-il méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme ;
-il méconnaît l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant ;
-il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 5 septembre 2019 et le 11 août 2022, le préfet de la Drôme conclut à ce qu'il n'y ait lieu de statuer sur la requête de M. B et au rejet de la requête.
Le préfet fait valoir que la requête est devenue sans objet eu égard aux titre de séjour qu'il lui a délivrés, qu'elle est irrecevable faute de comporter la signature de son auteur et que les moyens invoqués contre les décisions attaquées ne sont pas fondés.
M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 30 mars 2020.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Le rapport de M. A a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, ressortissant pakistanais né en 1974, soutient être entré en France pour la dernière fois au début de l'année 2016 pour rejoindre son épouse et sa fille. Mme B a obtenu un titre de séjour mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an en tant que parent d'enfant malade. M. B a demandé le 12 mars 2019 un titre de séjour sur le fondement des dispositions de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par les décisions du 27 juin 2019 le préfet de la Drôme a refusé de délivrer à M. B un titre de séjour et a abrogé le récépissé de sa demande de titre l'autorisant à travailler. Par ordonnance du 13 décembre 2019, le juge des référés du tribunal administratif de Grenoble a suspendu ces décisions. Par la présente requête, M. B demande l'annulation des décisions du 27 juin 2019.
2. Il est constant que, postérieurement à l'introduction du recours de M. B, le préfet de la Drôme a délivré à M. B, à la suite d'un réexamen de sa situation, trois titres de séjour portant la mention " vie privée et familiale " dont le dernier expire le 26 mai 2023. Par ailleurs, par arrêté du 29 août 2022, la préfète de la Drôme a retiré l'arrêté du 27 juin 2019. Dès lors, les conclusions de M. B tendant à l'annulation des décisions attaquées du 27 juin 2019 ainsi que les conclusions d'injonction sous astreinte présentées à titre accessoire sont devenues sans objet. Il n'y a pas lieu d'y statuer.
Sur les frais liés à l'instance :
3. M. B a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle. Par suite, son avocat peut se prévaloir des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, et sous réserve que Me Albertin, avocat de M. B, renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État, de mettre à la charge de l'Etat le versement à Me Albertin de la somme de 900 euros.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions d'annulation et d'injonction que comporte la requête de M. B.
Article 2 : L'Etat versera à Me Albertin une somme de 900 euros en application des dispositions du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que celui-ci renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat.
Article 3: Le présent jugement sera notifié à M. C B, à Me Albertin et au ministre de l'intérieur.
Copie sera transmise pour information à la préfète de la Drôme.
Délibéré après l'audience du 8 septembre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Wegner, président,
M. Ban, premier conseiller.
Mme Letellier, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 22 septembre 2022.
Le rapporteur,
J-L. A
Le président,
S. Wegner
La greffière,
A. Zanon
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°1905719
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026