jeudi 28 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-1906692 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | SCP LACHAT MOURONVALLE |
Vu la procédure suivante :
Par un jugement avant dire droit du 7 février 2022, le tribunal a sursis à statuer, en application de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme, sur la requête de M. I B, M. F B, Mme N B, Mme H B, Mme M G, M. A C, M. O D, Mme P D, M. E J et M. K J tendant, dans le dernier état de leurs écritures, à l'annulation de l'arrêté du 5 avril 2019 par lequel le maire de la commune de Claix a délivré à la société HC Résidences un permis de construire un ensemble immobilier de deux bâtiments de 16 logements dont 6 logements sociaux, ainsi que de la décision explicite de rejet du recours gracieux du 1er août 2019 et la décision implicite de rejet du recours gracieux du 5 août 2019, pour permettre la notification au tribunal d'un acte régularisant les vices retenus.
Par deux mémoires, enregistrés le 12 avril 2022 et le 14 juin 2022, la société HC Résidences, représentée par Me Mouronvalle, qui a transmis au tribunal l'arrêté de permis de construire modificatif du 30 mars 2022 ainsi que le dossier de demande de permis de construire afférent, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge des requérants une somme de 4000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que les vices relevés par le tribunal ont été régularisés par le permis de construire modificatif produit à l'instance.
Par deux mémoires, enregistrés le 20 avril 2022 et le 16 juin 2022, la commune de Claix, représentée par Me Manhes, conclut, dans le dernier état de ses écritures, au rejet de la requête et à ce que la somme de 3000 euros soit solidairement mise à la charge des requérants au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- les vices relevés par le tribunal dans le jugement avant dire droit du 7 février 2022 ont été régularisés par le permis de construire modificatif du 30 mars 2022 ;
- le moyen tiré de la méconnaissance de l'article R. 431-8 du code de l'urbanisme doit être écarté dès lors que le statut de la voirie partagée piétons, cycles et voitures a été précisé sur le plan de masse ;
- le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article UC 3 du règlement du plan local d'urbanisme (PLU) de Claix est inopérant dès lors qu'à la date de l'édiction de l'arrêté contesté, le plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi) de Grenoble-Alpes Métropole était seul applicable ; en tout état de cause, conformément à l'article 8.2 du règlement général du PLUi, le bénéficiaire du permis initial a précisé sur le plan de masse l'existence d'une voie partagée avec un marquage au sol spécifique de type zone de rencontre qui indique aux usagers la présence des piétons, cyclistes et voitures.
Par un mémoire enregistré le 30 mai 2022, M. I B, M. F B, Mme N B, Mme H B, Mme M G, M. A C, M. O D, Mme P D, M. E J et M. K J, représentés par Me Aonzo, concluent :
- à l'annulation de l'arrêté du 5 avril 2019 par lequel le maire de la commune de Claix a délivré à la société HC Résidences un permis de construire un ensemble immobilier de deux bâtiments de 16 logements dont 6 logements sociaux, ainsi que la décision explicite de rejet du recours gracieux du 1er août 2019 et la décision implicite de rejet du recours gracieux du 5 août 2019 ;
- à l'annulation de l'arrêté du 18 octobre 2019 par lequel le maire de la commune de Claix a délivré à la société HC Résidences un permis de construire modificatif ;
- à l'annulation de l'arrêté du 30 mars 2022 par lequel le maire de la commune de Claix a délivré à la société HC Résidences un permis de construire de régularisation ;
- à ce que soit mis à la charge de la commune de Claix le versement d'une somme de 2 000 euros et de la société HC Résidences une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- l'arrêté de permis de construire de régularisation du 30 mars 2022 attaqué méconnaît l'article R. 431-8 du code de l'urbanisme dès lors que le pétitionnaire n'a pas produit une notice modifiée du projet relative à ses modalités d'accès ;
- il méconnaît l'article UC 3 du règlement du PLU de la commune de Claix dès lors qu'il n'est pas fait mention d'espaces réservés aux piétons et cycles, que le dossier de demande de permis de régularisation contient seulement un plan de masse renseigné et que le projet ne comporte pas de précisions sur les aménagements qualitatifs garantissant la sécurité des personnes ;
- les conclusions présentées par la société HC Résidences sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative tendant à ce que chaque requérant lui verse la somme de 2000 euros sont disproportionnées ; qu'en outre le jugement avant dire droit du 7 février 2022 ayant reconnu que le projet était entaché d'illégalité, l'équité commande de rejeter les demandes présentées par la société HC Résidences et la commune de Claix.
Par un mémoire, enregistré le 17 juin 2022, Mme M G, M. A C, M. O D, Mme P D, M. E J et M. K J, représentés par Me Aonzo, déclarent se désister de l'instance.
Par un mémoire, enregistré le 17 juin 2022, M. I B, M. F B, Mme N B et Mme H B, représentés par Me Aonzo, concluent aux mêmes fins que précédemment et par les mêmes moyens.
Ils soutiennent que l'arrêté du 30 mars 2022 portant permis de régularisation est illégal au regard de l'article R. 431-8 du code de l'urbanisme et qu'il ne régularise pas l'arrêté de permis de construire du 5 avril 2019.
M. I B, M. F B, Mme N B et Mme H B ont présenté un mémoire, enregistré le 2 juillet 2022, qui n'a pas été communiqué.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. L,
- les conclusions de M. Morel, rapporteur public,
- les observations de Me Fessler, représentant la commune de Claix,
- les observations de Me Mouronvalle, représentant la société HC Résidences.
Considérant ce qui suit :
1. Par un jugement avant dire droit du 7 février 2022, le tribunal a sursis à statuer, en application de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme, sur la requête de M. I B, M. F B, Mme N B, Mme H B, Mme M G, M. A C, M. O D, Mme P D, M. E J et M. K J tendant à l'annulation de l'arrêté du 5 avril 2019 par lequel le maire de la commune de Claix a délivré à la société HC Résidences un permis de construire un ensemble immobilier de deux bâtiments de 16 logements dont 6 logements sociaux, ainsi que de la décision explicite de rejet du recours gracieux du 1er août 2019 et la décision implicite de rejet du recours gracieux du 5 août 2019, pour permettre la notification au tribunal d'un acte régularisant les vices retenus dans un délai de trois mois à compter de la notification de ce jugement. La société HC Résidences a déposé le 10 mars 2022 une demande de PC modificatif ayant pour objet la modification de la position du bâtiment en recul par rapport à la limite séparative Nord-Est et l'indication sur le plan masse du statut de la voirie " partagée piétons / cycles automobiles ". Par un arrêté du 30 mars 2022, le maire de Claix a accordé le permis de construire de régularisation sollicité. Par un mémoire du 30 mai 2022, les requérants ont maintenu leurs conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 5 avril 2019, de la décision explicite de rejet du recours gracieux du 1er août 2019 et de la décision implicite de rejet du recours gracieux du 5 août 2019 et demandé l'annulation de l'arrêté du 30 mars 2022 portant permis de construire de régularisation.
Sur le désistement :
2. Par un mémoire enregistré le 17 juin 2022, Mme M G, M. A C, M. O D, Mme P D, M. E J et M. K J déclarent se désister de l'instance. Ce désistement d'instance est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
Sur le cadre juridique applicable :
3. Aux termes de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme, dans sa rédaction désormais applicable : " Sans préjudice de la mise en œuvre de l'article L. 600-5, le juge administratif qui, saisi de conclusions dirigées contre un permis de construire, de démolir ou d'aménager ou contre une décision de non-opposition à déclaration préalable estime, après avoir constaté que les autres moyens ne sont pas fondés, qu'un vice entraînant l'illégalité de cet acte est susceptible d'être régularisé, sursoit à statuer, après avoir invité les parties à présenter leurs observations, jusqu'à l'expiration du délai qu'il fixe pour cette régularisation, même après l'achèvement des travaux. Si une mesure de régularisation est notifiée dans ce délai au juge, celui-ci statue après avoir invité les parties à présenter leurs observations. Le refus par le juge de faire droit à une demande de sursis à statuer est motivé. ".
4. Ces dispositions permettent au juge, lorsqu'il constate qu'un vice entachant la légalité du permis de construire peut être régularisé par un permis modificatif, de rendre un jugement avant dire droit par lequel il fixe un délai pour cette régularisation et sursoit à statuer sur le recours dont il est saisi. Le juge peut préciser, par son jugement avant dire droit, les modalités de cette régularisation. Un vice de procédure, dont l'existence et la consistance sont appréciées au regard des règles applicables à la date de la décision litigieuse, doit en principe être réparé selon les modalités prévues à cette même date. S'agissant des vices entachant le bien-fondé du permis de construire, le juge doit se prononcer sur leur caractère régularisable au regard des dispositions en vigueur à la date à laquelle il statue et constater, le cas échéant, qu'au regard de ces dispositions le permis ne présente plus les vices dont il était entaché à la date de son édiction.
5. A compter de la décision par laquelle le juge recourt à l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme, seuls des moyens dirigés contre la mesure de régularisation notifiée, le cas échéant, au juge peuvent être invoqués devant ce dernier. A ce titre, les parties peuvent, à l'appui de la contestation de l'acte de régularisation, invoquer des vices qui lui sont propres et soutenir qu'il n'a pas pour effet de régulariser le vice que le juge a constaté dans sa décision avant dire droit. Elles ne peuvent en revanche soulever aucun autre moyen, qu'il s'agisse d'un moyen déjà écarté par la décision avant dire droit ou de moyens nouveaux, à l'exception de ceux qui seraient fondés sur des éléments révélés par la procédure de régularisation.
Sur la régularisation du permis initial :
6. Par le jugement avant dire droit du 7 février 2022, le tribunal a estimé que la distance d'implantation de la façade Nord-Est du bâtiment A de 3,56 mètres par rapport à la limite séparative était insuffisante par rapport à la distance réglementaire de 4,25 mètres en vertu de l'article UC 6 du règlement du plan local d'urbanisme (PLU) de Claix et qu'il n'était pas justifié des aménagements qualitatifs garantissant la sécurité des piétons prévus par l'article UC 3 du règlement de ce plan.
7. Il ressort des pièces du dossier, et il n'est pas contesté, que le vice tenant à la méconnaissance de la règle de prospect a été régularisé par le permis de construire de régularisation au regard des dispositions du PLUi de Grenoble-Alpes Métropole alors en vigueur et qui étaient seules applicables. En outre, la voie d'accès interne au projet autorisée par le permis de régularisation, d'une largeur comprise entre 3,8 mètres et 8 mètres de largeur et qui fera l'objet de l'aménagement d'une zone de rencontre indiquant la priorité des piétons par rapport aux automobiles, présente des caractéristiques adaptées à l'importance et à la destination des constructions à desservir, et satisfait ainsi aux exigences qui résultent des dispositions de l'article 8 des dispositions générales du règlement du PLUi de Grenoble-Alpes Métropole alors applicables.
Sur les moyens propres au permis de régularisation :
8. En premier lieu, aux termes de l'article R. 431-8 du code de l'urbanisme : " Le projet architectural comprend une notice précisant : / 1° L'état initial du terrain et de ses abords indiquant, s'il y a lieu, les constructions, la végétation et les éléments paysagers existants ; / 2° Les partis retenus pour assurer l'insertion du projet dans son environnement et la prise en compte des paysages, faisant apparaître, en fonction des caractéristiques du projet : / a) L'aménagement du terrain, en indiquant ce qui est modifié ou supprimé ; / b) L'implantation, l'organisation, la composition et le volume des constructions nouvelles, notamment par rapport aux constructions ou paysages avoisinants ; / c) Le traitement des constructions, clôtures, végétations ou aménagements situés en limite de terrain ; d) Les matériaux et les couleurs des constructions ; / e) Le traitement des espaces libres, notamment les plantations à conserver ou à créer ; f) L'organisation et l'aménagement des accès au terrain, aux constructions et aux aires de stationnement. ". Aux termes de l'article R. 431-9 du même code : " Le projet architectural comprend également un plan de masse des constructions à édifier ou à modifier coté dans les trois dimensions. Ce plan de masse fait apparaître les travaux extérieurs aux constructions, les plantations maintenues, supprimées ou créées et, le cas échéant, les constructions existantes dont le maintien est prévu. / Il indique également, le cas échéant, les modalités selon lesquelles les bâtiments ou ouvrages seront raccordés aux réseaux publics ou, à défaut d'équipements publics, les équipements privés prévus, notamment pour l'alimentation en eau et l'assainissement. / Lorsque le terrain n'est pas directement desservi par une voie ouverte à la circulation publique, le plan de masse indique l'emplacement et les caractéristiques de la servitude de passage permettant d'y accéder. / Lorsque le projet est situé dans une zone inondable délimitée par un plan de prévention des risques, les cotes du plan de masse sont rattachées au système altimétrique de référence de ce plan. ".
9. La circonstance que le dossier de demande de permis de construire ne comporterait pas l'ensemble des documents exigés par les dispositions du code de l'urbanisme, ou que les documents produits seraient insuffisants, imprécis ou comporteraient des inexactitudes, n'est susceptible d'entacher d'illégalité le permis de construire qui a été accordé que dans le cas où les omissions, inexactitudes ou insuffisances entachant le dossier ont été de nature à fausser l'appréciation portée par l'autorité administrative sur la conformité du projet à la réglementation applicable.
10. Les requérants font valoir que l'arrêté de permis de construire de régularisation du 30 mars 2022 méconnaît les dispositions de l'article R. 431-8 du code de l'urbanisme dès lors que le pétitionnaire n'a pas produit une notice modifiée du projet s'agissant des modalités d'accès. Toutefois, le plan de masse figurant dans le dossier de permis de régularisation, qui comporte en plusieurs points la mention " Voie d'accès partagée piétons/cycles/automobiles " sur la voie d'accès au terrain d'assiette a suffisamment informé les services instructeurs des modalités d'accès au terrain d'assiette pour apprécier la conformité du projet à la réglementation applicable. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article R. 431-8 du code de l'urbanisme doit être écarté.
11. En second lieu, les requérants ne peuvent utilement soutenir que le permis de régularisation contesté méconnaît l'article UC 3 du règlement du PLU de la commune de Claix dès lors qu'à la date de son édiction, ce plan avait été abrogé par le PLUi de Grenoble-Alpes Métropole devenu exécutoire le 28 janvier 2020.
12. Il résulte de tout ce qui précède que les requérants ne sont pas fondés à demander l'annulation de l'arrêté du 5 avril 2019 portant permis de construire initial, de la décision explicite de rejet du recours gracieux du 1er août 2019, de la décision implicite de rejet du recours gracieux du 5 août 2019 et de l'arrêté du 30 mars 2022 portant permis de construire de régularisation.
Sur les frais liés au litige :
13. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens () ". Il résulte de ces dispositions que le paiement des sommes exposées et non comprises dans les dépens ne peut être mis à la charge que de la partie qui perd pour l'essentiel. La circonstance qu'au vu de la régularisation intervenue en cours d'instance, le juge rejette finalement les conclusions dirigées contre la décision initiale, dont le requérant était fondé à soutenir qu'elle était illégale et dont il est, par son recours, à l'origine de la régularisation, ne doit pas à elle seule, pour l'application de ces dispositions, conduire le juge à mettre les frais à sa charge ou à rejeter les conclusions qu'il présente à ce titre.
14. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de rejeter l'ensemble des conclusions des parties présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement d'instance de Mme M G, M. A C, M. O D, Mme P D, M. E J et M. K J.
Article 2 : La requête de M. I B, M. F B, de Mme N B et de Mme H B est rejetée.
Article 3 : Les conclusions de la commune de Claix et de la société HC Résidences présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. I B, M. F B, Mme N B, Mme H B, Mme M G, M. A C, M. O D, Mme P D, M. E J et M. K J, à la commune de Claix et à la société HC Résidences.
Délibéré après l'audience du 7 juillet 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Paquet, présidente,
M. Hamdouch, premier conseiller,
Mme Letellier première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 juillet 2022.
Le rapporteur,
S. L
La présidente,
D. PaquetLa greffière,
A. Zanon
La République mande et ordonne au préfet de l'Isère en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026