LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA38-1907257

Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-1907257

mardi 17 décembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-1907257
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation3ème Chambre
Avocat requérantMENARD

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par un jugement du 18 novembre 2021, le tribunal administratif de Grenoble a ordonné une expertise médicale, avant de statuer sur la requête de M. C E enregistrée le 5 novembre 2019 tendant à l'annulation de la décision du 26 août 2019 par laquelle le ministre des armées a rejeté sa demande de révision de sa pension militaire d'invalidité.

Désigné le 22 novembre 2021, le docteur D a déposé son rapport le 1er mars 2024.

Par un mémoire enregistré le 19 avril 2024, M. E, représenté par Me Menard, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 26 août 2019 par laquelle le ministre des armées a rejeté sa demande de révision de la pension et de juger que le taux d'invalidité doit être fixé à 65% ;

2°) subsidiairement, de désigner un nouvel expert avec la même mission.

Il soutient que :

- le rapport d'expertise doit être écarté ;

- son infirmité de cervico-dorso-brachialgie gauche s'est aggravée pour atteindre 65%.

Par un mémoire en défense enregistré le 26 avril 2024, le ministre des armées conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.

M. E a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 16 juillet 2020.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- l'ordonnance du 13 mars 2024 par laquelle le président du tribunal a taxé les frais de l'expertise du docteur D à la somme de 500 euros.

Vu :

- le code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de guerre ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de Mme Rogniaux et les conclusions de M. A ont été entendus au cours de l'audience publique.

Les parties n'étaient ni présentes, ni représentées.

Considérant ce qui suit :

1. M. C E, retraité de l'armée de l'air, est titulaire d'une pension militaire d'invalidité qui lui a été accordée par un arrêté ministériel du 5 novembre 2007 à effet du 13 septembre 2005, au taux de 70%, pour trois infirmités, dont une cervico-dorso-brachialgie gauche représentant un taux de 55%. Le 23 mai 2018, il a présenté une demande de révision de sa pension au titre d'une aggravation de cette infirmité. Sa demande a été rejetée par une décision du ministre des armées du 26 août 2019, contestée dans la présente instance.

2. Aux termes de l'article L. 154-1 du code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de guerre : " Le titulaire d'une pension d'invalidité concédée à titre définitif peut en demander la révision en invoquant l'aggravation d'une ou plusieurs des infirmités en raison desquelles cette pension a été accordée. / () / La pension ayant fait l'objet de la demande est révisée lorsque le pourcentage d'invalidité résultant de l'infirmité ou de l'ensemble des infirmités est reconnu supérieur de 10 points par rapport au pourcentage antérieur. / Toutefois, l'aggravation ne peut être prise en considération que si le supplément d'invalidité est exclusivement imputable aux blessures et aux maladies constitutives des infirmités pour lesquelles la pension a été accordée ".

3. Par jugement avant dire-droit du 18 novembre 2021, la présente juridiction a ordonné une expertise sur l'aggravation alléguée de la cervico-dorso-brachialgie gauche de M. E. L'expert conclut que le taux d'invalidité pour cette pathologie peut être fixé à 45% au 23 mai 2018 sans aggravation depuis le 13 septembre 2005 puisqu'il était alors de 55%. Pour prétendre au bénéfice des dispositions citées au point précédent, M. E se borne à remettre en cause l'expertise médicale réalisée.

4. Cependant, le retard pris dans la réalisation de l'expertise est sans incidence sur les constatations médicales et ne permet donc de caractériser ni une insuffisance technique de l'expertise, ni une partialité de l'expert.

5. En outre, si M. E invoque des approximations de l'expertise dans l'exposé du déroulé de sa carrière avant 2005 ou dans la reprise de ses doléances en 2023, ces éléments ne sauraient à eux seuls remettre en cause la pertinence du taux d'invalidité retenu. Au surplus, ils ne concernent pas directement la question soumise à l'expert qui portait sur l'aggravation de l'une des infirmités entre 2005 et 2018. Par ailleurs, contrairement à ce soutient M. E, l'expert a bien mentionné, au titre des doléances, les paresthésies dans le membre supérieur gauche et la difficulté à tenir les objets. Son rapport indique en page 3 les constats de l'examen clinique et notamment le degré de rotation du rachis cervical. Le docteur D, qui n'était pas tenu de mentionner l'ensemble des documents présentés par M. E, a effectué une synthèse des documents médicaux qu'il estimait pertinents, faisant notamment état des radiographies du rachis cervico dorsal du 18 février 2013 contrairement à ce que M. E affirme. Ainsi le docteur D a répondu aux questions qui lui étaient posées par le tribunal, quant à l'aggravation de la cervico-dorso-brachialgie et non à une lombosciatalgie, en s'appuyant dûment sur les dires de M. E, ses doléances, la lecture de son dossier médical et l'examen clinique qu'il a réalisé. Ces conclusions rejoignent au demeurant les conclusions du docteur B, médecin qui a expertisé M. E l'année précédant la demande de révision, en 2017.

6. Ces analyses et constats ne sont pas sérieusement remis en cause par l'attestation du médecin généraliste du requérant du 16 mai 2018, qui n'est pas circonstanciée et ne fait état d'aucun constatation médicale.

7. Il résulte des conclusions de l'expert reprises au point 3 que l'infirmité de cervico-dorso-brachialgie gauche de M. E ne s'est pas aggravée entre 2005 et 2018, a fortiori dans une proportion supérieure à 10 points et que le ministre était fondé à rejeter la demande de révision de la pension. Par conséquent, la requête de M. E doit être rejetée.

8. M. E bénéficiant de l'aide juridictionnelle, il y a lieu de mettre les frais de l'expertise ordonnée par le tribunal administratif, taxés à la somme de 500 euros, à la charge de l'Etat.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. E est rejetée.

Article 2 : Les frais de l'expertise ordonnée par le tribunal par jugement du 18 novembre 2021, taxés à la somme de 500 euros, sont mis à la charge de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. C E et au ministre des armées et des anciens combattants.

Délibéré après l'audience du 24 octobre 2024, à laquelle siégeaient :

Mme Triolet, présidente,

M. Ban, premier conseiller,

Mme Rogniaux, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 17 décembre 2024.

La rapporteure,

A. Rogniaux

La greffière,

J. Bonino

La présidente,

A. Triolet

La République mande et ordonne au ministre des armées et des anciens combattants en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions