mercredi 9 novembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-1907886 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | GAILLARD |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés les 4 décembre 2019, 5 juin 2020 et 7 janvier 2021, M. et Mme A, représentés par la Selarl Gaillard Oster associés, demandent au tribunal, dans le dernier état de leurs écritures :
1°) d'annuler la délibération du 3 juin 2019 par laquelle le conseil municipal de la commune d'Onnion a approuvé le plan local d'urbanisme de la commune, ainsi que la décision du 5 octobre 2019 rejetant implicitement leur recours gracieux ;
2°) d'enjoindre à la commune d'Onnion de procéder à un nouveau classement des parcelles cadastrées section B nos 81, 2231 et 2756 dans un délai de trois mois à compter de la notification de la présente décision ;
3°) de rejeter les conclusions de la commune tendant à ce que soit prononcé un sursis à statuer au titre de l'article L. 600-9 du code de l'urbanisme ;
4°) de mettre à la charge de la commune d'Onnion une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
M. et Mme A soutiennent que :
- il appartient à la commune d'établir que les formalités de publicité de la délibération engageant l'élaboration du plan local d'urbanisme ont été accomplies conformément aux dispositions des articles R.153-20 et R.153-21 du code de l'urbanisme ;
- les modifications apportées au projet de plan local d'urbanisme après enquête publique ne procèdent pas de l'enquête publique et portent atteinte à l'économie générale du plan ;
- ils ont été privés d'une garantie procédurale tenant au droit de formuler des observations sur le zonage retenu et d'obtenir un avis motivé du commissaire enquêteur ;
- le classement des parcelles cadastrées section B nos 81 et 2231, en zone N et le classement de la parcelle cadastrée section B n°2756 en zone A sont entachés d'erreur de fait et d'erreur manifeste d'appréciation ;
- le principe d'équilibre prévu à l'article L.101-2 du code de l'urbanisme a été méconnu ;
- le classement des parcelles cadastrées section B nos 81, 2231 et 2756 en zone A et N est incompatible avec les objectifs et principes du rapport de présentation et du projet d'aménagement et de développement durables ;
- le plan d'occupation des sols est également entaché d'erreur manifeste d'appréciation en ce qu'il classe la parcelle cadastrée section B n°2756 en zone A.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 17 mars 2020 et le 26 octobre 2020, la commune d'Onnion, représentée par Me Lacroix, conclut, à titre principal, au rejet de la requête, subsidiairement à l'annulation de la délibération du 3 juin 2019 approuvant le plan local d'urbanisme uniquement en ce qu'elle classe les parcelles cadastrées section B n°2756 en zone A et les parcelles cadastrées section B nos 2231 et 81 en zone N, à titre insuffisamment subsidiaire à ce que soit prononcé un sursis à statuer en application de l'article L.600-9 du code de l'urbanisme et, en toute hypothèse à ce qu'une somme de 3 000 euros soit solidairement mise à la charge des requérants au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
La commune d'Onnion fait valoir que les moyens soulevés par les requérants ne sont pas fondés.
Par ordonnance du 15 janvier 2021, la clôture de l'instruction a été fixée au 15 février 2021 à 12h.
Vu :
- la décision attaquée ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Jourdan, présidente,
- les conclusions de Mme Akoun, rapporteure publique,
- et les observations de Me Schmidt, représentant M. et Mme A, et B, représentant la commune d'Onnion.
Considérant ce qui suit :
1. Par la présente requête, M. et Mme A demandent au tribunal d'annuler la délibération du 3 juin 2019 par laquelle le conseil municipal d'Onnion a approuvé le plan local d'urbanisme de la commune.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. Eu égard à l'objet et à la portée de la délibération prescrivant l'élaboration ou la révision du plan local d'urbanisme et définissant les modalités de la concertation, l'accomplissement des formalités de publicité conditionnant son entrée en vigueur ne peut être utilement contesté à l'appui du recours pour excès de pouvoir formé contre la délibération approuvant le plan local d'urbanisme. Par suite le moyen tiré de ce que, faute qu'il soit établi que les formalités de publicité requises aient été dûment accomplies, la délibération prescrivant l'élaboration du plan local d'urbanisme n'aurait pas été exécutoire ne peut être utilement invoqué à l'encontre de la délibération qui a approuvé le plan. Dès lors, si les requérants soutiennent qu'il appartient à la commune de justifier des formalités de publicité prescrites par les dispositions des articles R.153-20 et R.153-21 du code de l'urbanisme relatifs à la publicité de la délibération engageant l'élaboration du plan local d'urbanisme, ce moyen ne peut qu'être écarté.
3. Aux termes de l'article L. 153-21 du code de l'urbanisme : " A l'issue de l'enquête, le plan local d'urbanisme, éventuellement modifié pour tenir compte des avis qui ont été joints au dossier, des observations du public et du rapport du commissaire ou de la commission d'enquête, est approuvé par : / () 2° Le conseil municipal dans le cas prévu au 2° de l'article L. 153-8 () ".
4. Il résulte de ces dispositions que le projet de plan ne peut subir de modifications, entre la date de sa soumission à l'enquête publique et celle de son approbation, qu'à la double condition que ces modifications ne remettent pas en cause l'économie générale du projet et qu'elles procèdent de l'enquête. Doivent être regardées comme procédant de l'enquête les modifications destinées à tenir compte des réserves et recommandations du commissaire-enquêteur ou de la commission d'enquête, des observations du public et des avis émis par les autorités, collectivités et instances consultées et joints au dossier de l'enquête.
5. D'une part, il est constant que les parcelles des requérants cadastrées section B n°2231 et 81, classées en zone Uc dans le projet de plan arrêté ont été reclassées en zone N postérieurement à l'enquête publique. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que ces parcelles étaient incluses dans un secteur pour lequel le préfet, dans le cadre de son avis joint au dossier d'enquête publique, avait demandé à la commune de revoir la délimitation de manière à garantir que l'urbanisation ne se ferait au détriment ni des terrains agricoles, ni de la préservation des espaces naturels. Par suite, et alors même que les parcelles susmentionnées n'auraient fait l'objet d'aucune identification dans l'avis rendu par la chambre d'agriculture et indépendamment de leurs caractéristiques alléguées, les modifications en cause doivent être regardées comme procédant de l'enquête publique. Le " déclassement " de parcelles situées au sein du hameau Les Perriers, doit également être regardé comme procédant de l'enquête publique dès lors que cette modification demeure en cohérence avec le secteur identifié par le préfet ainsi que sa demande de meilleure délimitation des zones dédiées à l'urbanisation.
6. D'autre part, les requérants soutiennent que le reclassement en zone agricole ou naturelle de douze hectares auparavant ouverts à l'urbanisation remet en cause l'économie générale du projet de plan. Toutefois, la diminution de 5,29% des zones classées U et AU, constatée entre le projet de plan arrêté et celui approuvé, demeure limitée à l'échelle du territoire communal (0,2%) et s'accorde avec les objectifs de lutte contre l'étalement urbain et de recentrage de l'urbanisation au sein de certains hameaux principaux affirmés par le plan d'aménagement et de développement durables. La circonstance que des déclassements aient été décidés au sein de l'un de ces hameaux principaux, ne suffit à établir une contrariété majeure avec le projet d'aménagement et de développement durables initial qui en prévoyait déjà un développement " mesuré ". Ainsi, les modifications relevées par les requérants ne peuvent être regardées comme remettant en cause l'économie générale du projet de plan. Dès lors, le moyen tiré de ce qu'une nouvelle enquête publique aurait été nécessaire doit être écarté.
7. Ainsi qu'il vient d'être dit les modifications de classement en litige découlent de l'enquête publique. Par ailleurs, celles-ci étaient identifiées au sein du document d'information joint au dossier d'enquête publique. Dans ces conditions, M. et Mme A ne sont pas fondés à soutenir qu'en l'absence d'information, ils ont été privés de la possibilité de faire valoir leurs observations sur le zonage retenu auprès du commissaire-enquêteur.
8. Aux termes de l'article L. 101-2 du code de l'urbanisme : " Dans le respect des objectifs du développement durable, l'action des collectivités publiques en matière d'urbanisme vise à atteindre les objectifs suivants : / 1° L'équilibre entre : / a) Les populations résidant dans les zones urbaines et rurales ; / b) Le renouvellement urbain, le développement urbain maîtrisé, la restructuration des espaces urbanisés, la revitalisation des centres urbains et ruraux, la lutte contre l'étalement urbain ; / c) Une utilisation économe des espaces naturels, la préservation des espaces affectés aux activités agricoles et forestières et la protection des sites, des milieux et paysages naturels ;/ () ".
9. Si M. et Mme A soutiennent que le principe d'équilibre énoncé à l'article L. 101-2 du code de l'urbanisme a été méconnu, ils n'apportent pas de précision suffisante en se bornant à indiquer que les auteurs du plan local d'urbanisme ont fait des choix restrictifs et modifié discrétionnairement les zonages du hameau de Sévillon. Leur moyen doit, par suite, être écarté.
10. Aux termes de l'article L. 151-5 du code de l'urbanisme, le projet d'aménagement et de développement durables du plan local d'urbanisme définit notamment " Les orientations générales des politiques d'aménagement, d'équipement, d'urbanisme, de paysage, de protection des espaces naturels, agricoles et forestiers, et de préservation ou de remise en bon état des continuités écologiques " et " fixe des objectifs chiffrés de modération de la consommation de l'espace et de lutte contre l'étalement urbain ". En vertu de l'article L. 151-9 du même code : " Le règlement délimite les zones urbaines ou à urbaniser et les zones naturelles ou agricoles et forestières à protéger. / Il peut préciser l'affectation des sols selon les usages principaux qui peuvent en être faits ou la nature des activités qui peuvent y être exercées et également prévoir l'interdiction de construire. / Il peut définir, en fonction des situations locales, les règles concernant la destination et la nature des constructions autorisées ". Aux termes de l'article R. 151-22 du code de l'urbanisme : " Les zones agricoles sont dites " zones A ". Peuvent être classés en zone agricole les secteurs de la commune, équipés ou non, à protéger en raison du potentiel agronomique, biologique ou économique des terres agricoles. ". Aux termes de l'article R. 151-24 du même code : " Les zones naturelles et forestières sont dites "zones N". Peuvent être classés en zone naturelle et forestière, les secteurs de la commune, équipés ou non, à protéger en raison : / 1° Soit de la qualité des sites, milieux et espaces naturels, des paysages et de leur intérêt, notamment du point de vue esthétique, historique ou écologique; / 2° Soit de l'existence d'une exploitation forestière ; / 3° Soit de leur caractère d'espaces naturels ; / 4° Soit de la nécessité de préserver ou restaurer les ressources naturelles ; / 5o Soit de la nécessité de prévenir les risques notamment d'expansion des crues. "
11. Il appartient aux auteurs d'un plan local d'urbanisme de définir des zones urbaines normalement constructibles et des zones dans lesquelles les constructions peuvent être limitées ou interdites. Ils ne sont pas liés par les modalités existantes d'utilisation du sol dont ils peuvent prévoir la modification dans l'intérêt de l'urbanisme ou par la qualification juridique qui a pu être reconnue antérieurement à certaines zones sur le fondement d'une réglementation d'urbanisme différente. L'appréciation à laquelle ils se livrent ne peut être discutée devant le juge de l'excès de pouvoir que si elle repose sur des faits matériellement inexacts, si elle est entachée d'erreur manifeste ou de détournement de pouvoir.
12. Il ressort des pièces du dossier, et plus particulièrement des grands objectifs figurant dans le projet d'aménagement et de développement durables et du rapport de présentation du plan local d'urbanisme de la commune d'Onnion, que les auteurs de ce plan ont entendu conforter la densification du centre bourg et proposer un développement mesuré de quelques hameaux principaux, tels que le hameau de Sévillon, afin de protéger les grands tènements agricoles et maintenir la qualité paysagère de la commune.
13. Il ressort, d'une part, des pièces du dossier que la parcelle cadastrée section B n°2756, classée en zone A, n'est pas bâtie et, bien qu'avoisinant quelques constructions, demeure éloignée de la partie la plus urbanisée du hameau de Sévillon. Elle jouxte, par ailleurs, plusieurs autres parcelles vierges de construction. Si une voie communale la sépare de la vaste prairie permanente qui s'étend au sud, cette circonstance ne suffit à lui dénier toute valeur et vocation agricole. Par ailleurs, le commissaire enquêteur a indiqué que " cet espace arborisé constitue une coupure verte intéressante ". D'autre part, si les parcelles cadastrées section B nos 81 et 22, classées en zone N, comportent une construction légère et une voie de retournement et jouxtent deux secteurs classés en zone Uc et Uch, ces parcelles demeurent arborées et s'ouvrent sur un espace naturel abritant un bâtiment patrimonial rejoignant plus à l'est un boisement rivulaire. Les classements litigieux sont cohérents avec les objectifs du plan local d'urbanisme énoncés au paragraphe précédent de modération de l'urbanisation. Ainsi, il ne ressort pas des pièces du dossier que le classement en zone A ou N des parcelles litigieuses, nonobstant leur desserte par les réseaux, serait entaché d'erreur manifeste d'appréciation.
14. En se bornant à indiquer le classement en zone Uc de quelques parcelles vierges situées à l'extérieur du hameau de Sévillon et à reproduire un extrait de l'avis rendu par le syndicat mixte du SCOT Cœur de Faucigny, M. et Mme A n'apportent pas d'élément suffisamment précis et étayé de nature à démontrer une incohérence entre le règlement graphique du plan local d'urbanisme et ses objectifs.
15. M. et Mme A ne peuvent utilement exciper de l'illégalité du plan d'occupation des sols dès lors qu'il ne constitue pas la base légale de l'acte en litige, qui n'a pas été pris pour son application.
16. Il résulte de tout ce qui précède que M. et Mme A ne sont pas fondés à demander l'annulation de la délibération du 3 juin 2019 par laquelle le conseil municipal de la commune d'Onnion a approuvé le plan local d'urbanisme de la commune. Par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonction doivent également être rejetées.
Sur les conclusions tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
17. Ces dispositions font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune d'Onnion, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, une somme au titre des frais exposés par M. et Mme A et non compris dans les dépens. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge de M. et Mme A la somme demandée par la commune d'Onnion.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. et Mme A est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées par la commune d'Onnion en application des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. et Mme A et à la commune d'Onnion.
Délibéré après l'audience du 17 octobre 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Jourdan, présidente rapporteure,
Mme Barriol, première conseillère,
Mme Beauverger, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 9 novembre 2022.
La présidente-rapporteure,
D. Jourdan
L'assesseure la plus ancienne
dans l'ordre du tableau,
E. Barriol
La greffière,
C. Jasserand
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Savoie en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°1907886
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026