lundi 27 février 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2000862 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | CABINET LEGAL PERFORMANCES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés le 7 février 2020, le 26 février 2020, le 13 juillet 2020 et le 6 octobre 2021, la société civile immobilière (SCI) la ferme du grizzli, représentée par Me Soler-Couteaux, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 8 août 2019 par lequel le maire de la commune de Megève a délivré à la société à responsabilité limitée (SARL) le Salamot un permis de construire un bâtiment à usage d'habitation individuelle et, valant permis de démolir une remise agricole existante, sur un terrain, cadastré section AK n° 125 - lot B, situé au lieu-dit " Le Planellet " sur le territoire de la commune, ainsi que la décision rejetant implicitement son recours gracieux ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Megève une somme de 2 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'arrêté litigieux méconnaît les dispositions de l'article R. 451-2 du code de l'urbanisme ;
- les plans de masse joints au dossier de demande de permis de construire sont entachés d'une erreur d'échelle de nature à fausser l'appréciation du service instructeur sur les distances d'implantation de la construction ;
- le projet litigieux méconnaît les dispositions de l'article 3 UH du règlement du plan local d'urbanisme ;
- le projet attaqué méconnaît les dispositions de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme et est incompatible avec l'orientation d'aménagement et de programmation patrimoniale tendant à protéger et mettre en valeur le cadre bâti et ses abords ;
- le projet en litige méconnaît les dispositions de l'article 12 UH du règlement du plan local d'urbanisme.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 1er avril 2021, le 16 février 2021 et le 24 décembre 2021, la commune de Megève, représentée par Me Antoine, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 3 000 euros soit mise à la charge de la requérante en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 7 avril 2020, le 19 août 2020 et le 15 octobre 2021, la SARL le Salamot, représentée par Me Mouronvalle, conclut au rejet de la requête, au besoin en faisant application des dispositions de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme, et à ce qu'une somme de 3 000 euros soit mise à la charge de la requérante, en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 11 janvier 2021, la clôture de l'instruction a été fixée au 14 février 2022 à 12 heures en application de l'article R. 613-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme B,
- les conclusions de Mme Akoun, rapporteure publique,
- et les observations de Me Vilchez, représentant la SCI la ferme du grizzli, de Me Boiron Bertrand, représentant la commune de Megève et de Me Mouronvalle, représentant la SARL le Salamot.
Considérant ce qui suit :
1. Le 17 mai 2019, la SARL le Salamot a déposé une demande de permis de construire un bâtiment à usage d'habitation individuelle d'une surface de plancher créée de 487,38 m² et, valant permis de démolir une remise agricole existante d'une surface de plancher de 226,18m², sur un terrain, cadastré section AK n° 125 - lot B, situé au lieu-dit " Le Planellet " sur le territoire de la commune de Megève. Par un arrêté du 8 août 2019, le maire de la commune de Megève a délivré le permis de construire, valant permis de démolir, sollicité. Par courrier du 3 octobre 2019, la SCI la ferme du grizzli a formé un recours gracieux tendant au retrait de cet arrêté. Par courrier du 14 octobre 2019, le maire de Megève a accusé réception de ce recours qui a été rejeté par une décision implicite du 14 décembre 2019. Par la présente requête, la SCI la ferme du grizzli demande l'annulation de cet arrêté et de cette décision.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
2. En premier lieu, aux termes de l'article R. 451-2 du code de l'urbanisme : " Le dossier joint à la demande comprend :/ a) Un plan permettant de connaître la situation du terrain à l'intérieur de la commune ; / b) Un plan de masse des constructions à démolir ou, s'il y a lieu, à conserver ; / c) Un document photographique faisant apparaître le ou les bâtiments dont la démolition est envisagée et leur insertion dans les lieux environnants. "
3. Contrairement à ce que soutient la société requérante, le dossier de permis de construire, valant permis de démolir, comportait plusieurs photographies de la remise agricole qu'il prévoit de démolir et son insertion dans les lieux environnants. Dès lors, le moyen tiré de ce que l'arrêté litigieux méconnaît les dispositions de l'article R. 451-2 du code de l'urbanisme ne peut qu'être écarté.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article R. 431-9 du code de l'urbanisme : " Le projet architectural comprend également un plan de masse des constructions à édifier ou à modifier coté dans les trois dimensions. Ce plan de masse fait apparaître les travaux extérieurs aux constructions, les plantations maintenues, supprimées ou créées et, le cas échéant, les constructions existantes dont le maintien est prévu. / Il indique également, le cas échéant, les modalités selon lesquelles les bâtiments ou ouvrages seront raccordés aux réseaux publics ou, à défaut d'équipements publics, les équipements privés prévus, notamment pour l'alimentation en eau et l'assainissement. / Lorsque le terrain n'est pas directement desservi par une voie ouverte à la circulation publique, le plan de masse indique l'emplacement et les caractéristiques de la servitude de passage permettant d'y accéder. / Lorsque le projet est situé dans une zone inondable délimitée par un plan de prévention des risques, les cotes du plan de masse sont rattachées au système altimétrique de référence de ce plan. "
5. Contrairement à ce que soutient la SCI la ferme du grizzli, le dossier de demande de permis de construire, valant permis de démolir, comportait un plan de masse du projet à l'échelle 1/200 et un plan des réseaux à l'échelle 1/250, sans qu'une erreur d'échelle puisse être relevée. Par suite, le moyen tiré de ce que les plans de masse joints au dossier de demande de permis de construire sont entachés d'une erreur d'échelle de nature à fausser l'appréciation du service instructeur sur les distances d'implantation de la construction doit être écarté.
6. En troisième lieu, aux termes de l'article 3 UH du règlement du plan local d'urbanisme relatif à l'accès et à la voirie : " 3.2 Dispositions concernant les accès et la voirie : Les occupations et utilisations du sol sont refusées sur des terrains qui ne seraient pas desservis par des voies publiques ou privées, ainsi que par des accès ne répondant pas à l'importance ou à la destination des constructions envisagées, et notamment si les caractéristiques de ces voies ou de ces accès rendent difficile la circulation ou l'utilisation des engins de lutte contre l'incendie, de déneigement et d'enlèvement des ordures ménagères. Cette sécurité doit être appréciée compte-tenu notamment de leur gabarit, de leur configuration, ainsi que de la nature et de l'intensité du trafic qu'ils supportent. / Les dimensions, formes et caractéristiques techniques des voies et accès doivent être adaptées aux usages qu'ils supportent et aux opérations qu'ils doivent desservir. / Toutefois, la pente des accès nouveaux, ne peut pas excéder 14%. / Les voies nouvelles, ouvertes à la circulation automobile, se terminant en impasse doivent être aménagées de telle sorte que les véhicules puissent faire aisément demi-tour. "
7. D'une part, contrairement à ce qu'affirme la SCI la ferme du grizzli, il ne ressort d'aucune pièce du dossier que le projet serait destiné à de " l'hébergement hôtelier " ou qu'il serait destiné à accueillir à un nombre important de personnes et qu'en conséquence le chemin des Buissons permettant d'accéder au projet ne répondrait pas à l'importance ou à la destination de la construction envisagée. A cet égard, il ressort des pièces du dossier que le projet litigieux de construire une maison individuelle d'une surface de plancher créée de 487, 38 m² sera desservi par le chemin des Buissons qui présentera une largeur de 4 mètres permettant le croisement des véhicules. Ce chemin répondra ainsi à l'importance et à la destination des constructions envisagées. D'autre part, si la société requérante soutient que la voie d'accès au projet litigieux ne permet pas aux véhicules de faire aisément demi-tour, le chemin des Buissons ne constituant pas une voie nouvelle, la branche du moyen doit être écartée comme étant inopérante. Dans ces conditions, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article 3 UH du règlement du plan local d'urbanisme doit être écarté.
8. En quatrième lieu, aux termes de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales si les constructions, par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou l'aspect extérieur des bâtiments ou ouvrages à édifier ou à modifier, sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales. "
9. Aux termes de l'article 11 UH du règlement du plan local d'urbanisme : " Aspect extérieur : 11.1 Dispositions générales à l'ensemble de la zone UH concernant les constructions : / () / a. Implantation et volume / L'implantation, le volume et les proportions des constructions et installations dans tous leurs éléments doivent être déterminés en tenant compte de l'environnement et en s'y intégrant le mieux possible, en particulier par leur adaptation au terrain naturel et par leurs aménagements extérieurs, et notamment du point de vue des perceptions lointaines et dominantes de ladite construction. / ".
10. Aux termes de l'orientation d'aménagement patrimoniale tendant à protéger et mettre en valeur le cadre bâti et ses abords : " Plus globalement, pour les abords du centre-ville, le col et les coteaux urbanisés : / () / En tout état de cause, toute intervention visera une attitude de valorisation du cadre bâti liée à une analyse du contexte proche et lointain dans lequel il s'inscrit. ".
11. Ces dernières dispositions ont A objet que celles de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme et posent des exigences qui ne sont pas moindres. Dès lors, c'est par rapport aux dispositions du règlement du plan local d'urbanisme que doit être appréciée la légalité de la décision attaquée.
12. Pour apprécier si un projet de construction porte atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains, ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales, il appartient à l'autorité administrative d'apprécier, dans un premier temps, la qualité du site sur lequel la construction est projetée et d'évaluer, dans un second temps, l'impact que cette construction, compte tenu de sa nature et de ses effets, pourrait avoir sur le site.
13. Il ressort des pièces du dossier que le projet litigieux se situe au sein du secteur UH du plan local d'urbanisme de la commune de Megève qui concerne, selon le règlement, les espaces déjà urbanisés de la commune à vocation dominante d'habitat en mixité possible, parfois conditionnée, avec des activités et/ou des équipements. Plus précisément, le projet se situe au sein du secteur UH3 couvrant pour l'essentiel, les coteaux du Jaillet, quelques abords du centre-ville et de Rochebrune, le plateau du Mont d'Arbois et ses coteaux. En l'espèce, le projet litigieux concerne l'implantation, sur la parcelle cadastrée section AK n° 125, d'un chalet en R+1+combles d'une surface de plancher créée de 487,38 m². Si la société requérante soutient que le projet litigieux ne s'intègre pas avec les constructions avoisinantes, il ressort toutefois des pièces du dossier que le projet s'insère dans un secteur composé de chalets imposants. En outre, le projet litigieux est un chalet implanté en ligne de pente contrarié axé au Sud et sa forme et son écriture se rapprocheront, selon la notice architecturale, jointe au dossier de demande de permis de construire, du chalet de la croix, réalisé par l'architecte M. C A. De surcroît, le chalet reposera sur un soubassement minéral avec des murs gouttereaux imposants et la partie supérieure sera traitée en structure poteaux, poutres et bardage bois afin de s'intégrer dans les lieux avoisinants. Contrairement à ce que soutient la société requérante, la toiture à quatre pans, la présence de plusieurs cheminées et l'implantation de murs gouttereaux face à l'alignement du chalet ne s'inscrivent pas en rupture avec les lieux environnants. Ainsi, le projet litigieux, par son aspect et ses dimensions, ne porte pas atteinte au caractère et à l'intérêt des lieux avoisinants. Enfin, ce projet n'apparaît pas incompatible avec l'OAP patrimoniale tendant à valoriser le cadre bâti. Dans ces conditions, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme et de l'article 11 UH du règlement du plan local d'urbanisme et de l'incompatibilité avec l'orientation d'aménagement et de programmation patrimoniale tendant à protéger et mettre en valeur le cadre bâti et ses abords doit être écarté.
14. En dernier lieu, aux termes de l'article 12 UH du règlement du plan local d'urbanisme relatif au stationnement : " 12.1 Dispositions générales à l'ensemble de la zone UH : Le stationnement des véhicules automobiles ou des deux roues doit correspondre aux besoins des constructions et installations autorisées, et doit être assuré en dehors des voies publiques ou de desserte collective. / () / 12.2 Dispositions particulières à l'ensemble de la zone UH concernant le stationnement des véhicules automobiles : / a. Pour les constructions à usage d'habitation : / Il est exigé au minimum et pour toute opération de : / - 1 à 2 logements : dans l'ensemble de la zone UH et ses périmètres : 2 places par logement. / () ".
15. En l'espèce, le projet litigieux concerne l'implantation, sur la parcelle cadastrée section AK n° 125, d'un chalet en R+1+combles d'une surface de plancher créée de 487,38 m² qui comporte un seul logement comprenant deux places de stationnement au sein d'un garage et une place de stationnement en extérieur, conformément aux dispositions précitées de l'article 12 UH du règlement du plan local d'urbanisme. Contrairement à ce que se borne à soutenir la société requérante, il ne ressort d'aucune des pièces du dossier que ces trois places seraient insuffisantes compte tenu de l'importance du projet. Par suite, le moyen tiré de ce que le projet en litige méconnaît les dispositions de l'article 12 UH du règlement du plan local d'urbanisme doit être écarté.
16. Il résulte de ce qui précède que les conclusions de la SCI la ferme du grizzli tendant à l'annulation de l'arrêté du 8 août 2019 par lequel le maire de la commune de Megève a délivré à la SARL le Salamot un permis de construire un bâtiment à usage d'habitation individuelle et, valant permis de démolir une remise agricole existante, ainsi que de la décision rejetant implicitement son recours gracieux, doivent être rejetées.
Sur les conclusions relatives aux frais d'instance :
17. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Megève et de la SARL le Salamot, qui n'ont pas la qualité de partie perdante dans la présente instance, une somme au titre des frais exposés par la SCI la ferme du grizzli et non compris dans les dépens. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la SCI la ferme du grizzli la somme que demandent la commune de Megève et la SARL le Salamot au titre de ces mêmes dispositions.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de SCI la ferme du grizzli est rejetée.
Article 2 : Les conclusions de la SARL le Salamot présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Les conclusions de la commune de Megève présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à SCI la ferme du grizzli, à la SARL le Salamot et à la commune de Megève.
Délibéré après l'audience du 23 janvier 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Jourdan, présidente,
Mme Barriol, première conseillère,
Mme Beauverger, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 février 2023.
La rapporteure,
P. B
La présidente,
D. JOURDAN La greffière,
C. JASSERAND
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Savoie en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026