jeudi 22 septembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2001268 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | ADP AFFAIRES DROIT PUBLIC IMMOBILIER |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaire enregistrés le 19 février 2020 et le 8 novembre 2021, M. B H, Mme D H épouse F et Mme A H épouse C, représentés par Me Perdrix, demandent au tribunal, dans le dernier état de leurs écritures :
1°) d'annuler la délibération n° 19-170 du 19 décembre 2019 par laquelle le conseil communautaire de la communauté de communes Cœur de Chartreuse a approuvé le plan local d'urbanisme intercommunal tenant lieu de programme local de l'habitat et valant schéma de cohérence territoriale, ou subsidiairement d'annuler la délibération en tant qu'elle classe la parcelle cadastrée section A n° 1880 située sur le territoire de la commune de Saint-Christophe-La-Grotte en zone agricole ;
2°) d'enjoindre au président de la communauté de communes Cœur de Chartreuse de classer ladite parcelle en zone UB1 ;
3°) de mettre à la charge de la communauté de communes Cœur de Chartreuse la somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Les consorts H soutiennent que :
- la délibération attaquée est entachée d'un vice de procédure tiré de ce que l'avis défavorable au projet émis par la commune Les Echelles n'a pas été pris en compte dans la délibération du 9 mai 2019 arrêtant le projet, ce qui a privé d'une garantie les habitants et les élus de cette commune et entache d'illégalité la délibération attaquée ;
- les modifications apportées au projet après enquête publique nécessitaient une nouvelle enquête publique ;
- le défendeur doit justifier que les membres du conseil communautaire ont été convoqués de manière régulière et qu'ils ont disposé d'une information suffisante en application des dispositions de l'article L. 2121-10, L. 2121-11 et L. 5211-1 et de l'article L. 2121-13 du code général des collectivités territoriales ;
- le rapport de présentation est entaché d'insuffisance, ainsi que l'ont relevé la commission d'enquête publique et l'autorité environnementale ;
- les dispositions de l'article L. 144-2 du code de l'urbanisme, alors applicables, ont été méconnues ; en outre, le dossier de l'enquête publique était incomplet ;
- le classement en zone agricole de la parcelle litigeuse est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation ; elle aurait dû être classée en zone UB1.
Par deux mémoires en défense enregistrés le 1er février 2021 et le 3 février 2022, la communauté de communes Cœur de Chartreuse, représentée par la société d'avocats Affaires Droit public Immobilier, conclut au rejet de la requête et demande qu'il soit mis à la charge des consorts H la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
La communauté de communes Cœur de Chartreuse fait valoir que les moyens invoqués dans la requête sont infondés.
Par une lettre du 28 septembre 2021, les parties ont été informées qu'en application des dispositions de l'article R. 611-11-1 du code de justice administrative, l'instruction est susceptible d'être close le 9 novembre 2021, par l'émission d'une ordonnance de clôture ou d'un avis d'audience, sans information préalable.
Par une ordonnance du 3 février 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 17 mars 2022.
Vu :
- la délibération attaquée et les autres pièces du dossier ;
- le code de l'environnement ;
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de l'urbanisme ;
- la loi n° 2017-86 du 27 janvier 2017 relative à l'égalité et à la citoyenneté ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 8 septembre 2022 :
- le rapport de Mme LETELLIER,
- les conclusions de Mme E,
- les observations de Me Perdrix, pour les consorts H,
- et les observations de Me Metzger, pour la communauté de communes Cœur de Chartreuse.
Postérieurement à l'audience, la communauté de communes Cœur de Chartreuse a transmis au tribunal une note en délibéré.
Considérant ce qui suit :
1. La communauté de communes Cœur de Chartreuse regroupe 17 communes, dont Saint-Christophe-La-Grotte. Les consorts H sont les propriétaires indivis d'une parcelle cadastrée section A n° 1880, d'une surface de 2 324 m², située sur le territoire de la commune de Saint-Christophe-La-Grotte, dans le centre-bourg. Par délibération n° 19-170 du 19 décembre 2019, le conseil communautaire de la communauté de communes Cœur de Chartreuse a approuvé le plan local d'urbanisme intercommunal tenant lieu de programme local de l'habitat et valant schéma de cohérence territoriale (PLUi-H valant SCoT). Aux termes du règlement du PLUi H valant SCoT, cette parcelle a été classée en zone agricole. Dans la présente instance, les consorts H demandent l'annulation de la délibération du 19 décembre 2019 ou subsidiairement, son annulation en tant que leur parcelle a été classée en zone agricole. En outre, ils demandent qu'il soit enjoint au président de la communauté de communes Cœur de Chartreuse de classer leur parcelle en zone UB1.
Sur les conclusions en annulation :
En ce qui concerne la procédure d'élaboration du PLUi :
S'agissant de l'accord du préfet prévu à l'article L. 144-2 du code de l'urbanisme :
2. D'une part, aux termes de l'article 131 de la loi du 27 janvier 2017 relative à l'égalité et à la citoyenneté susvisée : " () II. - Les plans locaux d'urbanisme tenant lieu de schéma de cohérence territoriale approuvés avant la date de publication de la présente loi continuent à avoir les effets d'un schéma de cohérence territoriale. Ils sont régis par les dispositions applicables aux plans locaux d'urbanisme. / Les procédures tenant à l'élaboration d'un plan local d'urbanisme tenant lieu de schéma de cohérence territoriale pour lequel l'accord de l'autorité administrative compétente de l'Etat prévu à l'article L. 144-2 du code de l'urbanisme, dans sa rédaction antérieure à la présente loi, a été notifié restent régies par les dispositions antérieures à la présente loi. ". Aux termes de l'article L. 144-2 du code de l'urbanisme, dans sa rédaction antérieure à la loi du 27 janvier 2017 susvisée : " Lorsque le plan local d'urbanisme est élaboré par un établissement public de coopération intercommunale et n'est pas situé dans le périmètre d'un schéma de cohérence territoriale, il peut, après accord de l'autorité administrative compétente de l'Etat, comprendre celles des dispositions d'urbanisme qui ressortissent à la seule compétence des schémas de cohérence territoriale. / L'accord de l'autorité administrative compétente de l'Etat porte sur le fait que le périmètre du plan local d'urbanisme permet d'atteindre les objectifs visés à l'article L. 143-6. / Le plan local d'urbanisme a alors les effets du schéma de cohérence territoriale. ". Selon l'article L. 143-6 du code de l'urbanisme, dans sa rédaction antérieure à la loi du 27 janvier 2017 : " L'autorité administrative compétente de l'Etat arrête le périmètre du schéma de cohérence territoriale sous réserve que le périmètre retenu réponde aux critères mentionnés au premier alinéa de l'article L. 143-3 et permette la mise en cohérence des questions d'urbanisme, d'habitat, de développement économique, de déplacements et d'environnement. Il est tenu compte des situations locales et des autres périmètres arrêtés ou proposés. ". Selon l'article L. 143-3 du même code, dans sa rédaction antérieure à la loi du 27 janvier 2017 : " Le périmètre du schéma de cohérence territoriale permet de prendre en compte de façon cohérente les besoins de protection des espaces naturels et agricoles et les besoins et usages des habitants en matière d'équipements, de logements, d'espaces verts, de services et d'emplois. ".
3. D'autre part, l'article R. 123-8 du code de l'environnement, dans sa version en vigueur, précise que : " Le dossier soumis à l'enquête publique comprend les pièces et avis exigés par les législations et réglementations applicables au projet, plan ou programme. Le dossier comprend au moins : () 3° La mention des textes qui régissent l'enquête publique en cause et l'indication de la façon dont cette enquête s'insère dans la procédure administrative relative au projet () ".
4. En premier lieu, il ressort des pièces du dossier que par un courrier du 2 décembre 2016, qui a été versé au dossier, le préfet de l'Isère et le préfet de la Savoie ont conjointement donné leur accord pour que le plan local d'urbanisme intercommunal de la communauté de communes Cœur de Chartreuse comprenne des dispositions d'urbanisme qui ressortissent à la seule compétence des schémas de cohérence territoriale. Ces autorités ont précisé dans ce courrier, conformément à l'article L. 144-2 du code de l'urbanisme, que le périmètre du SCoT de la collectivité permet de satisfaire aux objectifs assignés aux SCoT. Par suite, la première branche du moyen tirée de l'absence d'accord du préfet que le PLUi litigieux tienne lieu de schéma de cohérence territoriale doit être écarté.
5. En second lieu, si comme les requérants le soutiennent, l'accord du 2 décembre 2016 ne figure pas au dossier de l'enquête publique, son absence n'a pas privé le public d'une garantie et n'a pas eu d'incidence sur le sens de l'enquête publique dès lors que le fait que le PLUi aurait valeur de SCoT était clairement indiqué dans l'avis d'enquête publique.
S'agissant de la prise en compte de l'avis défavorable de la commune de Les Echelles :
6. Aux termes de l'article L. 153-14 du code de l'urbanisme : " L'organe délibérant de l'établissement public de coopération intercommunale () arrête le projet de plan local d'urbanisme. ". L'article L. 153-15 du même code, dans sa version applicable, dispose que : "
Lorsque l'une des communes membres de l'établissement public de coopération intercommunale émet un avis défavorable sur les orientations d'aménagement et de programmation ou les dispositions du règlement qui la concernent directement, l'organe délibérant compétent de l'établissement public de coopération intercommunale délibère à nouveau et arrête le projet de plan local d'urbanisme à la majorité des deux tiers des suffrages exprimés. ".
7. Le conseil communautaire a arrêté le plan local d'urbanisme intercommunal, par délibération du 24 janvier 2019. Si la commune de Les Echelles a émis un avis défavorable sur le projet par délibération du 19 avril 2019, il ressort des pièces du dossier et il n'est, d'ailleurs,pas contesté par les requérants que le conseil communautaire a arrêté à nouveau le projet à la majorité des deux tiers des suffrages exprimés, par délibération du 9 mai 2019. Aucune disposition législative ou réglementaire n'impose de mentionner le sens des réserves émises par la commune membre dans la délibération arrêtant le projet de plan local d'urbanisme dans le cas où il est fait application des dispositions précitées de l'article L. 153-15 du code de l'urbanisme. Par suite, le moyen tiré du vice de procédure doit être écarté.
S'agissant des modifications apportées après l'enquête publique :
8. L'article L.153-21 du code de l'urbanisme dispose que : " A l'issue de l'enquête, le plan local d'urbanisme, éventuellement modifié pour tenir compte des avis qui ont été joints au dossier, des observations du public et du rapport du commissaire ou de la commission d'enquête, est approuvé () ". Ces dispositions permettent à l'autorité compétente de modifier le plan local d'urbanisme après l'enquête publique, sous réserve, d'une part, que ne soit pas remise en cause l'économie générale du projet et, d'autre part, que cette modification procède de l'enquête, ces deux conditions découlant de la finalité même de la procédure de mise à l'enquête publique.
9. Il ressort de l'annexe n°1 de la délibération attaquée, consultable par le juge et les parties sur le site internet Cœur de Chartreuse, que les services de l'Etat ont fait des remarques sur la thématique des risques naturels, d'une part, et sur le " reclassement en U des STECAL site industriels des gorges du Guiers et monastères de Chartreuse qui sont trop artificialisés pour être des STECAL ", d'autre part. En outre, la commission départementale de la préservation des espaces naturels, agricoles et forestières de l'Isère (CDPENAF 38) a également présenté une remarque similaire sur le reclassement des secteurs de taille et de capacité d'accueil limitées (STECAL). Ces remarques ont conduit la communauté de communes Cœur de Chartreuse à insérer des précisions dans le projet sur les secteurs soumis à des risques naturels et sur les secteurs de taille et de capacité d'accueil limitées. Ainsi, et alors qu'il n'est pas contesté que ces modifications ne portent pas atteinte à l'économie générale du plan, les modifications apportées procèdent de l'enquête publique et n'avaient pas à être soumises à une nouvelle enquête publique. Par suite, le moyen tiré du vice de procédure doit été écarté.
S'agissant des insuffisances du rapport de présentation :
10. Se fondant sur les points 1, 7, 10, 23, 24 et 25 évoqués par l'autorité environnementale et rappelés dans le point 4.3 du rapport de l'enquête publique, les requérants soutiennent que le rapport de présentation comporte des insuffisances quant à la forme, des erreurs ou des incohérences sérieuses ne permettant pas au public de disposer d'une information correcte, une analyse de la tache urbaine de la consommation d'espace et des possibilités de densification des espaces bâtis non satisfaisante, un dispositif de suivi sommaire et lacunaire, un résumé technique insuffisant sur les partis pris d'aménagement du PLUi-H et une réflexion insuffisamment approfondie sur la thématique des orientations d'aménagement et de programmation (OAP) en lien avec la limitation de l'étalement urbain.
11. Il ressort des pièces du dossier et notamment de la délibération attaquée que des modifications ont été apportées au projet, notamment pour " améliorer la lisibilité des documents graphiques () améliorer la clarté des explications concernant les choix opérés, notamment sur l'armature urbaine, le calcul du besoin de logement () l'analyse de densification, les OAP (), prendre en compte, dans la mesure du possible les demandes ayant pour objectif d'améliorer l'acceptabilité des orientations d'aménagement et de programmation sectorielles et de les rendre plus opérationnelles : ajustements de périmètre, permettant une meilleure cohabitation entre secteurs de projets et riverains, précisions des principes de composition urbaine ( ). En outre, le dispositif de suivi qui figurait au tome 2 du rapport de présentation, au point 6.2 " Suivi du PLUi valant SCoT - Mise en place d'indicateurs " a été complété dans le tome 3, dans son point 2.6 " Synthèse des choix de développements et indicateurs de traduction dans le PLUi H ". Dans leurs écritures, les requérants ne précisent pas que les modifications apportées au rapport de présentation sont insuffisantes. Par suite, le moyen doit être écarté comme non fondé.
S'agissant de l'information des conseillers communautaires :
12. En se bornant à soutenir qu'il appartient à la communauté de communes Cœur de Chartreuse de démontrer le respect des dispositions des articles L. 2121-10, L. 2121-11 et L. 2121-13 et L. 5211-1 du code général des collectivités territoriales en ce qui concerne les modalités de convocation à la séance du 19 décembre 2019 et le droit à une information suffisante donnée aux conseillers communautaires, les requérants n'assortissent pas leur moyen des précisions suffisantes permettant d'en apprécier le bien-fondé.
En ce qui concerne l'erreur manifeste d'appréciation du classement de la parcelle située à Saint-Christophe-la-Grotte :
13. D'une part, aux termes de l'article R. 151-22 du code de l'urbanisme : " Les zones agricoles sont dites " zones A ". Peuvent être classés en zone agricole les secteurs de la commune, équipés ou non, à protéger en raison du potentiel agronomique, biologique ou économique des terres agricoles. ".
14. Il résulte de ces dispositions qu'une zone agricole, dite " zone A ", du plan local d'urbanisme a vocation à couvrir, en cohérence avec les orientations générales et les objectifs du projet d'aménagement et de développement durables, un secteur, équipé ou non, à protéger en raison du potentiel agronomique, biologique ou économique des terres agricoles.
15. D'autre part, il appartient aux auteurs d'un plan local d'urbanisme de définir des zones urbaines normalement constructibles et des zones dans lesquelles les constructions peuvent être limitées ou interdites. Ils ne sont pas liés par les modalités existantes d'utilisation du sol dont ils peuvent prévoir la modification dans l'intérêt de l'urbanisme ou par la qualification juridique qui a pu être reconnue antérieurement à certaines zones sur le fondement d'une réglementation d'urbanisme différente. L'appréciation à laquelle ils se livrent ne peut être discutée devant le juge de l'excès de pouvoir que si elle repose sur des faits matériellement inexacts, si elle est entachée d'erreur manifeste ou de détournement de pouvoir.
16. Les requérants soutiennent que leur parcelle doit être classée en zone UB1 dès lors qu'elle est située en zone urbaine, est enserrée sur 3 de ses côtés par des propriétés bâties, qu'elle n'a pas de vocation agricole, que la présence de la salle des fêtes ne constitue pas une source sérieuse de nuisances pour une future construction dès lors que leur parcelle en est séparée par l'église et qu'en tout état de cause, la création de gîtes ruraux à proximité démontre que la salle polyvalente ne constitue pas en elle-même un obstacle à une construction et qu'elle n'est pas affectée du risque de crue torrentielle.
17. Si, d'une part, l'exposition au bruit que pourrait constituer la proximité de la parcelle à la salle communale est sans incidence sur son classement dans le PLUi, l'autorité administrative compétente pouvant le cas échéant refuser un projet de construction sur le fondement de l'article R. 111-3 du code de l'urbanisme et si, d'autre part, le classement de la parcelle en risques naturels au titre de " l'aléa crue des ruisseaux torrentiels, des torrents et des rivières torrentiels ", d'ailleurs affectée de l'aléa le plus faible Bt1, ne rend pas une parcelle inconstructible, il ressort des pièces du dossier que la parcelle litigieuse d'une surface de 2 423 m², dépourvue de toute construction et bien que située dans le centre-bourg et desservie par un chemin d'accès, est bordée par deux côtés par des parcelles qui sont également classées en zone agricole (n° 837 et n° 761, sur laquelle se trouve un bâtiment agricole), qui s'étendent sur un vaste secteur naturel et agricole, ainsi que cela ressort du plan de zonage. La circonstance que la parcelle n'est pas le siège d'une activité agricole ne fait pas obstacle à son classement en zone agricole. Dans ces conditions, compte tenu de ses caractéristiques et de sa localisation, le classement de la parcelle cadastrée A n° 1880 en zone A n'est pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation.
18. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions en annulation doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence les conclusions aux fins d'injonction.
Sur les frais liés à l'instance :
19. Les conclusions présentées par les consorts H, partie perdante dans le présent litige, sont rejetées. Dans les circonstances de l'espèce, les requérants verseront, ensemble, la somme de 1 500 euros à la communauté de communes Cœur de Chartreuse en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête des consorts H est rejetée.
Article 2 : Les consorts H verseront, ensemble, la somme de 1 500 euros à la communauté de communes Cœur de Chartreuse en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le surplus des conclusions présentées par la communauté de communes Cœur de Chartreuse est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. B H, en application de l'article R. 751-3 du code de justice administrative, et à la communauté de communes Cœur de Chartreuse.
Délibéré après l'audience du 8 septembre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Wegner, présidente,
Mme Letellier, première conseillère,
M. Ban, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe, le 22 septembre 2022.
La rapporteure,
C. LETELLIER
Le président,
S. WEGNER
La greffière,
A. ZANON
La République mande et ordonne au préfet de l'Isère en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
2
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026