lundi 3 juillet 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2001419 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | LAURENT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 3 mars 2020, M. A et Mme C B, représentés par Me Laurent, demandent au tribunal :
1°) d'annuler la délibération du 19 décembre 2019 par laquelle le conseil communautaire de la communauté d'agglomération du Grand Annecy a approuvé la révision du plan local d'urbanisme de la commune déléguée d'Evires et notamment en tant qu'elle classe leurs parcelles, cadastrées section E n°s 778, 779, 285, 761, 1668, 1671 et 769, en zone agricole ;
2°) de mettre à la charge de la communauté du Grand Annecy une somme de 4 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- le plan local d'urbanisme est incompatible avec les objectifs du projet d'aménagement et de développement durables (PADD) en méconnaissance des dispositions de l'article L. 151-8 du code de l'urbanisme en ce qu'il classe l'ensemble du lieu-dit " Les Biollets ", en zone agricole ;
- le classement en zone agricole de leurs parcelles, cadastrées section E n°s 778, 779, 285, 761, 1668, 1671 et 769, est entaché d'erreur manifeste d'appréciation ;
- le classement en zone agricole de leurs parcelles, cadastrées section E n°s 778, 779, 285, 761, 1668, 1671 et 769, méconnaît les dispositions de l'article L. 122-5 du code de l'urbanisme ;
- le plan local d'urbanisme est incompatible avec le schéma de cohérence territoriale en méconnaissance de l'article L. 131-4 du code de l'urbanisme.
Par un mémoire en défense, enregistré le 11 octobre 2021, la communauté d'agglomération du Grand Annecy, représentée par Me Petit, conclut, à titre principal, au rejet de la requête, à titre subsidiaire, à ce qu'il soit fait application des dispositions de l'article L. 600-9 du code de l'urbanisme et, en tout état de cause, à ce qu'une somme de 4 000 euros soit mise à la charge des requérants en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
La communauté d'agglomération du Grand Annecy fait valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Barriol,
- les conclusions de Mme Akoun, rapporteure publique,
- et les observations de Me Laurent, représentant les requérants et de Me Corbalan, représentant le Grand Annecy.
Considérant ce qui suit :
1. M. A et Mme C B sont propriétaires des parcelles, cadastrées section E n°s 778, 779, 285, 761, 1668, 1671 et 769, sur le territoire de la commune déléguée d'Evires. Par une délibération du 19 décembre 2019, le conseil communautaire de la communauté d'agglomération du Grand Annecy a approuvé la révision du plan local d'urbanisme de la commune déléguée d'Evires et notamment en tant qu'elle classe leurs parcelles, cadastrées section E n°s 778, 779, 285, 761, 1668, 1671 et 769, en zone agricole. Par la présente requête, M. et Mme B demandent l'annulation de la délibération du 19 décembre 2019 par laquelle le conseil communautaire de la communauté d'agglomération du Grand Annecy a approuvé la révision du plan local d'urbanisme de la commune déléguée d'Evires et notamment tant qu'elle classe leurs parcelles, cadastrées section E n°s 778, 779, 285, 761, 1668, 1671 et 769, en zone agricole.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 151-8 du code de l'urbanisme : " Le règlement fixe, en cohérence avec le projet d'aménagement et de développement durables, les règles générales et les servitudes d'utilisation des sols permettant d'atteindre les objectifs mentionnés aux articles L. 101-1 à L. 101-3. ".
3. Pour apprécier la cohérence exigée au sein du plan local d'urbanisme (PLU) entre le règlement et le PADD, il appartient au juge administratif de rechercher, dans le cadre d'une analyse globale le conduisant à se placer à l'échelle du territoire couvert par le document d'urbanisme, si le règlement ne contrarie pas les orientations générales et objectifs que les auteurs du document ont définis dans le PADD, compte tenu de leur degré de précision. Par suite, l'inadéquation d'une disposition du règlement du PLU à une orientation ou à un objectif du PADD ne suffit pas nécessairement, compte tenu de l'existence d'autres orientations ou objectifs au sein de ce projet, à caractériser une incohérence entre ce règlement et ce projet.
4. M. et Mme B contestent le classement de leurs parcelles, cadastrées section E n°s 778, 779, 285, 761, 1668, 1671 et 769, en zone agricole. Ils soutiennent que ce classement est incohérent avec les objectifs du PADD et notamment son axe n°1 qui est de " préserver le cadre de vie " avec une première orientation de " mettre en place un véritable projet paysager à l'échelle globale de la commune ". Ils expliquent que si le PADD a prescrit de limiter l'urbanisation extensive " des autres hameaux ", il ne prescrit pas de classer en zone agricole tous les hameaux de la commune d'Evires. Toutefois, il ressort du PADD qu'au titre des actions pour " mettre en place un véritable projet paysager à l'échelle globale de la commune ", ce document prévoit de " définir des limites claires entre espaces urbains et espaces naturels (lisibilité et qualité paysagère du territoire) / o En privilégiant l'épaississement du Chef-lieu plutôt que l'urbanisation linéaire. / o En structurant le développement urbain du hameau du Chaumet - Côte des Frênes (extensions urbaines). / o En limitant fortement l'urbanisation extensive des autres hameaux : leur confortement restera possible au sein de limites claires pour l'enveloppe urbaine / () ". En l'espèce, les parcelles des requérants se situent au sein du lieu-dit " Les Biollets ", pour lequel le PADD prévoit de limiter fortement l'urbanisation extensive. Dans ces conditions, le classement en zone agricole des parcelles, cadastrées section E n°s 778, 779, 285, 761, 1668, 1671 et 769, n'est donc pas incohérent avec les objectifs du PADD. Par suite, le moyen doit être écarté.
5. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 151-5 du code de l'urbanisme, le projet d'aménagement et de développement durable du plan local d'urbanisme définit notamment : " Les orientations générales des politiques d'aménagement, d'équipement, d'urbanisme, de paysage, de protection des espaces naturels, agricoles et forestiers, et de préservation ou de remise en bon état des continuités écologiques " et " fixe des objectifs chiffrés de modération de la consommation de l'espace et de lutte contre l'étalement urbain ". En vertu de l'article L. 151-9 du même code : " Le règlement délimite les zones urbaines ou à urbaniser et les zones naturelles ou agricoles et forestières à protéger. / Il peut préciser l'affectation des sols selon les usages principaux qui peuvent en être faits ou la nature des activités qui peuvent y être exercées et également prévoir l'interdiction de construire. / Il peut définir, en fonction des situations locales, les règles concernant la destination et la nature des constructions autorisées ". Aux termes de l'article R. 151-22 dudit code : " Les zones agricoles sont dites " zones A ". Peuvent être classés en zone agricole les secteurs de la commune, équipés ou non, à protéger en raison du potentiel agronomique, biologique ou économique des terres agricoles ".
6. Il résulte des articles L. 151-5, L. 151-9 et R. 151-22 du code de l'urbanisme qu'une zone agricole, dite "zone A", du plan local d'urbanisme a vocation à couvrir, en cohérence avec les orientations générales et les objectifs du projet d'aménagement et de développement durables, un secteur, équipé ou non, à protéger en raison du potentiel agronomique, biologique ou économique des terres agricoles.
7. Il appartient aux auteurs d'un plan local d'urbanisme de déterminer le parti d'aménagement à retenir pour le territoire concerné par le plan, en tenant compte de la situation existante et des perspectives d'avenir, et de fixer en conséquence le zonage et les possibilités de construction. Leur appréciation sur ces différents points ne peut être censurée par le juge administratif qu'au cas où elle serait entachée d'une erreur manifeste ou fondée sur des faits matériellement inexacts.
8. Les parcelles des requérants cadastrées section E n°s 778, 779, 285, 761, 1668, 1671 et 769 classées en zone agricole sont situées au sein du lieu-dit " Les Biollets " en dehors des parties urbanisées de la commune déléguée d'Evires, dans une partie du territoire de la commune qui présente, très majoritairement, un caractère agricole. Ce lieu-dit est un secteur d'habitat diffus qui comporte quelques constructions espacées les unes des autres. En outre, le rapport de présentation justifie la modification du classement de ces parcelles par rapport au PLU de 2009, qui les classaient en zone Ui, par le fait que ce secteur ne constitue pas un hameau au sens de la " loi montagne " car l'habitat est diffus. En outre, comme il a été dit précédemment le classement de ces parcelles est cohérent avec les objectifs du projet d'aménagement et de développement durables dès lors que les parcelles se trouvent au sein du lieu-dit " Les Biollets ", pour lequel le PADD prévoit de limiter fortement l'urbanisation extensive. Enfin, il n'est pas démontré que le classement en zone agricole des parcelles litigieuses accueillant des bâtiments anciens dont l'ancienne ferme familiale répertoriée par le document graphique comme un bâtiment patrimonial au titre de l'article L. 151-19 du code de l'urbanisme ainsi que par l'OAP thématique B ferait obstacle à leur préservation. Ainsi, compte tenu du parti d'aménagement retenu par la commune déléguée d'Evires et de la localisation des parcelles des requérants, le classement en zone agricole n'est pas entaché d'une erreur manifeste d'appréciation. Par suite, le moyen doit être écarté.
9. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 122-5 du code de l'urbanisme : " L'urbanisation est réalisée en continuité avec les bourgs, villages, hameaux, groupes de constructions traditionnelles ou d'habitations existants, sous réserve de l'adaptation, du changement de destination, de la réfection ou de l'extension limitée des constructions existantes, ainsi que de la construction d'annexes, de taille limitée, à ces constructions, et de la réalisation d'installations ou d'équipements publics incompatibles avec le voisinage des zones habitées. "
10. Les parcelles litigieuses, cadastrées section E n°s 778, 779, 285, 761, 1668, 1671 et 769, situées au lieu-dit " Les Biollets ", sont classées en zone agricole par la délibération litigieuse. Il s'agit d'un secteur d'habitat diffus qui comporte quelques constructions espacées les unes des autres. Dès lors, la délibération litigieuse qui ne prévoit pas l'urbanisation de ces parcelles ne méconnait pas les dispositions de l'article L. 122-5 du code de l'urbanisme. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de ces dispositions ne peut qu'être écarté.
11. En dernier lieu, aux termes de l'article L. 131-4 du code de l'urbanisme dans sa version alors en vigueur : " Les plans locaux d'urbanisme et les documents en tenant lieu ainsi que les cartes communales sont compatibles avec : 1° Les schémas de cohérence territoriale prévus à l'article L. 141-1 () ".
12. A l'exception des cas limitativement prévus par la loi dans lesquels les schémas de cohérence territoriale peuvent contenir des normes prescriptives, ceux-ci doivent se borner à fixer des orientations et des objectifs. Les plans locaux d'urbanisme sont soumis à une simple obligation de compatibilité avec ces orientations et objectifs. Si ces derniers peuvent être en partie exprimés sous forme quantitative, il appartient aux auteurs des plans locaux d'urbanisme, qui déterminent les partis d'aménagement à retenir en prenant en compte la situation existante et les perspectives d'avenir, d'assurer, ainsi qu'il a été dit, non leur conformité aux énonciations des schémas de cohérence territoriale, mais leur compatibilité avec les orientations générales et les objectifs qu'ils définissent. Pour apprécier la compatibilité d'un plan local d'urbanisme avec un schéma de cohérence territoriale, il appartient au juge administratif de rechercher, dans le cadre d'une analyse globale le conduisant à se placer à l'échelle de l'ensemble du territoire couvert en prenant en compte l'ensemble des prescriptions du document supérieur, si le plan ne contrarie pas les objectifs qu'impose le schéma, compte tenu des orientations adoptées et de leur degré de précision, sans rechercher l'adéquation du plan à chaque disposition ou objectif particulier.
13. En l'espèce, le schéma de cohérence territoriale du bassin annécien approuvé le 26 février 2014, comporte des prescriptions tendant à " donner la priorité à la densification dans l'enveloppe urbaine existante ", " inventorier le patrimoine bâti, le situer dans son histoire et dans son environnement spatial, identifier ses spécificités " et à " prendre en compte ces spécificités et définir les mesures de gestion à appliquer au titre de l'article L123-1-5/7° du code de l'urbanisme : protection, réhabilitation ou mise en valeur dans le cadre d'une reconversion ou d'une intégration respectueuse à une réalisation nouvelle ".
14. Toutefois, eu égard à la situation et aux caractéristiques des parcelles des requérants qui sont situées en dehors du chef-lieu de la commune d'Evires et qui s'inscrivent dans une vaste plaine agricole, leur classement en zone agricole n'a pas pour effet de contrarier ces prescriptions du schéma de cohérence territoriale du bassin annécien. Par ailleurs, il n'est pas établi que le classement en zone agricole de certaines parcelles construites serait incompatible avec l'objectif d'entretenir le patrimoine bâti. Par suite, la délibération contestée, en tant qu'elle classe les parcelles des requérants en zone agricole, ne méconnait pas les objectifs et orientations du SCoT appréciés dans leur globalité. Le moyen doit ainsi être écarté.
15. Il résulte de ce qui précède que les conclusions présentées par M. et Mme B tendant à l'annulation de la délibération du 19 décembre 2019 par laquelle le conseil communautaire de la communauté d'agglomération du Grand Annecy a approuvé la révision du plan local d'urbanisme de la commune déléguée d'Evires et notamment en tant qu'elle classe leurs parcelles, cadastrées section E n°s 778, 779, 285, 761, 1668, 1671 et 769, en zone agricole, doivent être rejetées.
Sur les conclusions relatives aux frais d'instance :
16. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la communauté d'agglomération du Grand Annecy, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, une somme au titre des frais exposés par M. et Mme B et non compris dans les dépens. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de M. et Mme B la somme que demande la communauté d'agglomération du Grand Annecy au titre de ces mêmes dispositions.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. et Mme B est rejetée.
Article 2 : La conclusions de la communauté d'agglomération du Grand Annecy présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme C B en application des dispositions de l'article R. 751-3 du code de justice administrative et à la communauté d'agglomération du Grand Annecy.
Délibéré après l'audience du 19 juin 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Jourdan, présidente,
M. Ban, premier conseiller,
Mme Barriol, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 3 juillet 2023.
La rapporteure,
E. BARRIOL
La présidente,
D. JOURDAN La greffière,
C. JASSERAND
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Savoie en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2001419
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026