jeudi 30 mars 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2001484 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | WINCKEL |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 28 février 2020, la société Grenoble Habitat, représentée par la SELAS Cabinet Lega-cite, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté en date du 13 septembre 2019 par lequel le maire de la commune de Claix a refusé de lui délivrer un permis d'aménager, ainsi que la décision de rejet de son recours gracieux en date du 5 janvier 2020 ;
2°) d'enjoindre au maire de la commune de Claix de lui délivrer un permis d'aménager, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Claix le versement de la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'arrêté attaqué a été signé par une autorité administrative incompétente ;
- il méconnaît l'article R. 423-38 du code de l'urbanisme ;
- il méconnaît l'article R. 441-3 du code de l'urbanisme ;
- il méconnaît l'article L. 441-4 du code de l'urbanisme ;
- il méconnaît l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme ;
- le motif de l'arrêté contesté tiré de la méconnaissance de l'article AU 11 du règlement du plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi) de Grenoble-Alpes Métropole est illégal ;
- le motif de l'arrêté contesté tiré de l'incompatibilité du projet de lotissement avec l'orientation d'aménagement et de programmation n°7 " Entrée Nord du Bourg " du PLUi de Grenoble-Alpes Métropole est illégal.
Une mise en demeure, qui a été adressée le 15 juin 2021 à la commune de Claix, est demeurée sans réponse.
Par une ordonnance du 6 septembre 2021, la clôture de l'instruction a été fixée au même jour, en application des dispositions de l'article R. 611-11-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Hamdouch, premier conseiller,
- les conclusions de Mme Beytout, rapporteure publique,
- les observations de Me Garraud, représentant la société Grenoble Habitat.
Considérant ce qui suit :
1. Par une demande du 9 août 2019, la société Grenoble Habitat a sollicité la délivrance d'un permis d'aménager n° PA 38 111 19 10002 en vue de la réalisation du lotissement " Les Pérouses " comprenant huit lots dont les lots 1 à 6 destinés à la construction de maisons individuelles, le lot 7 aux logements intermédiaires sociaux et le lot 8 aux logements collectifs, avec une surface de plancher maximale envisagée de 5 100 m2 sur un terrain d'assiette à aménager de 14 986 m2, composé des parcelles cadastrées section BO nos 64, 65, 66 et 70 situées au lieudit " Les Pérouses ", rue Beyle Stendhal, à l'entrée Nord du bourg de la commune de Claix. Par un arrêté en date du 13 septembre 2019, le maire de Claix a refusé de délivrer le permis d'aménager sollicité. Par un courrier du 29 octobre 2019, la société Grenoble Habitat a formé un recours gracieux contre cet arrêté, que le maire de Claix a rejeté par une décision du 5 janvier 2020. Par la présente requête, la société Grenoble Habitat demande l'annulation pour excès de pouvoir de l'arrêté du 13 septembre 2019 et de la décision du 5 janvier 2020 de rejet de son recours gracieux.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 422-1 du code de l'urbanisme : " L'autorité compétente pour délivrer le permis de construire, d'aménager ou de démolir et pour se prononcer sur un projet faisant l'objet d'une déclaration préalable est : / a) le maire, au nom de la commune, dans les communes qui se sont dotées d'un plan local d'urbanisme ou d'un document d'urbanisme en tenant lieu, ainsi que dans les communes qui se sont dotées d'une carte communale après la date de publication de la loi du 24 mars 2014 pour l'accès au logement et un urbanisme rénové. () ". Aux termes du premier alinéa de l'article L. 2122-18 du code général des collectivités territoriales, dans sa rédaction applicable au litige : " Le maire est seul chargé de l'administration, mais il peut, sous sa surveillance et sa responsabilité, déléguer par arrêté une partie de ses fonctions à un ou plusieurs de ses adjoints et, en l'absence ou en cas d'empêchement des adjoints ou dès lors que ceux-ci sont tous titulaires d'une délégation, à des membres du conseil municipal. ".
3. Si l'arrêté attaqué mentionne qu'il est signé par M. A B, adjoint au maire en charge de l'urbanisme, en vertu de l'arrêté municipal 209 DGS 2018, affiché en mairie le 12 octobre 2018, transmis en préfecture le même jour, portant délégation de fonction et de signature du maire à M. B en sa qualité de 7ème adjoint au maire en charge de l'urbanisme, de l'habitat, du droit du sol et de la politique foncière, la commune de Claix n'établit pas l'existence, la publicité et la transmission au préfet de ce prétendu arrêté de délégation de signature qu'elle ne verse pas l'instance. Par suite, la société requérante est fondée à soutenir que l'arrêté contesté a été pris par une autorité incompétente.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article R. 423-22 du code de l'urbanisme : " Pour l'application de la présente section, le dossier est réputé complet si l'autorité compétente n'a pas, dans le délai d'un mois à compter du dépôt du dossier en mairie, notifié au demandeur ou au déclarant la liste des pièces manquantes dans les conditions prévues par les articles R. 423-38 et R. 423-41. ". Aux termes de l'article R. 423-38 du même code, dans sa rédaction applicable au litige : " Lorsque le dossier ne comprend pas les pièces exigées en application du présent livre, l'autorité compétente, dans le délai d'un mois à compter de la réception ou du dépôt du dossier à la mairie, adresse au demandeur ou à l'auteur de la déclaration une lettre recommandée avec demande d'avis de réception ou, dans le cas prévu par l'article R. 423-48, un échange électronique, indiquant, de façon exhaustive, les pièces manquantes. ". Aux termes de l'article R. 441-1 de ce code : " La demande de permis d'aménager précise : / () / d) Les éléments, fixés par arrêté, nécessaires au calcul des impositions ; () ". Aux termes de l'article R. 441-3 de ce code : " Le projet d'aménagement comprend une notice précisant : / () / b) La composition et l'organisation du projet, la prise en compte des constructions ou paysages avoisinants, le traitement minéral et végétal des voies et espaces publics et collectifs et les solutions retenues pour le stationnement des véhicules ; / () / e) Les équipements à usage collectif et notamment ceux liés à la collecte des déchets. ". Aux termes de l'article R. 442-5 de ce code : " Un projet architectural, paysager et environnemental est joint à la demande. Il tient lieu du projet d'aménagement mentionné au b de l'article R. 441-2. / Il comporte, outre les pièces mentionnées aux articles R. 441-2 à R. 441-8 : / a) Deux vues et coupes faisant apparaître la situation du projet dans le profil du terrain naturel ; / b) Deux documents photographiques permettant de situer le terrain respectivement dans l'environnement proche et, sauf si le demandeur justifie qu'aucune photographie de loin n'est possible, dans le paysage lointain. Les points et les angles des prises de vue sont reportés sur le plan de situation et le plan de masse. / c) Le programme et les plans des travaux d'aménagement indiquant les caractéristiques des ouvrages à réaliser, le tracé des voies, l'emplacement des réseaux et les modalités de raccordement aux bâtiments qui seront édifiés par les acquéreurs de lots ainsi que les dispositions prise pour la collecte des déchets ; / d) Un document graphique faisant apparaître une ou plusieurs hypothèses d'implantation des bâtiments. ".
5. Pour refuser de délivrer le permis d'aménager sollicité, le maire de Claix s'est fondé sur l'incomplétude du dossier de demande en relevant que le formulaire Cerfa de demande ne comportait pas la déclaration des éléments nécessaires au calcul des impositions, que l'aire provisoire de collecte des ordures ménagères devant être réalisée à l'entrée de l'opération (pièce PA 02) n'était pas matérialisée sur la pièce PA 04, et que la pièce PA 05 de vues et coupes présentant la situation du projet dans le profil du terrain naturel était manquante. Toutefois, il est constant que le service instructeur n'a adressé à la société Grenoble Habitat aucune demande de produire ces pièces manquantes, dans les conditions prévues à l'article R. 423-38 du code de l'urbanisme. Par suite, à supposer même que la production de ces pièces ait été requises, le maire ne pouvait opposer le caractère incomplet du dossier pour rejeter la demande. Par suite, la société Grenoble Habitat est fondée à soutenir que ce motif est entaché d'illégalité.
6. En troisième lieu, le maire de Claix a motivé l'arrêté contesté par la circonstance que les vingt-trois places de stationnement créées (pièce PA 04) n'étaient pas déclarées dans le formulaire Cerfa de demande de permis d'aménager, en méconnaissance des dispositions précitées de l'article R. 441-3 du code de l'urbanisme. La requérante fait valoir que ce motif n'est pas articulé en droit et qu'il faut déduire de la motivation de l'arrêté contesté que la commune disposait de l'information, de sorte que la circonstance que l'information n'ait pas été reprise dans le formulaire Cerfa n'a pas été de nature à fausser son appréciation. S'il est vrai que le formulaire Cerfa ne comporte pas d'indication sur les places de stationnement, cette omission a été sans influence sur l'appréciation portée par le service instructeur dans la mesure où la notice de présentation (PA 2) indique que vingt-trois places de stationnement pour visiteurs seront réalisés le long de la voirie et que les autres stationnements nécessaires à l'opération seront traités dans le cadre des permis de construire de chaque lot. Par suite, la société Grenoble Habitat est fondée à soutenir que le motif est entaché d'illégalité.
7. En quatrième lieu, aux termes du premier alinéa de l'article L. 151-6 du code de l'urbanisme : " Les orientations d'aménagement et de programmation comprennent, en cohérence avec le projet d'aménagement et de développement durables, des dispositions portant sur l'aménagement, l'habitat, les transports, les déplacements et, en zone de montagne, sur les unités touristiques nouvelles. ". Aux termes de l'article L. 151-7 du même code, dans sa rédaction applicable au litige : " I.- Les orientations d'aménagement et de programmation peuvent notamment : / 1° Définir les actions et opérations nécessaires pour mettre en valeur l'environnement, notamment les continuités écologiques, les paysages, les entrées de villes et le patrimoine, lutter contre l'insalubrité, permettre le renouvellement urbain, favoriser la densification et assurer le développement de la commune ; / 2° Favoriser la mixité fonctionnelle en prévoyant qu'en cas de réalisation d'opérations d'aménagement, de construction ou de réhabilitation un pourcentage de ces opérations est destiné à la réalisation de commerces ; / 3° Comporter un échéancier prévisionnel de l'ouverture à l'urbanisation des zones à urbaniser et de la réalisation des équipements correspondants ; / 4° Porter sur des quartiers ou des secteurs à mettre en valeur, réhabiliter, restructurer ou aménager ; / 5° Prendre la forme de schémas d'aménagement et préciser les principales caractéristiques des voies et espaces publics ; / 6° Adapter la délimitation des périmètres, en fonction de la qualité de la desserte, où s'applique le plafonnement à proximité des transports prévu aux articles L. 151-35 et L 151-36 ; () ". Aux termes de l'article L. 152-1 de ce code : " L'exécution par toute personne publique ou privée de tous travaux, constructions, aménagements, plantations, affouillements ou exhaussements des sols, et l'ouverture d'installations classées appartenant aux catégories déterminées dans le plan sont conformes au règlement et à ses documents graphiques. / Ces travaux ou opérations sont, en outre, compatibles, lorsqu'elles existent, avec les orientations d'aménagement et de programmation. ".
8. Pour refuser d'accorder le permis d'aménager sollicité, le maire a motivé l'arrêté attaqué par la circonstance que le projet prévoyait la création de l'accès provisoire sur une zone d'espace verts tampon et à qualifier et ne respectait pas ainsi les prescriptions de l'OAP n°7 du plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi) de Grenoble-Alpes Métropole relatives aux espaces verts tampon. Ainsi que le fait valoir à bon droit la société requérante, le maire n'a pu légalement s'opposer au projet de lotissement pour ce motif dès lors qu'une telle orientation ne saurait recevoir application sans que le règlement du PLUi ne classe la zone d'espaces verts à tampon en une zone naturelle (N), en espace réservé ou en espace boisé classé.
9. En cinquième et dernier lieu, aux termes de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales s'il est de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique du fait de sa situation, de ses caractéristiques, de son importance ou de son implantation à proximité d'autres installations ".
10. En vertu de ces dispositions, lorsqu'un projet de construction est de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique, le permis de construire ne peut être refusé que si l'autorité compétente estime, sous le contrôle du juge, qu'il n'est pas légalement possible, au vu du dossier et de l'instruction de la demande de permis, d'accorder le permis en l'assortissant de prescriptions spéciales qui, sans apporter au projet de modification substantielle nécessitant la présentation d'une nouvelle demande, permettraient d'assurer la conformité de la construction aux dispositions législatives et réglementaires dont l'administration est chargée d'assurer le respect.
11. En l'espèce, le maire, sur lequel pèse la charge de la preuve, n'établit pas que la création de l'accès provisoire serait dangereux pour la sécurité publique du fait de sa situation, de ses caractéristiques et de son importance. Le motif retenu par le maire tiré de la dangerosité de l'accès provisoire projeté est ainsi entaché d'une erreur d'appréciation au regard des dispositions de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme.
12. Pour l'application des dispositions de l'article L. 600-4-1 du code de l'urbanisme, aucun autre moyen n'est de nature à justifier l'annulation de l'arrêté du 13 septembre 2019 et de la décision de rejet de son recours gracieux.
13. Il résulte de tout ce qui précède que la société Grenoble Habitat est fondée à demander l'annulation pour excès de pouvoir des décisions attaquées.
Sur les conclusions à fin d'injonction sous astreinte :
14. Le présent jugement, qui ne censure pas l'ensemble des motifs de l'arrêté attaqué, implique seulement que le maire de Claix réexamine la demande de permis d'aménager déposée par la société Grenoble Habitat, dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement, sans qu'il soit besoin d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les frais liés au litige :
15. La commune de Claix versera à la société Grenoble Habitat la somme de 1 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : L'arrêté du 13 septembre 2019 et la décision de rejet du recours gracieux sont annulées.
Article 2 : Il est enjoint au maire de Claix de réexaminer la demande de permis d'aménager déposée le 9 août 2019 par la société Grenoble Habitat dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 3 : La commune de Claix versera à la société Grenoble Habitat la somme de 1 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à la société Grenoble Habitat et à la commune de Claix.
Délibéré après l'audience du 9 mars 2023, à laquelle siégeaient :
M. L'Hôte, président,
M. Ban, premier conseiller,
M. Hamdouch, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 mars 2023.
Le rapporteur,
S. Hamdouch
Le président,
V. L'Hôte
Le greffier,
G. Morand
La République mande et ordonne au préfet de l'Isère en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2001484
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026