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AccueilJurisprudence administrativeN° TA38-2001491

Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2001491

jeudi 29 décembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2001491
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation2ème Chambre
Avocat requérantCABINET MEROTTO

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, un mémoire et des pièces complémentaires, enregistrées le 6 mars 2020, le 13 mars 2020, le 5 août 2021 et le 2 décembre 2021, M. C B, M. F B, Mme I B et Mme D B, représentés par Me Merotto, demandent au tribunal :

1°) d'annuler la délibération du 10 octobre 2019 par laquelle le conseil municipal de Lucinges a approuvé la révision du plan local d'urbanisme de la commune, ainsi que la décision du 9 janvier 2020 rejetant leur recours gracieux ;

2°) de mettre à la charge de la commune de Lucinges une somme de 4 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :

- la délibération du 10 octobre 2019 par laquelle le conseil municipal de Lucinges a approuvé le plan local d'urbanisme méconnaît l'article R. 123-8 du code de l'environnement ;

- il appartiendra à la commune de justifier de ce que l'arrêté prescrivant l'enquête publique pris par le maire a respecté les prescriptions de l'article R. 123-13 du code de l'environnement ;

- il appartiendra à la commune de justifier de ce que les avis publiés et prévus par les prescriptions de l'article R. 123-14 du code de l'environnement sont complets ;

- il ne ressort pas des pièces du dossier que l'information qui doit être faite au centre régional de la propriété forestière a été effectuée selon les dispositions de l'article R. 130-20 du code de l'urbanisme ;

- le classement de leurs parcelles, cadastrées section C n°s 2106, 2107, 2110 et 2111, en zone Ap, zone à vocation agricole présentant des enjeux paysagers, est entaché d'erreur manifeste d'appréciation et d'erreur de droit.

Par un mémoire en intervention, enregistré le 26 août 2021, M. A H et Mme E H, agissant en qualité d'hériter de Mme I B, décédée le 20 juin 2021, représentés par Me Merotto, concluent aux mêmes fins que les requérants, au soutien des mêmes moyens et demandent qu'une somme de 4 000 euros soit mise à la charge de la commune de Lucinges au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par des mémoires en défense, enregistrés le 7 mai 2021 et le 17 septembre 2021, la commune de Lucinges représentée par Me Petit, conclut, à titre principal, au rejet de la requête, à titre subsidiaire, à l'application des dispositions de l'article L. 600-9 du code de l'urbanisme et, en tout état de cause, à ce qu'une somme de 3 000 euros mise à la charge des requérants en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

La commune de Lucinges fait valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés.

En application de l'article R. 611-11-1 du code de justice administrative, la clôture de l'instruction a été fixée au 28 mars 2022 par une ordonnance du même jour.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de l'environnement ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme G,

- les conclusions de Mme Akoun, rapporteure publique,

- et les observations de Me Tourt, substituant Me Merotto, représentant les requérants et les observations de Me Saint-Lager, représentant la commune de Lucinges.

Considérant ce qui suit :

1. M. C B, M. F B, Mme I B et Mme D B, sont propriétaires des parcelles, cadastrées section C n°s 2106, 2107, 2110 et 2111, sur le territoire de la commune de Lucinges. Par une délibération du 12 octobre 2016, le conseil municipal de Lucinges a prescrit la révision du plan local d'urbanisme de la commune. Le débat sur le projet d'aménagement et de développement durables (PADD) a eu lieu lors de la séance du conseil municipal du 7 décembre 2017. Par une délibération du 7 février 2019, le conseil municipal a tiré le bilan de la concertation et a arrêté le projet de révision générale du plan local d'urbanisme. Une enquête publique s'est déroulée du 18 mai 2019 au 25 juin 2019. Le 25 juillet 2019, le commissaire-enquêteur a remis son rapport et ses conclusions motivées, favorables avec recommandations. Par la délibération du 10 octobre 2019, le conseil municipal de Lucinges a approuvé la révision générale du plan local d'urbanisme de la commune. Par courrier du 12 décembre 2019, M. B et autres ont formé un recours gracieux à l'encontre de cette délibération en tant qu'elle a classé leurs parcelles en zone Ap, zone à vocation agricole présentant des enjeux paysagers, et en sollicitant leur classement en zone Ub, zone urbanisée correspondant aux extensions du chef-lieu et aux principaux hameaux constitués. Ce recours a été rejeté par une décision du 9 janvier 2020. Par la présente requête, M. B et autres demandent l'annulation de cette délibération du 10 octobre 2019 et de la décision du 9 janvier 2020 rejetant leur recours gracieux.

Sur la recevabilité de l'intervention de M. et Mme H :

2. M. A H et Mme E H en leur qualité d'ayant-droit de Mme I B, décédée le 20 juin 2021, tous deux héritiers de cette dernière, sont recevables dans leur intervention à la présente instance.

Sur les conclusions aux fins d'annulation :

3. En premier lieu, aux termes de l'article R. 123-8 du code de l'environnement : " Le dossier soumis à l'enquête publique comprend les pièces et avis exigés par les législations et réglementations applicables au projet, plan ou programme. / Le dossier comprend au moins : / 1° Lorsqu'ils sont requis :/ a) L'étude d'impact et son résumé non technique, ou l'étude d'impact actualisée dans les conditions prévues par le III de l'article L. 122-1-1, ou le rapport sur les incidences environnementales et son résumé non technique ; / b) Le cas échéant, la décision prise après un examen au cas par cas par l'autorité mentionnée au IV de l'article L. 122-1 ou à l'article L. 122-4 ou, en l'absence d'une telle décision, la mention qu'une décision implicite a été prise, accompagnée pour les projets du formulaire mentionné au II de l'article R. 122-3-1 ; / c) L'avis de l'autorité environnementale mentionné au III de l'article L. 122-1, le cas échéant, au III de l'article L. 122-1-1, à l'article L. 122-7 du présent code ou à l'article L. 104-6 du code de l'urbanisme, ainsi que la réponse écrite du maître d'ouvrage à l'avis de l'autorité environnementale ; / 2° En l'absence d'évaluation environnementale le cas échéant, la décision prise après un examen au cas par cas ne soumettant pas le projet, plan ou programme à évaluation environnementale et, lorsqu'elle est requise, l'étude d'incidence environnementale mentionnée à l'article L. 181-8 et son résumé non technique, une note de présentation précisant les coordonnées du maître d'ouvrage ou de la personne publique responsable du projet, plan ou programme, l'objet de l'enquête, les caractéristiques les plus importantes du projet, plan ou programme et présentant un résumé des principales raisons pour lesquelles, notamment du point de vue de l'environnement, le projet, plan ou programme soumis à enquête a été retenu ; / 3° La mention des textes qui régissent l'enquête publique en cause et l'indication de la façon dont cette enquête s'insère dans la procédure administrative relative au projet, plan ou programme considéré, ainsi que la ou les décisions pouvant être adoptées au terme de l'enquête et les autorités compétentes pour prendre la décision d'autorisation ou d'approbation ; / 4° Lorsqu'ils sont rendus obligatoires par un texte législatif ou réglementaire préalablement à l'ouverture de l'enquête, les avis émis sur le projet plan, ou programme ; / 5° Le bilan de la procédure de débat public organisée dans les conditions définies aux articles L. 121-8 à L. 121-15, de la concertation préalable définie à l'article L. 121-16 ou de toute autre procédure prévue par les textes en vigueur permettant au public de participer effectivement au processus de décision. Il comprend également l'acte prévu à l'article L. 121-13 ainsi que, le cas échéant, le rapport final prévu à l'article L. 121-16-2. Lorsque aucun débat public ou lorsque aucune concertation préalable n'a eu lieu, le dossier le mentionne ; / 6° La mention des autres autorisations nécessaires pour réaliser le projet dont le ou les maîtres d'ouvrage ont connaissance ; / 7° Le cas échéant, la mention que le projet fait l'objet d'une évaluation transfrontalière de ses incidences sur l'environnement en application de l'article R. 122-10 ou des consultations avec un Etat frontalier membre de l'Union européenne ou partie à la Convention du 25 février 1991 signée à Espoo prévues à l'article R. 515-85. / L'autorité administrative compétente disjoint du dossier soumis à l'enquête et aux consultations prévues ci-après les informations dont la divulgation est susceptible de porter atteinte aux intérêts mentionnés au I de l'article L. 124-4 et au II de l'article L. 124-5. ".

4. En l'espèce, les requérants soutiennent brièvement " qu'il ressort de la liste des pièces composant le dossier mis à disposition du public qu'il comprenait les projets de documents composant le PLU à savoir le rapport de présentation, le règlement mais pas les documents listés aux termes de l'article R. 123-8 ". Toutefois, il ressort des pièces du dossier que le dossier soumis à enquête publique n'avait pas à comporter de note de présentation précisant les coordonnées du maître d'ouvrage ou de la personne publique responsable du projet de plan local d'urbanisme dès lors que le projet de plan local d'urbanisme a été soumis à évaluation environnementale. Ensuite, il ressort du rapport d'enquête du commissaire-enquêteur que le dossier soumis à l'enquête publique comprenait, notamment, l'arrêté du maire de Lucinges du 29 avril 2019 prescrivant l'enquête publique qui mentionne avec suffisamment de précision les textes qui la régissent ainsi que la façon dont cette enquête s'insère dans la procédure administrative. En outre, le dossier comportait la délibération du 7 février 2019 du conseil municipal arrêtant le projet de plan local d'urbanisme et tirant le bilan de la concertation. Dans ces conditions, les requérants, qui n'ont d'ailleurs pas répliqué au mémoire de la commune, n'établissent pas que le dossier d'enquête publique était incomplet au regard des exigences réglementaires citées au point précédent. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article R. 123-8 du code de l'environnement doit être écarté.

5. En deuxième lieu, en soutenant qu'il appartient à la commune, d'une part, de justifier de ce que l'arrêté prescrivant l'enquête publique a respecté les prescriptions de l'article R. 123-13 du code de l'environnement, et, d'autre part, que les avis publiés et prévus par les dispositions de l'article R. 123-14 de ce code sont complets, les requérants, qui doivent être regardés comme invoquant la méconnaissance respectivement des articles R. 123-9 et R. 123-11 du même code, ne mettent ainsi pas à même le tribunal de se prononcer sur le bien-fondé du moyen qu'ils invoquent. En conséquence, le moyen doit être écarté comme non assorti des précisions suffisantes permettant d'en apprécier le bien-fondé.

6. En troisième lieu, aux termes de l'article R. 113-1 du code de l'urbanisme : " Le maire ou le président de l'établissement public de coopération intercommunale informe le Centre national de la propriété forestière des décisions prescrivant l'établissement du plan local d'urbanisme ou du document d'urbanisme en tenant lieu, ainsi que de classements d'espaces boisés intervenus en application de l'article L. 113-1. "

7. En soutenant qu'il ne ressort pas des pièces du dossier que l'information prévues par l'article R. 130-20 devenu l'article R. 113-1 du code de l'urbanisme a bien été donnée au centre national de la propriété forestière, M. B et autres, qui ne développent pas leur moyen, ne mettent pas à même le tribunal d'en apprécier le bien-fondé. En tout état de cause, il ressort du rapport du commissaire-enquêteur du 25 juillet 2019 que le centre régional de la propriété forestière a bien été consulté. Dans ces conditions, le moyen tiré de la méconnaissance de ces dispositions doit être écarté.

8. En dernier lieu, aux termes de l'article L. 151-5 du code de l'urbanisme, le projet d'aménagement et de développement durables du plan local d'urbanisme définit notamment : " Les orientations générales des politiques d'aménagement, d'équipement, d'urbanisme, de paysage, de protection des espaces naturels, agricoles et forestiers, et de préservation ou de remise en bon état des continuités écologiques " et " fixe des objectifs chiffrés de modération de la consommation de l'espace et de lutte contre l'étalement urbain ". En vertu de l'article L. 151-9 du même code : " Le règlement délimite les zones urbaines ou à urbaniser et les zones naturelles ou agricoles et forestières à protéger. / Il peut préciser l'affectation des sols selon les usages principaux qui peuvent en être faits ou la nature des activités qui peuvent y être exercées et également prévoir l'interdiction de construire. / Il peut définir, en fonction des situations locales, les règles concernant la destination et la nature des constructions autorisées ". Aux termes de l'article R. 151-22 du code de l'urbanisme : " Les zones agricoles sont dites " zones A ". Peuvent être classés en zone agricole les secteurs de la commune, équipés ou non, à protéger en raison du potentiel agronomique, biologique ou économique des terres agricoles ".

9. Il résulte des articles L. 151-5, L. 151-9 et R. 151-22 du code de l'urbanisme qu'une zone agricole, dite "zone A", du plan local d'urbanisme a vocation à couvrir, en cohérence avec les orientations générales et les objectifs du projet d'aménagement et de développement durables, un secteur, équipé ou non, à protéger en raison du potentiel agronomique, biologique ou économique des terres agricoles.

10. Il appartient aux auteurs d'un plan local d'urbanisme de déterminer le parti d'aménagement à retenir pour le territoire concerné par le plan, en tenant compte de la situation existante et des perspectives d'avenir, et de fixer en conséquence le zonage et les possibilités de construction. Leur appréciation sur ces différents points ne peut être censurée par le juge administratif qu'au cas où elle serait entachée d'une erreur manifeste ou fondée sur des faits matériellement inexacts.

11. En l'espèce, les requérants soutiennent que le classement par la délibération litigieuse de leurs parcelles, cadastrées section C n°s 2106, 2107, 2110 et 2111, en zone Ap, zone à vocation agricole présentant des enjeux paysagers, est entaché d'erreur manifeste d'appréciation et d'erreur de droit. Selon le rapport de présentation, cette zone Ap est une zone à enjeux paysagers et " correspond à des ouvertures visuelles à préserver, à des coupures paysagères ainsi qu'à des corridors écologiques locaux. Afin de préserver la fonctionnalité de ces espaces, toute nouvelle construction est interdite, peu importe la destination et la sous-destination. ". En l'espèce, les parcelles des requérants, vierges de toute construction, si elles sont situées au sein du hameau " Chez Veluz " et bordées sur de deux de leurs côtés par des parcelles construites, elles s'ouvrent sur une vaste zone agricole au Nord-Est. Selon l'orientation " 1.3. Modérer la consommation foncière " du PADD de la commune, si ce hameau " Chez Veluz " avait initialement une vocation agricole, il a été marqué par un phénomène d'étalement urbain engendrant des " problématiques de consommation spatiale (dispersion de l'habitat, mitage, ) mais également de gestion des déplacements (gabarit des voies non adapté à la densification des hameaux) ". A cet égard, afin de modérer la consommation foncière, le PADD prévoit d'urbaniser " en priorité les dents creuses, de centrer le développement urbain autour du cœur du village afin de conforter l'effet de centralité et d'optimiser les réseaux existants (assainissement mais également réseau de chaleur) et de modérer le développement des hameaux tout en permettant au bâti existant d'évoluer (extension et création d'annexes) ". Dans ces conditions, le classement de ces parcelles, bien que situées au sein du hameau " Chez Veluz " est cohérent, avec les objectifs du PADD. Par ailleurs, si un classement en zone Ub, zone urbanisée correspondant aux extensions du chef-lieu et aux principaux hameaux constitués, avait été maintenu dans un premier temps dans le projet de PLU, tant les personnes publiques consultées que le commissaire-enquêteur ont toutefois relevé la nécessité de classer ces parcelles en zone agricole. Ainsi, compte tenu parti d'aménagement retenu par la commune de Lucinges et de la localisation des parcelles des requérants, le classement en zone Ap, zone à vocation agricole présentant des enjeux paysagers, ne peut être regardé comme entaché d'une erreur manifeste d'appréciation ou d'une erreur de droit. Enfin, il est de la nature de toute réglementation d'urbanisme de distinguer des zones où les possibilités de construire sont différentes. Si les requérants font valoir que des parcelles voisines n'ont pas bénéficié d'un tel classement alors qu'elles présentent des caractéristiques identiques, le classement litigieux, qui ne repose pas sur une appréciation manifestement erronée ainsi qu'il vient d'être dit, ne caractérise pas l'existence d'une discrimination illégale. Par suite, le moyen tiré de ce que le classement des parcelles, cadastrées section C n°s 2106, 2107, 2110 et 2111, en zone Ap est entaché d'erreur manifeste d'appréciation et d'erreur de droit ne peut qu'être écarté.

12. Il résulte de ce qui précède que les conclusions présentées par M. B et autres tendant à l'annulation de la délibération du 10 octobre 2019 par laquelle le conseil municipal de Lucinges a approuvé la révision du plan local d'urbanisme de la commune ainsi que, par voie de conséquence, de la décision du 9 janvier 2020 doivent être rejetées.

Sur les conclusions relatives aux frais d'instance :

13. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Lucinges, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, une somme au titre des frais exposés par M. B et autres et non compris dans les dépens. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de M. B et autres la somme que demande la commune de Lucinges au titre de ces mêmes dispositions.

D E C I D E :

Article 1er : L'intervention de M. et Mme H est admise.

Article 2 : La requête de M. B et autres est rejetée.

Article 3 : Les conclusions des parties présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. C B en application des dispositions de l'article R. 751-3 du code de justice administrative et à la commune de Lucinges.

Délibéré après l'audience du 28 novembre 2022, à laquelle siégeaient :

Mme Jourdan, présidente,

Mme Barriol, première conseillère,

Mme Beauverger, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 décembre 2022.

La rapporteure,

P. G

La présidente,

D. JOURDAN La greffière,

C. JASSERAND

La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Savoie en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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