vendredi 8 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2001631 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | ADP AFFAIRES DROIT PUBLIC IMMOBILIER |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 12 mars 2020, M. et Mme C et B E demandent au tribunal d'annuler la délibération n° 19-170 du 19 décembre 2019 par laquelle le conseil communautaire de la communauté de communes Cœur de Chartreuse a approuvé le plan local d'urbanisme intercommunal tenant lieu de programme local de l'habitat et valant schéma de cohérence territoriale, en tant qu'il classe partiellement la parcelle cadastrée section B n° 362 située sur le territoire de la commune de La Bauche en zone agricole.
M. et Mme E soutiennent que :
- le classement de leur parcelle B n° 362 est entaché d'erreur manifeste d'appréciation dès lors qu'elle n'a plus de vocation agricole depuis plusieurs décennies, qu'elle est desservie par la voie publique et par les réseaux et que, de faible superficie, elle est l'accessoire de leur parcelle voisine sur laquelle est édifiée leur maison d'habitation, construite en limite des deux parcelles ;
- le classement de la parcelle B n° 362 en zone agricole méconnait les normes supérieures ;
- il méconnait le principe d'égalité de traitement eu égard au classement en zone constructible de parcelles voisines aux caractéristiques similaires, voire moins propices à un tel classement ;
- ce classement est contraire à l'objectif de densification urbaine du PLUi ; de même, il fait obstacle à l'objectif tendant à développer l'offre d'hébergement touristique consistant en des structures légères ;
- le motif selon lequel le classement en zone agricole de la parcelle serait justifié par le souci " d'éviter toute construction d'une nouvelle maison d'habitation à flanc de coteau en deuxième rideau par rapport aux constructions existantes en préservant la silhouette des hameaux existants ", ainsi que le président de la communauté de communes Cœur de Chartreuse leur a opposé, est entaché d'inexactitude matérielle.
Par un mémoire en défense enregistré le 1er février 2021, la communauté de communes Cœur de Chartreuse, représentée par la société d'avocats Affaires Droit public Immobilier, conclut au rejet de la requête et demande qu'il soit mis à la charge des requérants la somme de
3000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
La communauté de communes Cœur de Chartreuse fait valoir que les moyens invoqués dans la requête sont infondés.
Par une lettre du 28 septembre 2021, les parties ont été informées qu'en application des dispositions de l'article R. 611-11-1 du code de justice administrative, l'instruction est susceptible d'être close le 9 novembre 2021, par l'émission d'une ordonnance de clôture ou d'un avis d'audience, sans information préalable.
La clôture immédiate de l'instruction a été prononcée par une ordonnance du 31 janvier 2022.
Vu :
- la délibération attaquée et les autres pièces du dossier ;
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 16 juin 2022 :
- le rapport de Mme D,
- les conclusions de Mme A,
- et les observations de Me Metzger, pour la communauté de communes Cœur de Chartreuse.
Considérant ce qui suit :
1. La communauté de communes Cœur de Chartreuse regroupe 17 communes, dont La Bauche. M. et Mme C et B E sont propriétaires de deux parcelles cadastrées section B n° 362 et B n° 363, situées dans le hameau " Le Couvent " sur le territoire de la commune de La Bauche. Par délibération n° 19-170 du 19 décembre 2019, le conseil communautaire de la communauté de communes Cœur de Chartreuse a approuvé le plan local d'urbanisme intercommunal tenant lieu de programme local de l'habitat et valant schéma de cohérence territoriale (PLUi-H valant SCoT). Aux termes du règlement du PLUi, la parcelle n° 362 a été pour partie classée en zone agricole. Dans la présente instance, M. et Mme E demandent l'annulation de la délibération du 19 décembre 2019, en tant que leur parcelle n'a pas été classée intégralement en zone constructible.
Sur les conclusions en annulation :
En ce qui concerne la " conformité " du PLUi avec les normes supérieures :
2. Le moyen tiré de ce que la délibération attaquée ne serait pas conforme aux normes supérieures applicables en matière d'urbanisme n'est pas assorti des précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé. Par suite, il doit être écarté.
En ce qui concerne la cohérence entre le classement et les objectifs du projet d'aménagement et de développement durables :
3. L'article L. 151-5 du code de l'urbanisme, dans sa version applicable, dispose que : " Le projet d'aménagement et de développement durables définit : 1° Les orientations générales des politiques d'aménagement, d'équipement, d'urbanisme, de paysage, de protection des espaces naturels, agricoles et forestiers, et de préservation ou de remise en bon état des continuités écologiques ; 2° Les orientations générales concernant l'habitat, les transports et les déplacements, les réseaux d'énergie, le développement des communications numériques, l'équipement commercial, le développement économique et les loisirs, retenues pour l'ensemble de l'établissement public de coopération intercommunale ou de la commune. / Il fixe des objectifs chiffrés de modération de la consommation de l'espace et de lutte contre l'étalement urbain. / Il peut prendre en compte les spécificités des anciennes communes, notamment paysagères, architecturales, patrimoniales et environnementales, lorsqu'il existe une ou plusieurs communes nouvelles. ". Aux termes de l'article L. 151-8 du même code : " Le règlement fixe, en cohérence avec le projet d'aménagement et de développement durables, les règles générales et les servitudes d'utilisation des sols permettant d'atteindre les objectifs mentionnés aux articles L. 101-1 à L. 101-3. ".
4. Pour apprécier la cohérence ainsi exigée au sein du plan local d'urbanisme entre le règlement et le projet d'aménagement et de développement durables (PADD), il appartient au juge administratif de rechercher, dans le cadre d'une analyse globale le conduisant à se placer à l'échelle du territoire couvert par le document d'urbanisme, si le règlement ne contrarie pas les orientations générales et objectifs que les auteurs du document ont définis dans le projet d'aménagement et de développement durables, compte tenu de leur degré de précision. Par suite, l'inadéquation d'une disposition du règlement du plan local d'urbanisme à une orientation ou un objectif du projet d'aménagement et de développement durables ne suffit pas nécessairement, compte tenu de l'existence d'autres orientations ou objectifs au sein de ce projet, à caractériser une incohérence entre ce règlement et ce projet.
5. Les requérants soutiennent que le classement d'une partie de la parcelle litigieuse en zone A est contraire à l'objectif de densification urbaine du PLUi, dès lors que leur parcelle n° 363 et l'autre partie de la parcelle 362, qui sont attenantes, sont classées en zone UB1. De même, ce classement fait obstacle, selon eux, à l'objectif tendant à développer l'offre d'hébergement touristique consistant en des structures légères.
6. S'il est vrai, d'une part, que parmi les objectifs du PADD, figurent l'orientation n° 2 " Organiser le développement structuré et cohérent d'un territoire interconnecté " et notamment l'orientation n° 15 " Conforter le développement urbain et villageois en s'appuyant sur la trame paysagère et fonctionnelle de territoire " et l'orientation n° 16 " Répartir le développement démographique de manière harmonieuse et cohérente entre les différentes entités du territoire autour d'une armature à quatre échelons. " (la commune de La Bauche constituant l'échelon 4 " Pôles villageois "), le livret communal qui assure la déclinaison du PADD sur le territoire communal précise que l'urbanisation doit être " contenue et limitée en cohérence avec les objectifs territorialisés du programme d'orientation et d'action en faveur du logement et la volonté de contenir l'étalement urbain ". Pour la commune de La Bauche, il a été décidé de ne pas permettre " l'urbanisation en " deuxième ligne ", susceptible d'engendrer des extensions de voiries. Pour cette raison certains grands jardins ont été partiellement classés en zone naturelle ou agricole ". En revanche, 4 tènements ont été retenus pour permettre l'extension du foncier, sur le Chef-lieu, autour de la Mairie et du Château. Ainsi, si le PADD a pour objectif de recentrer l'urbanisation autour des pôles existants, la parcelle n° 362 de M. et Mme E, qui se trouve en " deuxième ligne " par rapport à leur parcelle n° 363, ne figure pas parmi les zones que les auteurs de PLUi ont entendu densifier. 7. D'autre part, si le PADD a également retenu l'orientation n° 35 visant à " Consolider l'attractivité du territoire pour devenir une destination touristique de séjour ", en permettant notamment " le développement d'une offre d'hébergement diffuse et variée, en adéquation avec l'image d'un " slow tourisme " / tourisme nature (.) ", cette orientation s'est traduite dans la partie réglementaire du PLUi par la création d'une zone Nlt (" zone naturelle destinée aux habitations légères de loisirs ") qui concerne, sur le territoire de la commune de La Bauche, deux secteurs, le projet de camping municipal en extension du parc du Château et le projet d'hébergements à l'Est du Château. Ces deux secteurs sont distincts de la parcelle B n° 362. Ainsi la parcelle de M. et Mme E n'a pas vocation, dans le PLUi, à devenir une " zone naturelle destinée aux habitations légères de loisirs ".
7. Enfin, il ressort des pièces du dossier que le PADD, qui doit être apprécié dans sa globalité, s'est fixé également comme orientation n° 1 " Valoriser l'identité naturelle et culturelle chartrousine ", déclinée notamment par les orientations n° 6 : " Favoriser le maintien et l'évolution de l'agriculture en Chartreuse " et n° 7 tendant à " Préserver et valoriser des espaces agricoles pour leur rôle d'aménageur du territoire ".
8. Par suite, le classement de la parcelle B n° 362 pour partie en zone A qui s'ouvre sur une vaste zone agricole n'est pas incohérent avec les objectifs du PADD.
En ce qui concerne l'inexactitude matérielle et l'erreur manifeste d'appréciation :
9. D'une part, aux termes de l'article R. 151-22 du code de l'urbanisme : " Les zones agricoles sont dites " zones A ". Peuvent être classés en zone agricole les secteurs de la commune, équipés ou non, à protéger en raison du potentiel agronomique, biologique ou économique des terres agricoles. ".
10. Il résulte de ces dispositions qu'une zone agricole, dite " zone A ", du plan local d'urbanisme a vocation à couvrir, en cohérence avec les orientations générales et les objectifs du projet d'aménagement et de développement durables, un secteur, équipé ou non, à protéger en raison du potentiel agronomique, biologique ou économique des terres agricoles.
11. D'autre part, il appartient aux auteurs d'un plan local d'urbanisme de définir des zones urbaines normalement constructibles et des zones dans lesquelles les constructions peuvent être limitées ou interdites. Ils ne sont pas liés par les modalités existantes d'utilisation du sol dont ils peuvent prévoir la modification dans l'intérêt de l'urbanisme ou par la qualification juridique qui a pu être reconnue antérieurement à certaines zones sur le fondement d'une réglementation d'urbanisme différente. L'appréciation à laquelle ils se livrent ne peut être discutée devant le juge de l'excès de pouvoir que si elle repose sur des faits matériellement inexacts, si elle est entachée d'erreur manifeste ou de détournement de pouvoir.
12. Les requérants soutiennent que les auteurs de PLUi se sont mépris en classant leur parcelle en zone agricole alors que, dans l'ancien plan local d'urbanisme communal, la parcelle B n° 362 était intégralement classée en Ua, qu'elle n'a pas fait l'objet d'une activité agricole depuis 37 ans, qu'elle est attenante à la parcelle B n° 363, qui est bâtie, et sur laquelle se trouve leur résidence principale, classée en zone UB1, qu'elle est accessible de la route départementale, que son classement en zone agricole ne permet plus les usages qui sont actuellement les siens, notamment être à la fois un jardin d'agrément, mais également en fond de parcelle, le lieu d'assainissement, d'épendage, d'évacuation des eaux pluviables et d'emplacement de la citerne à gaz de leur maison d'habitation, et que, eu égard à sa faible superficie de 473 m² (en zone agricole) et à la forte déclivinité avec la parcelle B n° 353 agricole voisine, aucune activité ou exploitation agricole ne peut y être exercée.
13. Toutefois et en premier lieu, les requérants ne peuvent pas utilement se prévaloir du classement précédent de cette partie de la parcelle en zone Ua dans le plan local d'urbanisme de la commune de La Bauge, dès lors qu'il n'existe aucun droit au maintien du classement antérieur de cette parcelle.
14. En deuxième lieu, il ressort des pièces du dossier que la parcelle B n° 362, bien que directement desservie par une voie publique, est vierge de toute construction, est enclavée et que, si elle se situe en limite de la zone urbanisée, la partie litigieuse de la parcelle est entourée sur trois de ses côtés de parcelles classées en zone agricole, débouchant sur une vaste zone agricole, comme il a été dit au point 8. La circonstance qu'elle soit désormais classée en zone agricole ne contraint pas à une exploitation agricole et si son classement limite sa constructibilité, dans les conditions fixées par la partie réglementaire du PLUi, il ne fait pas obstacle à ce que les requérants continuent d'utiliser leur parcelle comme ils le font jusqu'à présent. En outre, sa modeste superficie, tout comme la circonstance que la parcelle voisine B n° 353 soit située dans son prolongement avec un dénivellé, sont sans incidence sur son classement en zone agricole.
15. En dernier lieu, si les requérants soutiennent que le président de la communauté de communes Cœur de Chartreuse leur a inexactement précisé que le classement de leur parcelle en zone agricole est justifié par le souci d'éviter toute construction d'une nouvelle maison d'habitation à flanc de côteau en deuxième rideau par rapport aux constructions existantes, en préservant la silhouette des hameaux existants, alors que selon eux des maisons voisines ont été édifiées en deuxième rideau et à flanc de côteau, il ressort des pièces du dossier que les parcelles voisines n° 556, n° 557, n° 561, n° 559 et n° 560 ont été partiellement classées en zone UB1, incluant notamment les constructions, et en zone agricole, selon une ligne parallèle à la ligne qui coupe leur propre parcelle en deux zones, au plus près des constructions édifiées sur les parcelles n° 558 et n° 559. La circonstance que la ligne de partage entre les zones UB1 et A, d'une part, et la ligne délimitant le côteau (apparaissant en hachuré vert sur le plan de zonage) d'autre part, ne se superposent pas, n'est pas de nature à entacher d'inexactitude le classement de leur parcelle.
16. Dans ces conditions, la délibération attaquée n'est pas entachée d'inexactitude matérielle, ni d'erreur manifeste d'appréciation en tant qu'elle classe la parcelle litigieuse pour partie en zone agricole.
En ce qui concerne l'atteinte au principe d'égalité :
17. Il est de la nature de toute réglementation d'urbanisme de distinguer des zones où les possibilités de construire sont différentes, ainsi que des zones inconstructibles. Dès lors que cette délimitation effectuée dans un plan local d'urbanisme ne repose pas sur une appréciation manifestement erronée, elle ne porte pas d'atteinte illégale au principe d'égalité des citoyens devant la loi. En l'espèce, en l'absence d'erreur manifeste d'appréciation entachant le classement de la parcelle dont les requérants sont propriétaires, ils ne sont pas fondés à soutenir que d'autres parcelles voisines et comparables, voire moins favorables puisque situées plus en retrait du secteur urbanisé que leur parcelle, en particulier les parcelles n° 557, n° 558, n° 561 et n° 559, ont été classées, pour partie, en zone UB1. Il y a donc lieu d'écarter le moyen tiré de la rupture d'égalité des citoyens devant la loi.
18. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions en annulation doivent être rejetées.
Sur les frais liés à l'instance :
19. Dans les circonstances de l'espèce, M. et Mme E verseront la somme de 1 500 euros à la communauté de communes Cœur de Chartreuse en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. et Mme E est rejetée.
Article 2 : M. et Mme E verseront la somme de 1 500 euros à la communauté de communes Cœur de Chartreuse en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le surplus des conclusions présentées par la communauté de communes Cœur de Chartreuse est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. et Mme C et B E et à la communauté de communes Cœur de Chartreuse.
Délibéré après l'audience du 16 juin 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Paquet, présidente,
Mme Letellier, première conseillère,
M. Hamdouch, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe, le 8 juillet 2022.
La rapporteure,
C. D
La présidente,
D. PAQUET
La greffière,
V. JOLY
La République mande et ordonne au préfet de l'Isère en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
2
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026