vendredi 7 avril 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2001799 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 7ème Chambre |
| Avocat requérant | SCP FROMONT BRIENS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 19 mars 2020, la SASU Intermarché Logistique Alimentaire International (ITM LAI), représentée par la SCP Fromont Briens, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision de la ministre du travail en date du 20 janvier 2020 par laquelle elle a refusé d'autoriser le licenciement pour motif économique de Mme A ;
2°) de rétablir la décision du 20 mai 2019 par laquelle l'inspecteur du travail a autorisé le licenciement de Mme A ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la décision attaquée est insuffisamment motivée ;
- l'inspecteur du travail a régulièrement apprécié la réalité du motif économique et la nécessité pour la société de sauvegarder sa compétitivité ;
- la ministre du travail s'est abstenue d'analyser la compétitivité de son secteur d'activité ;
- l'inspecteur du travail n'a pas méconnu le principe du contradictoire lors de l'examen de la demande de licenciement de Mme A ;
- la décision attaquée est entachée d'un vice de procédure tiré de la méconnaissance du principe du contradictoire ;
- les arguments soulevés par Mme A quant à l'absence de motif économique de son licenciement et l'absence de proposition de reclassement ne sont pas fondés.
Par un mémoire en défense enregistré le 2 juillet 2020, la ministre du travail conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que les moyens soulevés par la société ITM LAI ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 22 décembre 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 6 janvier 2023.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code du travail ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Heintz, premier conseiller,
- les conclusions de Mme Brenner Adanlété, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A, employée par la SASU Intermarché Logistique Alimentaire International (ITM LAI) en vertu d'un contrat de travail à durée indéterminée, occupait en dernier lieu le poste d'approvisionneur et exerçait par ailleurs le mandat de membre du comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail. Son employeur a sollicité, par courrier du 25 mars 2019, auprès de l'inspection du travail l'autorisation de la licencier pour motif économique. Par une décision du 20 mai 2019, l'inspecteur du travail de la Drôme a autorisé ce licenciement. Mme A a formé le 13 juin 2019 un recours hiérarchique à l'encontre de cette décision devant la ministre du travail. Par décision expresse du 20 janvier 2020, la ministre du travail a retiré la décision implicite de rejet qui était née le 14 octobre 2019 du silence qu'elle avait gardé sur ce recours hiérarchique, a annulé la décision de l'inspecteur du travail du 20 mai 2019 et a refusé d'autoriser le licenciement de l'intéressée. Par sa requête, la société ITM LAI demande au tribunal d'annuler la décision de la ministre du 20 janvier 2020.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, la société ITM LAI soutient que la décision de la ministre du travail du 20 janvier 2020 ne serait pas suffisamment motivée en ce qu'elle ne mentionnerait aucun motif de droit sur le fondement duquel l'autorisation de licenciement de Mme A a été refusée, ni aucune analyse quant aux contraintes d'organisation qui menaçaient sa compétitivité. Toutefois, la décision attaquée vise les articles du code du travail sur lesquels elle se fonde, notamment les articles L. 2411-1 et suivants. Elle expose aussi les faits qui ont conduit la ministre à considérer que la cause économique alléguée à l'appui de la demande d'autorisation de licenciement n'était pas établie. Ainsi, elle comporte les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de la décision en litige doit être écarté.
3. En deuxième lieu, aux termes des dispositions de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Exception faite des cas où il est statué sur une demande, les décisions individuelles qui doivent être motivées en application de l'article L. 211-2 () sont soumises au respect d'une procédure contradictoire préalable ". Aux termes de l'article L. 122-1 du même code, ces décisions " n'interviennent qu'après que la personne intéressée a été mise à même de présenter des observations écrites et, le cas échéant, sur sa demande, des observations orales ". Il résulte de ces dispositions qu'il appartient à l'autorité administrative compétente pour adopter une décision individuelle entrant dans leur champ de mettre elle-même la personne intéressée en mesure de présenter des observations. Il en va de même, à l'égard du bénéficiaire d'une décision, lorsque l'administration est saisie par un tiers d'un recours gracieux ou hiérarchique contre cette décision. Ainsi, le ministre chargé du travail, saisi sur le fondement des dispositions de l'article R. 2422-1 du code du travail, d'un recours contre une décision autorisant ou refusant d'autoriser le licenciement d'un salarié protégé, doit mettre le tiers au profit duquel la décision contestée a créé des droits - à savoir, respectivement, l'employeur ou le salarié protégé - à même de présenter ses observations, notamment par la communication de l'ensemble des éléments sur lesquels le ministre entend fonder sa décision.
4. En l'espèce, à la suite du recours hiérarchique présenté par Mme A contre la décision de l'inspecteur du travail autorisant son licenciement, la ministre du travail a diligenté une nouvelle enquête contradictoire. Il ressort des pièces du dossier que, dans ce cadre, la société ITM LAI a reçu par courrier du 1er août 2019 une copie du recours hiérarchique et de ses pièces annexes, auquel elle a répondu par un courriel du 24 septembre 2019. Il ressort également des pièces du dossier que les représentants de la société ont été entendus, le 11 septembre 2019, par l'inspecteur du travail en charge de la contre-enquête. Enfin, par un courrier du 20 décembre 2019, la ministre du travail a informé la société requérante qu'elle envisageait d'annuler la décision de l'inspecteur du travail et de refuser le licenciement sollicité et l'a invitée, si elle l'estimait nécessaire, à présenter des observations. Dans ces circonstances, le moyen tiré de la méconnaissance du principe du contradictoire doit être écarté.
5. En troisième lieu, à supposer que la société ITM LAI soutienne que les motifs retenus par la ministre du travail pour annuler la décision de l'inspecteur du travail seraient entachés d'illégalité, elle ne conteste pas le motif tiré de ce que l'inspecteur du travail a méconnu l'étendue de son office en se fondant seulement sur l'existence d'un plan de sauvegarde de l'emploi pour établir la réalité de la cause économique du licenciement demandé. Dès lors que ce motif suffisait à fonder l'annulation de la décision de l'inspecteur du travail, les moyens tirés de ce que cette dernière n'était ni entachée d'un vice de procédure, ni d'une erreur d'appréciation quant au motif économique du licenciement, ne peuvent, en tout état de cause, qu'être écartés.
6. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 1233-3 du code du travail : " Constitue un licenciement pour motif économique le licenciement effectué par un employeur pour un ou plusieurs motifs non inhérents à la personne du salarié résultant d'une suppression ou transformation d'emploi ou d'une modification, refusée par le salarié, d'un élément essentiel du contrat de travail, consécutives notamment : / 1° A des difficultés économiques caractérisées soit par l'évolution significative d'au moins un indicateur économique tel qu'une baisse des commandes ou du chiffre d'affaires, des pertes d'exploitation ou une dégradation de la trésorerie ou de l'excédent brut d'exploitation, soit par tout autre élément de nature à justifier de ces difficultés. () / 2° A des mutations technologiques ; / 3° A une réorganisation de l'entreprise nécessaire à la sauvegarde de sa compétitivité ; () / Les difficultés économiques, les mutations technologiques ou la nécessité de sauvegarder la compétitivité de l'entreprise s'apprécient au niveau de cette entreprise si elle n'appartient pas à un groupe et, dans le cas contraire, au niveau du secteur d'activité commun à cette entreprise et aux entreprises du groupe auquel elle appartient, établies sur le territoire national, sauf fraude () ".
7. En vertu des dispositions du code du travail, le licenciement des salariés qui bénéficient d'une protection exceptionnelle dans l'intérêt de l'ensemble des travailleurs qu'ils représentent, ne peut intervenir que sur autorisation de l'inspecteur du travail. Lorsque le licenciement d'un de ces salariés est envisagé, ce licenciement ne doit pas être en rapport avec les fonctions représentatives normalement exercées ou l'appartenance syndicale de l'intéressé. Dans le cas où la demande de licenciement est fondée sur un motif de caractère économique, il appartient à l'inspecteur du travail et, le cas échéant, au ministre, de rechercher, sous le contrôle du juge de l'excès de pouvoir, si la situation de l'entreprise justifie le licenciement du salarié, en tenant compte notamment de la nécessité des réductions envisagées d'effectifs et de la possibilité d'assurer le reclassement du salarié dans l'entreprise ou au sein du groupe auquel appartient cette dernière. Pour apprécier la réalité des motifs économiques allégués à l'appui d'une demande d'autorisation de licenciement d'un salarié protégé présentée par une société qui fait partie d'un groupe, l'autorité administrative est tenue de faire porter son examen sur la situation économique de l'ensemble des sociétés du groupe intervenant dans le même secteur d'activité que la société en cause.
8. Lorsque le juge administratif est saisi d'un litige portant sur la légalité de la décision par laquelle l'autorité administrative a autorisé le licenciement d'un salarié protégé pour un motif économique ou a refusé de l'autoriser pour le motif tiré de ce que les difficultés économiques invoquées ne sont pas établies et qu'il se prononce sur le moyen tiré de ce que l'administration a inexactement apprécié le motif économique, il lui appartient de contrôler le bien-fondé de ce motif économique en examinant la situation de l'ensemble des entreprises du groupe intervenant dans le même secteur d'activité dans les conditions mentionnées au point précédent.
9. La société ITM LAI fait valoir que la ministre du travail a commis une erreur d'appréciation dans le périmètre du contrôle de la réalité du motif économique qu'elle a exercé. Il ressort des pièces du dossier que la société requérante a pour activité l'approvisionnement alimentaire des magasins appartenant au groupement " Les Mousquetaires ", dont les enseignes " Intermarché " et " Netto " font notamment parties. Il est constant que la logistique alimentaire constitue un secteur d'activité distinct de celui de la production et de la distribution des biens commercialisés par les enseignes du groupe " Les Mousquetaires ". Dès lors, comme l'a également considéré la ministre dans sa décision du 20 janvier 2020 conformément aux dispositions précitées de l'article L. 1233-3 du code du travail, le secteur d'activité en cause ne doit être apprécié qu'à l'échelle de la seule activité de logistique à vocation alimentaire et non à celle du groupe. Toutefois, pour considérer que la société ITM LAI ne démontrait pas l'existence d'une menace avérée pesant sur sa compétitivité, la ministre s'est fondée sur la circonstance que " le groupement Les Mousquetaires connaît des gains de parts de marché continu depuis 2016 ayant pour conséquence une augmentation du volume et donc des besoins logistiques ", que depuis 2012 son chiffre d'affaires est structurellement en croissance et qu'il a atteint son niveau le plus haut de parts de marché en 2018, enfin que les enseignes du groupe affichent une croissance en 2018 de plus de 5,89 %. Dans ces conditions, la requérante est fondée à soutenir que la ministre du travail a fait une inexacte application des dispositions précitées de l'article L. 1233-3 du code du travail en appréciant les difficultés économiques de la société ITM LAI à l'échelle non pas du seul secteur d'activité de la logistique alimentaire mais de l'ensemble du groupe " Les Mousquetaires ".
10. Cependant, il ressort des pièces du dossier que le groupe " Les Mousquetaires " a adopté un plan de développement qui avait pour objectif que l'enseigne enregistre une croissance de 16 % des parts de marché à l'horizon 2020. Ce document, qui se décline en plusieurs axes, comporte notamment un plan d'optimisation des approvisionnements et des flux alimentaires gérés par la société ITM LAI, seule société du groupe en charge de la logistique alimentaire. A ce titre, cette société a élaboré en 2013 un plan de transformation logistique, consistant notamment en la création de bases logistiques rassemblant les produits alimentaires secs, frais et gel et disposant d'un meilleur positionnement géographique, dont l'objectif était d'assurer la pérennité de la société dans un contexte réglementaire plus exigeant et en raison de l'augmentation du coût du transport, de l'augmentation des produits référencés et de l'obsolescence du parc immobilier. Un avenant à ce plan, établi le 9 juillet 2014 pour les années 2016 à 2017, précisait que l'objectif était l'augmentation du chiffre d'affaires de la société ITM LAI et de permettre, par voie de conséquence, aux enseignes rattachées au groupe " Les Mousquetaires " de proposer des prix bas aux consommateurs. Le bilan économique prévisionnel de cet avenant indique que des économies sont attendues sur le transport, le coût immobilier, les charges fixes de personnel et les frais divers. La société Secafi, qui a été chargée d'émettre un avis par le comité central d'entreprise de la société ITM LAI sur ce plan de transformation logistique et son avenant, a notamment indiqué, dans ses rapports d'avril 2018 et septembre 2018, que ces documents ont pour objectif la réduction des coûts de transport et qu'en dépit des difficultés liées à la hausse du nombre de références, la performance économique de la société ITM LAI est satisfaisante. Dans ces conditions, la seule circonstance que les concurrents du groupe " Les Mousquetaires " auraient tendance à recourir à des sociétés externes pour assurer l'activité de logistique alimentaire n'est pas suffisante pour établir l'existence d'une menace pesant sur la compétitivité de la société ITM LAI. Par ailleurs, le fait que le groupe " Les Mousquetaires " exerce son activité dans un secteur très concurrentiel est sans incidence sur la légalité de la décision attaquée, dès lors que le motif tiré de la sauvegarde de la compétitivité de la société ITM LAI doit être apprécié au niveau du secteur d'activité de la logistique alimentaire et non pas au niveau du groupe. Compte tenu de ce qui précède, en admettant que la réorganisation de la société ITM LAI ait eu pour objectif de dépasser les difficultés auxquelles elle était confrontée, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'elle était nécessaire à la sauvegarde de la compétitivité de l'entreprise. Il suit de là que le motif économique du licenciement n'est pas établi. La ministre du travail ne pouvait par conséquent autoriser le licenciement de Mme A.
11. En dernier lieu, et compte tenu de ce qui vient d'être dit, la société requérante ne peut utilement contester à l'encontre de la décision attaquée les arguments développés par Mme A dans son recours hiérarchique du 13 juin 2019.
12. Il résulte de ce qui précède que les conclusions tendant à l'annulation de la décision du 20 janvier 2020 de la ministre du travail doivent être rejetées.
Sur les frais de l'instance :
13. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge de l'Etat, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, le versement d'une somme au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de la société ITM LAI est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la SASU Intermarché Logistique Alimentaire International, à Mme B A et au ministre du travail, du plein emploi et de l'insertion.
Délibéré après l'audience du 24 mars 2023, à laquelle siégeaient :
M. L'Hôte, président,
M. Heintz, premier conseiller,
Mme Bardad, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 avril 2023.
Le rapporteur,
M. HEINTZ
Le président,
V. L'HÔTELa greffière,
L. ROUYER
La République mande et ordonne au ministre du travail, du plein emploi et de l'insertion en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026