jeudi 13 avril 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2002161 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | FERRES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires enregistrés le 1er avril 2020, le 14 juin 2021 et le 4 novembre 2021, M. B C, représenté par Me Ferres, demande au tribunal :
1°) d'annuler la délibération du 26 novembre 2019 par laquelle le conseil communautaire de la communauté de communes Bièvre Isère a approuvé le plan local d'urbanisme intercommunal du secteur de Bièvre Isère ;
2°) d'enjoindre à la communauté de communes de Bièvre Isère de procéder à la révision du plan local d'urbanisme intercommunal du secteur de Bièvre Isère ;
3°) de mettre à la charge de la communauté de communes Bièvre Isère une somme de 3000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- les modifications tenant à l'instauration d'un point de vue exceptionnel et d'une " coupure verte " sur la parcelle cadastrée section B n°1159 ne précédent pas l'enquête publique et, de ce fait, il n'a pas été mis en position de présenter des observations sur ces points ;
- la création d'un point de vue exceptionnel et d'une protection paysagère sur la partie ouest de la parcelle cadastrée section B sous le n°1159 est entaché d'une erreur de fait, d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation.
Par des mémoires en défense enregistrés le 29 avril 2021, le 20 août 2021 et le 20 décembre 2021, la communauté de communes Bièvre Isère, représentée par Me Poncin, conclut au rejet de la requête et à la mise à la charge de M. C la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la requête ne comporte pas de moyens et ses conclusions sont imprécises ; elle n'est donc pas motivée au sens des dispositions de l'article R. 411-1 du code de justice administrative ;
- M. C ne produit pas la décision attaquée en méconnaissance de l'article R. 412-1 du code de justice administrative ;
- il ne justifie pas de sa qualité de propriétaire ou d'habitant sur le territoire de la communauté de communes ;
- le recours gracieux de M. C ne concerne que la seule identification d'un point de vue exceptionnel instituée sur la parcelle n°1159 ; dès lors, il n'est recevable à demander l'annulation de la délibération du 26 novembre 2019 qu'en tant qu'elle institue ce point de vue exceptionnel ;
- les moyens soulevés ne sont pas fondés ou pourront donner lieu à la mise en œuvre des dispositions de l'article L. 600-9 du code de l'urbanisme.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de l'environnement ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. A,
- les conclusions de Mme Beytout, rapporteure publique,
- et les observations de M. Kassa, avocat stagiaire, représentant M. C, autorisé par le président de la formation de jugement à substituer Me Ferres et de Me Poncin représentant la communauté de communes Bièvre Isère.
Considérant ce qui suit :
1. M. C demande l'annulation de la délibération du 26 novembre 2019 par laquelle le conseil communautaire de la communauté de communes Bièvre Isère (CCBI) a approuvé le plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi) du secteur de Bièvre Isère.
Sur la recevabilité des conclusions d'annulation :
2. En premier lieu, M. C justifie être propriétaire de plusieurs parcelles sur le territoire de la commune de Saint-Hilaire-de-la-Côte. Cette qualité lui donne intérêt à agir pour demander l'annulation de la délibération du 26 novembre 2019 approuvant le plan local d'urbanisme du secteur de Bièvre Isère. Par suite, la fin de non-recevoir tirée du défaut d'intérêt à agir doit être écartée.
3. En deuxième lieu, aux termes de l'article R. 411-1 du code de justice administrative, " La juridiction est saisie par requête. La requête indique les noms et domicile des parties. Elle contient l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge. L'auteur d'une requête ne contenant l'exposé d'aucun moyen ne peut la régulariser par le dépôt d'un mémoire exposant un ou plusieurs moyens que jusqu'à l'expiration du délai de recours. ".
4. M. C fait valoir dans sa requête que le point de vue exceptionnel identifié par le PLUi approuvé le 26 novembre 2019 sur sa parcelle n°1159, qui entraîne des restrictions disproportionnées à ses droits de clôturer et de construire, résulte d'une erreur manifeste d'appréciation. Il soutient en outre que le PLUi est entaché d'un " vice de forme " dès lors que cet élément du paysage n'avait été ni répertorié dans les documents du projet arrêté de PLUi ni même évoqué au cours de l'enquête publique. En demandant de " retirer " ce point de vue exceptionnel de sa parcelle, il doit être regardé comme demandant l'annulation du PLUi en tant qu'il institue sur cet élément de paysage. Dès lors, sa requête satisfait aux exigences de l'article R. 411-1 du code de justice administrative et, par suite, la fin de non-recevoir opposée par la CCBI à ce titre doit être écartée.
5. En troisième lieu, M. C a produit la délibération du 26 novembre 2019 dont il demande l'annulation conformément aux dispositions de l'article L. 412-1 du code de justice administrative.
6. En quatrième et dernier lieu, la CCBI soutient que M. C n'est pas recevable à demander l'annulation totale du PLUi dès lors que son recours gracieux n'a conservé le délai de recours contentieux que dans la limite des conclusions qu'il comporte. Il est vrai que les recours gracieux présentés par M. C les 25 et 30 janvier 2020 tendent seulement au retrait du point de vue exceptionnel que le PLUi a institué sur sa parcelle. Toutefois, la CCBI ne justifie pas dans ce dossier que la délibération du 26 novembre 2019 a fait l'objet des modalités de publicité requises par l'article R. 153-21 du code de l'urbanisme. Par ailleurs, elle ne peut utilement invoquer la connaissance acquise par M. C de cette délibération qui constitue un acte réglementaire. Dès lors, la CCBI n'est pas fondée à soutenir que les conclusions d'annulation totale de cette délibération sont tardives et irrecevables.
7. Il résulte de ce qui précède que les conclusions d'annulation de la délibération du 26 novembre 2019 sont recevables.
Sur le bien-fondé des conclusions d'annulation :
En ce qui concerne la méconnaissance de l'article L. 153-21 du code de l'urbanisme :
8. Aux termes des dispositions de l'article L. 153-21 du code de l'urbanisme : " A l'issue de l'enquête, le plan local d'urbanisme, éventuellement modifié pour tenir compte des avis qui ont été joints au dossier, des observations du public et du rapport du commissaire ou de la commission d'enquête, est approuvé par : 1° L'organe délibérant de l'établissement public de coopération intercommunale () ".
9. Il résulte de ces dispositions que le projet de plan ne peut subir de modifications, entre la date de sa soumission à l'enquête publique et celle de son approbation, qu'à la double condition que ces modifications ne remettent pas en cause l'économie générale du projet et qu'elles procèdent de l'enquête. Doivent être regardées comme procédant de l'enquête les modifications destinées à tenir compte des réserves et recommandations du commissaire enquêteur ou de la commission d'enquête, des observations du public et des avis émis par les autorités, collectivités et instances consultées et joints au dossier de l'enquête.
10. Il ressort des pièces du dossier qu'au cours de l'enquête publique, M. C a présenté des observations tendant à ce que sa parcelle cadastrée section B n°1159 soit classée en zone urbaine UD. La CCBI a apporté des éléments généraux de réponse repris dans le rapport de la commission qui relève des " possibilités d'ajustements à la marge du document ", position à laquelle la commission s'est montrée favorable. Sur la base de ces éléments, la CCBI a, postérieurement à l'enquête publique, classé la parcelle n°1159 en zone urbaine UD correspondant à des " secteurs d'habitat peu dense " mais a identifié, sur sa partie ouest, un point de vue exceptionnel entraînant l'application de prescriptions restrictives.
11. Le classement initialement envisagé de la parcelle n°1159 en zone agricole restreignait fortement les possibilités de constructions susceptibles d'altérer les points de vue depuis la voie publique, si bien que la nécessité d'instituer sur ce terrain, situé en entrée du hameau, un point de vue exceptionnel se posait avec moins d'acuité. Dès lors, la modification postérieure à l'enquête publique consistant à instituer un point de vue exceptionnel sur cette parcelle n'est pas dépourvue de lien avec les observations faites au cours cette enquête visant au classement de ce terrain en zone urbaine. Dans ces conditions, elle doit être regardée comme procédant de l'enquête publique alors même, d'une part, que cet élément du paysage n'avait pas été lui-même débattu au cours de l'enquête publique et que, d'autre part, cette modification excède ce qui avait été recommandé par la commission d'enquête. Par ailleurs, en l'absence de dispositions le prévoyant, le requérant ne peut utilement soutenir que la CCBI avait l'obligation de le mettre à même de présenter ses observations sur cette modification apportée postérieurement à l'enquête publique. Le vice de procédure invoqué par M. C doit être, par suite, être écarté.
En ce qui l'instauration d'un point de vue exceptionnel sur la partie ouest de la parcelle n°1159 :
12. L'article L. 151-23 du code de l'urbanisme dispose que : " Le règlement peut identifier et localiser les éléments de paysage et délimiter les sites et secteurs à protéger pour des motifs d'ordre écologique, notamment pour la préservation, le maintien ou la remise en état des continuités écologiques et définir, le cas échéant, les prescriptions de nature à assurer leur préservation () ".
13. Au titre de cet article, le rapport de présentation (tome 3) distingue les points de vues identifiés comme " intéressants ", les points de vues " identitaires d'intérêt remarquable qui peuvent faire l'objet d'un encadrement de l'évolution du bâti et de la végétation à proximité de la vue pour préserver ces percées visuelles et les points de vues identitaires d'intérêt " exceptionnel ", soumis aux orientations que pour les points de vues d'intérêt " remarquable " avec, en plus, la préservation de la vue de toute urbanisation ou de toute végétalisation en avant plan.
14. Le chapitre 6 du règlement intitulé " Protection du patrimoine naturel " dispose en son point 6.2 " les points de vue " : " () Les vues exceptionnelles Elles seront conservées. Toute construction ou plantation ne pourra entraver la vue. Une zone en avant plan de ces vues est défini, à l'intérieur duquel toute urbanisation ou toute plantation de haies, arbustes et/ou arbres est interdite ".
15. L'annexe 2 à la délibération d'approbation du PLUi, intitulée " Synthèse des modifications apportées au PLUi suite à la prise en compte des observations du public, du rapport et des conclusions de la commission d'enquête ", mentionne le " reclassement " de la parcelle n°1159 en zone UD avant de compléter son argumentation comme suit :" Néanmoins, comme il n'est pas envisagé que le sol de la parcelle soit constructible dans la mesure où le secteur s'inscrit dans une coupure verte, une protection paysagère est mise en place. ". Si cette annexe permet d'éclairer les motifs pour lesquels la CCBI a entendu créer une protection paysagère sur la parcelle n°1159, elle n'a, par elle-même, aucune valeur juridique et ne saurait avoir ni pour objet ni pour effet de créer une coupure verte en l'absence de dispositions en ce sens dans les règlements graphiques et écrit. Il s'ensuit que le requérant ne peut utilement soutenir qu'il existe une contradiction entre cette annexe qui créerait une coupure verte sur son terrain et le règlement graphique qui y identifie un point de vue exceptionnel.
16. La parcelle n°1159, d'une superficie totale de 1816 m2, est située au droit du chemin de la Chareste dans le Hameau " Le Plantier ". Elle comporte dans sa partie Est une maison en cours de construction. Ainsi qu'il a été dit, le règlement graphique identifie sur sa partie Ouest libre de toute construction un point de vue exceptionnel. Cette protection du paysage rend ainsi applicable, sur plus de la moitié de sa surface délimitée par des pointillés rouges, les limitations de constructibilité et de plantation énoncées au point 6.2 du règlement écrit.
17. Il ressort des pièces du dossier et notamment des photographies produites que la fenêtre d'ouverture ainsi protégée, au bord de la route légèrement encaissée, est d'une largeur limitée à environ 30 mètres et prend place entre des constructions éparses situées à l'Est et à l'Ouest du coté de cet axe routier. Elle donne à voir en premier plan une prairie comportant un poteau électrique et sans caractère singulier par rapport au paysage naturel des lieux environnants puis laisse entrevoir une plaine sans paliers puis, au loin, des reliefs. Il ne ressort pas ainsi des pièces du dossier que ce point de vue présente un caractère exceptionnel justifiant l'application des mesures de protection les plus restrictives. Par ailleurs, la CCBI ne peut justifier la création d'un point de vue exceptionnel par la volonté de protéger une coupure verte non identifiée dans les documents du PLUi. Enfin, si le projet d'aménagement et de développement durable entend mettre en valeur les enjeux paysagers et en particulier protéger les vues référencées, c'est de manière adaptée et en les distinguant selon leur intérêt. Dans ces conditions, l'identification d'un point de vue exceptionnel sur cette partie de la parcelle n°1159 est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
18. Il résulte de ce qui précède que M. C est fondé à demander l'annulation de la délibération du 26 novembre 2019 approuvant le PLUi du secteur de Bièvre Isère seulement en tant qu'il identifie sur la partie Ouest de la parcelle n°1159 un point de vue exceptionnel et un périmètre de limitation de constructibilité pour sa protection.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
19. Le présent jugement annule le point de vue exceptionnel institué sur la parcelle n°1159. Par l'effet de ce seul jugement, cette parcelle est classée en zone UD sans aucune restriction liée à l'identification d'un point de vue exceptionnel. Dès lors, il n'implique pas nécessairement qu'il soit enjoint à la CCBI d'engager une procédure de révision de ce PLUi afin de supprimer cette protection.
Sur les frais liés à l'instance :
20. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de M. C, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que demande la CCBI au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Il y a lieu, en revanche de mettre à la charge de la CCBI une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par M. C.
D E C I D E :
Article 1er : La délibération du 26 novembre 2019 approuvant le PLUi du secteur de Bièvre Isère est annulée seulement en tant qu'il identifie sur la partie Ouest de la parcelle n°1159 un point de vue exceptionnel et un périmètre de limitation de constructibilité pour sa protection.
Article 2 : La CCBI versera à M. C une somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. B C et à la communauté de communes Bièvre Isère.
Délibéré après l'audience du 23 mars 2023, à laquelle siégeaient :
M. Sogno, président,
M. Ban, premier conseiller.
Mme Letellier, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 avril 2023.
Le rapporteur,
J-L. A
Le président,
C. Sogno
La greffière,
L. Bourechak
La République mande et ordonne au préfet de l'Isère en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026